Lors de la formation spécialisée santé, sécurité et conditions de travail (F3SCT) du Gard du 11 décembre 2025, le directeur académique (DASEN) a présenté la généralisation progressive des Pôles d’appui à la scolarité (PAS) et son impact en termes d’emplois sur la carte scolaire.

Cette généralisation s’inscrit dans un calendrier pluriannuel, avec une mise en œuvre progressive entre les rentrées 2026 et 2027.

1. Déploiement des PAS et impact sur la carte scolaire

Dans sa présentation, le directeur académique a précisé que le déploiement des PAS dans le Gard s’appuierait sur une montée en charge progressive sur les sept réseaux territoriaux, avec la création de 32 PAS à terme, dont 13 dès la rentrée de septembre 2026, les autres devant être déployés d’ici 2027.
Le périmètre des actuels PIAL est appelé à basculer vers celui des PAS, comme cela a déjà été engagé dans d’autres départements (Meuse, Var), avec l’objectif affiché de « gagner en efficacité ».

Ces PAS seront coordonnés par des personnels relevant à la fois du BOP 140 (1er degré) et du BOP 141 (2nd degré), pour un total annoncé de 15 ETP sur deux ans.
Les coordonnateurs PAS seront rémunérés sur le BOP 141, sans création nette de postes, et le périmètre géographique des PAS reposera en partie sur la carte scolaire existante.

Toutefois, l’administration a explicitement indiqué qu’il n’y aurait aucune dotation supplémentaire : les moyens affectés aux PAS proviendront exclusivement de redéploiements internes, c’est-à-dire que le déploiement se fera à moyens constants, avec des conséquences directes et chiffrées sur l’emploi, et pas uniquement sur les AESH, tant dans le premier que dans le second degré.
Dans le contexte gardois, marqué par une baisse démographique et des suppressions de postes récurrentes (12 postes rendus l’an dernier), cette logique de redéploiement fragilise encore davantage les équilibres de la carte scolaire, l’objectif étant désormais de « rendre zéro poste » lorsque cela est possible.

Cela risque de particulièrement peser dans la prochaine carte scolaire, où la baisse des effectifs risque déjà d’entraîner une disparition importante de moyens. Rappelons que, parmi les pistes pour équilibrer le budget de l’État, la suppression de 4 000 postes d’enseignants est discutée.
Dans ce cadre contraint, la création des PAS apparaît moins comme un investissement nouveau que comme une recomposition interne des moyens existants.

2. Présentation du dispositif

Le DASEN a présenté le passage des PIAL aux PAS comme une évolution positive de l’école inclusive, allant au-delà d’un simple changement de périmètre.
Il a précisé qu’un premier bilan montrait que 83 % des élèves identifiés comme EBEP ne disposaient pas de notification correspondant à leurs besoins, ce qui justifierait, selon l’administration, une réorganisation des modalités de traitement des situations.

Il a mis en avant l’augmentation des candidatures au CAPPEI, la révision des notifications en lien avec la MDPH, la mise en place de commissions pour traiter certaines situations complexes, ainsi que l’adaptation du cahier des charges des EMAS avec l’arrivée de personnels médico-sociaux.

Il a également évoqué un renforcement du travail partenarial avec l’ARS et la MDPH, une meilleure présentation des dispositifs en CDAPH et la création d’un module de formation avec le CHU de Nîmes.  L’objectif affiché est de développer une architecture plus collaborative entre RASED, EMAS, MDPH et PAS, avec un traitement de situations ciblées, présentées comme « complexes » ou « bien identifiées ».

Selon l’administration, ces éléments témoignent d’une prise en compte accrue des besoins des élèves et des difficultés rencontrées par les enseignants, les PAS disposant par ailleurs d’espaces garantissant la confidentialité des échanges avec les familles.
Il a notamment été indiqué que certains sites disposeraient de locaux dédiés à l’accueil des familles, afin de garantir la confidentialité des échanges.

3. Analyse de l’Unsa Éducation

Lors de la F3SCT du 11 décembre, l’Unsa Éducation a souligné comme très positif le rapprochement engagé par la DSDEN avec la MDPH, et en particulier avec la CDAPH, estimant que cette évolution allait dans le bon sens pour une meilleure prise en compte des réalités de terrain, même si elle ne nécessitait pas en soi la création d’un nouveau dispositif.

