Vous trouverez en pj les arrêtés hors classe et classe exceptionnelle à la RS 2025

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Décryptage du contexte et des mesures arrêtées par l'administration

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Le SE-Unsa a déposé lundi 25 août une alerte sociale auprès du ministère concernant la situation des directeurs et directrices d’école. En effet, les conditions de travail des enseignant·es à la direction d’une école se sont dégradées, entre référentiels obsolètes, ajouts de missions et injonctions contradictoires qui sèment la confusion.

Un signal officiel
 
Cette démarche, prévue par la loi, est un signal officiel à différents niveaux :
 
  • pour l’employeur, elle signifie qu’il doit ouvrir un dialogue et apporter des réponses ;
     
  • pour le syndicat, elle permet de porter la voix de la profession et de relancer les négociations ;
     
  • pour chaque directeur, directrice et chargé·e d’école, concrètement, l’alerte sociale signifie que les problèmes du quotidien feront l’objet d’échanges officiels, que l’employeur doit ouvrir des négociations et qu’un cadre légal est posé pour aller, si nécessaire, jusqu’à la grève.
Des mesures fortes sont nécessaires
 
Pour le SE-Unsa, des mesures fortes sont nécessaires pour améliorer le quotidien des enseignant·es chargé·es de direction : 
  • le respect des missions des personnels, en garantissant que l’acheminement des livrets d’évaluation soit assuré par un prestataire et non par les enseignant·es ; 
  • une mise à jour du référentiel métier respectueuse des réalités de la direction : le pilotage pédagogique, l’autorité nécessaire au fonctionnement, mais sans dérive vers la formation ou l’autorité hiérarchique vis-à-vis des enseignant·es de l’école ; 
  • une mise aux normes règlementaires des circulaires départementales concernant la validité de l’inscription sur la liste d’aptitude pour les directeurs et directrices actuellement en poste ; 
  • l’augmentation des décharges d’enseignement, avec un temps supplémentaire dédié au pilotage pédagogique et au suivi des élèves à besoins éducatifs et pédagogiques particuliers ; 
  • l’octroi d’un secrétariat administratif pérenne et formé ; 
  • la prévention de l’épuisement professionnel par une formation continue articulée autour des quatre axes du référentiel métier et des espaces d’échanges entre pairs ; 
  • la reconnaissance et la valorisation des missions de direction pour tous, y compris chargé·es d’école, faisant fonction et intérimaires.

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Sollicitations des directeurs et directrices en dehors de leur temps de travail. Le SE Unsa écrit à la DASEN.

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Afin de diminuer la pression ressentie par les élèves de 1re et de terminale générales et technologiques tout au long de l’année scolaire, la ministre Élisabeth Borne publie une évolution du texte encadrant les projets locaux d’évaluation des lycées GT.

En 2021, afin d’accompagner l’introduction d’une partie du contrôle continu dans la délivrance de l’examen du baccalauréat, chaque établissement a dû se doter d’un document appelé projet local d’évaluation (PLE). Il avait pour but de permettre aux équipes de s’emparer du sujet important et éminemment pédagogique qu’est l’évaluation.
 
Dans sa philosophie, il s’agissait de rapprocher les pratiques tout en garantissant la liberté pédagogique de chacun et de fournir un argumentaire partagé en cas de conflit avec les élèves, les familles, voire le chef d’établissement. Dans les faits, le PLE n’a souvent été qu’une coquille vide et, aujourd’hui, il est oublié de tous.
 
Pourtant, les enjeux sont importants pour les élèves et pour les enseignants. Aussi, faire évoluer les règles encadrant le contrôle continu doit être l’occasion d’améliorer sa fiabilité et son équité tout en conservant une diversité de pratiques pédagogiques. 

L'avis du SE-Unsa

Le SE-Unsa accueille favorablement la volonté de l’actuelle ministre de revoir les projets locaux d’évaluation.

Cela passe par un travail collectif au sein de chaque LG, d’abord en équipes puis dans les conseils d’enseignement, pour identifier les exigences et les souplesses indispensables qui doivent être partagées par tous. De ces réflexions doit découler un projet d’évaluation validé par le conseil pédagogique et présenté en conseil d’administration.
En ce sens, le SE-Unsa réclame donc un temps de concertation banalisé sur temps de service afin de permettre un vrai travail de fond.
 
