Le SE-Unsa avait obtenu que le Conseil d’État permette aux AED et aux AESH de bénéficier de la prime REP/ REP+. Le ministère avait donc dû plier et accorder, de mauvaise grâce, aux personnels le bénéfice de cette prime. Par une décision rendue le 28 mai, le Conseil d’État a rejeté la demande du SE-Unsa de leur accorder le même montant qu’aux autres personnels. 

Le SE-Unsa avait jugé inique la mise à l’écart des AED et des AESH de la prime REP et avait demandé au Conseil d’État de mettre fin à cet état de fait. Il avait fallu attendre plus de deux ans pour que le Conseil d’État donne raison au SE-Unsa et, depuis décembre 2022, nos collègues AED et AESH bénéficient enfin de cette indemnité. 
 
En revanche, même s’il avait été contraint de se plier aux exigences du Conseil d’État, le ministère l’avait fait contraint et forcé. Il avait donc décidé de leur accorder un montant inférieur non seulement pour des raisons budgétaires mais également parce qu’il refusait idéologiquement que les AED et AESH puissent avoir une augmentation de leur salaire correspondant à près de 50 % de leur salaire de base. Il a donc décidé de créer des sous-primes pour ces personnels. 
 
Pour le SE-Unsa, cette décision étant injuste et inacceptable, nous avions demandé au Conseil d’État d’annuler cette inégalité de traitement. 

L’avis du SE-Unsa

Le SE-Unsa prend acte aujourd’hui de cette décision négative du Conseil d’État sur une demande pourtant légitime. Le SE-Unsa continuera de demander l’alignement de cette prime, qui doit reconnaître l’exercice dans des conditions difficiles pour les AED et les AESH, au même niveau que pour les autres personnels. 


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Lors de la conférence nationale du handicap d’avril 2023, le président Macron a annoncé la fusion des métiers d’AESH et AED. Le SE-Unsa, lors des diverses instances et rencontres au ministère, s’est opposé à ce projet absurde.

Pour le SE-Unsa, la fusion de ces métiers ignorait la professionnalité de ces personnels. Elle aurait entraîné une confusion des missions de chacun, une charge de travail supplémentaire et une difficulté de gestion importante. 
 
Ce projet de fusion dont l’abandon a été évoqué par le ministère dès la fin de l’année 2023 ne résistait pas à une étude un peu sérieuse des diverses missions des AED et AESH. L’abandon du projet est donc acté.
 
Le SE-Unsa continue à revendiquer la création d’un corps de fonctionnaires pour les AESH. En attendant, le SE-Unsa est favorable à un contrat unique porté par l’Éducation nationale permettant à ceux qui le souhaitent de compléter leur temps de travail. Par ailleurs, la création d’assistants d’éducation avec des missions d’appui pédagogique et éducatives, dans le premier degré, permettrait d’améliorer les conditions de travail des personnels et d’apprentissage de tous les élèves.

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Après la réunion du comité interministériel du handicap (CIH) du 16 mai 2024, le premier ministre a fait des annonces concernant la scolarisation des élèves en situation de handicap.

Où sont les nouveautés ?

Pour le SE-Unsa, ces annonces n’apportent quasiment rien de plus que ce qu’on savait déjà depuis plusieurs mois. PAS, médico-social à l’école, moyens financiers et humains, tous ces projets restent très flous, tant dans leur organisation opérationnelle que dans leur financement.
 
On pourrait même craindre que certains soient moins-disant. Le flou entourant les personnels affectés dans les PAS laisse craindre qu’ils soient moins nombreux que les premières annonces : du temps d’enseignant et d’éducateurs spécialisés et la possibilité de mobiliser des professionnels médico-sociaux alors que jusque-là on nous annonçait 1 ETP Éducation nationale (enseignant spécialisé) et 2 ETP ministère de la santé (personnel médico-social).
Le budget des PAS semble déjà à la baisse ou l’arbitrage avec le ministère de la santé est perdu !
Par ailleurs, la possibilité pour les PAS de décider d’une aide humaine sans notification de la MDPH interroge à plusieurs titres : quels moyens humains nécessaires, quelles modalités de prise de décision ou quelles modalités d’appel si le PAS refusait la demande de la famille ou de l’équipe pédagogique ?
 

