Dans cette dernière infolettre précédent la pose estivale, nous donnons notre avis la déclaration du premier ministre du 15 juillet et nous analysons l’avis du Comité de Suivi des Retraites rendu public le 10 juillet.
Les retraités de la Fonction Publique éligibles au chèque vacances trouveront la procédure pour en déposer la demande.
Nous revenons sur deux actualités importantes : la progression du taux de pauvreté, qui contrairement au message dominant dans les médias, n’épargne pas les retraité.e.s, et l’alerte donnée par une commission sénatoriale sur l’absence de contrôle et de suivi sur les 211 milliards d’aides accordées aux entreprises. 

Vous retrouverez notre infolettre à son rythme bimensuel dès le 8 septembre.
Bel été à toutes et tous.


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Début juin, le SE-Unsa a envoyé à tous les collègues PLP une enquête flash afin d’avoir des retours concrets de terrain sur la mise en place dans leur établissement du parcours différencié, dit Y.

Pas moins de 5 000 répondants ont apporté leur contribution en une dizaine de jours et fort de leurs réponses, le SE-Unsa s’est appuyé sur ces retours pour dénoncer cette fin d’année catastrophique dans les SEP et LP lors d’une audience au ministère le 20 juin dernier*.

Il ressort que ce Y n’a pas été suffisamment préparé dans les établissements à 80 % et que de ce fait sa mise en place a été plus que chaotique.

Principaux points négatifs soulevés par cette enquête**

Un manque de préparation et de cadrage 
  • Il y a un manque de préparation et de directives claires de la part de l’administration.
  • Les enseignants manquent de formation et de ressources pour mettre en place efficacement le parcours Y.

Un absentéisme élevé
  •  Le taux d’absentéisme très élevé parmi les élèves rend difficile la mise en œuvre des cours et des activités prévues.
  • Les élèves ne sont pas motivés et ne voient pas l’intérêt de participer aux cours après les examens.

Une surcharge de travail pour les enseignants
  • Les convocations pour les examens et les corrections réduisent le temps disponible pour l’enseignement.
  • Les enseignants sont surchargés avec les tâches supplémentaires liées à l’organisation et à la gestion du parcours Y.

Une démotivation et une grande désorganisation
  • Les élèves se sentent en vacances après les examens et ne sont pas motivés pour suivre les cours.
  • La démotivation est également présente chez les enseignants en raison de la charge de travail et surtout du manque de participation des élèves.

Des problèmes d’organisation et de planification
  • Les emplois du temps sont souvent modifiés à la dernière minute, ce qui crée une désorganisation générale.

Une réduction du temps d’enseignement
  • Le parcours Y réduit le temps d’enseignement et de préparation aux examens, ce qui est préjudiciable pour les élèves.
  • Les programmes scolaires n’ont pas été adaptés à cette réduction de temps.

Des inégalités et des injustices
  • Il y a des inégalités entre les élèves qui choisissent de rester en cours et ceux qui partent en stage par rapport aux examens du mois de juin (PSE et Oral de chef-d’œuvre)

L’avis du SE-Unsa

Les retours des collègues ont été un réel point d’appui qui a retenu l’attention du ministère. Le Haut-commissaire s’est engagé à demander à la ministre un comité de suivi spécifique sur le parcours en Y mais cela est insuffisant surtout s’il faut attendre la rentrée 2026-2027 pour que le changement arrive. 
 
Le SE-Unsa s’est donc associé à l’intersyndicale afin de demander une audience à la ministre elle-même*** pour lui faire entendre l’urgence de remettre les examens en juin et d’abandonner ce parcours en Y tel qu’il est aujourd’hui. La future promotion de terminale 2025-2026 ainsi que les suivantes ne doivent pas être elles aussi sacrifiées.

En effet, lorsqu’on lit la circulaire de rentrée qui parle de réaliser un bilan du parcours différencié afin d’opérer les modifications nécessaires, on se dit qu’il est crucial de maintenir la pression sur le ministère pour que ces modifications soient mises en place au plus vite, dès la rentrée prochaine.


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Dans cette infolettre estivale, nous abordons la question de la justice fiscale sous deux aspects, la proposition de loi sur la taxation des hauts patrimoines et le sujet clivant de la fiscalité des successions.
Nous développons notre analyse du rapport du COR 2025, que les curieux pourront comparer à notre publication 2024 sur le même sujet, afin de mesurer la dégradation du niveau de vie des retraités au fil des ans.
Nous dévoilons le regard que porte l’Observatoire des inégalités sur la situation des retraités, avec un constat démentant ce que l’on nous serine à longueur d’année : le niveau de vie des plus âgés est plus bas que celui des jeunes actifs.

Enfin, nous saluons, en cette veille de vacances d’été, une victoire obtenue par l’UNSA Fonction Publique sur le front de la justice sociale, le rétablissement du chèque vacances pour les plus modestes des retraités de la Fonction Publique d’État.