Toutefois, malgré certains apports, plusieurs limites structurelles du dispositif des PAS interrogent sur sa capacité à répondre aux besoins des équipes et des élèves :

  • Le PAS contribue à un éclatement des moyens (constants) par la superposition de plusieurs dispositifs, rendant leur mobilisation plus complexe et parfois moins lisible pour les équipes, sans garantie d’une meilleure efficacité.
  • La généralisation des PAS donne le sentiment de répondre au manque d’AESH par une réorganisation administrative, sans traiter le problème de fond de l’accompagnement humain insuffisant.
  • Le déploiement des PAS risque de fragiliser d’autres dispositifs existants, notamment les ULIS, par le prélèvement de postes d’enseignants spécialisés. La création de pôles ressources, reposant notamment sur des personnels RASED et CAPPEI (dont le taux de réussite demeure limité), accentue cette tension.
  • Le risque d’empilement des missions sur les mêmes acteurs, notamment lorsque des référents cumulent plusieurs fonctions, accentue la charge de travail et les risques d’épuisement professionnel.
  • Enfin, les pertes indemnitaires constatées pour certains personnels (ISAE, NBI ULIS, primes spécifiques) ne sont pas toujours compensées par l’indemnité de référent PAS, ce qui pose la question de l’attractivité et de la reconnaissance des fonctions.

On peut craindre que les PIAL soient  déployés sans les moyens nécessaires pour fonctionner efficacement. Faute de dotations humaines et financières suffisantes, et en l’absence d’une articulation lisible avec les autres dispositifs existants, cela reviendrait principalement à déplacer les difficultés liées à l’organisation vers les équipes de terrain. Cette situation risquerait d’entraîner une surcharge de travail, de complexifier les circuits de décision et de brouiller les responsabilités, sans améliorer durablement les conditions de travail des personnels ou la qualité et la continuité de l’accompagnement des élèves.

4. PAS une arnaque ?

Alors non, les PAS ne sont pas une « arnaque » au sens d’un dispositif inutile ou entièrement négatif. Leur principal intérêt réside dans le rapprochement avec la MDPH, qui peut permettre de mieux faire entendre les réalités du terrain, les contraintes professionnelles et les effets concrets des décisions administratives sur les équipes.
Ils peuvent également favoriser un repérage plus précoce de certains besoins, notamment pour les élèves relevant d’un accompagnement médico-social.

Mais oui, en l’absence de moyens supplémentaires, les PAS semblent être surtout un outil destiné à pallier le manque d’AESH, en empilant les dispositifs et en éclatant les ressources existantes. Ils reposent sur une logique de gestion au cas par cas, sans réponse de fond, aux véritables besoins des élèves comme des acteurs de terrain, et font peser une pression accrue sur des personnels déjà fortement sollicités.

La vraie question est donc celle-ci : combien de temps les AESH, les enseignants spécialisés, les coordonnateurs PAS et l’ensemble des personnels concernés pourront-ils continuer à compenser le manque de moyens, au prix d’une dégradation continue de leurs conditions de travail et de leur santé au travail ?


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Lors de la séance de la formation spécialisée santé, sécurité et conditions de travail (F3SCT) du Gard, l’Unsa Éducation a choisi de concentrer ses interventions sur deux sujets majeurs, régulièrement signalés par les personnels : les situations d’élèves à besoins éducatifs particuliers (EBEP), en particulier lorsque les comportements sont fortement perturbateurs, et les conditions de travail des directrices et directeurs d’école.

Ces deux thématiques constituent aujourd’hui des facteurs importants de risques psychosociaux. Elles relèvent pleinement des missions de la F3SCT, dont le rôle est d’analyser les risques professionnels et de proposer des actions de prévention.

 Le directeur académique a rejeté l’ensemble de nos propositions, ce qui a empêché toute évolution de la situation des agents concernés. Nous regrettons l’absence de soutien des autres organisations syndicales, qui n’ont ni relayé nos propositions ni formulé d’alternatives, limitant le rôle de la F3SCT à la simple chambre d’enregistrement.

Elèves au comportement perturbateur

Lors de la préparation de l’ordre du jour, nous avions demandé un point sur les dispositifs existants afin d’en faire l’inventaire, d’analyser leur utilisation par les agents et de proposer des améliorations, devant conduire à des avis et à des groupes de travail sur les élèves à besoins éducatifs particuliers (EBEP).

Ce point a finalement été transformé en une présentation des futurs Pôles d’appui à la scolarité (PAS) par le directeur académique qui a précisé les modalités de déploiement du dispositif et ses impacts (non négligeables) sur la carte scolaire du premier et du second degré pour les deux prochaines rentrées scolaires.

