CARTE SCOLAIRE 2026 EN ILLE-ET-VILAINE : L’ÉCOLE PUBLIQUE EN DANGER

Mercredi 25 mars, lors du groupe de travail préparatoire, la DSDEN 35 n’a pas communiqué ses projets de fermetures de classes. Les syndicats ont ainsi dû défendre des écoles sans savoir si elles  étaient ou non menacées.

Après ce groupe de travail du 25 mars, une majorité de syndicats a finalement choisi de siéger au CSA-SD du 26 mars, non par renoncement, mais pour identifier précisément les classes menacées, défendre les écoles sur le terrain et préparer une riposte unitaire !

La mobilisation du 31 mars sera, pour nous, d’autant plus efficace qu’elle s’appuiera sur des données précises.

Ni résignation, ni improvisation : une stratégie offensive.

Suppressions de postes : un désastre annoncé
Les annonces du 26 mars confirment les pires craintes : 77 fermetures de classes (63 définitives et 14 conditionnelles) dans le département pour seulement 1300 élèves en moins, et une dégradation des ratios élèves/enseignants. Il y aura 32 ouvertures (19 définitives et 13 conditionnelles).

L’école publique, variable d’ajustement budgétaire ?
Alors que l’État mobilise des milliards pour des dépenses militaires ou des allègements fiscaux, il affirme ne pas pouvoir financer l’école. Ce choix politique est inacceptable.

Une équation comptable qui nie la réalité du terrain
L’administration avance une logique simpliste : 1300 élèves en moins équivaut à 77 classes à fermer. Cette approche ignore pourtant des réalités majeures : 1500 élèves en situation de handicap sans AESH, en contradiction avec la loi de 2005 ; 1200 élèves en attente de places en IME/ITEP avec des délais pouvant atteindre cinq ans ; la création de 10 PAS à moyens constants, qui masque les suppressions réelles.

La véritable équation est tout autre : 1300 élèves en moins, mais plus de 2700 élèves sans accompagnement ou en attente de structures spécialisées.

Nos revendications urgentes
-Annulation des 10 PAS à moyens constants

– recrutement de 600 AESH supplémentaires avec un véritable statut

– création de 500 places en IME/ITEP 

-mise en place d’une étude d’impact prenant en compte la réalité des besoins.

L’école n’est pas un tableau Excel
La carte scolaire ne peut se réduire à une opération comptable. Elle engage l’avenir des enfants et des territoires. Elle exige des moyens à la hauteur des besoins, une vision éducative plutôt que budgétaire et le respect des droits de tous les élèves.

L’argent existe : c’est une question de choix
Les ressources mobilisées ailleurs pourraient permettre de financer des classes à effectifs réduits, un accompagnement digne pour les élèves en situation de handicap et des structures spécialisées accessibles.

Le 31 mars, mobilisons-nous

10h 30 place de la République

Parents, enseignants, personnels, citoyens : l’école publique a besoin de tous. L’éducation n’est pas un coût, c’est un investissement essentiel pour notre avenir.

Appelez nous au 06 61 60 30 66 ou envoyez nous un mail pour savoir si votre école fait partie du projet de mesures de carte scolaire!


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Grève massive dans l’Éducation nationale : les personnels en colère contre les suppressions de postes

 Face à une politique éducative jugée « destructrice », les personnels de l’Éducation nationale de l’académie de Rennes se mobilisent massivement. Ce 19 mars, près de 400 enseignants, AESH, CPE et autres agents du premier et second degré ont manifesté pour dénoncer les suppressions de postes et la dégradation des conditions de travail. Une mobilisation qui s’inscrit dans un mouvement plus large, avec des rassemblements prévus dans les jours à venir.

Un plan social déguisé dans l’Éducation nationale

L’académie de Rennes, déjà durement touchée par les restrictions budgétaires, subit une nouvelle vague de suppressions : 86 postes en moins dans les écoles primaires et 131 dans les collèges et lycées. Une logique d’« enveloppe fermée » qui, selon l’intersyndicale 35 (IS35), oppose les établissements les uns aux autres, aggravant les inégalités territoriales.

Pire encore : quand les effectifs baissent, l’État supprime des postes ; quand ils augmentent, les moyens restent insuffisants. Résultat ?

Des classes surchargées, des remplacements non assurés, et un service public en souffrance. « Ces choix profitent à l’enseignement privé, largement subventionné sans contrepartie de mixité sociale, au détriment de l’école publique », dénoncent les syndicats.

Des revendications claires pour sauver l’école publique

Face à cette situation, l’intersyndicale appelle à une mobilisation générale avec plusieurs nouveaux rendez-vous :

  • Samedi 21 mars : Rassemblement commun avec les personnels territoriaux et les parents d’élèves à 14h, toujours place de la République.
  • Du 19 mars au 10 avril : Préavis de grève couvrant toute la période, avec une invitation aux enseignants à déclarer leur intention de participer.

Les revendications sont sans ambiguïté :

 Annulation immédiate des suppressions de postes et des fermetures de classes

 Création de postes (enseignants, AESH, AED, CPE, infirmiers, psychologues scolaires, etc.)

 Baisse des effectifs par classe pour un meilleur accompagnement des élèves

 Un vrai statut et un salaire décent pour les AESH

 Refonte de l’éducation prioritaire pour plus d’équité

 Fin du financement public de l’enseignement privé sans contreparties sociales

« Il est urgent d’agir »

Pour les syndicats, cette grève n’est pas une simple protestation, mais un cri d’alarme. « Nos conditions de travail se dégradent, et avec elles, les conditions d’apprentissage des élèves. On ne peut plus accepter que l’école publique soit sacrifiée au profit d’un système à deux vitesses » souligne Valéry Lamoure secrétaire départemental du SE-UNSA 35

Alors que les instances académiques doivent se réunir les 25, 26 et 27 mars, les syndicats appellent à maintenir la pression pour obtenir des réponses concrètes. La mobilisation, lancée ce 19 mars, pourrait bien s’étendre au-delà de la Bretagne si le gouvernement ne change pas de cap.