Distinguer clairement l’évaluation pour les apprentissages (évaluation formative) – sur laquelle ne doit pas peser le poids du baccalauréat – et l’évaluation des apprentissages (évaluation sommative) qui, elle, peut avoir une finalité certificative, est, pour le SE-Unsa, fondamental.
En effet, il est important que certaines évaluations dans le cadre du parcours d’apprentissage permettent aux enseignants de connaître le degré de maîtrise de leurs élèves avant l’arrivée des évaluations sommatives et ce, dans le but de pouvoir revoir certaines notions avec ceux qui en auraient besoin.
 
Enfin, il est essentiel que le projet local d’évaluation soit connu de tous, y compris des élèves et des familles. Cela permettra de protéger chaque enseignant des pressions des élèves, des parents et de l’institution, pour ces évaluations à fort enjeu. Ce cadre partagé sera à la fois une protection et un gage de qualité de l’évaluation certificative tout en laissant toute liberté à l’enseignant de conduire les évaluations formatives comme il l’entend.

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La note de service définissant les modalités de l’épreuve de contrôle pour le bac pro parue au BO du 28 janvier confirme le renforcement de l’exigence de validation des compétences professionnelles pour accéder à l’épreuve de contrôle et le rapprochement des modalités d’admission au baccalauréat professionnel à l’issue de l’épreuve de contrôle de celles du baccalauréat général et technologique. Un dispositif qui continue à interroger.

Les notes retenues pour le groupe des épreuves professionnelles

Seules les épreuves qui évaluent les activités professionnelles seront retenues. Cela concerne essentiellement les épreuves E1, E2 et E3 (pratique professionnelle).
Seront donc exclues de la moyenne aux épreuves professionnelles les notes obtenues aux sous-épreuves de maths, de physiques-chimie, d’économie-gestion, d’économie-droit et de PSE (disciplines présentes à l’oral de contrôle).
Les modalités de l’épreuve de contrôle
 
Elle consistera en une interrogation sur les disciplines suivantes :
  • Mathématiques et/ou physique-chimie et/ou économie-droit ou économie-gestion et/ou prévention-santé-environnement,
     
  • Français ou histoire-géographie-enseignement moral et civique.
Le candidat aura la possibilité de choisir les deux disciplines sur lesquelles il souhaite être interrogé.
Les deux meilleures notes sur 20 points seront reportées dans l’application Délibnet afin de recalculer la moyenne générale. 

Quel accompagnement pour les collègues ?

La note de service détaille en annexe les grilles d’évaluation pour chaque sous-épreuve de l’épreuve de contrôle.
Cependant, contrairement à nos demandes, aucune banque de données nationale ou académique ne sera mise à la disposition des collègues. 
 
Le SE-Unsa regrette cette décision. Un tel dispositif aurait pu être un véritable support pour nos collègues déjà surchargés par la mise en œuvre de la transformation de la voie professionnelle. Un accompagnement à la création de sujets par les corps d’inspection est souhaitable, au moins pour la première année.

L’avis du SE-Unsa

On peut se demander si ces dispositions auront un impact réel sur le nombre de reçus. Selon certaines estimations, cette modalité d’avoir la moyenne aux épreuves professionnelles pourrait empêcher beaucoup d’élèves d’accéder à l’épreuve de contrôle. Il serait souhaitable de mettre en place dans chaque établissement une commission d’harmonisation qui examinerait les notes du professionnel avant de les valider définitivement, ceci afin de garantir une forme d’équité entre les candidats.
 
Ces nouvelles modalités d’examen vont demander aux enseignants de s’adapter pour appréhender cette nouvelle disposition qui sera effective dès cette année. Ils devront aussi assister les élèves à faire le choix des sous-épreuves afin d’avoir la meilleure note possible et obtenir le diplôme.
Les faibles coefficients des matières ne vont pas permettre de rattraper beaucoup de points. Cela reste problématique et pose la question d’une refonte plus profonde des épreuves retenues et des modalités de rattrapage des élèves de la voie professionnelle. On touche là les limites du rapprochement avec le bac général et technologique.

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Le SE-Unsa n’a cessé de le dire et l’écrire depuis le début de la réforme du lycée professionnel : il n’a jamais demandé cette réforme. Une grande partie de ce qu’elle comporte ne se retrouve pas dans le projet que le SE-Unsa porte pour la voie professionnelle, ses personnels et ses élèves.