Nous avons rappelé au DASEN que ce point ne correspondait pas à notre demande initiale et que, dans cette instance, la priorité devait porter sur les conditions de travail des agents. Le thème tel qu’il a été présenté relevait du CSA et non de la formation spécialisée. Nous avons également indiqué que le dispositif présenté ne visait pas à améliorer les conditions de travail des personnels, mais répondait principalement au manque d’AESH.

Le DASEN a indiqué que les personnels en bénéficieraient, position relayée par la FSU et le SNUIPP malgré leur opposition au PAS. Il a ensuite vivement insisté pour que nous formulions des propositions.

Nous lui avons répondu que ce dispositif ne concernait que les élèves en situation de handicap et ne répondait pas aux situations impliquant les autres élèves aux comportements hautement perturbateurs, qui représentent pourtant une partie importante des situations remontées et que notre objectif n’était pas de stigmatiser qui que ce soit.

L’UNSA Éducation a alors proposé de s’appuyer sur les outils déjà existants dans le département afin d’en dresser un premier bilan et de formuler des propositions réalistes, sans surcharger des services déjà très sollicités. Cette démarche reposait notamment sur le guide départemental « Ces enfants qui nous questionnent », l’analyse des fiches RSST dématérialisées et les données CITIS relatives aux accidents de service liés à cette typologie de risques psychosociaux. Il s’agissait avant tout de voir le sujet traité par l’administration en ne formulant pas des demandes inapplicables.

Hélas, le DASEN peu convaincu par les propres outils de l’institution a remis en question l’utilité d’utiliser le guide comme point de départ. Nous lui avons fait remarquer que nous n’avions aucun retour sur sa diffusion, sur sa connaissance par les agents, sur sa pertinence pour répondre à leurs besoins, et sur les évolutions nécessaires, mais il n’a pas voulu en discuter. La conversation a duré quelques minutes, il parlait d’un « guide académique », tandis que nous faisions référence à un guide départemental qu’il ne semblait pas connaître.

Nous avons proposé un avis visant à la création d’un protocole EBEP synthétique à destination des équipes. L’objectif était d’analyser concrètement les démarches que les agents doivent mettre en œuvre face à ces situations, ainsi que les freins et difficultés rencontrés.

Cette proposition n’a toutefois pas été soutenue. L’ensemble des autres organisations syndicales se sont abstenues lors du vote. Comment ne pas vouloir travailler sur un protocole EBEP véritablement opérationnel dans notre département, alors que les collègues dans les écoles et les établissements du second degré ont tant besoin de solutions pour gérer ces situations de travail compliquées ?  

L’UNSA Éducation a ensuite proposé d’étudier les situations problèmes récurrentes dans les fiches RSST. Cette démarche s’inscrit dans les missions prévues par le Code général de la fonction publique, qui confie à la formation spécialisée l’analyse des risques professionnels et la formulation de préconisations qui doivent venir alimenter le plan de prévention départemental. Jusqu’à présent, l’exploitation des fiches RSST s’est faite essentiellement au cas par cas, situation par situation. Notre proposition visait à changer d’approche, en analysant l’ensemble des fiches de manière transversale afin d’en tirer des enseignements collectifs, de formuler des préconisations et de proposer actions et outils visant une amélioration des conditions de travail.

Cette proposition n’a pas été retenue, le directeur académique et les autres organisations syndicales considérant que le traitement individuel des fiches suffisait. La seule perspective évoquée s’est limitée à la proposition (initiée par l’UNSA Éducation) d’outiller les personnels d’encadrement pour la rédaction des réponses aux fiches RSST. Or, cette approche ne concerne pas directement les enseignants et AESH et reste largement insuffisante au regard des nombreuses problématiques soulevées par les EBEP.

Pour aller plus loin :

Conditions de travail des directeurs

Le second sujet porté par l’UNSA Éducation concernait les conditions de travail des directrices et directeurs, en particulier les problématiques de surcharge, d’organisation du travail et de communication professionnelle auxquelles ils sont confrontés. Lors des échanges de courriels relatifs à l’élaboration de l’ordre du jour, la possibilité de la tenue d’un groupe de travail avait été évoquée ; le point inscrit visait à en discuter les modalités.

À notre grande surprise, le directeur académique n’a pas retenu la tenue d’un groupe de travail, refusant d’organiser « un groupe de travail pour un groupe de travail ». C’est assez ironique quand on pense à toutes les visioconférences et à toutes les réunions auxquelles doivent assister les directrices et directeurs, et qui les concernent peu ou pas.