Que sont les Sessad école ?

Parmi les annonces se glisse la création de Sessad école.
De quoi parle-t-on ? La description laisse perplexe : expérimenter le regroupement de plusieurs dispositifs d’accompagnement pour enfants en situation de handicap au sein des établissements scolaires afin de conjuguer les réponses scolaires et les réponses médico-sociales.
Qui seront les personnels intervenant dans ces dispositifs ? Avec quel rôle ? Quel périmètre d’intervention ? Qui décidera ? C’est l’annonce sortie de chapeau !
 

L'avis du SE-Unsa

Pour le SE-Unsa, en l’état, les annonces du CIH n’apportent pas les garanties pour répondre à la réalité que vivent les professionnels (enseignants, directeurs d’écoles, AESH, enseignants référents de scolarité, PsyEN, CPE, AED) sur le terrain.
La souffrance des personnels et des élèves est parfois grande, l’État est dans l’obligation d’y répondre.
L’École ne peut pas tout. Au-delà des réponses pédagogiques, elle a besoin de personnels et de moyens pour prendre en charge les enfants dans leur globalité et dans leurs différences. Le flou ambiant n’est pas rassurant.

Pour le SE-Unsa, une question aussi importante que la scolarisation des élèves en situation de handicap mérite mieux que ces annonces floues.
Le SE-Unsa réclame des précisions pour mesurer la plus-value ou la moins-value de ces annonces.

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Très inquiets, les membres du collectif national RASED, dont le SE-Unsa fait partie, adressent une lettre ouverte à Emmanuel Macron. 

En effet les projets ministériels (Choc des savoirs, Pacte…) ne nous semblent pas être des réponses adaptées, ni suffire aux besoins criants. Pour nous, ils procèdent davantage soit d’une méconnaissance de la réalité, soit d’une volonté politique de démantèlement de la prise en charge adaptée, ce que nous regrettons et dénonçons fortement.
 
Il s’agit de rappeler que les réseaux d’aide spécialisés aux élèves en difficulté, dont de nombreux postes ont été supprimés sous Sarkozy, sans jamais être réinjectés ensuite, sont pourtant des dispositifs précieux et indispensables pour une École apaisée qui permette à tous les élèves de réussir leurs apprentissages.

Le SE-Unsa soutient sans réserve cette démarche et demande que les RASED soient présents en nombre suffisant avec des personnels dûment formés, non seulement en primaire mais aussi leur extension au collège où ils seraient bien plus pertinents et efficaces que les groupes (de niveau) prévu dans le cadre du Choc des Savoirs ! 
 

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La récente étude menée par Santé publique France révèle une détérioration inquiétante de la santé mentale des adolescents. Malgré une perception positive de leur vie actuelle et de leur santé physique, seule la moitié des élèves présente un bien-être mental.

Des chiffres alarmants

Un quart des adolescents ont ressenti un sentiment de solitude et plus de la moitié ont des plaintes psychologiques ou somatiques récurrentes. De plus, un pourcentage significatif présente un risque de dépression, avec des pensées suicidaires alarmantes chez les lycéens, en particulier chez les filles. Par ailleurs, il nous apparaît regrettable que ces comportements n’aient été évalués qu’auprès de cette population et non sur l’ensemble des enfants et adolescents.
Ces résultats soulignent l’urgence d’actions pour promouvoir la santé mentale des jeunes.

Les PsyEN, des professionnels pour agir

Les psychologues de l’Éducation nationale (PsyEN), en tant que professionnels présents au sein des écoles et établissements scolaires, jouent un rôle crucial dans la prévention des troubles et le soutien des enfants et des adolescents confrontés à des difficultés psychologiques. Leurs missions contribuent en effet à la promouvoir le bien-être et à lutter contre les facteurs d’apparition des troubles mentaux chez les jeunes. Ils assurent un suivi personnalisé et coordonnent, si nécessaire, les interventions avec d’autres acteurs de la communauté éducative et du secteur médico-social.
 