Face au déploiement du véritable projet de cette réforme, faisant fi des oppositions pourtant majoritaires, le SE-Unsa très inquiet a œuvré quotidiennement et sans relâche pour contrer chacune des mesures envisagées qui mettaient à mal le lycée professionnel. À l’écoute des enseignants de la voie professionnelle désabusés face à cette nouvelle réforme, le SE-Unsa a voulu être le meilleur porte-parole possible de la profession.
Très attaché à l’enseignement professionnel, aux conditions de travail des personnels et d’apprentissage des élèves engagés dans cette voie, le SE-Unsa n’a cessé de multiplier les rencontres avec les ministères pour alerter, démontrer et proposer d’autres pistes, afin d’infléchir les choix opérés.

Ce travail de longue haleine du SE-Unsa a permis de limiter plusieurs aspects néfastes de la réforme tout en revenant sur l’ampleur de dispositifs décriés de l’ancienne réforme Blanquer. Le SE-Unsa a ainsi obtenu :

  • l’organisation des 6 semaines des PFMP reste à la main des équipes pédagogiques
  • les épreuves ponctuelles du bac reculent de mars à mai
  • le chef-d’œuvre est supprimé
  • un oral de projet permet plus de souplesse et d’intégrer les projets dans les référentiels professionnels
  • le dispositif de co-intervention est supprimé en terminale et il est diminué en seconde et en première au bénéfice de l’enseignement professionnel et de la mise en place des effectifs réduits en mathématiques et en français
  • tous les élèves de terminale devraient avoir au moins autant d’heures d’enseignement général en 22 semaines qu’en 26 semaines
  • la dénomination du terme PFMP est maintenue pour les 6 semaines de périodes en entreprise pour les élèves en insertion professionnelle et garantit donc que le suivi de ces élèves rentre dans les ORS des enseignants
  • une grille horaire hebdomadaire pour organiser les cours de poursuite d’étude en fin d’année sera publiée
Toutefois, le timing contraint par la date du Conseil supérieur de l’éducation et du vote des textes ne permet pas d’avoir à ce jour la certitude que ces avancées obtenues par le SE-Unsa soient en totalité actées.

Par ailleurs, au bout de cette longue course, il reste encore des éléments non obtenus ou non assurés :

  • le maintien des horaires hebdomadaires des cours des élèves en seconde et en première
  • la suppression totale de la co-intervention
  • des moyens de DHG conséquents pour financer les heures à effectifs réduits en maths et en français en augmentant significativement le volume complémentaire
Aussi, en tant que représentant responsable des personnels et après être allé au bout de tout ce qu’il pouvait obtenir pour atténuer les effets néfastes de la réforme, le SE-Unsa appelle l’ensemble des collègues de lycée professionnel à se mobiliser le mardi 12 décembre contre celle-ci.
 
Pour le SE-Unsa, la grève n’est pas une fin en soi, elle est loin d’être le seul moyen d’action.

La mobilisation du 12 décembre sur les motifs du SE-Unsa vient porter un message d’alerte très clair auprès des deux ministères : l’étape de discussions sur la réforme du lycée professionnel et dans laquelle le SE-Unsa s’est inscrit pour porter utilement et honnêtement la parole de tous les collègues n’a pas abouti sur des garanties suffisamment actées.


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Ce 9 décembre 2024 célèbre la loi de séparation des Églises et de l’État. Cette journée est aussi l’occasion de rappeler l’attachement de l’UNSA éducation au principe de laïcité qui irrigue notre devise républicaine.

La laïcité devrait être une évidence, mais force est de constater qu’elle est plutôt un combat à mener au quotidien. Ce principe protège, rassemble et contribue à créer les conditions d’un véritable vivre-ensemble indispensable à notre société fragmentée. Dans une période de poussée des extrêmes où les vents réactionnaires nous soufflent dans le dos, la laïcité ne saurait être récupérée ou instrumentalisée. La laïcité, c’est le socle et l’honneur de l’école publique qui accueille en son sein tous les enfants sans sélection, sans distinction, sans a priori. La laïcité c’est l’exemplarité de l’État.

L’UNSA Éducation regrette et condamne l’attitude de certains établissements privés catholiques, qui ne respectent pas toujours l’essence du principe de laïcité.

En cette période de vœux, notre fédération émet un souhait fort : le contrôle strict de l’État du principe de laïcité (notamment de l’exigence de neutralité) et in fine de l’impératif de mixité sociale par les établissements privés.

Ils reçoivent, contre toute logique, un financement public massif. Ils se doivent d’être exemplaires, en particulier pour en finir avec la concurrence déloyale qu’ils opposent à l’enseignement public.