Le nombre important d’enquêtes auxquelles doivent répondre les directrices et directeurs ?  C’est national on ne peut rien y faire. La complexité informatique des applications chronophages à utiliser ? C’est de la technologie, ce n’est pas du ressort de la DSDEN etc… etc… 

Nous avons beau lui énoncer les problèmes récurrents rencontrés par les directrices et directeurs d’écoles et lui faire part de leurs difficultés, pour le DASEN cela ne pouvait pas être traité dans un groupe de travail ou bien ce n’était pas un motif pour un groupe de travail.  Là encore, nous avons dû batailler tout seul pour une nouvelle fois faire en sorte que la formation spécialisée du Gard traite un sujet qui fait partie pourtant pleinement de ses prérogatives.

L’Unsa Éducation regrette que les autres organisations syndicales ne se soient pas saisies du sujet. A part notre fédération, aucune prise de position n’a été formulée pour défendre les directrices et directeurs d’école, pourtant particulièrement exposés aux risques psychosociaux.

Après de longs échanges, le DASEN a indiqué qu’il « réfléchirait » à la possibilité d’un groupe de travail, sans engagement précis, rappelant des promesses antérieures restées sans suite, notamment sur le sujet des EBEP.

Pour aller plus loin :

Conditions de travail des directrices et directeurs : un groupe de travail pour quoi faire ?

A travers ces deux sujets, l’Unsa Éducation a essayé de porter des propositions construites, ancrées dans le réel et fondées sur les outils existants. Ces démarches visaient avant tout à permettre à la formation spécialisée du Gard de remplir ses missions d’analyse des risques et de prévention.

Force est de constater que ces propositions se sont heurtées à un manque de volonté politique de l’administration de s’emparer pleinement de l’instance et d’en faire un espace de travail opérationnel au service des personnels. L’absence d’engagement des autres organisations syndicales a aussi lourdement pesé sur le fonctionnement de l’instance pour faire émerger des réponses adaptées.

L’Unsa Éducation ne baissera pas les bras, elle continuera à rappeler que la F3SCT ne peut se limiter à un cadre formel. Elle doit être un lieu où les difficultés du travail sont reconnues, analysées et traitées, afin d’améliorer durablement les conditions de travail des agents. L’Unsa continuera de porter des solutions en dépit de l’opposition de l’administration et de l’inertie des autres organisations syndicales.


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Mardi 24 mars de 9H à 16H30 à Nîmes

Pour les AESH : “Quelques outils pour faciliter l’accompagnement des enfants avec des troubles d’attention et d’hyperactivité”

 Les objectifs :

–      Mieux comprendre les enfants avec des TDAH, et leurs difficultés spécifiques d’apprentissage.

–     Disposer d’outils de communication et de relation avec les enfants avec des TDA

–   Disposer d’outils théoriques et pratiques pour accompagner les enfants avec des troubles d’attention et/ou  des TDAH en classe.

 

Les intervenantes :

Marianne VINCENT ROMAN
Médecin, thérapeute, Formatrice à l’ICT, et en Pédagogie Perceptive et auteure de « 100% attentif – 30 jeux pour gagner en attention et en concentration »

Véronique DE VATHAIRE
Professeure certifiée en Mathématiques, Thérapeute et accompagnante en Pédagogie Perceptive, Formatrice à l’ICT et en Educ’Emo.

 

Modalités d’inscriptions

Attention, le nombre de places est limité : les adhérents sont prioritaires.

 

 Pour participer, c’est très simple :

  1. Inscription sur notre formulaire : ICI
  2. Une fois votre inscription validée, nous vous enverrons les documents pour demander votre autorisation d’absence auprès de votre Pial/Pas
  3. Une attestation de présence vous sera remise sur place que vous pourrez remettre à votre IEN ou votre chef d’établissement.

Attention, le délai minimal pour demander une autorisation à l’administration pour participer à une formation syndicale est d’un mois avant la date de la formation donc le 24 février 2026 pour cette journée.

 


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Lundi 23 mars 2026 à Nîmes de 9H à 16H30 Quelques outils pour faciliter l’accompagnement des enfants avec des troubles d’attention et d’hyperactivité” pour les enseignants du 1er et 2nd degré

 Les objectifs :

–      Mieux comprendre les enfants avec des TDAH.

–       Disposer d’outils théoriques et pratiques pour mener des ateliers spécifiques sur l’Attention.

–       Disposer d’outils cognitifs et corporels pour mieux accompagner les enfants avec des troubles d’attention et/ou  des TDAH en classe.