  • Prévention et sensibilisation
    Les PsyEN interviennent dans la prévention et la détection des troubles psychiques en sensibilisant les enfants et adolescents, mais aussi les adultes qui les encadrent, aux enjeux de santé mentale et au bien-être émotionnel. 
  • Écoute et soutien psychologique
    Les PsyEN offrent un espace d’écoute confidentiel où les enfants et adolescents peuvent s’exprimer librement sur leurs préoccupations, leurs angoisses et leurs difficultés émotionnelles. Ils apportent un soutien psychologique adapté aux besoins de chacun, favorisant ainsi le développement de leur estime de soi et de leurs capacités à faire face aux défis de la vie quotidienne. 
  • Intervention en cas de crise
    En situation de crise, telle qu’une tentative de suicide ou un épisode de souffrance psychique aiguë, les PsyEN interviennent en urgence pour évaluer la situation, fournir un soutien immédiat et mettre en place les mesures de prise en charge appropriées, en collaboration avec les équipes éducatives et les services d’urgence.
 
Les psychologues de l’Éducation nationale jouent donc un rôle essentiel dans la promotion du bien-être mental des enfants et des adolescents en milieu scolaire. Leur présence et leur expertise contribuent à créer un environnement éducatif favorable au bien-être psychologique, à la réussite scolaire et au développement personnel des jeunes générations.

L’avis du SE-Unsa

Au vu de des résultats de ce rapport publié par Santé Publique France, le SE-Unsa demande que la profession de PsyEN soit mise au cœur de la lutte pour l’amélioration de la santé mentale des jeunes. Cette mission essentielle des PsyEN n’est pas assez reconnue par le ministère et se trouve donc négligée. Or, le rapport montre bien l’urgence et l’importance de traiter ce sujet au sein de l’École, au plus près des élèves. Face au manque de PsyEN pour assurer ces missions, une revalorisation, notamment pécuniaire, rendrait ce métier plus attractif.


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Un an après un premier rendez-vous manqué, le ministère finalise un cadre de gestion à paraître prochainement. L’intérêt du document produit tient au rassemblement en un seul et unique document des dispositions relatives au recrutement, aux conditions d’exercice et de formation des AED.

Cette mise en symphonie de la réglementation existante n’aborde néanmoins aucun des problèmes qui se posent aujourd’hui à la profession : absence de perspective de progression salariale, suppression de la possibilité de crédit de 200 heures de formation pour les AED en CDI, difficulté pour obtenir les contrats en CDI. 
 
La durée du travail, les conditions d’aménagement pour les étudiants afin de rendre compatible leur activité professionnelle avec la poursuite de leurs études, la dé-précarisation en proposant systématiquement des contrats de trois ans, l’implication de l’employeur dans l’accompagnement et la construction de leur projet professionnel sont autant de sujets qui ne sont pas pris en considération par la rue de Grenelle.

L'avis du SE-Unsa

Le SE-Unsa déplore qu’in fine le ministère continue à invisibiliser des personnels toujours plus essentiels au fonctionnement du système éducatif, qu’il refuse de voir la réalité des difficultés du métier d’AED et d’envisager des perspectives de rémunération pour celles et ceux qui font le choix de ces métiers. 
 
Pour le SE-Unsa, le dialogue social doit conduire d’une part à améliorer les conditions de rémunération et de travail des personnels, et d’autre part à améliorer le fonctionnement du Service public. En la matière, le ministère passe à côté ; les problèmes majeurs restant sans réponses.

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La note de service* encadrant les mesures du Choc des savoirs est parue le lundi 18 mars 2024. Elle précise notamment les modalités d’organisation de l’enseignement du français et des mathématiques par groupes en 6e et en 5e, à compter de la prochaine rentrée. Si le texte apporte plus de souplesse au projet initial, ce que le SE-Unsa réclamait, il ne réduit malheureusement pas les difficultés d’organisation que l’annonce de ces groupes a engendrées au sein des établissements.

