Stage « Laïcité » – Inscriptions ouvertes !
Le SE-Unsa 35 lance les inscriptions pour son prochain stage syndical « Laïcité », qui se tiendra jeudi 15 janvier 2026 dans nos locaux, au 189 rue de Châtillon à Rennes.
Un temps fort de réflexion, d’échanges et de formation à ne pas manquer !

 Un stage ouvert à toutes et tous 
Il sera animé par Marie-Laure Tirelle, secrétaire nationale du SE-Unsa, en charge des questions liées à la laïcité.

 En avant-goût : projection d’un film
La veille du stage, mercredi 14 janvier à 18h, nous te proposons la projection d’un film passionnant consacré à ce thème, dans nos locaux.
Réalisé à l’initiative du SE-Unsa de l’Aude avec le soutien du siège national, ce film de fiction historique narré par Bruno Solo retrace 2 000 ans d’histoire à travers les grands jalons de la construction de la laïcité en France.

Il est possible de s’inscrire uniquement au film, au stage, ou aux deux.
Une fois inscrit nous reviendrons très prochainement vers toi pour plus de précisions sur le déroulé et l’organisation.

Laïcité ? Un principe à défendre !
Tu luttes contre les discriminations et les extrémismes ?
Tu cherches à mieux comprendre comment concilier liberté de conscience et respect du cadre laïque dans ta pratique professionnelle ?
Ou au contraire, tu trouves que la laïcité semble floue, controversée, voire « dépassée » ?

 Dans tous les cas, ce stage est fait pour toi !

Au programme :

Analyse de situations concrètes issues du terrain ;
Échanges et débats entre collègues ;
Connaissance des droits et devoirs en matière de laïcité et de liberté d’expression ;
Place du fait religieux à l’école, comparaison avec l’enseignement privé, et bien d’autres sujets encore…

Tu ressortiras de cette journée mieux armé·e pour défendre et transmettre les valeurs républicaines de liberté, égalité, fraternité, fondées sur une République indivisible, démocratique, laïque et sociale.

 Inscriptions
Pour t’inscrire, envoie-nous simplement un mail au SE-Unsa 35 avant le 15 décembre 2025, afin d’obtenir ton autorisation d’absence. Les places sont limitées, alors ne tarde pas !

Contact et inscriptions : [35@se-unsa.org]
Date du stage : jeudi 15 janvier 2026

 Lieu : SE-Unsa 35 – 189 rue de Châtillon, Rennes


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Les droits des enseignants et AESH en arrêt de travail : ce que l’administration ne peut pas faire

Lorsqu’un enseignant ou un accompagnant d’élèves en situation de handicap (AESH) est en arrêt de travail pour maladie, l’administration a l’obligation de respecter certaines règles strictes. Cela inclut le respect de la vie privée, la santé et le droit au repos pour permettre une guérison complète.

1. L’interdiction de contact de l’administration pendant l’arrêt
Pendant un arrêt de travail médicalement justifié, l’administration n’est pas censée contacter le salarié pour des demandes liées à son poste ou pour le faire travailler à distance. Cela signifie :

* Aucune convocation à des réunions,
* Aucun mail professionnel ou courrier concernant les tâches habituelles,
* Aucun appel téléphonique pour organiser ou vérifier le travail.

Ces mesures s’appliquent aussi bien aux enseignants qu’aux AESH.

2. Le rôle du médecin et de l’assurance maladie
C’est le médecin qui définit la durée de l’arrêt et le type de repos nécessaire. L’administration doit respecter cette décision et ne peut pas intervenir pour la modifier ou la contester sans procédure officielle. L’employé continue de percevoir ses indemnités journalières et, le cas échéant, son salaire, selon la réglementation en vigueur.

3. Les exceptions
Seules les communications strictement nécessaires à la gestion administrative de l’arrêt peuvent avoir lieu, par exemple :

* Vérification de la réception du certificat médical,
* Informations sur la procédure de maintien de salaire ou d’indemnités.

4. Que faire en cas de violation de vos droits**
Si l’administration vous contacte de manière inappropriée pendant votre arrêt :

* Conservez tous les messages ou appels reçus,
* Informez votre supérieur hiérarchique ou le service RH par écrit,
* Vous pouvez contacter vos représentants du personnel ou un syndicat.

