Carte scolaire 2026

Les organisations syndicales SE-Unsa 22, CGT Éduc’Action, FSU 22, , SNUDI-FO 22, SUD Éducation 22 ainsi que la FCPE 22 alertent une nouvelle fois sur les conditions de travail et de réussite des missions d’enseignement dans le premier degré dans les Côtes-d’Armor.

Grève et rassemblements locaux le jeudi 5 février 2026 à 11h30 :

  • à Saint-Brieuc – préfecture
  • à Lannion – devant la circonscription de l’Éducation nationale
  • à Guingamp – devant la circonscription de l’Éducation nationale
  • à Dinan – devant les circonscriptions de l’Éducation nationale
  • à Paimpol – devant le lycée Kerraoul

 


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Ce mois de janvier n’étant pas encore fini, nous avons profité de l’envoi de nos voeux aux parlementaires du 22 pour les alerter sur la situation réelle dans nos classes. Un timing qui correspond à l’annonce des prévisions de carte scolaire faites par le ministre lors du CSA Ministériel du 26 janvier.


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Cette audience a été demandée par le SE-UNSA de l’Académie de Rennes qui était représenté par Tanguy Jouaut, secrétaire Académique du Se-UNSA et Robin Maillot, secrétaire école de l’Académie de Rennes, par ailleurs secrétaire départemental du Se-UNSA 22 et représentant de l’UNSA Éducation Rennes en CSAA et F3SCT Académique.

Nous avons été reçus par Mesdames DUTERTRE, responsable du dialogue social au Rectorat et GONTARD, conseillère technique de la Rectrice en charge de l’École inclusive.

Compte-rendu ci-dessous ou ici en pdf

Enfants hautement perturbateurs et inégalité public/privé

SE–UNSA : Nous avons alerté, une nouvelle fois, notre hiérarchie de la situation des personnels dans notre Académie en souffrance du fait d’élèves à besoins éducatifs particuliers de plus en plus difficiles à gérer, de plus en plus violents et de plus en plus nombreux.

Au nom de l’UNSA Éducation ou du Se-UNSA, nous ne cessons d’alerter au sujet des EBEP, nous radotons et continuerons à le faire car « chaque année c’est pire » ! Nous ne parlons pas d’enfants turbulents mais d’enfants qui vous insultent, vous tapent, vous mordent (les personnels ou les autres élèves), refusent tout et notamment d’aller en classe, font du bruit en permanence, quittent la classe ou l’école. Ces élèves sont soit des élèves dans une classe inadaptée à leurs besoins, soit des enfants très jeunes, hyperviolents. Dans un certain nombre de situations, ces élèves sont en souffrance, tout comme leurs camarades et les adultes qui les encadrent. Notre crainte, répétée à de nombreuses reprises, est qu’il se passe quelque chose de grave : pour les élèves à besoins éducatifs particuliers, pour leurs camarades de classe ou pour les personnels de l’école, et nous n’oublions surtout pas les AESH en première ligne.

Certains professionnels subissent une violence quotidienne et c’est insupportable, nous ne savons pas comment ils font pour tenir, mais ils sont humains et à un moment peuvent avoir un geste malheureux…

Le 24 septembre 2024, lors d’une audience avec M. le recteur, nous l’avions alerté de manière très simple en lui indiquant que les personnels de l’Académie veulent juste pouvoir faire classe, être respectés et protégés.

Lors de la précédente audience avec Mme Insel, le 19 mai 2025 dernier, nous avions porté les mêmes problématiques, dénoncé les mêmes conditions de travail pour lesquelles les personnels ne cessent d’alerter leur hiérarchie en rédigeant des fiches de santé et sécurité au travail. Mais tout le monde n’en fait pas et leur rédaction prend du temps et est surtout impactante car on revit une deuxième fois ce que l’on a vécu. Leur principale préoccupation est celle de leurs élèves !

Pour être concrets, et nous le sommes toujours, avant de venir à cette audience, nous avons lu les 10 dernières fiches santé et sécurité au travail rédigées dans l’Académie.

En voici les titres :

– Coups et blessures

– Agression verbale et physique d’une AESH par un enfant de MS

– Élève TDAH + TOP en crise (2 fiches, 2 jours de  crise)