L’école publique mérite mieux. Les personnels et les élèves aussi.


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Chèr·es collègues

Cette année, nous constatons que, les demandes de temps partiel sur autorisation – censées permettre aux personnels de concilier vie professionnelle et obligations familiales ou médicales – deviennent un véritable parcours d’obstacles. Les témoignages que nous recevons au syndicat sont éloquents : l’administration durcit ses exigences, multiplie les pièces justificatives et transforme une mesure d’accompagnement en une épreuve bureaucratique humiliante. Aujourd’hui, deux collègues nous alertent sur des pratiques qui, sous couvert de « rigueur », relèvent d’une méfiance institutionnelle envers les agents et d’un mépris pour leurs difficultés réelles.

1. Des demandes médicales toujours plus intrusives : quand l’administration exige des preuves « à charge »

« Où est la bienveillance ? »

 Où est la bienveillance ? » s’interroge une enseignante, dont la demande de temps partiel pour suivre la santé de sa fille est considérée incomplète par le service de gestion car elle n’a pas transmis tous les documents médicaux du dossier de son enfant au médecin conseiller technique du Service Médical Académique (SMA). L’année dernière, une simple convocation au CHU suffisait. Cette année, l’administration le) exige :

 Tous les bilans des professionnels para médicaux, bilans opératoires et génétiques

  • Un formulaire supplémentaire (envoyé en janvier, alors que les demandes se préparent dès l’automne) ;
  • Un courrier détaillé reprenant les motifs de sa demande, comme si son statut de mère ne suffisait pas à justifier son besoin de souffler.

Pourquoi cette surenchère ? Parce que l’administration, sous prétexte d’ »éclairer » l’avis du médecin, transforme la demande en une enquête administrative où l’agent doit prouver sa légitimité à réduire son temps de travail. Comme si le fait de perdre 25 % de son salaire pour s’occuper d’un enfant malade était un privilège, et non une nécessité.

Le comble ? Cette collègue, épuisée par deux ans de combat pour concilier son métier et la prise en charge de sa fille, doit maintenant photocopier des documents médicaux sensibles, les envoyer à un inconnu qui va juger de la gravité de sa situation… alors qu’elle-même vit cette épreuve au quotidien. Où est la confiance ? Où est le respect de la vie privée ?

2. Temps partiel de droit pour aidant familial : quand l’administration invente des règles illégales

Autre cas édifiant : celui d’un parent dont le fils, atteint de TSA (Trouble du Spectre de l’Autisme), bénéficie depuis deux ans d’un temps partiel de droit pour aidant familial, sur présentation du seul justificatif de la MDPH. Cette année, l’administration exige un certificat médical supplémentaire, attestant la nécessité de la présence de l’aidant… alors que la MDPH a déjà statué.

Problème : Cette nouvelle exigence n’a aucun fondement légal. Le temps partiel de droit pour aidant familial est encadré par le décret n°2017-1051 du 10 mai 2017, qui précise que la seule pièce requise est l’attestation de la MDPH (ou d’un médecin agréé). En imposant un certificat supplémentaire, l’administration outrepasse ses prérogatives et ajoute une charge administrative inutile à des familles déjà fragilisées.

Conséquence ? Ce parent a dû mobiliser son enfant (déjà en difficulté face aux changements) pour obtenir ce document, générant stress et angoisse. Une violence institutionnelle de plus, alors que ces mesures devraient justement faciliter la vie des agents.

3. Ce que dit le droit… et ce que fait l’administration

Rappelons les textes :

  • Temps partiel sur autorisation (pour raisons familiales ou médicales) : l’agent doit fournir des justificatifs adaptés à sa situation, mais aucune liste exhaustive n’est imposée par la loi. L’administration ne peut exiger des documents au-delà du raisonnable .
  • Temps partiel de droit pour aidant familial : seul le justificatif MDPH est requis (décret 2017-1051). Toute demande supplémentaire est illégale.

Pourtant, sur le terrain, les services académiques imposent des pièces toujours plus nombreuses, comme si l’objectif était de décourager les demandes plutôt que de les accompagner. (tiens donc!)

4. Que faire face à ces abus ?

Si vous êtes confrontés à des exigences abusives, voici les recours possibles :  Contester par écrit : Envoyez un courrier au rectorat ou à la DSDEN en citant les textes (décret 2017-1051 pour les aidants, jurisprudence du Conseil d’État pour les autres cas).

 Saisir le Défenseur des droits : Si l’administration refuse de revenir sur sa position, cette instance peut intervenir pour faire respecter vos droits.

 Se faire accompagner par le syndicat : Nous pouvons vous aider à monter un dossier solide et, si nécessaire, engager un recours contentieux.

5. Notre combat syndical : pour une administration qui accompagne, pas qui harcèle

Ces témoignages montrent une dérive inquiétante : sous couvert de « modernisation » ou de « rigueur », l’administration complexifie les démarches et méprise les difficultés des agents. Pourtant, le temps partiel n’est pas un avantage, mais une nécessité pour des milliers de collègues qui gèrent des maladies chroniques ou soutiennent un proche en situation de handicap.

Notre revendication est claire :

 Simplifier les procédures : une seule pièce justificative devrait suffire pour les situations évidentes (maladie d’un enfant, handicap, etc.).

 Former les services administratifs : trop souvent, les refus ou les demandes abusives viennent d’une méconnaissance des textes.

Instaurer un vrai dialogue : avant de rejeter une demande, l’administration doit écouter les agents et proposer des solutions adaptées.

Si vous êtes concernés, n’hésitez pas à nous contacter : votre témoignage est une arme pour faire bouger les lignes.

