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Certains retours nous parviennent, collègues AESH notamment qui étaient rattachés auparavant à la CPAM :

Une fois arrivé à la fin de la procédure, notification comme quoi l’envoi de mail pour le renouvellement de mot de passe est impossible.
 
Connexion avec ses identifiants + mot de passe CPAM mais ça ne fonctionne pas. Il faut repasser par la procédure de renouvellement de mot de passe.
 
Message qui dit de contacter le 3646 puisque l’envoi de mail est impossible mais la CPAM  renvoie vers un 09 72 72 40 60 de la MGEN qui est surbooké.
 
Autre contact MGEN : 36 76

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Audience M. Ruban 13/11/25

Présents : M. Ruban, adjoint au DASEN, de retour dans le 35 à la suite du départ en retraite de M. Bodin

Mme Lemyre, nouvelle cheffe de la Division des personnels du premier degré à la suite du départ de Madame Leborgne partie sur d’autres missions

Pour le SE-Unsa : Marine Delépine, Tanguy Jouault et Valéry Lamoure

1. Formation continue et constellations

Le dispositif est censé se déployer sur un cycle de 6 ans : chaque enseignant doit normalement bénéficier d’une année en français en constellations, d’une année en mathématiques en constellations, puis d’autres années avec des animations pédagogiques plus classiques.

Un certain nombre de collègues nous ont fait remonter que les constellations s’enchaînent de manière consécutive. Pour le département 35, on peut estimer que la mise en œuvre locale du dispositif a débuté vers la rentrée 2021, avec pour objectif un déploiement complet d’ici 2026-2027 .

Beaucoup souhaitent des formations qui correspondent à leurs besoins concrets. A titre d’exemple, un stage syndical sur les gestes qui sauvent s’est rempli en 6 heures !

Par ailleurs, les temps de formation sur site ne donnent pas droit à des remboursements kilométriques. Cela n’encourage pas les collègues, notamment directeurs/directrices, à se porter volontaires pour accueillir les constellations !

M. Ruban : L’échéancier du plan maths/plan français se trouve décalé d’un an : le plan maths devrait ainsi s’achever l’année prochaine. Les doublons de constellations proviendraient d’une volonté de n’écarter aucun enseignant de l’équipe, notamment ceux arrivés récemment par mutation ou carte scolaire.

Une enquête ministérielle indiquerait que les retours des enseignants sont positifs, même si M. Ruban reconnaît que seuls les enseignants satisfaits ont peut-être répondu, ce qui relativise quelque peu ces résultats.

Concernant les frais de déplacement, lorsqu’une constellation se déroule dans l’école des collègues, aucune évolution n’est possible : la réglementation est très stricte et n’autorise des remboursements que pour les déplacements hors commune. C’est le rattachement administratif qui compte. On essaie de faire en sorte que ce ne soit pas toujours la même école.

Enfin, pour ce qui est des formations, concernant l’exemple de formation syndicale que vous citez, il est sans doute plus simple pour un enseignant de suivre une formation syndicale sur temps de classe que de se rendre disponible un mercredi.

Analyse du SE-Unsa 35 : Les doublons de constellations pour « n’écarter aucun enseignant » est une réponse hors sol à nos yeux. Par ailleurs, le retour de l’enquête ministérielle ne correspond pas aux remontées du terrain ici. Pour les frais de déplacement, aucune solution n’est donc apportée puisqu’on se heurte encore à des questions de réglementation très strictes. Enfin, notre propos portait sur le contenu des formations institutionnelles proposées qui ne correspond pas aux attentes des collègues (maths/français notamment).

2. Direction et répartition des décharges

Il semblerait que les jours de décharge des directrices et directeurs d’école ne soient pas prioritaires sur les jours de décharge des collègues à temps partiel de leur école. Une carence d’information en la matière rend cette question illisible. Cela débouche parfois sur des situations inconfortables pour gérer une école. Exemple : une décharge de direction le mardi et le jeudi + un mercredi sur deux dans une école maternelle dans un quartier sensible de Rennes. Cela peut avoir des conséquences pour la gestion de toute une école. Une solution globale est-elle envisageable ou, à défaut, une réponse RH ciblée sur des problématiques rapportées ici et là.