– Problématique avec un élève violent

– Chauffage

– Élève à comportement difficile

– Évènement du 3 décembre

– Violence verbale d’un élève de GS

– Élève qui pousse tout le monde à bout

Nous avons d’ailleurs choisi de lire le contenu d’une de ces fiches rédigée par une AESH dont l’alerte résume celles qui sont saisies chaque jour et donc ce que vivent certains personnels. Nos alertes sont on ne peut plus concrètes ! « J’écris pour un élève coutumier de crises de colère qui ce matin-là était, une fois encore, en mode provocation. Déchirant sa feuille et  celles de ses camarades, les transformant en boulettes, les mettant dans le sac de la maîtresse, tout en nous narguant.  Ensuite, il a lancé toutes sortes d’objets sur les adultes (l’autre AESH présente, l’enseignante et moi-même) puis il  essayé de lancer une chaise sur l’une d’entre nous et il s’en est pris à l’extincteur. J’ai dû lui enlever des mains un couteau et une paire de ciseaux car il voulait découper tout ce qui lui passait sous les yeux. Après s’en être pris au mur en placo, il a dirigé ses coups de pieds vers nous. Je ne compte même plus les insultes et les doigts d’honneur dont il nous a gratifiées. Nous étions à 3 pour l’empêcher de se sauver de la classe… Il nous a tellement cherchées que j’ai fini par craquer, j’en ai pleuré. Je suis à bout, idem pour l’enseignante. Nous ne pouvons plus travailler dans ces conditions, je pars le matin en me demandant ce qu’il va encore se passer dans la matinée… « 

Cette fiche a été écrite par une AESH, ils n’en écrivent pas souvent, n’osant pas ou culpabilisant. Ces personnels que nous n’oublions pas, très importants mais payés avec un salaire de misère, pas ou très peu formés, sont en première ligne et subissent violence verbale et physique.

A l’heure actuelle, il n’y a plus de crédit pour en recruter, donc on va détricoter des organisations pour gérer la pénurie, et enlever quelques heures par-ci par-là pour donner quelques heures à de nouveaux élèves notifiés. Ou pas… D’un coup de baguette magique on va diminuer un accompagnement pourtant nécessaire à un autre élève.

Quid de la dimension humaine pour les élèves, et pour les personnels AESH ?

Il faut rajouter à ceci :

  • Un taux d’encadrement dégradé, avec un P/E académique en retrait par rapport à la moyenne nationale (écart de 0,3 point depuis 2017)
  • Une académie en déclin : 18ème sur 23 académies en 2024.

Cela contribue certainement à ces difficultés.

Un département emblématique des dysfonctionnements de l’académie : l’Ille-et-Vilaine.

Il y a environ 1 200 élèves en attente de place en IME ou ITEP, 1 500 élèves notifiés sans AESH. Autre sujet d’inquiétude, l’explosion des fiches SST : les 914 fiches en Ille-et-Vilaine représentent 52 % des fiches de l’académie, dont un peu plus d’un tiers rien que pour Rennes !

Un autre département impacté : les Côtes d’Armor, totalement différent au niveau de son tissu d’écoles, beaucoup plus rural, il concentre les secteurs les plus pauvres de l’Académie, c’est le département de l’Académie où il y le plus fort taux de violence intrafamiliale, et il est dans les tous premiers à ce sujet au niveau national, on s’en passerait…

Plus généralement, les personnels de nos écoles en Bretagne sont en grande souffrance car 80 % des fiches SST de l’académie sont du premier degré.

Les enseignants ne peuvent être les seuls à porter la responsabilité de l’école pour tous. Ils tentent de compenser, à moyens constants, des carences qui dépassent l’institution scolaire. Il y a un risque de rejet de l’inclusion scolaire. Des élèves attendent une place en IME durant 5 ans, d’autres n’ont pas de place en ULIS collège et sont en classe ordinaire en attendant. D’autres doivent attendre plusieurs années qu’une place en ITEP se libère. Tout le monde est impacté, à commencer par les AESH, les collègues en maternelle aussi où il y a de plus en plus d’élèves violents ! Il n’y a plus d’assistantes sociales dans certains endroits, des psychologues EN sont en arrêt. La frange rurale souffre beaucoup en Bretagne. Certains parents refusent les soins pour leur enfant.

 

Rectorat : Nous sommes conscients de la situation. Il faut relativiser un peu la situation cependant. Dans l’académie, 1 816 élèves, dont 1 200 en Ille-et-Vilaine, sont en attente d’un accueil de jour (IME, ITEP), ne pas confondre avec les élèves en attente de SESSAD. Sur 24 525 élèves, 248 sont en attente d’ULIS. 1 % seulement des élèves en situation de handicap n’ont pas de place en ULIS. Il faut mobiliser les aides.

Chaque Dasen a un conseiller technique en santé mentale.

On envisage de former à la gestion des enfants EBEP dans le cadre de la formation maths par exemple.

Les inspecteurs et les conseillers pédagogiques seront formés aussi.

Il existe des professeurs ressources en neurodéveloppement : 3 dans le Morbihan, 2 dans le Finistère, 2 dans les Côtes d’Armor, 3 en Ille-et-Vilaine.

Il y a la plate-forme de l’ARS qu’il faut contacter.

Il existe une convention avec le Centre Autisme, des accompagnements existent (le Centre Ressource Autisme a des unités). Nous travaillons en lien avec l’ARS. Il faut aussi de la polyvalence : un IME doit pouvoir accepter un enfant autiste.

On peut saisir l’Équipe Mobile à la Scolarité.

Il existe le dispositif : Classe Répit (à Rennes notamment).

L’ARS dispose de 16 000 000 d’euros, ce n’est pas rien.