Fin des groupes de niveau : une victoire idéologique

Les groupes de niveau constituaient la mesure la plus contestée du Choc des savoirs initié par Gabriel Attal, car elle modifiait en profondeur la philosophie du collège unique et de son corollaire, l’égalité des droits. Tri social, séparatisme, stigmatisation des élèves les plus faibles…
 
Les nombreux arguments du SE-Unsa ont été entendus par la ministre de l’Éducation nationale. Le mot niveau a disparu de la note de service, n’en déplaise au Premier ministre. Dépourvus de ce complément du nom dérangeant, les groupes sont désormais constitués en tenant compte des besoins spécifiques de chaque élève, et non plus à partir d’un niveau établi par des résultats d’évaluations. Le texte a donc transformé les groupes de niveau en groupes tout court. Par conséquent, les enseignants ont la possibilité de constituer des groupes de besoin, et contrairement aux propos de la ministre, il ne s’agit pas uniquement de sémantique : ces groupes de besoin n’ont pas vocation à être homogènes, et cela fait toute la différence.
Même si le fantôme des groupes de niveau chers à Gabriel Attal apparaît dans la phrase les groupes qui comportent un nombre important d’élèves en difficulté sont en effectifs réduits, il revient bien aux équipes pédagogiques, dont l’expertise est reconnue, de constituer ces groupes comme ils l’estiment pertinent.
 

La dérogation : une souplesse bienvenue mais tardive et insuffisante

Autre coup porté aux groupes de niveau qui auraient mis fin à l’hétérogénéité : le principe de dérogation à l’organisation des enseignements de mathématiques et de français en groupes. La note de service prévoit, pour les établissements qui le souhaitent, une dérogation à cette organisation générale : les élèves, à des périodes de l’année qui ne doivent pas excéder dix semaines au total, peuvent être rassemblés au sein de la classe de référence, comme dans les autres disciplines. Le travail en groupes n’a de sens que si l’on peut mesurer les progrès des élèves au sein de la classe de référence, en français comme en mathématiques. Le texte le permet, mais se fait l’écho des propos du Premier ministre en précisant que ces périodes doivent être l’exception : elles sont donc limitées à dix semaines dans l’année scolaire.
 
Le SE-Unsa déplore ce bornage qui restreint la liberté pédagogique des enseignants. Par ailleurs, la plupart des collèges ont déjà organisé l’année prochaine avant la parution tardive de la note de service, sur la foi d’annonces qui imposaient alors des groupes de niveau et une organisation des enseignements de français et de mathématiques en groupes sur la totalité du volume horaire de ces disciplines, sans dérogation. Leur permettre de revenir sur cette organisation est impératif.
 

L'avis du SE-Unsa

Cette note de service était aussi attendue que redoutée. Elle lève une partie de nos craintes en supprimant le terme niveau qui n’était pas acceptable idéologiquement. Elle rend une partie de leur liberté aux établissements et à leurs équipes en concédant une dérogation à l’organisation imposée. Cependant, elle ne résout pas les difficultés d’organisation rencontrées, les accentuant même par un retour en arrière possible mais qui sera difficile à enclencher dans la plupart des collèges qui ont déjà acté leur organisation de la rentrée prochaine. Du temps doit donc leur être accordé afin qu’ils ne soient pas contraints d’adopter une organisation « par défaut ». Deux demi-journées banalisées ne suffiront pas !
 
Les alignements des cours de français et de mathématiques exigés par le ministère, afin de pouvoir constituer des groupes d’élèves issus de différentes classes, ne permettront pas des emplois du temps conciliants, pour les élèves comme pour les enseignants.
 
Les contenus pédagogiques nécessitent davantage que l’exemple unique proposé dans la note de service, et encore une fois il faudra du temps aux équipes pour élaborer des progressions et évaluations communes, pour constituer et faire évoluer les groupes, hors du conseil de classe qui n’est pas l’instance adaptée à cette tâche, confiée à la seule expertise des enseignants. 
 
Le SE-Unsa reste opposé à l’ensemble des mesures du Choc des savoirs et à leurs conséquences néfastes pour l’École.
 