M. Ruban : A sa connaissance, pas de règle générale quant à l’attribution des jours de temps partiel. M. Ruban considère que l’argument pédagogique ne peut être mis en avant, dans la mesure où il n’est pas figé et peut différer selon le point de vue du directeur ou de la directrice de telle ou telle école. La gestion des temps partiels est prioritaire. Il veillera à ce que des règles soient explicitées à la rentrée prochaine. M. Ruban rappelle également que le 35 accorde beaucoup de TP sur autorisation et que cela complique les répartitions. C‘est un travail d’orfèvre. Il conçoit cependant l’importance de faire attention aux décharges de direction. Un regard sera porté sur la situation précise que nous évoquons.

Analyse du SE-Unsa 35 : Nous avons acté que l’octroi facilité de nombreux temps partiels sur autorisation dans le 35 est une très bonne chose pour les personnels (qui doivent financer eux-mêmes leurs difficultés rappelons-le) et que cela entraîne un travail d’orfèvre pour la gestion de ces temps partiels. Nous prenons acte également qu’une demande de règles explicites sera réalisée.

3. Cadrage des modalités de travail et d’affectation des brigades et TRS

Brigades : Même si les deux statuts ont théoriquement fusionné, les anciens BDFC sont encore fléchés, notamment sur les remplacements CAPPEI. Or, plusieurs d’entre eux ont eu à effectuer des mercredis matins alors qu’ils étaient en remplacement fixe sur une école à 4 jours, leur quotité de service face élèves dépassant donc les 24h hebdomadaires. Cela soulève plusieurs problèmes : les collègues sont prévenus très tard de ces remplacements et contraints à une forme d « astreinte » le mercredi matin. Le suivi concernant la récupération de ces heures supplémentaires est vécu comme flou et hasardeux.

Nous demandons à ce que la désignation des brigades amenés à exercer ces remplacements supplémentaires du mercredi soit d’abord basée sur le volontariat et prévus à l’avance, que la récupération de ces heures soit anticipée, en essayant de laisser aux collègues la liberté d’en choisir la date.

TRS : Les collègues ne parviennent pas à comprendre le processus d’affectation. Les propositions de répartition élaborées par les secrétaires de circonscription n’ont pas toujours été suivies. Nous savons que les affectations doivent tenir compte de plusieurs facteurs : compléments à répartir, jours fixes de certaines décharges et de temps partiel avec priorité, critères géographiques… Mais les arbitrages sur la désignation de tel ou tel TRS sur tel ou tel complément restent opaques. Un TRS, surtout avec de l’ancienneté, devrait avoir la possibilité d’être stabilisé sur une école, ou prioritaire sur une formulation de vœux.

Nous demandons à ce qu’un cadrage clair et explicite soit communiqué sur les modalités d’affectation des TRS, selon des critères et un barème pré-établis. Les collègues doivent pouvoir a minima formuler des vœux de zones géographiques plus localisées que leur secteur d’intervention souvent très vaste.

M. Ruban : Il semble difficile d’introduire la notion de volontariat pour l’affectation des brigades sur le mercredi (crainte de ne pas avoir assez de volontaires). Les jours de récupération ne peuvent être pris sur les périodes de l’année où la tension sur le remplacement est plus importante. Une attention particulière sera néanmoins portée sur la désignation des brigades effectuant ces mercredis supplémentaires. Il y a un suivi très précis des heures de récupération des BDFC fait par Mme Agullo.

Mme Lemyre : L’affectation des TRS est menée de concert entre les services de la DSDEN et les circonscriptions, mais la demande de transparence a été entendue.

Analyse du SE-Unsa 35 : Le volontariat comporte certes un risque mais un certain nombre de collègues ne peuvent pas se libérer facilement au pied levé le mercredi matin (contraintes familiales, médicales…). Inversement, des collègues BDFC sont preneurs des remplacements sur mercredi matin. L’affectation des collègues TRS est un dossier complexe qui laisse trop de collègues en stress chaque année. L’avis des circonscriptions est fondamental (comme c’était le cas avant qu’un ancien adjoint au Dasen décide de tout centraliser).

4. Priorité médicale et carte scolaire

Pendant le mouvement premier degré 2025 il y a eu de problèmes liés aux collègues arrivés avec une priorité médicale dans des écoles. Ces collègues étaient parfois les derniers arrivés et, quand certaines de ces écoles ont eu une fermeture de classe pour la rentrée 2025, ils ont dû participer au mouvement en attendant la réponse du médecin de prévention qui devait statuer sur le maintien de leur priorité ou pas dans leur école. Cela a engendré des situations intenables quand la réponse de maintien était actée et qu’un autre collègue apprenait en cours de mouvement que c’est lui qui devait partir. Importance du calendrier ici : la circulaire pour les personnels ayant des problèmes de santé qui paraît en novembre /décembre avant la carte scolaire est fondamentale car elle conditionne la suite.