Pour les élèves hautement perturbateurs, à côté des équipes éducatives, il faut mobiliser les médecins scolaires qui sont fondamentaux, réaliser des IP, solliciter la Plate-forme de coordination et d’orientation (pour les élèves de 3 à 12 ans).

SE–UNSA : Il faut 5 ans pour trouver une place en IME et autant en ITEP !

Des médecins scolaires, est-il utile de rappeler qu’il n’y en a pas partout…

Nombre d’IP faites restent sans suite, et quand il y en a les services sociaux sont saturés, il n’y a pas assez d’assistantes sociales, de familles d’accueil.

Une seule Classe Répit en Ille-et-Vilaine, c’est insuffisant.

Autre problématique dans l’académie : le privé, ayant la main sur ses propres inscriptions d’élèves, peut ainsi éviter de gérer des élèves hautement perturbateurs qui sont « en inadéquation avec le projet de l’école » (tu m’étonnes !). Les parents exaspérés par ces élèves ingérables, se résolvent parfois à rejoindre le privé qui, lui, peut choisir ses élèves… Vous avez galéré pendant un ou deux ans, et en récompense les parents partent, exaspérés par des situations insupportables. Cerise sur le gâteau, vous avez une fermeture de classe.

Il y a certes des dispositifs mais c’est insuffisant et y faire appel demande beaucoup de temps, beaucoup de documents à remplir, pour parfois au final pas grand-chose, voire rien…

Bref, au quotidien, avec un élève ingérable, on fait comment ? Les autres élèves ont aussi le droit à une scolarité paisible ! Et l’impact sur les personnels est terrible !

L’école ne peut pas tout faire, nos collègues ne sont pas des soignants, des éducateurs, des assistants sociaux, des rééducateurs médico-sociaux, des vigiles, des policiers, etc.

Revendications du SE-Unsa :

  1. Des moyens humains immédiats par un recrutement massif d’AESH, des créations de places en IME/ITEP, un renforcement des RASED et notamment des maîtres G.
  1. Une revalorisation du P/E en Bretagne et plus particulièrement en Ille et Vilaine qui est à la traîne depuis plus de 10 ans.
  1. Une carte scolaire 2026-2027 intégrant la pénibilité réelle que vivent nos collègues au quotidien lorsqu’il y a un élève à forts troubles du comportement dans leur classe. Ce n’est certainement pas en fermant des classes, en les regroupant que la situation va s’améliorer. Donner des moyens c’est aussi ne pas fermer de classes. Notamment pour favoriser une inclusion présentée comme une priorité, mais sans moyens.
  1. Un plan d’urgence pour la santé mentale des élèves et des enseignants, mais avec des moyens réels !
  1. Une formation continue digne de ce nom pour aider les collègues à gérer l’inclusion.
  1. Une priorité absolue donnée à l’enseignement public qui concentre la majorité des difficultés.

Fonctionnement des PAS et des PIAL

SE–UNSA : Aucun département breton n’est département préfigurateur. Contrairement à ceux ciblés cette année par le Ministère, la mise en place des PAS (Pôle d’Appui à la Scolarité) s’est donc effectuée sans moyens dédiés, les postes de coordonnateurs PAS étant directement imputés sur les dotations de carte scolaire.

Dans certains départements, les coordonnateurs PAS ne sont pas spécialisés, ce qui semble inconcevable, et lorsqu’ils le sont, c’est qu’ils ont été retirés des dispositifs ULIS qu’ils avaient en charge… Ces mêmes dispositifs ne sont donc plus pourvus par un enseignant spécialisé. C’est une donnée à prendre en compte pour la prévision de départs en formation CAPPEI.

Nous nous questionnons également sur le devenir des actuels coordonnateurs PIAL. Seront-ils tous intégrés aux PAS, sur les missions de gestion des AESH, comme c’est le cas dans le Finistère ? Par ailleurs, si les territoires des PAS sont plus étendus que ceux des PIAL actuels, un point de vigilance subsiste quant à l’incidence sur les conditions de travail et les modalités d’affectation des AESH.

Pour finir, les PAS étant amenés à intervenir tant dans le public que dans le privé, il convient de les pourvoir en enseignants issus respectivement des deux corps, selon la répartition territoriale des effectifs entre public et privé.

RECTORAT :  Sur chaque PAS, il y a un établissement médico-social de référence. Il y a deux enseignants du privé pour 11 PAS dans le Morbihan. 75 % des sollicitations viennent du public. Concernant les AESH, il est prévu 60 heures d’adaptation à l’emploi avec comme entrée les besoins des élèves, module de 15 heures avant d’accompagner les élèves entre la signature du contrat et l’accompagnement des élèves.

Les réponses concernant les PAS restent vagues et incomplètes. Nous resterons vigilants.

Nous constatons que le recrutement est sous tension et que tous les besoins ne sont pas pourvus et la « pression » des familles est forte. Dans ces conditions, comment imaginer un module de 15 heures avant la prise de poste devant élève ?