Parce qu’un agent en difficulté n’a pas à prouver sa souffrance pour obtenir un peu de répit.

Le syndicat est à vos côtés.

35@se-unsa.org 

06 61 60 30 66


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 Côtes d’ArmorFinistèreIlle et VilaineMorbihan
Barème dernier entrant 721912807877
Nombre d’entrants 33274425
Nombre de demandes d’entrée665777753938
Pourcentage demandes/entrées 20265,00%3,50%5,84%2,66%
Barème dernier sortant 25011037949
Nombre de sortants20162817
Nombre de demandes de sortie651613232
Pourcentage demandes / sorties 202630%100%21%53%
Différentiel entrées/sorties1311168

Les résultats du mouvement interdépartemental des enseignants du 1er degré sont connus !

Des pourcentages de satisfaction toujours très faibles, nous nous remémorons la funeste loi de la transformation de la Fonction Publique qui devait permettre une amélioration des possibilités de mutation des personnels « empêchée » par les représentants du personnel… L’opacité et la non prise en compte des remarques sont une réussite formidable, en attestent les pourcentages de satisfaction.. 

Bref, 28 personnes sortent du département (sur 132 demandes), bon vent à eux !

44 entrent dans le 35 (sur 753 !), Bienvenue dans l’Ille et Vilaine !

Vous pouvez nous contacter et nous transmettre vos coordonnées pour recevoir nos infos de bienvenue.35@se-unsa.org
 

Beaucoup de collègues restent à la porte de notre département depuis de trop nombreuses années les laissant dans des situations personnelles et professionnelles délicates. Sans oublier les collègues bloqués dans notre département qui ne peuvent rejoindre un département limitrophe, malgré leurs demandes répétées depuis de nombreuses années…

Le SE-Unsa continuera d’intervenir sur ces point au CT Ministériel pour dénoncer cette situation, et aussi pointer le plafonnement des barèmes qui laissent les collègues sans espoir.

Pensez à faire un recours ! Cela évitera que le ministère fasse de l’autosatisfaction en prétextant qu’il y a peu de recours, donc peu de mécontents ! 35@se-unsa.org

Pour les non-satisfaits, restent les demandes d’exeat-ineat qui s’ouvriront à eux prochainement. Nous continuons à vous accompagner pour ces démarches, contactez-nous !
Et maintenant? 
 
Nous sommes déjà en train de préparer les visios mouvement premier et second degré intra départemental.
 
Visio second degré le 23 mars à 18H30 
S’inscrire sur ac-rennes@se-unsa.org
 
Visios premier degré, règles du mouvement intra!!
En présentiel le premier avril dans nos locaux de 14H à 15H30 ou 
En visio le 07 avril de 18h à 19H30 
S’inscrire sur 35@se-unsa.org
 
Visios avec créneaux individualisés de 15 min
11 avril 10H30/12H
13 avril 18H/20H
15 avril 18H/20H

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F3SCT – Séance du 10 mars 2026

Composition de l’instance

Administration :
M. Burlot (médecin conseiller technique de la rectrice), M. Gaubert (IEN sante et sécurité), Mme Beulze (SG), M. Royer (Conseiller de prévention), M. Vanono (IEN ASH)

Excusé : M. Ruban

Organisations syndicales présentes :
FSU , CGT , SUD , UNSA , CFDT , FO

Déclarations liminaires

Une déclaration liminaire commune est lue par la FSU, la CGT, la CFDT et SUD, suivie d’une déclaration de l’UNSA.

Échanges autour de la situation des AESH suite à la déclaration liminaire de l’UNSA

Dans sa réponse, M. Vanono indique que certaines difficultés rencontrées dans l’établissement des EDS (état de service) seraient liées au fait que des emplois du temps d’AESH ne seraient pas remplis ou signés dans les délais, ce qui empêcherait la DAE de finaliser les EDS. Il rappelle également que les recrutements d’AESH se poursuivent tout au long de l’année, ce qui rend difficile l’organisation de réunions de rentrée spécifiques. (on le réclamait)

Il est aussi précisé que les fiches SST peuvent être examinées par les IEN.(ce qui ne se fait quasi jamais)

L’UNSA précise que la question soulevée ne concernait pas les emplois du temps non signés, mais des EDS non transmis aux AESH.

L’organisation souligne qu’il est inexact de laisser entendre que les AESH refusent de signer leur emploi du temps, celles ci étant au contraire demandeuses de formalisation de leurs missions.

L’UNSA rappelle également l’importance d’associer les AESH aux équipes éducatives, notamment lors des explications des PPS (plan personnel de scolarisation), aux côtés des parents, des élèves et des enseignants. C’est comme cela que l’on fait un travail de fond sérieux..

La réponse de M. Vanono, formulée sur un ton jugé agacé, s’est conclue par la remarque :« Merci pour votre sagacité ».

  1. Présentation des dispositifs d’accompagnement des équipes pédagogiques

Présentation réalisée par M. Vanono.

  1. a) Pôle ressource TND

Ce dispositif (anciennement appelé PRA, pole ressource autisme ) est là pour accompagner les équipes confrontées à des situations d’élèves présentant des troubles du neurodéveloppement.

Le fonctionnement repose notamment sur :

  • trois visites d’observation dans l’établissement ou l’école,
  • une analyse de la situation,
  • la mise en place de préconisations et de modalités d’accompagnement adaptées.

              b)Dispositif de répit scolaire (DRS)

Une cellule d’appui se réunit toutes les deux semaines afin d’étudier les situations signalées.

Le département dispose :

  • d’un dispositif implanté à Rennes,
  • et d’une possibilité d’intervention mobile sur le territoire.

Missions d’intervention sur situations complexes

c)Trois équivalents temps plein sont dédiés à l’accompagnement des situations les plus difficiles. La décision de mobiliser ce dispositif relève de l’IEN.