Il faudrait prévoir une identification plus rapide des personnes en priorité médicale touchées par la carte scolaire après le CSA SD et une information rapide de la DSDEN pour gagner du temps. Le RDV avec le médecin de prévention devrait se faire au moins une semaine avant l’ouverture du serveur.

Mme Lemyre : Il est prévu qu’au mouvement 2026 que l’articulation soit mieux calibrée entre le calendrier du SMA et celui du Mouvement afin d’éviter ces écueils.

Analyse du SE-Unsa 35 : Ceci est une vraie avancée qui sécurisera les personnels en cas de mesure de carte scolaire. L’année dernière, les vacances de certains personnels du SMA ont coïncidé avec l’ouverture du serveur.

5. Compensation pour le reclassement des lauréats avant 2023

Depuis 2023, les lauréats du CRPE voient leur ancienneté professionnelle reprise, même dans le secteur privé, pour recalculer leur échelon. S’y associent un gain de salaire, et depuis l’année dernière des points supplémentaires pour le barème du mouvement. C’est donc la double peine pour les collègues ayant obtenu le concours avant 2023, notamment ceux en reconversion professionnelle, qui ont donc tout recommencé à zéro à un âge plus ou moins avancé. Nous savons qu’il est impossible d’envisager un reclassement rétroactif de tous les personnels mais il est injuste que les collègues lésés sur le plan salarial doivent en plus passer après les nouveaux collègues au mouvement.

Nous demandons à ce qu’une compensation sous forme de bonification pour le barème du mouvement soit proposée aux lauréats antérieurs à 2023 qui justifieraient d’une carrière antérieure de 10 ans ou plus.

Nous allons porter cette problématique au niveau du SE-Unsa national car c’est vraiment injuste pour certains collègues qui ont eu le concours avant 2023. Nous soulignons que des collègues envisagent de démissionner pour repasser le concours dans le public.

Mme Lemyre : Il est impossible de déroger aux LDG (Lignes directrices de gestion) nationales en mettant en place de nouvelles bonifications qui viendraient percuter les priorités légales. La DSDEN 35 n’a pas de marge de manœuvre sur le éléments de barème.

M. Ruban : Il lui semble risqué de démissionner tant au niveau de la nomination académique que de la probabilité d’obtenir le concours. Certaines académies sont plus simples à avoir que d’autres ! Mais ensuite il est quasiment impossible de revenir.

Analyse du SE-Unsa 35 : Il n’y a pas que les priorités légales (rapprochement de conjoint, handicap, quartiers sensibles, carte scolaire…) qui rapportent des bonifications. Au niveau des LDG nationales cela pourrait concerner la priorité légale pour les « agents justifiant d’une expérience et d’un parcours professionnel ». D’autres majorations et bonifications hors priorités légales existent cependant. Les LDG académiques (vues en CSA-A) ont une marge en la matière.

6. École inclusive et AESH

Nous avons alerté sur plusieurs difficultés rencontrées dans le département, notamment le manque de places en ITEP et IME, l’accueil d’enfants présentant très jeunes des troubles importants du comportement, l’impact sur les conditions de travail des AESH et la violence non reconnue en accident de travail subie par les AESH.

Nous demandons un groupe de travail sur l’école inclusive avec les syndicats.

M. Ruban : Le Directeur Académique relance régulièrement l’ARS concernant le manque de places en établissements spécialisés. Il fait de son mieux ! Une cellule de veille se réunit tous les 15 jours pour étudier les situations les plus préoccupantes du département. Création d’une classe de répit scolaire, création d’ULIS supplémentaires… Le DASEN rappelle également être attaché aux conditions de travail des AESH.

Analyse du SE-Unsa 35 : Nous avons rappelé que, faute de solutions adaptées, des élèves relevant plutôt de structures ITEP sont orientés en ULIS ou en classe de répit scolaire. Cela conduit à des situations pédagogiques et humaines impossibles et cela fausse totalement le taux d’encadrement attendu. Nous avons donc renouvelé notre demande d’un groupe de travail intersyndical sur l’école inclusive, indispensable pour traiter ces problématiques de façon collective et sérieuse.