Enfants à forts troubles du comportement et conséquences pour les personnels

SE-UNSA : L’école pour tous , telle qu’elle est imposée aujourd’hui, se fait parfois au prix de la souffrance des collègues et des élèves, faute de moyens pourtant nécessaires et indispensables.

 Cette situation est intolérable et met en péril la mission même de l’école publique.

 Pour aider les collègues, dont une grande partie est au bord de l’écroulement, le SE-Unsa demande :

–  Des réponses aux fiches SST des collègues, c’est un minimum pas toujours respecté

–  Une protection fonctionnelle plus rapide

–  Un réel soutien du Rectorat, des DSDEN, des IPR, des IEN… quand des collègues sont injustement mis en cause

–  la qualification d’accident du travail quand un enseignant, CPE, AED, AESH est agressé physiquement. Les refus sont très mal vécus par les personnels qui le vivent comme une seconde agression, un manque total de soutien de leur hiérarchie

– arrêter de requalifier trop souvent à la baisse les niveaux de faits établissement.

Enseignants Référents pour la Scolarisation des Élèves en situation de Handicap

SE–UNSA : L’administration peine à les recruter, certains ne sont pas spécialisés, d’autres envisagent de quitter la fonction… Leurs conditions de travail sont donc à questionner. Tous nous disent ne pas être en mesure d’assurer leurs missions pour chacun des élèves de leur secteur d’intervention et devoir prioriser, « trier » les élèves qui auront la chance de voir leur situation révisée dans le cadre d’une ESS.

Le nombre d’élèves notifiés augmente chaque année, et la disponibilité des ERSEH n’est pas extensible. Ce sont donc autant d’élèves et de familles laissés pour compte. Il y a plus de 10 ans, un porte-parole du Ministère promettait la limitation à 100 élèves par ERSEH. Aujourd’hui aucun ERSEH n’en a moins de 200, et pour beaucoup c’est plus de 300.

Les missions des ERSEH ne se limitent pas au suivi de la scolarité des élèves, et selon les départements, ils sont sollicités pour des actions de formation, le recrutement des AESH, les Pôles Ressources de circonscription, etc.

L’abandon d’AGESH (Application de Gestion des Élèves en Situation de Handicap) au profit du LPI (Livret de Parcours Inclusif) génère beaucoup de questionnements. À ce jour, il n’y a aucune certitude que le LPI permettra l’équivalent d’AGESH, dont certaines fonctionnalités faisaient gagner du temps.  

En 2017, les ERSEH ont certes obtenu une reconnaissance financière, mais cela reste insuffisant. Aujourd’hui, ce dont ont besoin les ERSEH c’est de temps pour pouvoir assumer sereinement toutes leurs missions, ce qui passe par une création de postes, pour une meilleure répartition des dossiers et de la charge de travail.

RECTORAT :  Dans le 22, un seul ERSEH n’est pas spécialisé.

La moyenne nationale est maintenant de 250 élèves gérés par un ERSEH.

Dans l’académie :

  • Morbihan : 206
  • Finistère : 276
  • Côtes d’Armor : 244
  • Ille-et-Vilaine : 249.

Finistère et Ille-et-Vilaine étant les plus peuplés, ces deux départements ont donc le plus de notifications.

SE–UNSA : Il est utile de rappeler que les chiffres seuls ne veulent rien dire. Lorsque vous suivez 10 élèves sur Rennes, cela n’a rien à voir avec 10 élèves en zone très rurale où il faut beaucoup plus de temps pour effectuer les déplacements.

Le Rectorat a eu du retard pour appliquer l’indemnité des ERSEH (les ERUN l’ont eue avant).

RECTORAT : Concernant l’application AGESH : cela devait être une application nationale au départ mais au final non car trop compliquée ! C’est une base de suivi, elle permet de repérer les besoins des élèves. Avantages du LPI : les quatre MDPH y ont accès, c’est sécurisé. Il y a un volet de saisie PAS, pas seulement pour les élèves souffrant d’un handicap. On peut demander du matériel adapté (par la MDPH aussi). Il y aura un module de gestion des AESH pour la rentrée 2026. Toutes les fonctionnalités de AGESH seront conservées dans un LPI stable et sécurisé.

Robin Maillot et Tanguy Jouault, vos représentants du SE–UNSA académique


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Ce stage organisé par le SE-UNSA 22 est ouvert à toutes et tous. Une demande de congé de formation devra être complétée et envoyée un mois avant le début du stage à votre hiérarchie (donc avant le 12 février). Merci de vous inscrire au plus vite en complétant notre formulaire, nous vous retournerons le document à transmettre et les modalités d’organisation.