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En réponse aux interpellations des organisations syndicales, le Recteur concède que la plus grande souplesse sera accordée aux chefs d’établissements dans le cadre de la préparation de la rentrée 2024. L’UNSA Education persiste : ce sont les textes réglementaires qui prévalent et non pas la communication d’un ex ministre de l’EN. Les groupes de niveaux n’existent pas !

Carte des agences comptables

Le Rectorat veut porter l’AC de Villefranche de Rouergue à 9 établissements, ce qui est énorme. Les agents comptables ne sont pas rémunérés plus au-delà de 7 établissements (c’est un plafond). La carte des AC en Aveyron apparait assez déséquilibrée.
De plus, il y a de gros soucis dûs à la vacance de poste sur l’AC de Souillac (46).
Le contexte est de plus compliqué : on sait que la plupart des agents comptables vont partir à la retraite d’ici 2-3 ans. Or, il n’y a quasiment aucune candidature pour passer « cadre A » sur ce segment. Le plan de montée en compétence ne remporte pas le succès escompté et le Rectorat n’arrive pas à recruter.

Le Rectorat indique que pour lui, quasiment toutes les AC sont couvertes, notamment grâce à l’aide de « fondés de pouvoir » qui sont « bien accompagnés ».
Cependant, le Rectorat accède à la demande de rééquilibrage de la carte des AC en Aveyron formulée par l’UNSA Education.

Vote : 5 contre  –  3 abstentions (UNSA) – 1 pour*

*Le Sgen – Cfdt n’occupait qu’un seul de ses 2 sièges

Postes per-dir*
 *personnels de direction

Pour information : Montée des effectifs sur les établissements récents : collège de La Cavalerie (12) : 131 élèves, LPO Gragnague (31) : 1217 élèves à la prochaine rentrée 2024.

Notre académie souffre d’un manque de personnels de direction, et ce corps ne permet pas d’avoir des remplaçants. L’UNSA signale une injustice sur le collège O. De Gouges à Montauban : près de 1000 élèves, classé Rep, et en sous encadrement. Le lycée de Carmaux est également en souffrance.

Le Recteur accepte de maintenir le poste à Montauban et annule l’ouverture d’un poste de Proviseur adj. au LGT de Cugnaux (31). La fermeture du poste au lycée de Carmaux est gelée.

Ouvertures :
+ 2 per-dirs

Redéploiements

 

Collège Paléficat (Toulouse)

Collège de Lézat (09) :
– 1 principal.e adj

Collège de Castelnau d’Estretefonds (31)

Collège Millau (12) :
– 1 principal.e adj

 

Collège Bécanne –
Toulouse :
+1 principal.e adj

Vote : 9 abstentions (dont UNSA) et 1 pour.

Postes CPE

Le Recteur accepte d’implanter un poste de CPE supplémentaire dans l’académie. Initialement, les lycées de Cugnaux (31) et Berthelot à Toulouse ne devaient avoir qu’un demi-poste de CPE chacun. Ce seront finalement des postes entiers.

Ouvertures : + 2 CPE

Redéploiements

Collège Paléficat (Toulouse)

LPO St Affrique (12) :
 – 1 CPE

Collège de Castelnau d’Estretefonds (31)

LG Vic / Bigorre (65) :
 – 1 CPE

 

Collège O. De Gouges
Montauban : + 1 CPE

 

 

LGT Matisse – Cugnaux (31)
+ 1 CPE

 

 

LGT Berthelot – Toulouse
+ 1 CPE

Vote : 5 contre – 1 abstention – 3 pour (UNSA)

Postes profs-doc

Le SE Unsa dénonce la suppression au LPO Bellevue de Toulouse qui comporte une SEP qui monte en effectifs, des CGPGE qui demande une grande amplitude horaire d’ouverture, et près de 2300 élèves en tout. La suppression portera le taux d’encadrement à 1 prof-doc pour 980 élèves, ce qui n’est pas supportable. Ce taux va placer cet établissement dans le top 3

Le Recteur indique ne pas avoir le choix car la dotation ministérielle des postes profs-docs ne lui permet pas de faire autrement. L’ Unsa Education enjoint notre Recteur à durcir son dialogue avec la centrale sur cette thématique.