Exemple concret : situation d’une AESH agressée

Nous avons évoqué un cas récent : une AESH frappée par un élève autiste, aujourd’hui en état de choc post-traumatique, et engagée dans une démarche de reconnaissance en accident du travail. Après un rendez-vous avec l’IEN ASH et l’IEN de circonscription, aucune solution n’a été proposée, si ce n’est de reprendre la mission à l’identique. L’administration refuse de la déplacer alors qu’elle n’intervient dans cette école qu’à 25 %.

Cette gestion, que nous qualifions de calamiteuse, interroge profondément. Nous demandons à ce que les IEN soient formés à la gestion de crise et à la prise en compte du traumatisme.

Nous dénonçons avec force certains propos inacceptables tenus lors des échanges :

« Comme c’est un enfant autiste, on ne peut pas vraiment parler d’agression… Et imaginez si on devait déplacer toutes les personnes qui se font frapper ! »

Ces paroles sont choquantes, déplacées et totalement incompatibles avec une culture de prévention et de respect. Nous exigeons que :

  • la violence ne soit jamais banalisée, quelle qu’en soit l’origine

  • la dignité et l’intégrité des personnels soient respectées

  • les réponses institutionnelles soient à la hauteur des risques psychosociaux réels

Nous réaffirmons que l’humain doit rester au cœur des décisions, et que les personnels ne peuvent plus être exposés à de telles situations sans soutien ni considération.




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Madame la Rectrice, mesdames et messieurs les membres du CSA Académique,

Le 13 novembre 2015, la France était frappée en plein cœur.

Au Stade de France, au Bataclan, sur les terrasses de cafés parisiens, des femmes et des hommes, jeunes et moins jeunes, ont été assassinés par des terroristes islamistes parce qu’ils vivaient, parce qu’ils incarnaient la liberté et la démocratie. Dix ans après, la douleur et la mémoire persistent au plus profond de chacune et chacun d’entre nous.

Dix ans après le 13 novembre 2015, l’UNSA rend à nouveau hommage aux victimes, pense à leurs familles et leurs proches. Elle pense à toutes les personnes engagées, parfois au péril de leur vie, qui dans nos services publics, protègent, enseignent, soignent, accompagnent et font vivre nos valeurs.

L’UNSA s’opposera avec force aux dérives identitaires de tous bords et poursuivra, avec constance, son combat syndical pour la dignité, pour les libertés, pour la République et la démocratie. Pour cela elle portera avec force la fraternité et la laïcité pour submerger l’obscurantisme, la haine, le racisme et l’antisémitisme.

Pour en revenir à ce CSAA, comme l’ont dit récemment nos représentants nationaux lors du CSA MEN, L’UNSA Éducation souhaite rappeler, à l’occasion de l’examen du Rapport Social Unique (RSU), que cet outil doit être avant tout un levier d’analyse, de débat et d’action au service de la politique de gestion des ressources humaines du ministère.

Nous remercions les personnels des services du rectorat pour l’important travail fourni et ces nombreuses et précieuses informations. Nous nous félicitons des échanges qui ont eu lieu sur ce sujet.

Nous avons besoin d’un RSU véritablement utile et efficace, permettant d’engager des discussions concrètes sur l’évolution de la qualité de vie et des conditions de travail, des conditions d’emploi, de la rémunération et de l’attractivité des métiers, à partir des constats qu’il met en évidence.

Or, force est de constater que le document présenté répond peu à cette ambition. Il se limite trop souvent à une simple compilation de données issues de la base de données sociales, sans véritable analyse, sans mise en perspective, ni articulation avec les Lignes Directrices de Gestion stratégiques.

L’UNSA Éducation demande que le RSU devienne réellement un outil stratégique de pilotage RH, permettant de s’engager sur des objectifs concrets, mesurables et réalisables. Il faut faire du RSU un instrument au service de l’amélioration concrète des conditions de travail et de vie des agents du ministère.

L’objectif du RSU n’est pas de produire des chiffres, mais de fournir des indicateurs pertinents, permettant d’identifier des tendances et d’orienter les politiques publiques.

Concernant les risques psychosociaux, il est urgent d’en tenir compte !

Sur la santé au travail, de nombreuses données existent (accidentologie, DUERP, registres, congés, vieillissement des agents), mais aucune stratégie globale n’est dégagée pour y répondre.