Participation Stage AESH du SE-UNSA 22 le 12 mars 2026
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Le SE-UNSA 22 (représenté par Robin Maillot et Nadine Guédé) a été reçu par Mmes Lecoeur (IEN Adjointe au Dasen), Le Bot (responsable de la DIV1D22 par intérim) et Ménard (Cheffe de la DIVEL22). Cette heure d’échange est toujours un exercice important mais difficile car nous avons énormément de choses à dire, de messages à porter, de renseignements à demander, sans parler des situations personnelles ou urgentes que nous tenons aussi à présenter, et cela a représenté une partie importante de cette audience…

Plus que jamais le SE-UNSA, syndicat utile et concret !

Conditions Météorologiques difficiles

SE–UNSA 22 : « Actualité fraîche » oblige, nous avons évoqué la situation météorologique en vigueur dans notre département depuis ce début d’année 2026. Nous avons alerté sur les difficultés de transport (voire impossibilités) en insistant sur les risques encourus par les personnels. Lorsqu’il y a eu des accidents, il est très important de rappeler aux personnels concernés qu’il faut alors déclarer un accident de service. Nous avons rappelé qu’à l’impossible nul n’est tenu, surtout lorsque les risques sont grands. Nous avons pointé la différence entre le 1er degré et 2nd degré, très mal perçue par les collègues 1er D, qui sont parfois juste à côté des collèges où il n’y pas d’élèves accueillis, ou qui voient ceux-ci renvoyés chez eux dans l’après-midi. Nous avons dénoncé les injonctions de certains IEN rappelant que la présence des personnels est obligatoire, alors que la sécurité devrait être prioritaire. Autre problème dû aux très basses températures en vigueur, les écoles où il n’y a plus de chauffage ! Il y fait parfois moins de 15 degrés, voire 10 degrés, ce qui n’est absolument pas des conditions pour faire classe.  Pourquoi ne sont-elles pas fermées ?

 A DASEN : Si les personnels ne peuvent venir ou partent plus tôt, ils doivent prévenir leur école et leur circonscription. Il n’est pas question de sanction, de pénalisation mais simplement de savoir où ils sont. On ne peut pas fermer les écoles, ni le directeur (qui n’est pas chef d’établissement, il faut le rappeler), ni l’IEN, ni le DASEN. Seul le maire, avec autorisation du préfet, a le pouvoir de fermer l’école.

L’école accueille, avec les moyens PE et/ou mairie possibles.

SE–UNSA 22 : Il y a réellement un sentiment d’injustice pour les collègues du 1er degré comparativement à leurs collègues du 2nd degré. Et nous le redisons également, lorsqu’il y a des températures très basses, les maires pourraient, devraient fermer.  

A DASEN : Certains l’ont fait…

SE–UNSA 22 : Pourquoi le préfet n’a pas demandé aux maires de fermer ? Il y a des alertes météo incitant les automobilistes à ne pas circuler, des interdictions de transports scolaires mais on laisse nos collègues prendre parfois de grands risques pour rejoindre leur école.

A DASEN : Fermer une école primaire n’est pas dans l’ADN d’un préfet. Le Service public et sa continuité sont jugés prioritaires.   

SE–UNSA 22 : Oui, nous avions compris que la sécurité de nos collègues passait après « l’intérêt supérieur ». Nous tenons à vous rappeler que les collègues sont parfois éloignés de leur lieu de travail et ce n’est pas par choix, certains secteurs géographiques étant très difficiles à obtenir, sans oublier les collègues qui sont dans les Côtes d’Armor et qui n’arrivent pas, par exemple, à rejoindre le Finistère.

Rendez-vous médicaux et autorisations d’absence dans notre département

A DASEN : Les absences pour rdv médicaux sont toujours acceptées, et avec traitement, dans notre département. On accorde une demi- journée lorsque cela suffit aux collègues car ces absences sont rarement remplacées, une organisation interne se met en place dans l’école. Ce traitement positif des demandes d’autorisations d’absence est un « avantage du 22 » où il y a une prise en compte de la dimension humaine, du fait qu’il n’y ait pas de médecin du personnel. Cela ne tiendra peut-être pas si on tombe en gestion académique car d’autres départements bretons ne les acceptent pas, ou sans solde.

Enfants à forts troubles du comportement

SE–UNSA 22 : Nous avons alerté sur différentes situations précises et aigues dans le département. Nous le faisons parfois directement en cas d’urgence ! Même si nous avons abordé des situations spécifiques, reviennent toujours les mêmes mots (maux ?) … Les fiches SST en sont un parfait, mais partiel, révélateur : dans certaines classes, il y a tout simplement impossibilité à pouvoir simplement faire classe, on passe son temps à protéger les autres élèves, à se protéger, à gérer des crises de plus en plus violentes. Ces conditions ont des effets terribles sur les personnels. La plupart tiennent mais au détriment de leur santé, et pour combien de temps ? Certains viennent à reculons en classe, en ayant peur de ce qui va se passer… Eh oui la priorité n’est pas les nouveaux programmes à appliquer ! Pas plus qu’évaluer tous les ans et à tous les niveaux… Un décalage insupportable entre nos gouvernants, celles et ceux qui font appliquer ce qui descend du ministère et la réalité, le quotidien de plus en plus de classes… Il faut vraiment que ceci soit pris en compte pour la future dotation et la prochaine carte scolaire. On n’entend parler que de la démographie en baisse et jamais de ces élèves en souffrance, de plus en plus violents et ingérables. Si on ferme de nombreuses classes, on va donc les regrouper au sein de classes, plus chargées. Cela ne va rien arranger ! N’oublions pas que les écoles publiques ont l’obligation d’accueillir tous les élèves, contrairement aux écoles du privé ! Et pour que nos gouvernants se rendent compte de ce qui se passe, il serait bien que ne soient pas minorés tous les faits établissements qui sont faits, ce qui est parfois le cas dans notre département où ils sont rabaissés au niveau 2 !