Les intervenantes :

Marianne VINCENT ROMAN
Médecin, thérapeute, Formatrice à l’ICT, et en Pédagogie Perceptive et auteure de « 100% attentif – 30 jeux pour gagner en attention et en concentration »

Véronique DE VATHAIRE
Professeure certifiée en Mathématiques, Thérapeute et accompagnante en Pédagogie Perceptive, Formatrice à l’ICT et en Educ’Emo.

Modalités d’inscriptions

Attention, le nombre de places est limité : les adhérents sont prioritaires.

 

 Pour participer, c’est très simple :

  1. Inscription sur notre formulaire : ICI
  2. Une fois votre inscription validée, nous vous enverrons les documents pour demander votre autorisation d’absence

Pour les personnels du 1er degré : remplissez la demande de congé  directement sur ARENA en prenant soin d’indiquer comme motif « formation syndicale »  et en joignant  l’ attestation d’inscription qui vous sera fournie

Pour les personnels du 2nd degré, complétez la demande d’autorisation d’absence qui vous sera fournie et envoyez-la au rectorat sous couvert de votre chef d’établissement.

  1. Une attestation de présence vous sera remise sur place que vous pourrez remettre à votre IEN ou votre chef d’établissement.

Attention, le délai minimal pour demander une autorisation à l’administration pour participer à une formation syndicale est d’un mois avant la date de la formation donc le 23 février 2026 pour cette journée.


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Il est accessible aux agents stagiaires, titulaires, contractuels, AED et AESH.
100€ ? 200€ ? 300€ ? Quelles sont les conditions à remplir ?

Nombre de jours

Un minimum de 30 jours par an d’utilisation d’un ou plusieurs moyens de transport éligibles est nécessaire

Montant

Le montant annuel est porté à :

  • 100 € pour une utilisation entre 30 et 59 jours
  • 200 € pour une utilisation entre 60 et 99 jours
  • 300 € pour une utilisation d’au moins 100 jours

Pour inciter les agents publics à utiliser des modes de déplacement alternatifs, le SE-Unsa et l’Unsa Fonction publique demandent l’augmentation du montant du forfait Mobilités durables à hauteur de 700 € annuels, comme pour les salariés du privé.

Dépôt de la demande

La demande sera à déposer avant le 31 décembre 2025 pour les déplacements effectués pendant l’année 2025. Comme l’année précédente, la déclaration sera renseignée par le biais de la plateforme numérique COLIBRIS :

https://demarches-montpellier.colibris.education.gouv.fr/rh/rh-academie-de-montpellier-demande-de-versement-du-forfait-mobilites-durables-2025/

Une déclaration sur l’honneur certifiant le nombre de jours d’utilisation d’un ou plusieurs des moyens de transport éligibles est suffisante. L’employeur demandera un justificatif pour le covoiturage. Les autres modes peuvent faire l’objet d’un contrôle. 

Pour retrouver les informations essentielles : la circulaire académique.


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Bonne nouvelle pour les agents publics contractuels : la retraite progressive est désormais accessible dès 60 ans. Publiés à l’été 2025, de nouveaux textes réglementaires abaissent l’âge d’ouverture de ce dispositif. Celui-ci permet d’aménager la fin de carrière tout en bénéficiant d’un complément de pension, venant s’ajouter au traitement perçu.

Qui peut en bénéficier ?

La retraite progressive est ouverte aux agents remplissant deux conditions cumulatives :

  • Être âgé d’au moins 60 ans ou atteindre cet âge en cours d’année scolaire (pour les personnes nées entre le 1er janvier 1956 et le 31 juillet 1966).
  • Justifier d’au moins 150 trimestres d’assurance tous régimes confondus (régime public et régime général inclus).

Lorsque ces conditions sont réunies, l’agent peut percevoir une fraction de sa pension de retraite, calculée au prorata du temps non travaillé, tout en poursuivant son activité professionnelle à temps réduit.

Ce dispositif n’est pas automatique : il doit faire l’objet d’une demande expresse de l’agent auprès des services compétents (nous contacter : 30@se-unsa.org ou 06.23.66.14.92).

Une opportunité concrète pour les AESH

Pour les accompagnants d’élèves en situation de handicap (AESH), dont l’activité s’exerce majoritairement à temps incomplet, la retraite progressive constitue un levier important d’amélioration des revenus en fin de carrière.

Dès lors que les conditions d’âge et de durée d’assurance sont remplies, la pension partielle peut venir compléter le salaire correspondant au temps non travaillé.