L’UNSA Éducation alerte une nouvelle fois sur la part croissante de l’indemnitaire dans les rémunérations, particulièrement pour certaines filières à l’instar de la filière administrative. Cette évolution accentue la précarité à la retraite, les primes n’étant que très faiblement prises en compte dans le calcul des pensions.

En matière de déroulement de carrière, les inégalités demeurent fortes. Les critères d’avancement et d’accès au deuxième grade varient considérablement selon les corps, sans vision d’ensemble.

Les difficultés de mobilité professionnelle et géographique restent récurrentes, sans traitement stratégique. Les bilans se succèdent, mais aucune perspective n’est réellement discutée.

Sur le plan de l’égalité femmes-hommes, les écarts persistent, notamment en matière de rémunération. Des mesures volontaristes et concrètes doivent être engagées pour inverser cette tendance.

Nous y reviendrons puisque c’est un des sujets qui sera évoqué. Pour l’UNSA Éducation, le préalable d’un plan d’égalité professionnelle devrait être de considérer et de prendre en compte les conditions de travail de ses personnels, ce qui n’est absolument pas la priorité de notre ministère qui continue à faire comme si de rien n’était. Et ce que nous avons entendu et lu lors de la préparation du futur budget est pour le moins inquiétant et une fois encore totalement déconnecté de la réalité. L’État employeur doit cesser de se défausser. Assumer ses obligations, c’est reconnaître le travail accompli, garantir des conditions de travail décentes et investir massivement pour redonner sens et confiance à toute la communauté éducative.

L’UNSA Éducation dénonce toujours aussi fortement la rémunération à 90% lors d’arrêts de travail, qui est un véritable scandale qui impacte plus particulièrement les femmes qui sont majoritaires dans le service public d’éducation (dans le service public aussi d’ailleurs, notamment hospitalier, auquel nous pensons, qu’il parait lointain le temps des applaudissements le soir). Le ministre de la FP a annoncé le rallongement du congé pathologique prénatal d’une semaine. Cet allongement devrait aider de nombreuses agentes.

Si l’UNSA Éducation est évidemment favorable à cette mesure, elle continue de demander la suppression de la baisse de 10% des rémunérations pendant un congé maladie ordinaire. Elle revendique encore plus particulièrement que les agents enceintes malades qui doivent prendre un congé maladie ordinaire puissent conserver 100% de leur rémunération. Au nom de l’UNSA Éducation, nous insistons une nouvelle fois en instance académique sur la santé des femmes, dans nos métiers qui sont très féminisés. Menstruations, endométriose, PMA, grossesse, ménopause : autant de réalités spécifiques invisibilisées.

L’évolution très forte de la part des contractuels interroge également sur la stratégie du ministère et notre Académie n’est pas en reste. Pourquoi refuser la fonctionnarisation des AESH, alors même qu’ils répondent à des besoins permanents du service public d’éducation ?

Le recours massif à la précarité ne saurait tenir lieu de politique de ressources.

Nationalement ou académiquement, les données du RSU révèlent par ailleurs une augmentation des absences pour raisons de santé, notamment, mais pas seulement, en lien avec le vieillissement des agents, nous parlerons de personnels expérimentés présents en grand nombre dans notre Académie !

Faute de moyens, aucune politique n’est réellement mise en œuvre pour anticiper ou accompagner cette évolution : pas ou trop peu de stratégie sur le remplacement, le reclassement ou l’adaptation des postes.

Il est fondamental que tous les personnels puissent accéder au dispositif de la retraite progressive.

Nous reviendrons plus particulièrement sur le RSU et le plan académique d’égalité professionnelle et donc politique menée dans notre Académie durant cette instance.

Nous vous remercions de votre attention.

 

                                                                                                                                         Robin Maillot


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Les Ministères Education Jeunesse Sports Enseignement Supérieur Recherche ont publié les garanties socle et options

Pour le socle, les garanties incluent le remboursement par l’assurance maladie.

Pour les options, les garanties incluent le remboursement par l’assurance maladie et par le socle complémentaire (panier de soins interministériel).

Tableau des garanties socle et options :

 protection-sociale-compl-mentaire—garanties-socle-et-options-225893


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NOUVEAU RÉGIME DE PROTECTION SOCIALE COMPLÉMENTAIRE (PSC) EN SANTÉ

 

COMMENT S’AFFILIER ?

Votre adresse de messagerie professionnelle (prenom.nom@ac-rennes.fr) sera indispensable au processus d’affiliation ou de dispense

au contrat collectif de protection sociale complémentaire (PSC) en santé.