A DASEN : Oui parce que le niveau 3 c’est danger de mort. Les situations de handicap minorent la gravité même si c’est hyper violent, j’en ai conscience.

CARTE SCOLAIRE et incidences sur le MOUVEMENT

SE–UNSA 22 : Le calendrier des opérations de carte scolaire du 1er degré a été décalé pour ne pas « interférer » sur les élections municipales. Nous le regrettons car l’avenir des écoles publiques est pourtant un sujet majeur pour nos communes, pour leur avenir, pour leurs personnels. Décaler les opérations de carte scolaire, c’est toujours le cas lors de ces élections, n’augure rien de bon pour nos écoles. 

De plus cela aura des incidences sur un autre calendrier, celui du mouvement du 1er degré, ce qui impactera les services de la DIV1D qui devra travailler dans l’urgence. Avez-vous un projet de date de mouvement ?

A DASEN : Nous avons eu des consignes des ministères de l’intérieur et de l’Éducation nationale : rien ne doit se faire avant le 22 mars, date du second tour des municipales. Vous aurez donc les documents le 23 mars au matin.

  • Le GT prévu le 19 mars est reporté au 24 après-midi : 14h30 à 16h30. Des TD ont été bloqués pour les remplacements éventuels de représentants du personnel.
  • CSA : 26 mars et report 2 avril.
  • CDEN le 2 avril et repli le 9 avril à 17h.

Il faut un délai pour les opérations de mouvement puisque le préfet a 8 jours pour valider les mesures envisagées. Les vacances scolaires seront juste après. Il est probable que la date de début de mouvement sera au milieu des vacances scolaires : du mercredi au mercredi de la reprise, ce qui permettrait aux personnels de contacter les écoles les deux premiers jours de la reprise.

SE–UNSA 22 : Nous avons proposé que cela soit du jeudi au jeudi, afin de laisser un jour de plus aux personnels pour contacter les écoles (le vendredi étant le 1er mai).

AESH

SE–UNSA 22 : Nous regrettons le refus catégorique du Sénat (avec l’appui du gouvernement) du projet de loi donnant un statut à ces personnels indispensables, et si mal rémunérés, sans oublier leurs difficiles conditions de travail… Où en sommes-nous dans notre département sur les possibilités de recrutement d’AESH pour répondre aux nouvelles notifications ?

DIVEL : Tous les moyens AESH ont été attribués. Peut-être quelques modifications d’accompagnement, de départs… possibles. Comme il n’y a pas de budget voté, on attend. Le plafond d’emploi est saturé dans l’académie.

SE–UNSA 22 : Il y a pourtant des situations très complexes dans le département, d’enfants qui devraient avoir l’accompagnement préconisé, sans que l’on soit obligé de détricoter ce qui est déjà mis en place. Ce bricolage a des conséquences humaines importantes, pour les élèves suivis, pour les personnels AESH. Nous tenons aussi à revenir sur la situation financière des AESH, payés sous le seuil de pauvreté, nous ne pouvons qu’y penser avec la météo actuelle… Lors des CPAS, il y a des demandes d’aide financière simplement pour pouvoir se chauffer !
Quid de leurs interventions possibles sur le temps de midi ?

DIVEL : Cela a été parfois mis en place, après étude des situations, au cas par cas, avec l’IEN ASH et le secrétaire général. Il peut y avoir des retours négatifs mais on peut représenter le dossier si nouveautés. L’AESH doit aussi être volontaire.

SE-UNSA 22 : Nous avons eu des retours nous indiquant que c’était très difficile à obtenir… Même pour des élèves très empêchés, aux situations complexes.

Bref, on gère, une fois encore, la pénurie…

Situations personnelles, alertes

Nous avons porté nombre de situations ou problématiques !

Robin Maillot et Nadine Guédé, vos représentants du SE–UNSA 22


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Nous célébrons cette année le 120ᵉ anniversaire de la loi du 9 décembre 1905, dite loi de séparation des Églises et de l’État.

Pour l’UNSA, la laïcité est un principe républicain essentiel qui irrigue notre approche sociale et notre conception du syndicalisme. Nous sommes particulièrement attachés au respect de la liberté de conscience absolue de toutes les personnes qui vivent en France. La loi de 1905 s’inscrit pleinement dans cette logique de liberté et de protection.