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Dans cette infolettre, la poursuite de l’engagement de l’UNSA Retraités contre la suppression de l’abattement fiscal des retraités, à l’approche des arbitrages budgétaires pour l’année 2026.
Mais aussi, une première analyse du rapport publié le 12 juin.
Concernant le dossier de la prévention de la perte d’autonomie, des précisions sur le financement de la Branche « Autonomie » de la Sécurité sociale et la présentation du cahier des charges du nouveau Service Public départemental de l’Autonomie.
Notre analyse du déficit de la Sécurité sociale, résultant plus d’un manque de recettes que d’un excès de dépenses.
Et notre réaction face à l’émission « Envoyé spécial » du 12 juin, qui contribue à élargir la fracture entre générations.


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Depuis le 6 juin, vous avez été 5 000 à répondre à notre enquête et nous vous en remercions.

Un parcours incohérent avec le choix des élèves

Ce qui ressort de cette enquête, c’est qu’il ne paraît pas y avoir de cohérence dans le choix de parcours de nos élèves : beaucoup ont choisi le parcours poursuite d’études alors qu’ils n’envisagent pas d’en faire, tandis que ceux qui veulent aller en BTS ont pu décider de suivre le parcours insertion pro.
 

Beaucoup d’élèves ont opté pour le parcours poursuite d’études parce qu’il semblerait que ce soit plus facile de « sécher » des cours qu’un stage. Ainsi, le taux d’absentéisme est affolant. 60 % d’entre vous ont déclaré que plus de 75 % des élèves étaient absents !

Pour 2026, il est urgent de revoir la réforme

Lors de la rencontre avec le Haut-commissaire à l’enseignement et à la formation professionnels, le SE-Unsa s’est appuyé sur ce bilan catastrophique pour demander de replacer tous les examens en juin dès la rentrée prochaine. Il est nécessaire qu’élèves et enseignants de la voie professionnelle puissent retrouver les heures d’enseignement suffisantes pour préparer l’examen. Si le ministère a pu revenir en arrière pour les épreuves anticipées de mars en lycée GT, pourquoi ne pas le faire pour les élèves de LP ! D’autant que cette nouvelle organisation perturbe également la fin d’année des élèves de seconde et première. 
 

Si l’idée d’un parcours individualisé pour l’élève de bac pro afin de l’aider à réussir en BTS ou autres études post bac n’est pas mauvaise, ce ne sont pas 4 semaines et demie de cours auxquels quasiment personne ne semble assister qui vont être efficaces. Le SE-Unsa revendique de positionner ce parcours Y sur une année post terminale dans nos lycées professionnels et avec des enseignements délivrés par des PLP, qui sont les professeurs les plus à même d’accompagner le public de bac pro qu’ils connaissent bien.

Pour les professeurs aussi, le Y est catastrophique

Le SE-Unsa a également fait remonter vos autres remarques sur cette fin d’année surchargée de convocations, surveillances et tâches multiples, qui ont pu arriver alors même que le Y était ficelé, remettant en cause tout le travail de préparation en amont et obligeant les chefs d’établissement à revoir toute l’organisation à la dernière minute.
 

Pour 80 % des répondants, cette fin d’année de terminale est un fiasco total. Loin de reconquérir le mois de juin, la nouvelle organisation a fait se finir l’année scolaire en avril, moment où les équipes ont dû positionner les CCF, et a fait décrocher nos élèves dès la mi-mai après la première session d’examens.

L’avis du SE-Unsa

Vos retours ont été un réel point d’appui qui a retenu l’attention du ministère. Le Haut-commissaire s’est engagé à demander à la ministre un comité de suivi spécifique sur le parcours en Y. Il nous faut maintenant continuer à mettre la pression pour que ce comité n’amène pas seulement la modification de la fin d’année de terminale 2026-2027, mais bien aussi celle de 2025-2026, afin que notre future promo de terminale ne soit pas elle aussi sacrifiée.


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Le 6 mai dernier, le ministère avait présenté aux syndicats un projet de décret qui devait être publié courant mai. Il prévoyait des mesures de revalorisation des milieux et fins de carrière – grands oubliés des dernières revalorisations. Or, ce texte n’est pas paru alors que certaines dispositions devaient entrer en vigueur au 1er juin. 

Le texte prévoyait un repositionnement des rendez-vous de carrière ainsi que la réduction de six mois de la durée des échelons 5 à 7 et d’un an pour l’échelon 8, à compter de la rentrée 2025. 
Ces mesures devaient aussi s’accompagner de l’augmentation du taux de promotion à la hors-classe. 
 
Ces perspectives d’amélioration, même si elles n’étaient pas encore à la hauteur des attentes, le SE-Unsa les avait accueillies favorablement. Aujourd’hui, elles sont reportées aux calendes grecques, faute d’arbitrage de la part de Bercy ou de Matignon. 
 
Non seulement le gouvernement ne prévoit aucune mesure salariale depuis deux ans mais, pire encore, il organise des concertations sur un projet qui finalement ne voit pas le jour. Un premier cycle de discussions avait déjà été entamé sous le ministre Attal, sans suite. Rebelote aujourd’hui : un dialogue social précipité, puis plus rien.
 
Finalement, le gouvernement méprise les personnels en tournant le dos à ses propres engagements, les laissant sans perspectives concrètes d’amélioration de leur rémunération. 