C’est uniquement à cette adresse

que l’académie et la MGEN vous contacteront

 fin novembre, début décembre 2025, pour vous permettre de :

  • réaliser votre affiliation individuelle en ligne,
  • couvrir votre conjoint et/ou vos enfants,
  • solliciter une une dispense.

 

CRÉATION

DE VOTRE ESPACE PERSONNEL

Courant 3_Protection sociale complémentaire Flyer 3 4_Protection sociale complémentaire Flyer 4décembre 2025,

 

sur votre messagerie professionnelle,

vous recevrez un mail de la MGEN qui contiendra

votre lien personnel d’affiliation ou de dispense au contrat collectif de protection sociale complémentaire (PSC) en santé.

En cliquant sur ce lien, vous pourrez :

  • activer votre espace personnel dédié à la PSC sur le site de la MGEN,
  • compléter votre parcours d’affiliation : options, ayants droit,
  • demander une dispense si vous êtes éligible.

Si vous ne répondez pas ou si votre parcours d’affiliation n’est pas finalisé 21 jours après la réception du lien :

  • vous serez affilié d’office à l’offre de base, sans option et sans ayant droit,
  • vous pourrez toutefois, à tout moment, finaliser votre parcours d’affiliation ou solliciter une dispense auprès de la
  • Outils d’estimation et d’aide à la décision :

estimer votre cotisation santé et vos remboursements santé

https://www.mgen.fr/psc-agents-en-esr-js/

 

 


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  • Conditions de travail : De plus en plus de volontés de départ (134 ruptures conventionnelles en 2023) et augmentation significative des problèmes de santé (hausse de 63% des mises en disponibilité d’office, +168% de licenciements pour inaptitude). Quid de l’avenir des ruptures conventionnelles ? (Fin du dispositif en décembre 2025 ?)

 

  • Contractuels : La part des enseignants contractuels est passée de 8,1% en 2019 à 11% C’est l’un des objectifs prioritaires de la loi de la transformation de la Fonction publique que nous dénonçons toujours, et les faits nous donnent raison depuis 2019…

 

  • Démographie et santé : L’âge moyen du personnel est de 46,2 ans et continue d’augmenter (ce qui a des conséquences sur la santé et les arrêts maladie). 40% des agents se sont absentés pour raison de santé, avec une durée moyenne de 21 jours. Les temps partiels thérapeutiques ont explosé de 222%. On en parle de l’allongement de la carrière ?

 

  • Féminisation : L’académie est fortement féminisée (75%), mais présente un retard de plus de 10 points par rapport à la moyenne nationale pour la féminisation des corps d’inspection.

 

  • Handicap : Le taux d’emploi de personnes en situation de handicap (4,08%) reste inférieur à l’obligation légale de 6%.

 

  • Formation : Les données sur la formation sont jugées peu fiables et incohérentes, avec des écarts importants entre les départements et les degrés d’enseignement.

 

  • GRH de proximité et accompagnement : 27 conseillers RH ont été sollicités par 1463 agents. Pour rappel : 55 000 personnels Éducation dans notre Académie.

 

  • Protection fonctionnelle : Face à une augmentation de 233% des demandes en 5 ans, un guide sera rédigé pour faciliter les démarches. Très récemment le ministre a parlé de quasi-automaticité au Sénat, on en est loin dans notre Académie, d’où nos interventions et remarques ci-dessous.

 

UNSA   :   Même   si   ces   documents   sont   antérieurs,            nous         vous       alertons régulièrement ces derniers mois. C’est en train de se durcir au niveau des familles et des saisines juridiques contre les enseignants, d’où le besoin de vraiment protéger nos collègues. Il y a de plus en plus de plaintes qui sont déposées par les parents, des menaces de plainte. Parfois elles sont suivies d’effets et de procédures, de convocations à la gendarmerie ou police. Nous réitérons donc notre demande de soutenir les collègues. On a un réel problème, c’est en train de monter.

 

SG : On y passe beaucoup de temps parce qu’effectivement c’est un sujet qui monte. Dans un premier temps c’est géré par la directrice puis par l’IEN* et cela peut rentrer dans l’ordre, même si nous avons été saisis (il y a eu accompagnement).