Le mode d’intervention consiste en :

  • une intervention intensive d’une semaine,
  • précédée d’un entretien avec le directeur et les parents,
  • ainsi que d’un échange avec l’élève.

L’objectif est de permettre une recherche collective de solutions, avec un travail conjoint entre l’enseignant et le professeur ressource.

À l’issue de l’intervention, un suivi est maintenu :

  • d’abord sous forme de veille active, avec des contacts réguliers avec l’école, puis sous forme de veille plus distante.

À ce jour, 20 situations ont été accompagnées dans le cadre de ce dispositif.

Il est précisé que certaines situations peuvent sortir du champ d’intervention, notamment lorsque les difficultés relèvent de troubles psychiques importants.

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Compte-rendu de l’audience DASEN du 02/03/26 à 18h

Présents

Pour l’administration : M. Teulier (Directeur Académique), M. Ruban (Directeur Académique Adjoint), Mme Arzel (IEN en charge des directions)

Pour le SE-Unsa : Marine Delépine (secrétaire entrée métier), Valéry Lamoure (secrétaire départemental)

Introduction

Le SE-Unsa tient à remercier le DASEN pour cette audience bilatérale, qui s’inscrit dans notre volonté de co-construire des solutions avec l’administration chaque fois que cela est possible. Nous restons cependant vigilants sur les enjeux concrets de terrain et les conditions de travail des personnels, qui doivent être au cœur des décisions.

1. Continuité pédagogique : un service public d’éducation en danger

Position du SE-Unsa : La continuité pédagogique ne peut se résumer à une simple continuité d’accueil. Le Code de l’éducation rappelle que le service public d’éducation a pour mission d’assurer l’instruction, la réussite de tous les élèves et l’égalité d’accès aux apprentissages. Or, la répartition des élèves dans d’autres classes, en l’absence de remplaçant, ne permet ni la poursuite réelle des apprentissages, ni la prise en compte des élèves à besoins éducatifs particuliers.

Cette organisation, imposée sans préparation ni cohérence pédagogique, constitue une extension implicite des missions non prévue par les textes. Elle entraîne une dégradation majeure des conditions de travail : surcharge des effectifs, accumulation de situations de tension, perte de sens du travail et souffrance professionnelle (explosion des fiches SST liées à l’épuisement, au stress et aux risques psychosociaux)
Les conséquences ne sont pas négligeables : creusement des inégalités entre élèves, report de la charge sur la seule force d’adaptation des enseignants, au détriment de leur santé, responsabilité de l’employeur engagée face à l’insuffisance des moyens de remplacement.

Proposition du SE-Unsa : En cas d’absence prévue de longue date et non remplacée, il doit être demandé aux parents de garder leurs enfants. Nous proposons d’informer les parents par écrit que, faute de remplaçant, les élèves seront répartis dans les classes, et de les encourager à solliciter la circonscription ou l’administration pour exiger un remplacement.

Réponse de l’administration : « En tant qu’enseignant, j’ai connu ces situations et je sais qu’elles sont difficiles à gérer. Cependant, la continuité du service public, et donc la continuité d’accueil, ne peut être dérogée dans un pays où l’école est obligatoire. Je ne veux pas que des mots soient écrits aux parents leur demandant de garder leurs enfants, cela peut mettre à mal des directeurs. À la limite, cela peut être dit à l’oral, lorsque les parents peuvent effectivement garder leur enfant. » (M. Ruban)

2. Évolution du pilotage du remplacement : quelles garanties pour les personnels ?

Inquiétudes du SE-Unsa : L’uniformisation des postes a déjà été amorcée par la dé-spécialisation théorique des BDFC. La mise en place future d’un nouvel outil de gestion nous inquiète quant à la possibilité pour les collègues d’exprimer des préférences/affinités pour un certain type de remplacement, notamment en ASH ou REP+. Il avait été spécifié lors du GT l’année passée qu’un « profilage » serait possible sur le nouveau logiciel, mais nous craignons qu’il ne soit qu’indicatif et peu exploité dans les processus d’affectation. Il nous paraît essentiel de reconnaître et valoriser les spécificités de nos brigades.

Nous redoutons également la création d’une seule zone de remplacement départementale. Lors de ce même GT il avait été évoqué la possibilité de créer de 1 à 4 zones de remplacement infra-départementales, mais cela représenterait des périmètres d’intervention beaucoup plus étendus que les circonscriptions dans leur fonctionnement actuel, imposant aux collègues des trajets plus importants, et une perte du lien de proximité avec les écoles. Il nous paraît primordial que la gestion du remplacement continue de s’effectuer à l’échelle de la circonscription, par leurs secrétaires qui ont une connaissance fine des personnels brigades, des écoles et des équipes pédagogiques de leur territoire.

Réponse de l’administration : « Nous sommes toujours en réflexion sur cette question et rien n’a encore été décidé pour la rentrée 2026. Le système hybride actuel, avec une gestion à la fois par circonscription et centralisée sur Rennes, fonctionne assez bien, notre taux de remplacement dans le 35 est plutôt bon par rapport à la moyenne nationale. L’objectif est d’être plus efficace pour répondre aux demandes au niveau départemental. Pour le fléchage des postes sur le nouvel outil, les règles RGPD posent problème, mais il est vrai que ce serait dommage de se passer de ces compétences. » (M. Ruban et M. Teulier)

3. Centralisation des secrétariats de circonscription : une menace pour le service public

Position du SE-Unsa : La centralisation des secrétariats à Rennes serait une erreur. Les secrétaires de circonscription jouent un rôle clé : gestion humaine des situations complexes, connaissance fine des personnels, des écoles et des réalités locales, soutien indispensable aux IEN. Une telle mesure ne serait pas sans entraîner des risques : perte de proximité et d’efficacité, dégradation des conditions de travail, méconnaissance des spécificités locales qui requièrent une attention particulière.