 

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Le Conseil supérieur des programmes planche actuellement sur la redéfinition du socle commun et des programmes. Il est important d’examiner dès ce stade un levier important du changement pédagogique : l’évaluation des compétences. En effet, reporter cette question à un deuxième temps, c’est prendre le risque de retomber dans les errements du LPC. mais comment évaluer les compétences des élèves ? La recherche peut nous y aider.

Qu’est-ce qu’être compétent ?

Parmi les multiples définitions possibles, on s’accorde souvent sur l’idée que l’élève compétent est celui qui est capable de résoudre des tâches complexes et inédites qui demandent le choix et la combinaison de procédures apprises.

Évaluer une compétence remet en cause le contrat didactique traditionnel en proposant une situation nouvelle et complexe qui ne fait pas l’objet d’un enseignement préalable.

La notion de compétences a un caractère ambigu car elle renvoie autant au résultat attendu qu’au processus qui s’actualise dans une performance, selon Olivier Rey.

Pour Philippe Perrenoud, l’enseignant doit adopter une posture d’observateur professionnel des élèves au travail, qui peut retracer le développement de la compétence dans le temps.

Reste à savoir comment certifier qu’une compétence est maîtrisée et comment organiser les évaluations.

Des procédures pour évaluer les compétences ?

Dans sa note d’information, Olivier Rey rappelle quelques réponses apportées par les chercheurs. Richard et Bissonnette identifient par exemple trois stades qui mènent à la compétence :

  • la capacité (quand, comment et pourquoi le faire ?) ;
  • l’habileté (quoi faire ?), s’assurer la maîtrise de tâches simples ;
  • l’utilisation judicieuse, réussie et répétée (niveau de conscience métacognitive).

Rey, Carette, Defrance et Kahn en 2006 imaginent une évaluation composée de trois épreuves successives allant du plus complexe (la compétence) au plus simple (la procédure).

  • épreuve complexe : repeindre une salle de classe, de la demande d’autorisation au calcul du nombre de pots;
  • une seconde épreuve où la tâche complexe est décomposée en procédures de base à choisir (tâches partielles) pour vérifier la capacité de cadrage de l’élève à identifier les ressources pertinentes pour réussir la tâche;
  • la troisième phase vise à vérifier la maîtrise des procédures de base hors contexte, comme les exercices scolaires classiques.

Roegiers tente de rendre opérationnelle cette évaluation des compétences.

  • le nombre de compétences doit être limité : 2 ou 3 par discipline et par année constitue un maximum;
  • les épreuves d’évaluation doivent elles-mêmes être constituées de situations complexes qui témoignent de la compétence définie. Elles se rapprochent de situations réelles;
  • les épreuves d’évaluation doivent être rédigées de manière à ce que l’évaluation des compétences soit juste. Impossible par exemple de déterminer le niveau de maîtrise d’une compétence avec une seule évaluation;
  • surtout, pour Roegiers, les compétences doivent être bien rédigées pour être évaluables, en combinant le complexe et le concret. Calculer la quantité de glucides dans un menu est une procédure concrète alors que se nourrir de manière équilibrée est complexe, mais difficilement évaluable dans un cadre scolaire. D’où la nécessité de formuler la compétence à évaluer sous une forme concrète et complexe : Composer un menu équilibré à partir d’une liste d’aliments donnés.

Au terme de cet aperçu, on peut retenir quelques conditions à l’évaluation des compétences. Si elles doivent être listées, car elles constituent des objectifs de formation, leur évaluation doit être revue et déclinée en niveaux de maîtrise. Il faut se méfier de la parcellisation des compétences en microcompétences et en items, car le risque serait de fractionner et démultiplier les évaluations. Au quotidien, l’évaluation formative sert aux enseignants à réguler les apprentissages, tandis que des épreuves variées rythment l’année et certifient des niveaux de maîtrise.

Les équipes organisent en amont les modalités d’évaluation partagées, qui correspondent à des tâches complexes, et leurs critères de réussite. Le CSP, à travers la révision des programmes et du socle, doit donc fournir aux équipes pédagogiques les moyens de travailler ensemble autour de l’acquisition des compétences des élèves, en définissant des compétences didactisées (socle commun), les situations et objets d’apprentissage (les programmes) et d’évaluation (via une banque nationale).