Pour tout abus ou question concernant vos droits pendant un arrêt de travail, contactez le 35@se-unsa.org

Téléphone : 06 61 60 30 66
Un arrêt de travail est un droit protégé pour permettre à l’enseignant ou à l’AESH de se soigner correctement. L’administration doit respecter ce temps de repos et **n’a pas le droit** de vous harceler ou de vous solliciter pour des tâches professionnelles durant cette période.


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Les jours de fractionnement sont des jours de congé supplémentaires qu’un agent peut obtenir lorsqu’il ne prend pas tous ses congés annuels en une seule fois, pendant la période principale (du 1er mai au 31 octobre).

En clair :
Si tu « fractionnes » tes congés, c’est-à-dire que tu en prends une partie l’été et une autre partie à un autre moment de l’année, tu gagnes 1 ou 2 jours de congé supplémentaires.

Les AESH de l’Académie de Rennes ne bénéficient pas actuellement de jours de fractionnement.

Le Rectorat de Rennes (et d’autres académies) ne donne pas encore ces jours sous forme de jours « à poser ».

À la place, ils intègrent déjà ces jours dans le calcul du temps de travail annuel, c’est ce qu’ils appellent le “lissage”.

Cela signifie que, même si dans le droit général de la fonction publique les jours de fractionnement existent, le Rectorat de Rennes ne les applique pas pour les AESH, tant qu’il n’y a pas d’instruction nationale claire (arbitrage ministériel). 

Le rectorat explique que le temps de travail des AESH intègre déjà cette notion de « jours de fractionnement », lissée (c’est-à-dire répartie) sur l’année.

Exemple qu’ils donnent :

Un AESH à 62 % devrait, en théorie, travailler 24,18 heures par semaine.
Or, le rectorat applique un léger allègement → 24,05 heures/semaine.
Ce petit écart (0,13 h soit environ 8 minutes) correspond à une compensation des jours de fractionnement intégrés dans le calcul annuel.

Autrement dit :

Vous ne perdez pas vos jours de fractionnement, ils sont déjà comptés dans la réduction de votre temps de travail hebdomadaire.

Le rectorat rappelle aussi la procédure d’absence, car c’est souvent lié à la gestion du temps de travail :
Absences de 3 heures ou moins :

À faire valider directement par le chef d’établissement (collège, lycée) ou le directeur d’école (premier degré).

L’établissement doit demander un justificatif (rendez-vous médical, etc.).

Ces absences ne sont pas rattrapables, mais sont payées.

Absences de plus de 3 heures :

Doivent être envoyées au rectorat via le formulaire officiel à l’adresse :
✉️ aesh-asa@ac-rennes.fr

Le rectorat valide ou non la demande et décide du maintien de la rémunération.

Ce que cela implique concrètement pour vous
Sujet Situation actuelle à Rennes
Jours fractionnés Non attribués séparément — déjà intégrés dans votre emploi du temps (heures lissées).
Calcul du temps de travail Légèrement réduit pour compenser les fractionnements.
Absences ≤ 3h Gérées par l’école / établissement, payées, non rattrapables.
Absences > 3h Gérées par le rectorat, soumises à validation et décision sur la rémunération.

Visuel pétition - AESH : un vrai métier, un vrai corps de fonctionnaire

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Chaque année, les enseignants espèrent pouvoir se rapprocher de leur famille, changer d’académie ou simplement évoluer dans leur parcours professionnel. Pourtant, malgré les dispositifs existants, la mobilité des professeurs reste un véritable parcours du combattant.

Trois voies possibles… mais semées d’embûches

Pour les enseignants du premier et du second degré, trois dispositifs encadrent la mobilité :

1. Le mouvement inter (interdépartemental ou interacadémique)

C’est la voie « classique » permettant aux enseignants du premier degré de changer de département, et à ceux du second degré (ainsi qu’aux PsyEN) de changer d’académie.

➤ Les barèmes sont calculés à partir de l’ancienneté, de la situation familiale, et parfois de critères spécifiques.
➤ Cependant, le manque de postes vacants dans certaines zones rend les mutations extrêmement difficiles, surtout vers les académies très demandées 

Le SE-UNSA dénonce depuis plusieurs années une mobilité quasi bloquée.

  • Les barèmes montent,

  • Les académies attractives sont saturées,

  • Les priorités légales (rapprochement de conjoint, situation médicale, handicap) ne suffisent plus toujours à obtenir satisfaction.