Réponse de l’administration : « Aucune décision n’est encore prise. On s’oriente vers un système hybride, avec une partie centralisée sur Rennes et une partie externalisée pour les circonscriptions les plus éloignées (Redon, Fougères, Saint-Malo…). Un calcul du temps de gestion des remplacements par secrétaire sera fait, ce qui pourrait libérer du temps pour d’autres missions. On peut donc imaginer des réorganisations, notamment sur Rennes. » (M. Teulier)

4. Nouvelle carte scolaire : -36 ETP, un choix incompréhensible

Constats du SE-Unsa : Le département manque cruellement d’AESH (500 postes), de places en établissements spécialisés (1 200), et fait face à une augmentation des élèves hyperperturbateurs. La Bretagne a un taux d’élèves autistes supérieur à la moyenne nationale, et l’Ille-et-Vilaine est l’un des départements les moins bien lotis en matière d’école inclusive. La suppression de 36 postes (29 ETP + 7 PAS) est de fait inacceptable. C’était l’occasion de faire un travail de qualité, sans fermer de classe.

Réponse de l’administration : « Cette rentrée se fera avec 1 300 élèves de moins, donc ces fermetures sont justifiées. Elles auraient pu être plus nombreuses au regard de cette baisse d’effectif. Les moyennes d’élèves par classe ne bougeront pas après les fermetures, elles seront même peut-être statistiquement meilleures, donc je ne suis pas inquiet. » (M. Teulier)

Conclusions et perspectives

Le SE-Unsa reste mobilisé pour défendre les conditions de travail des personnels et la qualité du service public d’éducation. Nous continuerons à alerter sur les risques des réformes en cours et à proposer des alternatives concrètes.

Des actions sont envisagées prochainement :

– Mardi 10 Mars à 17h30 : RDV devant l’ARS avec des sifflets (6 place Colombe à Rennes)
– Samedi 21 Mars à 14h30 : On se dirige vers une grande manifestation et une marche
– Mercredi 25 et jeudi 26 : Actions à définir


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Le 12 février 2026, Édouard Geffray, ministre de l’Éducation nationale, a adressé une lettre solennelle à tous les parents d’élèves pour dénoncer la violence en milieu scolaire et le harcèlement qui toucherait « plus d’un enfant par classe ». Un constat alarmant qui appellerait un « sursaut collectif ». Mais à la lecture de ce courrier, une question s’impose : où sont les mesures concrètes ?

Un discours qui responsabilise… uniquement les parents

Après des envolées lyriques sur la « noble mission » des enseignants et la « chance immense » que représente l’École républicaine, le ministre en vient à l’essentiel : « nous avons besoin de vous ». Cette phrase, martelée quatre fois, résume toute la stratégie.

Que demande-t-on aux parents ? De « parler régulièrement » à leurs enfants, de « signaler » les violences, de « porter respect » à l’institution, d' »affirmer l’autorité de l’École » dans le cercle familial. Bref, de faire le travail que l’institution ne parvient plus à faire seule.

Le problème ? Aucune contrepartie. Pas un euro annoncé. Pas une ligne sur le renforcement des équipes éducatives.

Les moyens : le grand absent

Le ministre évoque vaguement une collaboration avec l’Intérieur pour « assurer la sécurité », mais sans préciser ni budget ni calendrier. Pour le reste, silence radio.

Pourtant, les besoins crient :

  • Psychologues scolaires : un pour 1 500 élèves en moyenne
  • Infirmières : souvent à temps partiel, parfois pas d’infirmière plusieurs jours de suite dans les collèges et lycées
  • CPE et AED : surchargés, sous-payés, en CDD pour beaucoup
  • médecin du personnels ? La blague!! Même pas 1 visite médicale!!
  • Assistants sociaux : débordés, en nombre dérisoire
  • AESH (accompagnants d’élèves en situation de handicap) : le ministre les cite fièrement dans sa lettre, mais oublie de préciser qu’ils sont payés entre 800 et 1 100 euros par mois, souvent à temps partiel, sans formation suffisante, avec des contrats précaires. Comment peuvent-ils accompagner dignement les élèves vulnérables dans ces conditions ? Comment peuvent-ils être le rempart contre la violence quand ils sont eux-mêmes en situation de précarité ?

Le ministre cite tous ces métiers, les valorise même. Mais valoriser sans financer ni revaloriser, c’est de la communication, pas de la politique.

La carte scolaire : l’angle mort du discours ministériel

Pas un mot sur la carte scolaire, ce système qui concentre les élèves en difficulté dans certains établissements pendant que les familles aisées fuient vers le privé ou obtiennent des dérogations.

Comment demander aux parents de « respecter l’institution » quand celle-ci organise elle-même la ségrégation scolaire ? Y toucher impliquerait des choix politiques courageux. Alors on fait comme si le problème n’existait pas.

Pire encore : le ministre oublie de mentionner les milliers de suppressions de postes dans le premier et le second degré qu’ils viennent de voter. Comment peut-on parler de « protéger les élèves » et de « lutter contre la violence » tout en continuant à supprimer des postes d’enseignants, de surveillants, de personnels éducatifs ?

Classes surchargées, moins d’adultes pour encadrer, moins de dédoublements possibles, moins de capacité à gérer individuellement les conflits : les suppressions de postes aggravent mécaniquement les tensions. Mais ça, le ministre préfère ne pas en parler.

La santé mentale : une communication sans moyen malgré l’année de la sante mentale

Le ministre parle de harcèlement, mais qu’en est-il de la santé mentale globale des élèves ? Anxiété, dépression, troubles alimentaires touchent de plus en plus de jeunes. Les enseignants le constatent, les infirmières croulent sous les demandes, les psychologues sont débordés.

Que propose le ministre ? Rien. Pas de renforcement des équipes de santé mentale. Pas de formation des enseignants à la détection des signaux d’alerte. On demande aux parents de « signaler », mais ensuite, qui prend le relais ? Avec quels moyens ?