 

*Effectivement, une intervention de l’IEN pour recadrer les parents et soutenir les personnels peut vite apaiser la situation. Mais il faut bien soutenir clairement les collègues et intervenir, ce qui n’est pas toujours le cas…

 

SG : On voit toutes les démarches de l’enseignant parfois et également toutes les démarches de l’IEN. Quand ça nous arrive, si la famille a retiré sa plainte, les choses semblent s’arrêter. Il n’y a plus alors besoin de réponse d’un point de vue juridique mais il est vrai qu’il faut aussi penser à envoyer un message de soutien. Or les réponses sont avant  tout  faites  par  un  service  juridique  qui  répond  sur  cet  angle. Si le dépôt de plainte est maintenu, alors, s‘il le faut, le rectorat finance l’intervention d’un avocat. Les honoraires d’avocats s’envolent de manière relativement impressionnante dans  notre  académie  comme  ailleurs,  ce  qui  peut  poser  des  questions. Alors, sur ce que nous appelons la « rondeur des courriers », je vous confirme que c’est un de nos sujets. Ce prochain groupe d’écriture, de travail sur l’écriture au rectorat sera mené par notre CT Assistante sociale avec Vincent Blin. Donc nous sommes vigilants à la manière dont peut être rédigé un courrier de refus, qui n’est pas un courrier de désintérêt. Nous sommes extrêmement attentifs dès lors qu’un personnel peut être identifié sur les réseaux sociaux en tant que fonctionnaire de l’Éducation nationale mis en cause. La protection fonctionnelle automatique est en train d’être mise en place. Lorsque l’information nous arrive (fait établissement), il faut que ça passe immédiatement au service juridique, qui n’est pas le service qui naturellement a accès à l’information. Pour pouvoir être dans la protection fonctionnelle automatique, il faut avoir accès à l’information.

 

UNSA : Je voulais vous remercier de vos réponses. C’était bien le sens de ce que nous disions, à savoir qu’il est important de soutenir les personnels (pour ne pas dire primordial !). J’ai bien entendu vos propos sur la teneur des réponses qui étaient à améliorer. Malheureusement, même si ça reste encore rare, parmi les agressions que subissent nos collègues, notamment dans le premier degré, certaines peuvent émaner d’élus. Et là c’est encore plus difficile si on s’engage sur une éventuelle voie judiciaire parce que s’attaquer à un élu n’est pas simple.

Mais ça n’empêche pas que, même s’il est élu, il n’a pas non plus à agresser les personnels.

 

SG : Cela fait partie des situations identifiées très vite. Et effectivement il y en a eu cette dernière semaine.

 

 

UNSA : Je voudrais juste faire une petite focale sur la situation particulière des femmes seules avec des enfants qui ont parfois des problèmes de santé, et qui n’ont pas toujours de la famille à proximité pour les aider. C’est important qu’on en tienne compte, surtout quand en plus il s’agit de femmes qui sont par ailleurs handicapées. Attention aux mutations et attention aux réponses qui peuvent être parfois données sur la non prise en compte du handicap, ça peut être parfois abrupt… Je vous demande de faire attention pour ces collègues-là, et pour les autres aussi d’ailleurs, quant aux réponses qui peuvent être faites. Il est important de rappeler que le handicap ça ne se voit pas forcément…

 

Pour le dispositif STOP DISCRI que nous avons abordé sur l’angle des difficultés à s’en saisir, notamment lors d’un conflit avec sa hiérarchie, il nous a été dit que contacter la cellule STOP DISCRI peut être la meilleure solution. Et si les personnels n’osent pas intervenir, des tiers peuvent le faire…

 

Frais de déplacement : Des personnels rencontrent des difficultés pour obtenir le remboursement. Barème kilométrique ou forfait SNCF ? La règle, c’est le forfait SNCF, et l’exception, l’indemnité kilométrique, donc toutes les personnes qui ne sont pas en mesure de se déplacer par le train, et qui sont assez nombreuses en Bretagne, peuvent demander le remboursement sur la base des indemnités kilométriques. Mais la règle est bien celle-là, c’est d’abord forfait SNCF. On a passé des messages, mais ça ne se fait pas automatiquement sur la base du forfait kilométrique. C’est une priorité que les personnels de l’Académie ne se déplacent pas sur leurs deniers propres et il y a de quoi les rembourser, il faut donc qu’ils en fassent la demande.

 

CIO de Saint-Brieuc (déménagement en cette fin d’année 2025) ?