De plus en plus d’enseignants renoncent à toute mutation, découragés par l’absence de perspectives réelles. Malgré un cadre présenté comme transparent, le système reste incapable de répondre aux aspirations humaines et professionnelles de celles et ceux qui font vivre le service public d’éducation.

2. Les postes à profil (POP)

Mis en place pour répondre à des besoins spécifiques, les postes POP reposent sur un recrutement sur profil : entretien, compétences particulières, expérience…

➤ Avantage : un enseignant peut accéder à un poste en dehors du barème traditionnel.
➤ Inconvénient : le nombre de postes est limité, et la sélection est exigeante.

Les résultats du mouvement POP 1D sont attendus le 18 février 2026, tandis que ceux du POP 2D seront publiés le 11 mars 2026.

Une enseignante (d’Ille de France)  rencontrée il y a quelques jours nous indiquait avoir appris le Breton pour avoir la chance de rentrer en Bretagne sur ce type de postes!  Et ça a fonctionné!

3. INEAT / EXEAT : le dernier recours pour changer de département

Lorsque le mouvement inter (permutation informatisée) n’a pas abouti, les enseignants du premier degré peuvent encore tenter une mobilité manuelle, dite INEAT / EXEAT.

EXEAT = autorisation de sortie de son département d’origine.
INEAT = autorisation d’entrée dans le département souhaité.

Pour qu’un enseignant puisse effectivement changer de département, les deux accords doivent être obtenus :

le département de départ doit accorder l’exeat, le département d’accueil doit accepter l’ineat.

Sans cette double validation, la mutation ne peut pas être réalisée.

Le dispositif repose sur des demandes individuelles déposées auprès des directions académiques (DASEN) après la publication des résultats du mouvement interdépartemental. Les dossiers sont étudiés au cas par cas, en tenant compte :

des besoins en postes dans chaque département,

de la situation personnelle du demandeur (rapprochement familial, raisons médicales, etc.),

et de la capacité d’accueil du département souhaité.

 Un calendrier long : jusqu’à fin juin
Les demandes d’ineat/exeat peuvent être instruites tardivement, parfois jusqu’à la fin du mois de juin, voire début juillet.
Cela permet aux départements de réajuster les effectifs en fonction des désistements, départs en retraite ou créations de postes tardives.

Cette période prolongée est souvent la dernière fenêtre de mobilité avant la rentrée suivante.

 Une procédure incertaine
L’ineat/exeat offre une ultime possibilité de mutation, mais reste très aléatoire :

Les départements déficitaires refusent souvent les exeat ;

Les départements attractifs n’accordent que très peu d’ineat ;

Les décisions peuvent varier d’une année sur l’autre selon les besoins locaux.

4 Les demandes de disponibilité : un choix contraint mais de plus en plus fréquent

Face à la difficulté d’obtenir une mutation vers le département de leur conjoint ou de leur famille, de nombreux enseignants choisissent désormais la disponibilité. La disponibilité est une mise en congé temporaire non rémunérée, accordée sous certaines conditions, qui permet à l’agent :

  • de quitter temporairement la fonction publique,

  • de vivre dans un autre département,

  • tout en conservant la possibilité de réintégrer son poste ultérieurement.

Les motifs les plus fréquents sont :

  • le rapprochement familial ou conjugal,

  • la naissance ou l’éducation d’un enfant,

  • ou encore la création ou reprise d’une activité professionnelle ailleurs.

Cependant, cette solution reste précaire :

  • aucune garantie de réintégrer le département souhaité à son retour,

  • perte de rémunération et parfois d’ancienneté,

  • et risque d’éloignement durable du système éducatif.

Malgré ces inconvénients, la hausse des demandes de disponibilité illustre un malaise croissant : beaucoup d’enseignants préfèrent quitter temporairement le métier plutôt que de subir l’impossibilité de vivre auprès de leur famille.

 Le CRPE : une autre voie envisagée, mais encadrée

Certains enseignants envisagent de repasser le CRPE (Concours de recrutement de professeurs des écoles) pour changer d’académie ou de réseau (public/privé).
Cependant, le cadre réglementaire est strict, notamment en vertu du décret n°90-680 du 1er août 1990.