Pour le SE-Unsa, il devient urgent de s’emparer pleinement de la question de la rémunération et de repenser l’ensemble de la carrière des personnels, et c’est possible !
Si les caisses de l’État sont vides, c’est que le gouvernement distribue l’argent public aux entreprises sans aucune contrepartie : plus de 80 milliards d’euros. C’est également par ce qu’il ne les remplit pas, en refusant d’augmenter les impôts des plus aisés ou de diminuer les exonérations fiscales. 

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Dans cette infolettre, nous appelons à poursuivre l’action pour le maintien de l’abattement fiscal des retraités. Nous enregistrons un progrès significatif vers le droit à l’ultime liberté, avec l’adoption de deux textes de loi en première lecture par l’Assemblée Nationale, l’un sur l’accès aux soins palliatifs et l’autre complémentaire, sur l’aide à mourir.

Nous prenons acte du diagnostic et des recommandations établis par la Cour des comptes concernant le déficit de la Sécurité sociale.
La ministre en charge des personnes âgées et des personnes confrontées aux handicap s’inquiète du moindre investissement des retraités dans le bénévolat. L’UNSA Retraités lui apporte quelques réponses.
Enfin, une information pratique qui concerne les retraités de l’Éducation Nationale, et ils sont nombreux dans nos rangs, l’espace social « Préau », un comité d’entreprise numérique qui leur est accessible. Ce n’est pas si souvent que le ministère de l’Éducation Nationale pense à ses retraités, ne boudons pas notre plaisir…


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Nous sommes déjà au numéro 150 de notre infolettre. Elle vous parle cette semaine d’action syndicale et de santé. 
Action syndicale pour préparer la semaine bleue, qui aura lieu du 6 au 12 octobre 2025, pour rendre compte de l’assemblée de mi-mandat de la FERPA et pour faire signer notre pétition contre la suppression de l’abattement fiscal de 10%.
Santé, car l’accès aux urgences se dégrade encore et le 100% santé est confronté à des dérives frauduleuses.


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La publication des nouveaux programmes pour la rentrée prochaine sème la confusion : celle entre pilotage et formation pédagogique.

Être pilote, ce n’est pas être formateur

Dans le cadre de la direction d’école, le pilotage pédagogique consiste à impulser une dynamique collective, à favoriser la cohérence des pratiques et à veiller à la mise en œuvre des priorités de l’école, telles que fixées par le projet d’école et les directives institutionnelles. Cela implique :
 
  • organiser des temps de concertation,
  • proposer des pistes de travail,
  • structurer les échanges en cycle.
Mais cela n’implique pas de former soi-même les collègues.
 

Les directeurs et directrices ne sont ni formateurs, ni conseillers pédagogiques. Leur rôle n’est pas de mettre en œuvre les programmes à la place de l’équipe, ni de corriger ou juger les pratiques individuelles. Ce glissement subtil exposerait à des dérives dangereuses : conflits au sein de l’équipe, surcharge de travail, voire sentiment d’illégitimité.

Des missions bien définies

  • Les directeurs : coordination de l’équipe, impulsion pédagogique collective, gestion du temps de concertation et des projets, suivi du projet d’école. 
  • Les conseillers pédagogiques : accompagnement individuel ou collectif, analyse des pratiques, expertise didactique, construction de parcours de formation. 
  • Les formateurs : conception et animation de dispositifs de formation initiale ou continue, souvent en lien avec l’Inspé, l’école académique de formation continue (EAFC). 
  • Les IEN : évaluation, encadrement pédagogique, pilotage à l’échelle de la circonscription.

Attention aux injonctions explicites ou implicites

La publication de nouveaux programmes peut donner lieu à des pressions, parfois de la part de la hiérarchie, parfois au sein même de l’équipe, pour que le directeur ou la directrice accompagne la mise en œuvre… se transforme insidieusement en : le directeur ou la directrice forme les collègues à la mise en œuvre.

Le SE-Unsa alerte sur ces dérives : la formation des enseignant·es n’est pas dans les missions du directeur ou de la directrice de l’école. Piloter, ce n’est pas former. Coopérer, ce n’est pas contrôler.

Le SE-Unsa vous accompagne.

Nous pouvons vous aider à clarifier vos missions, vous soutenir face à des pressions inadaptées et intervenir localement.

Nous défendons une vision de la direction fondée sur la confiance, la coopération et le respect des rôles de chacun.

Face à des attentes floues ou des consignes ambiguës, pensez à contacter votre équipe locale.


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Dans cette infolettre, nous poursuivons la mobilisation contre la suppression de l’abattement fiscal des retraités. Mais aussi, nous saluons la réunion de l’assemblée de mi-mandat de la Fédération européenne des retraités et personnes âgées à Paris du 13 au 15 mai. 
Les questions de santé sont à l’ordre du jour avec l’augmentation forte des cotisations et primes pour les complémentaires « santé » des retraités, mais également la posture corporatiste des médecins qui refusent les mesures de réglementation des installations. Enfin, nous donnons un éclairage sur une mesure de la loi de finances 2025 favorisant les donations pour l’achat ou la rénovation d’un logement.


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