Alors que le SE-Unsa a déjà demandé au ministre Édouard Geffray l’octroi d’une décharge de cours pour la correction des copies dématérialisées du baccalauréat professionnel*, nous renouvelons la demande pour les enseignants spécialisés, notamment de Segpa, qui corrigent le certificat de formation générale (CFG) des candidats libres dans les mêmes conditions inacceptables.
Le CFG, c’est quoi déjà ?
Le certificat de formation générale est le premier diplôme attestant l’acquisition de connaissances générales de base et de capacités d’insertion sociale et professionnelle. Principalement destiné aux élèves issus de Segpa, d’Ulis, d’Érea, d’UPE2A ou d’ESMS, il peut aussi concerner des candidats libres, qu’ils soient sous statut scolaire dans leur dernière année de scolarité obligatoire ou sortis du système scolaire. C’est le cas d’adultes et de jeunes dans d’autres structures. Dans ce cas, les épreuves comprennent deux écrits (en français et en mathématiques) et un oral de vingt minutes. Ces écrits sont désormais également dématérialisés.
Quel est le problème ?
Comme pour le baccalauréat professionnel, les professeurs correcteurs sont mobilisés sans qu’un temps de dispense d’enseignement leur ait été accordé. Ils doivent donc assurer leurs cours selon leur emploi du temps tout en corrigeant des copies, en plus de leur travail quotidien. Par ailleurs, la convocation s’étend sur une semaine, comme pour le bac pro, avec pour lieu de convocation la mention « mission dématérialisée ». Cette période correspond également à la préparation des conseils de classe des 6e, 5e et 4e, ainsi qu’aux révisions pour le DNB, série professionnelle, pour les élèves de 3e qui passent souvent les deux examens en parallèle.
L'avis du SE-Unsa
Pour le SE-Unsa, la situation rencontrée, aussi bien par les PLP mobilisés pour le bac pro que par les professeurs spécialisés chargés des corrections du CFG est inacceptable et doit amener les mêmes conclusions.
C’est pourquoi nous avons de nouveau envoyé un courrier au ministre pour qu’il donne une consigne claire aux rectorats afin de permettre aux collègues de réaliser les corrections grâce à une décharge de cours. Celle-ci doit être nationale afin d’éviter les inégalités de traitement et les divergences d’interprétation. Elle doit également être communiquée à tous et toutes de manière coordonnée.