Concernant le CRPE externe

  1. Professeurs des écoles du public (stagiaires ou titulaires)
    Ils ne peuvent pas se présenter de nouveau au CRPE public, sauf à ne plus avoir cette qualité à la date de la première épreuve (démission, radiation…).
    Par exemple, un PE du public souhaitant passer le CRPE externe public 2026 dans l’académie de Rennes devra avoir une démission effective avant la veille de la première épreuve écrite.
     Attention : la démission n’est pas immédiate après envoi du courrier — un délai administratif de quelques jours est à prévoir.

  2. Maîtres du réseau privé
    Aucune interdiction ne leur est opposable : un enseignant du privé peut repasser un CRPE privé dans une autre académie sans démission préalable!

  3. PE du public vers le privé
    Un professeur des écoles du public peut s’inscrire au CRPE du privé dans une autre académie sans obligation de démission avant la première épreuve.

➤ Concernant le CRPE interne

Les mêmes règles s’appliquent :

  • Un professeur des écoles stagiaire ou titulaire du public ne peut pas s’y inscrire, sauf s’il n’a plus cette qualité à la date de la première épreuve.

  • En outre, les enseignants en disponibilité ne peuvent pas non plus se présenter au CRPE interne.

📅 Calendrier 2026 du mouvement inter

A noter notre visio spéciale mouvement Second degré le 10 novembre à 18h30!

Envoyez un mail à ac-rennes@se-unsa.org pour y participer! 

Les notes de service publiées au BO n°39 du 16 octobre 2025 précisent le calendrier suivant :

Saisie des vœux : du mercredi 5 novembre au mercredi 26 novembre 2025

Résultats POP 1D : 18 février 2026

Résultats du mouvement inter 1D, interacadémique 2D, PsyEN et POP 2D : 11 mars 2026

🧭 Outils et ressources utiles

Pour accompagner les enseignants dans leurs démarches de mobilité, plusieurs ressources sont disponibles :

Comparateur de mobilité : un outil officiel permettant de consulter les taux de satisfaction, barèmes moyens et tendances de mobilité selon les académies et disciplines.
👉 Accéder au comparateur de mobilité

Articles d’information sur le site externe :

[Mouvement POP 1er degré]

[Mouvement POP 2nd degré]

[Publication note de service mobilité]


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Le SE-UNSA et l’intersyndicale 35 ont été reçus à la préfecture par le directeur et la cheffe de cabinet du Préfet à la suite du rassemblement devant la préfecture Martenot mardi 14 octobre.
Au cœur de l’échange : la voie professionnelle, ses enjeux, et les réalités concrètes rencontrées chaque jour par les équipes sur le terrain.

🎓 Une voie professionnelle sous tension

Nous avons rappelé :

la nécessité d’une carte des formations élaborée en concertation avec les équipes, les DDFPT et les chefs d’établissement,

la hausse continue des effectifs, qui impose de préserver — et si possible renforcer — les moyens,

la complexité croissante des publics accueillis (troubles, handicaps, allophones, difficultés sociales, orientation subie…),

la multiplication des parcours et la nécessité d’en évaluer la plus-value réelle pour les élèves,

les problèmes soulevés par l’organisation du parcours différencié “Y”,

le besoin de renforcer les liens entre collèges, lycées professionnels et sections de BTS,

et l’importance de garantir un temps d’enseignement suffisant pour permettre à chaque élève de comprendre le monde, de s’exprimer clairement et de réussir dans la poursuite d’études.

⚠️ Une demande inédite : la présence du Préfet aux instances éducatives

Face à ces constats, le SE-UNSA Bretagne a formulé une demande exceptionnelle :
➡️ que Monsieur le Préfet assiste aux instances du CAEN et du CDEN, là où se débattent et s’arbitrent les politiques éducatives régionales.

Le CAEN (Conseil académique de l’éducation nationale) est une instance de concertation régionale où se discutent les grandes orientations éducatives : carte des formations, répartition des moyens, et priorités académiques.
Y voir siéger le Préfet serait un signal fort d’écoute et de reconnaissance pour :

les acteurs de terrain qui font vivre les établissements,

les équipes éducatives et pédagogiques qui accompagnent les élèves,

et plus largement, le monde enseignant, souvent tenu à l’écart des décisions prises sans réelle connaissance des réalités du terrain.

Le SE-UNSA reste mobilisé

Le SE-UNSA poursuivra ses démarches pour que la voix des personnels soit entendue dans toutes les instances décisionnelles, et pour que la voie professionnelle et l’ensemble de la communauté éducative bénéficient de la reconnaissance qu’ils méritent.