 

Dasen 22 : Il y a eu plusieurs pistes de travail. Celle du Campus Mazier a été retenue, cette solution offre l’avantage d’être centrale, accessible et avec une certaine forme de pérennisation. Donc je prends l’engagement que ce soit fait très rapidement, qu’il y ait un temps d’échange avec les équipes pour présenter les différents plans d’installation. Dans ce genre de situation, il vaut mieux parfois attendre un petit peu de communication vis-à-vis du personnel concerné, en leur donnant toutes les réponses, plutôt que de créer de l’anxiété à communiquer trop tôt.

 

AESH et prime REP : La direction des affaires financières nous a envoyé ses directives hier soir. On vous fait une réponse écrite en vous précisant les outils qui ont été mis à disposition pour calculer les droits, pour calculer qui était éligible, etc.

 

 

 

Robin Maillot Représentant élu de l’UNSA Éducation Bretagne au Comité Social d’Administration Académique


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Communiqué de presse

L’UNSA Education n’a eu de cesse d’alerter sur le nombre croissant d’agressions de parents sur nos collègues. Ce qui s’est passé à l’école des Clôteaux est un nouvel épisode de cette dérive insupportable.

Le Ministère nous fait la leçon sur les Valeurs de la République. Dont acte, c’est le moment de les décliner. Notre employeur a pour responsabilité de nous protéger. A cet égard, la réponse de la DSDEN n’est pas de nature à rassurer le collègue et l’équipe entière de l’école. La réponse ne saurait être en aucun cas un changement de classe au sein de l’école ou une quelconque confrontation entre la victime et l’agresseur. Une mesure de ce type illustrerait une fois de plus la méconnaissance totale de ce qu’on appelle une situation de choc post traumatique. Nous exigeons la reconnaissance pleine et entière des traumatismes profonds vécus par les agents de plus en plus confrontés à ces attaques inqualifiables.

Pour l’UNSA Education, il n’y a pas dix mille solutions : on ne peut maintenir une victime en présence de son agresseur, qu’il s’agisse d’un enseignant ou de tout autre personnel agressé verbalement ou physiquement dans l’exercice de ses fonctions. Et en la matière, la Protection fonctionnelle ne sera pas suffisante. Aussi, nous demandons au Directeur Académique de dénouer cette situation au plus vite en diligentant toute action pouvant conduire à l’éloignement urgent de ce parent d’élève.

Les personnels ont besoin de sérénité pour faire leur métier. Ils ont besoin de reconnaissance, de protection, de sécurité et d’empathie, en bref, tout ce que l’Institution nous demande d’apporter à nos élèves au quotidien.

L’UNSA Education invite les personnels à se mobiliser massivement pour soutenir nos collègues. Nous serons présents au rassemblement prévu demain devant l’école des Clôteaux à 9h.

Valéry LAMOURE

Secrétaire départemental UNSA Education 35

06.61.60.30.66


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Compte – rendu du CSA A du 14 octobre 2025

 

Ce CSAA abordait :

 

– le bilan de rentrée (constat de rentrée des effectifs élèves du 1er et 2nd degré)

– le bilan de l’affectation des élèves et de parcours Sup

– les bilans de la préparation de rentrée des personnels (filières administrative /

enseignante, éducation, orientation / médico-sociale / technique)

 

Bien d’autre sujets évoqués, notamment :

 

  • Les Projets dans notre Académie (25 réseaux pédagogiques, « assises de l’école inclusive », Projet cité scolaire Kérichen)
  • L’avenir des INSPE
  • Le contrôle des établissements privés
  • La communication rectorale pour la mise en place de la PSC
  • Les AESH et AED (rémunération, mise en conformité).

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Le SE-UNSA a programmé une visio ouverte à tous, afin de vous livrer des éléments de compréhension et vous permettre d’y voir un peu plus clair sur :

 
Votre déroulé de carrière
Le fonctionnement de notre administration
Vos droits et obligations
Votre rémunération
Le mouvement 
 
Elle aura lieu le mercredi 10 décembre à 16h.
 
Cette visio sera déclarée en tant que RIS (Réunion d’Information Syndicale), vous pouvez donc demander à votre IEN de la déduire de 3h d’animations pédagogiques.
 
Si vous souhaitez y participer, envoyez-nous un mail à
 
 
en précisant vos nom et prénom, votre statut (PES, T1, T2…), votre département et école d’affectation de cette année.
 
Nous vous enverrons quelques jours avant par mail le lien pour la visio.

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