Le système lui-même est anxiogène : rythmes épuisants, pression de l’orientation dès la quatrième, culture de la note et de la sélection. Mais ça, le ministre ne peut pas le dire.

Une rhétorique culpabilisante

En demandant aux parents d' »affirmer l’autorité de l’École », le ministre sous-entend que si la violence persiste, c’est en partie leur faute. Or, beaucoup de parents sont déjà investis, dépassés, parfois démunis. Leur renvoyer la responsabilité sans appui concret, c’est ajouter de la pression à la pression.

Et quand le ministre écrit que « l’institution doit être exemplaire » puis ajoute « nous travaillons chaque jour en ce sens », on touche au sommet de l’hypocrisie. Les parents voient bien l’état réel des écoles : bâtiments délabrés, toilettes insalubres, classes surchargées, personnels précaires.

Conclusion : du vent habillé en discours solennel

Cette lettre est une coquille vide. Elle transfère la charge vers les familles sans donner à l’institution les moyens d’agir. Elle esquive les vraies questions — carte scolaire, santé mentale, moyens humains, revalorisation des AESH et des AED, conditions matérielles — pour se réfugier dans un discours incantatoire sur les « valeurs ».

Les parents peuvent bien parler, surveiller, signaler. Si derrière il n’y a personne pour accompagner, protéger, soigner, cela ne servira à rien.

Le ministre demande aux parents de faire confiance à l’École. Mais la confiance ne se décrète pas : elle se mérite. Elle se mérite par des actes, des investissements, des réformes courageuses. Pas par des lettres solennelles qui renvoient la responsabilité à ceux qui sont déjà en première ligne.

Les parents méritent mieux qu’une leçon de morale. Les élèves méritent mieux qu’un appel à la responsabilité individuelle. L’École mérite mieux qu’un ministre qui parle beaucoup mais n’engage rien.

 
 
 
 
 

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Comprendre les droits et obligations des AESH

Un métier essentiel, encore trop mal compris

Cet article s’adresse aussi aux directions d’école, chefs d’établissement et responsables de PIAL, car le non-respect de ces règles a des conséquences directes sur les élèves, les personnels et les familles.

Les chiffres qui comptent

Les AESH représentent aujourd’hui près de 140 000 professionnels, faisant de ce métier le deuxième de l’Éducation nationale.

En 2025, plus de 520 000 élèves bénéficient d’un accompagnement, soit plus de trois fois plus qu’en 2005.
L’école inclusive repose donc largement sur les AESH.

Des avancées récentes, mais des difficultés persistantes

Avancées

Depuis la loi du 16 décembre 2022 :

  • accès au CDI après 3 ans (au lieu de 6),

  • près de deux tiers des AESH sont en CDI,

  • 60 heures de formation initiale obligatoires,

  • accès aux plans de formation académiques.

Difficultés

Malgré cela :

  • le temps partiel contraint reste majoritaire,

  • les salaires sont souvent en dessous du seuil de pauvreté,

  • il n’existe toujours pas de véritable statut de fonctionnaire.

L’EDS : une feuille de route obligatoire

Qu’est-ce que l’EDS ?

L’Emploi du Temps de Service (EDS) est le document qui organise la semaine de travail de l’AESH. Il doit être remis dès la rentrée!!
Il précise obligatoirement :

  • les lieux d’intervention (écoles, établissements),

  • les jours et horaires,

  • le volume horaire,

  • le nom des élèves accompagnés et leur type d’accompagnement (individualisé ou mutualisé et le nombre d’heures si aesh-i)

Quand et par qui est-il établi ?

  • À la prise de poste : par le SDAEI.

  • En cours d’année : réactualisation possible par le PIAL.

Le PIAL, placé sous la responsabilité de l’IEN dans le premier degré et du chef d’établissement dans le second degré, organise les interventions selon les notifications MDPH.

Réactualisation de l’EDS

Une modification peut intervenir en cas de :

  • changement des besoins de l’élève,

  • arrivée ou départ d’un élève,

  • évolution du PPS,

  • réorganisation du service.

Toute modification doit être clairement communiquée et transmise à l’AESH.

Notifications individuelles : stop au bricolage

Un principe fondamental

Une notification individuelle délivrée par la MDPH ne peut pas être mutualisée.

Elle répond à des besoins spécifiques évalués et reconnus.

Les types d’accompagnement

AESH individuel (AESH-i) 

  • accompagnement à toutes les heures de cours,

  • attention soutenue et continue,

  • impossibilité de suivre plusieurs élèves en même temps.

AESH mutualisé (AESH-m)

  • accompagnement de plusieurs élèves,

  • uniquement si chaque élève dispose d’une notification mutualisée.

Attention aux dérives

Fusionner plusieurs notifications individuelles pour créer un poste mutualisé est illégal.
Si une organisation ne respecte pas les notifications, elle peut et doit être signalée.

La réunion de rentrée : une obligation réglementaire

Le cadre légal

Dans le mois suivant l’affectation, une réunion doit avoir lieu entre :

  • l’AESH,

  • l’enseignant,

  • la famille,

  • éventuellement l’AESH précédent.

Ce n’est pas une option.

Pourquoi est-elle indispensable ?

Elle permet de :

  • présenter la mise en œuvre du PPS= projet personnel de scolarisation (Il recense les mesures compensatoires prises par la MDPH en matière d’orientation scolaire (milieu ordinaire ou spécialisé), d’aménagement de la scolarité, d’aménagements de nature pédagogique, de compensations de nature humaine, matérielle ou financière.

  • définir précisément les missions de l’AESH,

  • organiser l’accompagnement au quotidien,

  • instaurer une communication claire.

Sans cette réunion

L’AESH risque :

  • de travailler à l’aveugle,

  • de ne pas connaître les besoins de l’élève,

  • de ne pas avoir accès aux documents officiels,

Les missions de l’AESH ont des limites claires

Les missions sont définies uniquement par :

  • le PPS,

  • le GEVA-Sco,

  • l’EDS.