Le SE-UNSA et l’UNSA Éducation font partie du  Comité National d’Action Laïque, avec la FCPE, la fédération des DDEN et la Ligue de l’enseignement.

Vous trouverez ci-dessous différents articles abordant les célébrations de cette importante loir et plus généralement la laïcité.


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Le SE – UNSA participe activement à l’action intersyndicale nationale (tous les syndicats sauf FO) et locale (tous les syndicats sauf FO).  Lors de la conférence de presse qui a eu lieu hier à Saint-Brieuc, collectivement, et c’est important à notre sens, nous avons porté nos légitimes revendications. Nous avons aussi présenté des éléments très concrets sur ces personnels indispensables qui mériteraient d’être considéré·e·s, respecté·e·s et reconnu·e·s (90% sont des femmes). Et nous n’oublions pas les élèves qui ont le droit à l’accompagnement préconisé, sur une durée appropriée…

article Le Café Pédagogique  (une mobilisation intersyndicale contre un scandale institutionnel)

article Ouest-France

article Le Télégramme


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côtes d'armor(1)

Monsieur le Préfet, M. le Vice-Président du Conseil Départemental, M. le Directeur Académique, mesdames et messieurs les membres du CDEN 22,

Nous remercions les personnels des services de la direction académique pour le travail fourni et les  informations transmises. A l’UNSA Éducation, nous ne les oublions jamais et savons qu’ils font au mieux avec les moyens qui sont donnés. Nous les remercions également des échanges que nous pouvons avoir avec eux afin de tenir compte de la dimension humaine des mesures.

Ce CDEN se tient ce 20 novembre, date fortement symbolique, encadrée par deux autres dates fortes, à savoir le 13 novembre et le 25 novembre.

Dix ans après le 13 novembre 2015, l’UNSA Éducation rend à nouveau hommage aux victimes, pense à leurs familles et leurs proches, nous n’oublions pas Samuel Paty et Dominique Bernard. L’UNSA Éducation pense à toutes les personnes engagées, parfois au péril de leur vie, qui dans nos services publics protègent, enseignent, soignent, accompagnent et font vivre nos valeurs. Premiers mots à retenir : service public, personnels.

25 novembre : seconde date très forte, journée internationale de lutte contre les violences à l’égard des femmes. L’UNSA Éducation réaffirme, aux côtés de la CGT, FSU, SUD et la CFDT, sa volonté d’en finir avec le fléau des violences sexistes et sexuelles. Troisième mot à retenir : femmes.

Nous vous alertons souvent dans cette instance sur l’enfance en danger, voici quelques données générales à l’occasion de la journée internationale des droits de l’enfant, en ce 20 novembre.

– 13 % des enfants de 6 à 11 ans présentent un trouble psychique (enquête ENABEE).

– 15 % des adolescents sont à risque élevé de dépression.

– 30 % des enfants n’ont pas de médecin traitant alors qu’ils sont entre 20 et 30 % d’une classe d’âge à présenter des troubles visuels non diagnostiqués.

– Un enfant meurt tous les cinq jours des suites de violences dans notre pays.

– Deux enfants par classe sont victimes de violences sexuelles (CIIVISE, 2023).

Quatrième et cinquième mot à retenir : enfants, santé mentale.

À la rentrée 2025, près d’un enfant en situation de handicap sur sept n’a pas d’AESH, sans compter les élèves qui ne bénéficient pas assez d’heures d’accompagnement AESH. Ce n’est pas nous qui le disons mais le nouveau ministre de l’Éducation nationale, Edouard Geffray, lors de son audition à la commission d’enquête de l’Assemblée nationale sur les défaillances des politiques publiques de prise en charge de la santé mentale et du handicap et les coûts de ces défaillances pour la société.

Sixième et Septième mot à retenir : inclusion, AESH.

Quel est le point commun entre service public, personnels, femmes, enfants, santé mentale, inclusion, AESH ?

Eh bien c’est très simple, il s’agit des grands oubliés de toutes les discussions en cours pour l’élaboration du futur budget 2026. Et le second point commun entre tous ces mots est qu’il concerne directement l’école publique.

Il me faut apporter un bémol, ils n’ont pas totalement été oubliés puisque l’on projette de fermer des postes en nombre conséquent. Certains parlementaires surenchérissent même sur le sujet sous couvert de la baisse démographique, on peut fermer à tout va !

Et là les mots (maux ?) que nous avons cités en point commun prennent alors toute leur importance. M. le Préfet, nous vous demandons d’en faire part au ministère afin qu’une autre focale que la démographie, que nous ne nions pas, soit étudiée pour la future carte scolaire.

Pourtant la plupart des constats et alertes que nous portons émanent des propres services de l’état, d’organismes publics ou de rapports parlementaires.