Ouvertures : + 2 profs – docs

Redéploiements

Collège Paléficat (Toulouse)

LPO Bellevue – Toulouse :
– 0,5 prof – doc

Collège de Castelnau d’Estretefonds (31)

 

LPO Déodat –
Toulouse :
– 0,5 prof – doc

 

LGT J. Baker – Toulouse :
– 0,5 prof – doc

 

Vote : 8 contre (dont UNSA) – 1 abstention

Postes d’infirmières

Les 2 collèges qui ouvrent en Haute-Garonne vont être dotés d’un poste d’infirmier chacun.
Le poste provisoire au LPO Pyrène à Pamiers n’est pas reconduit, ceux de la cité scolaire Bellevue à Albi et du LPO Bourdelle à Montauban sont conservés.

Vote : 6 contre – 3 abstentions (UNSA) – 1 pour


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En préalable à cette séance du Comité social académique, et en réponse à l'adresse de l'UNSA Education sur la lourdeur du climat social ambiant et la colère des enseignants face aux différents projets gouvernementaux les concernants (tous néfastes !), M. le Recteur tente de calmer le jeu. S'il affirme laisser la responsabilité de ses propos sur les collègues à N. Sarkozy, rien n'est dit sur la volonté d'un passage à 3 jours de carence pour les fonctionnaires, mis à part qu'il "comprenanit les réactions vives" des agents. Bref, un tantinet embarrassé...

Sur l’ordre du jour :

  • AVANCEMENT ACCELERE

L’avis issu du RDV de carrière est toujours déterminant pour obtenir cette accélération de carrière d’un an.
Chez les certifiés, il y a eu plus d’avis Excellent au 7e échelon (25 % contre 19% l’an dernier) : les IPR ont rectifié le tir pour les collègues au 6e échelon. Néanmoins pour les profs d’EPS ou les PLP le taux d’avis Excellent est bien supérieur (respectivement 35% et 30%).  
Au 9e échelon, le taux d’avis Excellent pour les certifiés monte à 31,5 %.

On note toujours des disparités entre disciplines, notamment sur l’avancement accéléré au 9e échelon. Par exemple, même si le nombre de collègues concerné est assez faible, 100% des promouvables en allemand, chinois ou SES ont bénéficié de l’accélération. Par contre, en italien, philo, STMS ou SII, aucun enseignant n’a eu d’accélération sur cet échelon.

  • HORS CLASSE

Rappel : dans le cadre du PPCR en place depuis 2017, l’accès à la hors classe est possible à partir de 2 ans d’ancienneté dans le 9ème échelon de la classe normale et tout agent doit pouvoir dérouler sa carrière sur au moins deux grades, à un rythme plus ou moins rapide sauf dans des cas exceptionnels où une opposition à promotion a été émise.  

Pour ce faire, le barème défini pour l’ensemble des corps s’appuie sur deux éléments : l’appréciation de la valeur professionnelle des agents et leur ancienneté dans la plage d’appel. Le respect du barème constitue pour l’agent un critère de lisibilité sur son déroulement de carrière bien qu’il ne soit qu’indicatif et considéré comme un simple élément préparatoire à la décision.

Le barème utile pour espérer être promu à la hors classe 2024 était le suivant :

  • PsyEN : 165 points + 7 ans d’ancienneté de grade au 01/09/2024
  • CPE : 165 points + 22 ans d’ancienneté de grade au 01/09/2024
  • PEPS : 155 points + 24 ans d’ancienneté de grade au 01/09/2024
  • PLP : 165 points + 13 ans d’ancienneté de grade au 01/09/2024
  • CERTIFIES : 155 points + 25 ans d’ancienneté de grade au 01/09/2024

Le poids du 11ème échelon au sein des promouvables est très faible (4.65%) mais ils sont majoritairement promus. Les collègues au 10e échelon représentent entre 75% et 90 % des promus, selon les corps d’origine.
Cette année, aucun agent au 9e échelon n’a été promu à la Hors Classe.

  • CLASSE EXCEPTIONNELLE

La campagne d’accès à la classe exceptionnelle 2024 constitue la 7ème campagne de promotion mise en œuvre à la suite du protocole d’accord PPCR.
Le décret n°2023-720 du 4 août 2023 a modifié les conditions d’accès à la classe exceptionnelle et mis en place la linéarisation de l’échelon spécial. Il met également fin à la fonctionnalisation de la classe exceptionnelle (disparition des « viviers » 1 et 2).

Ainsi, pour la dernière campagne, le grade de la classe exceptionnelle est accessible aux agents ayant atteint au 31 août 2024 au moins le 5ème échelon de la hors classe.