Ajoutez votre titre ici


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constellation , nom des formations pour enseignants

Constellations… ou consternations ?

Chaque année, la scène se répète dans les écoles élémentaires : les enseignants distribuent, corrigent, compilent, et enfin font remonter les résultats des fameuses évaluations nationales. Travail minutieux, chronophage, souvent vécu comme un passage obligé plus que comme un outil utile à la classe.

Mais voilà que, quelque temps plus tard, tombent les bilans : comparaisons entre écoles, moyennes par circonscription, « items chutés », « compétences fragiles ». On met des chiffres sur tout — même sur ce qui ne se chiffre pas. Et, au nom du pilotage par les données, l’administration dégaine sa solution miracle : la formation.

Sauf que ces formations, baptisées « constellations » pour faire poétique, ressemblent souvent à des consternations pour ceux qui les subissent. Car derrière la promesse d’un accompagnement bienveillant se cache une logique de remédiation implicite : si vos élèves ne réussissent pas, c’est que vous avez besoin d’être formés.

Ce raisonnement oublie un détail : le niveau des élèves ne dépend pas seulement de l’enseignant. Il dépend d’une multitude de facteurs — l’aide (ou non) reçue pendant les passations, la cohorte d’élèves cette année-là, les contextes familiaux, la concentration le jour J, et parfois même… le simple hasard.

Comparer les écoles sur cette base, c’est comme comparer des jardins sans tenir compte du climat : certains ont la pluie, d’autres la sécheresse, mais on s’étonne que les fleurs ne poussent pas au même rythme.

Alors les enseignants regardent tout cela avec un mélange de lassitude et d’ironie. Ils savent bien que leurs efforts ne se mesurent pas à coups de pourcentages. Ils savent aussi que la pédagogie ne se pilote pas à distance, derrière un tableur.

Et pendant qu’ils remplissent encore un énième document pour expliquer pourquoi tel item a chuté, ils sourient en coin :
— « On est en consternation cette  année ? »

A quand des formations qui prennent en compte les vrais besoins du terrain? 


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Le rectorat évoque une simple « réorganisation ». Dans les faits, la situation de l’école inclusive en Ille-et-Vilaine est plus qu’inquiétante. Depuis trois ans, le SE-Unsa tire la sonnette d’alarme !

Plus de 1 000 enfants attendent toujours une place en IME ou ITEP.

135 AESH manquent encore dans les établissements du département.

Environ 500 élèves notifiés restent sans accompagnement à cette rentrée.

De plus en plus d’accompagnantes envisagent de quitter un métier pourtant essentiel, épuisées par la précarité, le manque de reconnaissance et une charge de travail toujours plus lourde.

Par exemple en Ille-et-Vilaine, la « distance de courtoisie » de 20 km est pour l’instant globalement respectée pour l’affectation des AESH, mais 24 d’entre elles ont refusé de signer l’avenant lié à la nouvelle organisation des PIAL, par crainte d’être affectées à l’avenir trop loin de leur domicile. Certaines ont sans doute également préféré le licenciement à la démission, le droit étant plus favorable dans ce cas : il permet notamment de conserver l’accès aux indemnités et allocations chômage.

Le rectorat promet des recrutements, mais les vocations s’éteignent.
Le ministère parle d’école inclusive, mais celle-ci ne tient aujourd’hui que grâce à la conscience professionnelle de personnels épuisés et mal considérés.

L’inclusion ne se décrète pas : elle se construit, avec des moyens, du respect et de la stabilité.


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Une école inclusive à bout de souffle

Le rectorat évoque une simple « réorganisation ».
Dans les faits, la situation de l’école inclusive en Ille-et-Vilaine est plus qu’inquiétante. Depuis trois ans, le Se-UNSA tire la sonnette d’alarme !

Plus de 1 000 enfants attendent toujours une place en IME ou ITEP.

135 AESH manquent encore dans les établissements du département.

Environ 500 élèves notifiés restent sans accompagnement à cette rentrée.

La « distance de courtoisie » de 20 km est globalement respectée pour l’affectation des AESH, mais 24 d’entre elles ont refusé de signer l’avenant lié à la nouvelle organisation des PIAL, par crainte d’être affectées trop loin de leur domicile.
Certaines ont sans doute également préféré le licenciement à la démission, le droit étant plus favorable dans ce cas : il permet notamment de conserver l’accès aux indemnités et allocations chômage.