Pour l’UNSA Éducation, alors que nous sommes en train de faire le bilan de la rentrée passée, se profile déjà la prochaine rentrée. Nous ne pouvons passer sous silence l’état actuel des personnels de l’Éducation qui sont en souffrance au travail, là encore cela est attesté par les enquêtes internes du ministère.

Sur la santé au travail, de nombreuses données existent (accidentologie, DUERP, registres, congés, vieillissement des agents), mais on fait comme s’il n’y avait pas de problèmes.

Ce sont pourtant les personnels qui tiennent à bout de bras notre service public d’Éducation, bien qu’ils soient oubliés par leurs ministres successifs de tutelle.

Pour l’UNSA Éducation, si l’on veut parler d’égalité professionnelle femme-homme, la première chose à faire devrait être de considérer et de prendre en compte les conditions de travail de ses personnels tout court, et donc des femmes qui représentent plus de 75 % dans l’Éducation.

Concernant les risques psychosociaux et leurs conditions de travail, les personnels de l’Éducation alertent leur hiérarchie par le biais des fiches Santé et Sécurité au Travail. Dans cette instance nous évoquons régulièrement leur nombre et contenu inquiétant.

L’an dernier, il y a eu 736 fiches dans notre département, pour 185 établissements, dont plus de 140 écoles différentes. Plus des 2 /3  de ces fiches alertent sur la violence subie verbalement ou physiquement par des personnels, violence émanant parfois d’enfants très jeunes… Et quelle violence ! Cela continue puisque depuis la rentrée il y a eu 215 fiches, 70% de ces fiches concernent des faits de violence. La nouveauté est qu’il y a en plus de 11% d’entre elles qui concernent des agressions de parents.  A signaler que quelques fiches font état d’une agression verbale forte d’un maire envers les enseignants, durant un conseil d’école, et c’est inadmissible.

La santé mentale est aussi une priorité gouvernementale tout comme l’est l’inclusion. Eh bien si c’est vraiment le cas, il faut en tenir compte lors des moyens qui sont donnés en carte scolaire. Ne pas fermer de classes c’est donner de réels moyens à ces priorités affichées.

Décréter l’École inclusive ne suffit pas, il faut des moyens !

En ce qui concerne les AESH, la pénurie n’est pas une surprise. Les causes des difficultés actuelles sont connues : contrats précaires, salaires faibles, formations limitées, conditions de travail difficiles, parfois avec des missions floues et des plannings éclatés, repoussent les candidats. Si l’École inclusive est une ambition partagée et affirmée par les politiques publiques, elle ne pourra se concrétiser pleinement sans une reconnaissance réelle et durable du rôle des AESH. Créer un statut de fonctionnaire, investir dans leur formation et renforcer la cohérence du suivi ne sont pas des options mais des conditions essentielles pour garantir une inclusion scolaire de qualité, au service des élèves comme de la communauté éducative dans son ensemble.

A propos d’oubli, notre nouveau ministre semble avoir oublié, lors de ses constats sur l’école, qu’il a activement participé à la mise en place de la politique Blanquer-Macron depuis le début. Il a aussi oublié de respecter ses personnels et leurs représentants, les représentants de parents d’élèves et des élèves ce jour, en Conseil Supérieur de l’Éducation, qu’il a quitté quelques minutes après son début pour aller communiquer sur les résultats des évaluations nationales… Chacun ses priorités. Pour l’UNSA Éducation, celle d’un ministre devrait être ses personnels, les usagers de l’École et pas un énième plan de communication avec un public choisi…

Une fois encore, c’est son choix, notre ministre a ses enfants scolarisés dans le privé, où, je le cite : « Les enseignements sont par nature les mêmes et doivent être les mêmes. », il dit aussi que « Les règles y sont les mêmes. ». Pas pour tout en ce qui nous concerne, il y a notamment beaucoup plus d’opacité.

Le même ministre, une semaine auparavant, avait indiqué que « la situation de l’école était extrêmement inquiétante », pointant du doigt les « inégalités scolaires adossées aux inégalités sociales » et la « santé psychique et physique des élèves ». Là nous le rejoignons totalement, les règles ne sont effectivement pas les mêmes.

Le 12 novembre dernier au lycée Drouant à Paris, le CNAL, dont le SE-UNSA et l’UNSA Éducation sont des membres très actifs, a tenu son colloque. Les analyses des experts ont permis de donner corps à une réalité statistique désormais connue : le public fait au moins aussi bien que le privé, mais l’Institution n’en assure pas la promotion. Dans un contexte de concurrence déloyale (financement ou image véhiculée), l’École publique laïque arrive, grâce à son savoir-faire, à l’implication des familles et au dévouement de ses personnel. Un véritable tour de force, c’est ce que confirme l’enquête commandée par le CNAL auprès de l’IFOP. 

Nous terminerons en indiquant que le SE-UNSA a porté nationalement et localement une inquiétude forte sur l’avenir des INSPE dans notre Académie, et donc dans notre département.

Nous vous remercions de votre attention.

Robin Maillot et Marie Le Douce pour l’UNSA Éducation des Côtes d’Armor


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