Les chefs d’établissement et les Inspecteurs attribuent des avis primaires aux enseignants, CPE et Psyen promouvables.
Seuls les collègues bénéficiant de 2 avis Très favorables (qui doivent être motivés) ont été promus.

Ces avis primaires pouvaient prendre trois formes : Très favorable, Favorable ou Défavorable. Ces avis ont été rendus sur la base de la valeur professionnelle en tenant compte de l’ensemble de la carrière, de l’implication en faveur de la réussite des élèves, de la richesse du parcours professionnel.

Les avis Très favorable et défavorables doivent être motivés. Seul l’avis très favorable est pérennisé pour les campagnes à venir sauf exception motivée.

Le barème utile pour espérer être promu à la classe exceptionnelle 2024 était le suivant : 

  • PsyEN : 2TF + 7 ans ancienneté corps au 01/09/2024 
  • CPE : 2TF + 30 ans d’ancienneté de corps au 01/09/2024 
  • PEPS : 2TF + 25 ans d’ancienneté corps au 01/09/2024 
  • PLP : 2TF + 27 ans d’ancienneté corps au 01/09/2024 
  • CERTIFIES : 2TF + 28 ans d’ancienneté de corps au 01/09/2024

Ces barème Hors Classe et Classe Exceptionnelle ne sont plus communiqués aux collègues, même lorsqu’ils le demande, mais ils uniquement présentés lors du ce Comité Social Académique.

En effet, le Rectorat indique la position de la DGRH : « Concernant les rangs de classement, ceux-ci ne sont juridiquement valables que s’agissant des agents promus. Les agents non promus n’ont par nature pas de rang de classement. Le barème du dernier promu n’a pas à être communiqué dès lors que l’administration « conserve son pouvoir d’appréciation en fonction des situations individuelles, des circonstances ou d’un motif d’intérêt général » (LDG carrières) et que des agents peuvent être promus hors barème à la marge.

Traduction SE Unsa : cela ne sert à rien de donner des indications aux collègues puisque l’administration se donne le droit de passer outre les règles de promotion.

Le Ministère rajoute que « Chaque agent peut en tout état de cause identifier sa situation personnelle, informé des appréciations dont il fait l’objet lors des différentes campagnes de promotion de grade ainsi que des modalités de calcul des barèmes qui s’appuient sur l’ancienneté dans la plage d’appel et l’appréciation de la valeur professionnelle. ».


Traduction SE Unsa : que chacun se débrouille tout seul !

Mouvement/Mutations intra-académiques

Sur les 1047 postes offerts au mouvement, environ 66% ont été pourvus : il reste donc 348 postes vacants après les opérations de mutations.
Le taux de participation aux mutations est encore en baisse : 14,6 % des collègues ont demandé une mutation cette année. Environ 500 collègues de moins en 2 ans ont participé aux mutations intra académique.

Pour l’administration : les collègues sont de plus en plus satisfaits sur leurs demandes de mutations.
Pour le SE-Unsa : les collègues ont de plus en plus peur de demander une mutation (suppressions de postes, compléments de service, etc).

Le nombre de postes spécifiques (SPEA) vacant après le mouvement reste stable (134 cette année, 132 l’an dernier) mais toujours en augmentation (107 en 2021).
5 postes POP n’ont reçu aucune candidature. Sur les 16 postes POP de l’académie, 8 ont pu être pourvus (dont 2 postes attribués à des stagiaires).

Il y a de moins en moins de demandes de mutations obtenues sans rapprochement de conjoints : 630 cette année contre, par exemple, 957 en 2021.

Dossiers médicaux : on est toujours autour de 50% des dossiers ayant la bonification de 1000 pts. il y a eu 247 demandes pour le mouvement 2024.

50 MCS l’an dernier (suppression de poste) : 4 sont arrivés sur un autre département, à plus de 100 km du lieu de départ. Des affectations dérogatoires sont accordées dans ce cas.

Agrégés en lycées : la bonification fonctionne bien puisque le poids des agrégés affectés en lycées augmente chaque année

TZR : 60% des TZR demande une mutation, 1/4 obtient satisfaction. Il y a 25% de TZR en moins cette année par rapport à 2022 : ils sont de plus en plus rares !

Sur les 162 recours formulés par les agents 25 révisions d’affectation ont été accordées (16 en 2023) ainsi que 4 annulations de mutation.


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