De plus en plus d’accompagnantes envisagent de quitter un métier pourtant essentiel, épuisées par la précarité, le manque de reconnaissance et une charge de travail toujours plus lourde.

Le rectorat promet des recrutements, mais les vocations s’éteignent.
Le ministère parle d’école inclusive, mais celle-ci ne tient aujourd’hui que grâce à la conscience professionnelle de personnels épuisés et mal considérés.

L’inclusion ne se décrète pas : elle se construit.
Avec des moyens, du respect et de la stabilité.


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Billet d’humeur d’une AESH à Rennes

Aujourd’hui, je suis en colère. Une colère froide, celle qu’on ressent quand on se sent méprisé dans son travail, invisible dans un système qui devrait pourtant défendre l’inclusion et le respect de chacun.

Comme beaucoup d’AESH, je complète mes heures avec les temps du midi : j’accompagne les enfants notifiés pendant la pause méridienne, pour qu’ils puissent, comme les autres, déjeuner à la cantine et profiter d’un temps de détente. C’est un moment important, pour eux comme pour nous.

Mais aujourd’hui, la situation a franchi un cap inacceptable.
Nous étions sept absents ce midi. Résultat : je me retrouve à faire l’appel pour toute une classe, assurer le retour en classe, remplacer un collègue absent, tout en m’occupant de l’enfant notifié à la cantine. Et pour couronner le tout, j’ai dû laisser cet enfant seul à la fin de son repas, faute de moyens humains disponibles.

Je suis désabusée. Comment la ville de Rennes peut-elle fermer les yeux sur de telles conditions ?
Il me semble — sauf erreur — que les collectivités locales perçoivent des subventions pour l’accueil de ces enfants à besoins particuliers. Des animateurs référents sont censés être en place pour assurer ce rôle auprès d’eux sur les temps périscolaires. Alors pourquoi, sur le terrain, ce sont encore les AESH qui se retrouvent à pallier les manques, à cumuler les fonctions, à faire tenir le système à bout de bras ?

Ce midi, j’ai eu l’impression que la ville de Rennes profitait de notre dévouement. Nous faisons ce travail avec cœur, par conviction, mais cela ne doit pas servir de prétexte à tout accepter.

Il est temps que les responsabilités soient clarifiées, que les moyens soient réellement mis en place, et que notre travail soit reconnu à sa juste valeur.
Parce qu’aujourd’hui, à force de tout encaisser, on finit par s’épuiser.


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Le SE-UNSA 35 a été saisi par une collègue, professeure des écoles depuis 2022, après une carrière de 26 années dans le secteur privé. Malgré ce parcours riche et l’expérience professionnelle acquise, son classement s’est limité au 3ᵉ échelon, comme le prévoyait la réglementation lors de sa nomination.

En 2023, une réforme est venue introduire la prise en compte des expériences professionnelles antérieures dans la reconstitution de carrière et le calcul du barème du mouvement. Une avancée indéniable, que le SE-UNSA revendiquait de longue date.
Mais cette mesure, appliquée sans effet rétroactif, pénalise fortement les collègues qui ont intégré l’Éducation nationale juste avant sa mise en œuvre.
Une situation inéquitable et démotivante

Notre collègue, âgée de 52 ans, se retrouve aujourd’hui défavorisée pour ses affectations, son mouvement intra et ses perspectives de carrière. Ses années d’expérience sont passées sous silence, contrairement aux lauréats des concours 2023 qui, eux, en bénéficient.

Cette rupture d’égalité entre collègues d’une même profession est injustifiable. Elle va à l’encontre de la reconnaissance de l’engagement de celles et ceux qui choisissent, souvent tardivement, de mettre leurs compétences au service de l’école.
Le SE-UNSA demande une régularisation

Le SE-UNSA 35 soutient la demande de notre collègue et interpelle l’administration pour que, à titre exceptionnel, les années d’expérience professionnelle antérieure puissent être valorisées dans le barème du mouvement intra et prises en compte pour l’avancement et la titularisation.

Il en va de l’équité entre enseignants et de la reconnaissance indispensable des parcours professionnels.
Le SE-UNSA continuera à porter cette revendication auprès du ministère pour que tous les personnels issus d’une reconversion bénéficient d’une juste prise en compte de leur expérience.

 

Si vous aussi vous vous sentez floués par cette réforme, contactez-nous : 35@se-unsa.org


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