Il est interdit de demander à un AESH :

  • de remplacer un enseignant,

  • d’assurer une surveillance générale,

  • d’effectuer des tâches hors PPS,

  • de servir de variable d’ajustement.

Un AESH n’est pas un personnel polyvalent.
C’est un professionnel de l’accompagnement.

Respecter le cadre, c’est protéger tout le monde

Respecter les droits des AESH, c’est :

  • garantir un accompagnement de qualité aux élèves,

  • sécuriser les équipes éducatives,

  • éviter les conflits avec les familles,

  • respecter la loi.

L’école inclusive ne peut fonctionner sans AESH reconnus, formés et respectés.


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L’annonce de la dotation académique pour la rentrée 2026 a provoqué l’indignation des personnels de l’Éducation nationale en Ille-et-Vilaine. L’académie de Rennes prévoit en effet la suppression de 86 postes dans le premier degré et de 131 dans le second degré, une décision qualifiée d’“inacceptable” par l’intersyndicale du département. Ce jeudi, près de 300 manifestants se sont rassemblés devant le rectorat pour dénoncer cette politique qui sacrifie le service public d’éducation.

Un département “sinistré” Le Se-UNSA tire la sonnette d’alarme : l’Ille-et-Vilaine est aujourd’hui un département en grande difficulté, où la souffrance des personnels et des élèves atteint un niveau critique. “L’administration est incapable de prendre en compte la spécificité du 35”, déplore Valéry Lamoure secrétaire départemental du se-Unsa 35. Pour symboliser cette détresse, des bougies ont été déposées devant le rectorat, illustrant la “souffrance au quotidien dans nos classes”.

Handicap et inclusion : un système à bout de souffle

Le se-UNSA 35  alerte sur l’explosion des demandes de reconnaissance du handicap : “Entre 2024 et 2025, nous avons enregistré une augmentation de 25%, soit 2000 dossiers supplémentaires.” Pourtant, 500 élèves du département n’ont toujours pas d’accompagnant d’élève en situation de handicap (AESH). Pire, les AESH présents ne restent pas, préférant quitter un système où les conditions de travail sont devenues intenables.

Violence et santé mentale : l’école en première ligne La situation est d’autant plus alarmante que 1200 enfants sont toujours en attente d’une place en institut médico-éducatif (IME) ou en institut thérapeutique, éducatif et pédagogique (ITEP). “On néglige la santé mentale et on a beaucoup trop d’élèves hyperperturbateurs et violents qu’on ne maîtrise pas dans nos classes”, conclut Valéry Lamoure. Les enseignants, épuisés, réclament des moyens humains et matériels à la hauteur des besoins.

Demain, la mobilisation s’amplifie Face à l’inaction de l’administration, les syndicats appellent à une nouvelle journée de mobilisation, espérant voir les effectifs doubler. “Nous ne lâcherons rien”, promet un représentant de l’intersyndicale. La question reste entière : jusqu’où faudra-t-il aller pour que l’État entende enfin la détresse de l’école publique en Ille-et-Vilaine ?


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Consigne syndicale en cas de non-remplacement (voir réponse du DASEN en bas de l’article)

Du fait du nombre insuffisant de remplaçant·es, de conditions de travail de plus en plus difficiles sur le 35 (P/E le plus faible de l’Académie!) il est malheureusement bien trop fréquent de ne pas être remplacé·e ou bien d’accueillir dans sa classe des élèves d’un·e collègue non remplacé·e.

Ces situations épuisantes nous placent face à un dilemme insoutenable : comment assurer un enseignement de qualité avec 30 ou plus dans une classe ? Comment ne pas culpabiliser de ne pas pouvoir répondre aux besoins de chacun·e ? Comment tenir face à cette charge mentale et physique qui s’accumule jour après jour ? Face à ces situations anormales et usantes, il est de notre devoir de mettre l’administration face à ses responsabilités mais aussi de nous saisir du Registre Santé et Sécurité au Travail pour faire connaître à notre employeur l’ampleur et les réalités de ces situations.

Le SE-Unsa 35 vous accompagne pour dire STOP.

Le SE-Unsa relance sa consigne syndicale : ne plus accueillir les élèves en cas d’absence prévisible et non remplacée

Après de nombreuses alertes et propositions d’action (notamment via le RSST), le SE-Unsa relance sa consigne syndicale :

➡️ Les enseignant·es ne doivent plus prendre en charge les élèves lorsqu’un ou une collègue est absent·e de manière prévisible et non remplacé·e.

Une consigne claire et officielle

Au-delà d’une journée sans remplacement, le SE-Unsa invite les parents à garder leur enfant à la maison, dans la mesure du possible.

Jusqu’à présent, cette demande était parfois formulée oralement par les équipes. Désormais, le SE-Unsa en fait une position officielle.

Le Ministère de l’Éducation nationale, la DSDEN d’Ille-et-Vilaine ainsi que les IEN ont été informés de cette consigne.

Ce que nous avons adressé à la DSDEN

« Dans ce contexte, le SE-UNSA 35 juge nécessaire de porter à votre connaissance ses consignes syndicales données aux équipes pédagogiques face à ces difficultés répétées :Il s’agit pour nos collègues de demander aux parents de garder leur enfant en cas de non remplacement :

  • en cas d’absence prévisible parce que l’accueil incombe à votre responsabilité,

  • en cas d’absence imprévisible au-delà de la première journée. Le SE-UNSA estime au regard de la loi de 2008, que l’absence perd son caractère imprévisible, vos services en ayant été avisés. De fait, l’équipe pédagogique n’a plus à assumer l’accueil.

Ce courrier a été transmis à toutes les circonscriptions du département, pour information. »

Voir notre courrier en bas de l’article.