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Le congé parental est accordé de droit après la naissance ou l’adoption d’un enfant aux fonctionnaires, et aux contractuels, AED et AESH qui justifient d’au moins 1 année d’ancienneté (à la date de la naissance de l’enfant ou de l’accueil de l’enfant).

Les conditions et la durée

Le congé parental peut être pris à tout moment par les deux parents :

  • jusqu’au jour du 3e anniversaire de l’enfant né ;
  • au plus tard dans les 3 ans suivant la date d’arrivé de l’enfant adopté s’il a moins de 3 ans (réduit à un an pour un enfant de 3 à 16 ans).

Votre demande initiale doit être présentée au moins deux mois avant, le renouvellement 1 mois avant. Le congé est accordé par période de 2 à 6 mois renouvelables. Il n’est pas fractionnable.

La rémunération

Ce congé n’est pas rémunéré. Vous pouvez en revanche bénéficier de la prestation partagée d’éducation de l’enfant (PreParE).

La situation administrative

Pour les fonctionnaires, les droits à avancement sont conservés dans la limite d’une durée de 5 ans pour l’ensemble de votre carrière.

Les contractuels, AED, AESH bénéficient de cette prise en compte pour les avantages liés à l’ancienneté, dans la limite d’une durée de 5 ans.

Pour les stagiaires, le congé parental reporte la date de fin du stage du nombre total de jours d’absence.

Pour en savoir plus, contactez votre équipe locale du SE-Unsa.


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Le congé de proche aidant permet de cesser temporairement son activité professionnelle pour s’occuper d’un proche qui est handicapé ou en situation de perte d’autonomie.

Le congé de proche aidant peut être accordé à un fonctionnaire (stagiaire ou titulaire), ainsi qu’à un contractuel, AED ou AESH.

Personnes accompagnées

La personne accompagnée, qui présente un handicap ou une perte d’autonomie, peut être :

  • la personne avec laquelle l’agent vit en couple (mariage, Pacs, union libre),
  • un ascendant, un descendant,
  • l’enfant dont il assume la charge (au sens des prestations familiales),
  • un collatéral jusqu’au 4e degré (frère/sœur, tante/oncle, cousin·e germain·e, neveu/nièce, grand oncle/grande tante…),
  • un ascendant, un descendant ou un collatéral jusqu’au 4e degré de la personne avec laquelle l’agent vit en couple (mariage, Pacs, union libre),
  • une personne âgée ou handicapée avec laquelle l’agent réside ou dont il s’occupe régulièrement de manière non professionnelle.
 

La durée

La durée du congé est fixée à 3 mois maximum renouvelables dans la limite d’un an sur l’ensemble de la carrière.
Il peut être pris de manière continue, fractionnée par période d’au moins 1 demi-journée, ou pris sous la forme d’un temps partiel.

La demande

Pour bénéficier de ce congé, l’agent adresse sa demande par écrit à son autorité hiérarchique au moins 1 mois avant le début du congé (15 jours avant le terme dans le cas d’un renouvellement). Il doit y indiquer les dates prévisionnelles ainsi que les modalités de son utilisation et accompagner cette demande de pièces justificatives.
 
Ce congé est de droit. L’administration ne peut donc pas le refuser.
 

Dans certains cas de figure l’agent peut demander que les modalités et/ou les dates prévisionnelles soient modifiées. Il pourra aussi renoncer ou mettre fin de manière anticipée à son congé sous certaines conditions.

Pour en savoir plus, contactez votre équipe locale du SE-Unsa.

La situation administrative et la rémunération

Le congé de proche aidant n’est pas rémunéré. Une allocation journalière du proche aidant (AJPA) peut cependant être versée par la CAF ou la MSA.

Pour les fonctionnaires, le congé de proche aidant est assimilé à une période de service effectif et est prise en compte pour la retraite.

À l’issue de ce congé, les contractuels, AED, AESH conservent le bénéfice de leur contrat, sous réserve que celui-ci n’ait pas pris fin.

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