Dans votre école : passez à l’action

Jusqu’à présent, nous informions simplement les parents lorsqu’un enseignant n’était pas remplacé.

Désormais, il est temps de passer à l’écrit et d’agir collectivement :

Trop, c’est trop ! Jusqu’à quand les équipes, directrices et directeurs devront-ils compenser les carences de l’Éducation nationale ?
La profession s’épuise à gérer des classes surchargées, à culpabiliser de ne pas pouvoir aider chaque élève comme il le mériterait, à expliquer aux parents pourquoi la qualité d’enseignement se dégrade. Nous ne pouvons plus accepter de porter seul·es le poids de dysfonctionnements qui ne relèvent pas de notre responsabilité.

Le SE-Unsa 35 sera à vos côtés.

Le fondement juridique de notre consigne

La loi du 20 août 2008 relative au service minimum d’accueil (SMA) précise que les élèves ne bénéficient d’un accueil que si deux conditions sont réunies :

  1. L’absence de l’enseignant·e est imprévisible ;

  2. Il est impossible de le/la remplacer.

Article L133-1 du Code de l’Éducation :

« Tout enfant scolarisé dans une école maternelle ou élémentaire publique ou privée sous contrat est accueilli pendant le temps scolaire […].
Il bénéficie gratuitement d’un service d’accueil lorsque ces enseignements ne peuvent lui être délivrés en raison de l’absence imprévisible de son professeur et de l’impossibilité de le remplacer. »

Ainsi :

  • En cas d’absence prévisible (congé maternité, congé parental, stage syndical, autorisation d’absence, etc.), l’équipe n’a pas à assurer l’accueil.

  • En cas d’absence imprévisible (maladie, par exemple), au-delà du premier jour, l’administration étant informée, l’accueil ne relève plus de l’équipe.

Des outils pour vous accompagner

Le SE-Unsa 35 met à votre disposition sur simple demande par mail :

  • 1modèles de lettres à adresser à l’IEN selon le type d’absence ;

  • 1 modèles de lettres à destination des parents pour les informer.

35@se-unsa.org

Autre action : saisir le RSST sur Toutatice

Chaque absence non remplacée doit être signalée dans le registre santé et sécurité au travail (RSST).

Ces situations dégradent nos conditions de travail et compromettent la continuité pédagogique.

Une absence non remplacée, c’est :

  • un enseignement discontinu pour les élèves ;

  • des classes surchargées où il devient impossible d’assurer un suivi individualisé ;

  • une fatigue physique et mentale extrême pour les collègues qui accueillent parfois plus de 30 élèves ;

  • un sentiment d’injustice et une culpabilité permanente de ne pas pouvoir répondre aux besoins de tous les élèves ;

  • des tensions avec les familles qui ne comprennent pas la dégradation des conditions d’apprentissage ;

  • une perte de sens du métier face à l’impossibilité de bien faire son travail.

Comment remplir le RSST ?

Toutes les difficultés de communication avec le service de remplacement, les ordres et contre-ordres ou les remplacements partiels peuvent être signalées.

Voici deux exemples de formulations à adapter :

1. Si vous avez été absent·e :

Lors de mon absence du [date], je n’ai pas été remplacé·e.
C’est la [xᵉ] fois que cela se produit.
Cette situation a entraîné une surcharge insoutenable pour mes collègues qui ont dû gérer des effectifs dépassant les [nombre] élèves, dans des conditions dégradées ne permettant pas d’assurer correctement leur mission pédagogique.
Mes collègues expriment une grande culpabilité de ne pas avoir pu répondre aux besoins de tous les élèves et une fatigue croissante face à ces situations qui se répètent.
Il est urgent que cette problématique de non-remplacement soit prise en compte.

2. Si un·e collègue a été absent·e :

Un·e enseignant·e de mon école n’a pas été remplacé·e le [date].
C’est la [xᵉ] fois que cela se produit.
J’ai dû accueillir des élèves supplémentaires, portant l’effectif à [nombre] élèves.
Cette charge excessive rend impossible un enseignement de qualité : je ne peux plus différencier, accompagner individuellement les élèves en difficulté, ni même maintenir des conditions de travail sereines.
Je ressens une culpabilité permanente face aux élèves que je ne peux aider comme je le souhaiterais et une fatigue qui s’accumule.
Cette situation nuit gravement à la qualité de l’enseignement et génère des tensions avec les familles qui constatent la dégradation des conditions d’apprentissage.
Il est nécessaire de trouver des solutions durables à ces absences non remplacées.

En résumé

Le SE-Unsa 35 agit pour protéger les personnels et rétablir des conditions d’enseignement dignes.

Face à la multiplication des absences non remplacées dans le département, il est urgent de réaffirmer notre cadre d’action et nos droits.

Le SE-Unsa 35 vous accompagne dans chaque étape de cette démarche collective.

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Pour obtenir les modèles de courrier: 35@se-unsa.org

Nous venons de recevoir la réponse du directeur Académique à notre courrier. Il reconnaît les difficultés liées à l’épidémie, affirme sa vigilance et celle du Ministère et annonce des mesures concrètes :

Recrutement de personnels contractuels pour renforcer les capacités de remplacement/ Travail en cours au sein de la DSDEN pour améliorer l’organisation du remplacement et les procédures d’urgence. 

Le DA rappelle le principe fondamental que la continuité du service public d’éducation et l’accueil des élèves comme priorité absolue et propose un dialogue : se dit disponible pour poursuivre les échanges !

 Le DASEN ne cautionne pas la demande aux parents de garder les enfants et réaffirme  l’obligation d’accueil. 

« Nous lui écrivons ce jour pour l’ interroger sur la réalité de cette continuité lorsque les absences se prolongent sans remplacement et que les élèves sont répartis en surnombre dans des classes d’un niveau qui n’est pas le leur. Dans ces conditions, peut-on réellement parler de continuité du service public ? »

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