Exemple :
Un AESH employé à une quotité de 60 % peut bénéficier d’une pension progressive correspondant aux 40 % de temps non travaillé, cumulée avec sa rémunération d’activité.

Ce mécanisme permet ainsi de limiter la perte de revenus liée au temps incomplet et d’accompagner progressivement la cessation d’activité.

 

Décret n° 2025-681 du 15 juillet 2025 relatif à la retraite progressive dans la fonction publique.
Source officielle :
https://www.legifrance.gouv.fr


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La circulaire académique relative à la CDIsation des assistants d’éducation (AED) pour l’année scolaire 2025-2026 vient de paraître. Elle précise les modalités et le calendrier officiel des campagnes de dépôt et d’instruction des demandes.

Qui peut demander la CDIsation ?

Tout AED ayant cumulé 6 années de contrats à durée déterminée (CDD) peut solliciter son passage en CDI, conformément aux dispositions du droit de la fonction publique.

Toutefois, la demande n’est pas automatique : la CDIsation doit être explicitement sollicitée par l’agent dans le cadre des campagnes organisées par le rectorat.

Dossier de demande : procédure à suivre

Les AED éligibles doivent constituer un dossier complet comprenant :

  • L’annexe 1 – demande de CDIsation, dûment complétée et signée ;
  • L’ensemble des pièces justificatives attestant de la durée cumulée des contrats et de l’identité du demandeur ;
  • L’avis du chef d’établissement.

⚠️ Important : Le dossier complet doit être transmis par l’établissement, en version PDF uniquement sur ASAP, en respectant les délais fixés.

Calendrier officiel des campagnes 2025-2026

La circulaire prévoit deux vagues distinctes selon la date de fin de votre dernier contrat :

1ʳᵉ campagne

  • AED dont le dernier CDD se termine entre :
    le 02 septembre 2026 et le 31 mars 2027
  • Date limite d’envoi des dossiers par les établissements :
    20 mars 2026
  • Retour des décisions :
    📅 À partir du 4 mai 2026, par vagues successives

 

2ᵉ campagne

  • AED dont le dernier CDD se termine entre :
    le 01 avril 2027 et le 01 septembre 2027
  • Date limite d’envoi des dossiers :
    6 novembre 2026
  • Retour des décisions :
    📅 À partir de janvier 2027, par vagues successives

 

Une réalité budgétaire à connaître

Les années précédentes, seulement environ 50 % des demandes de CDIsation ont été acceptées, malgré l’éligibilité statutaire des agents. Cette situation résulte notamment des contraintes budgétaires rectorales et reste à la discrétion de la rectrice.

Il est possible d’exercer un recours pour contester un refus de CDIsation. Le SE-Unsa a ainsi accompagné plusieurs collègues.

Retrouvez la circulaire et l’annexe 1 (demande de CDisation AED) : ICI

Pour nous contacter : Nadège Biot 06.23.66.14.92 et 30@se-unsa.org


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Le Conseil départemental de l’éducation nationale (CDEN) s’est tenu le 13 novembre, en présence de Monsieur le Préfet et de Monsieur le Directeur académique. L’ordre du jour portait sur le bilan de la rentrée 2025 dans les écoles et les collèges du Gard.

Alors que les autres départements paraissent globalement préservés des baisses de moyens, et que l’Hérault en obtient même davantage, les chiffres laissent penser que le Gard pourrait être le principal perdant de cette carte scolaire.

Bilan général de la rentrée 2025 dans le Gard

La rentrée scolaire 2025 s’inscrit dans un contexte national de forte contrainte budgétaire (voir notre déclaration liminaire ICI). Mais c’est surtout la répartition des suppressions de postes au sein de l’académie qui interroge : alors que l’académie dans son ensemble ne perd que 10 ETP, le Gard en perd à lui seul 12. Autrement dit, le département contribue seul à plus que la totalité de la baisse académique, faisant figure de grand sacrifié de cette carte scolaire 2025.

Interpellé sur ce déséquilibre, le Directeur académique du Gard réfute toute logique strictement comptable. Selon lui, il n’existe pas de corrélation mécanique entre la démographie et les suppressions d’emplois. Il affirme également que le Gard n’est pas le département le moins doté de l’académie, et que la répartition des moyens résulte de choix académiques visant à corriger les déséquilibres historiques entre les territoires.

Le DASEN rappelle par ailleurs que trois PAS ont été ouverts dans le Gard à la rentrée : au collège Jules Verne (Nîmes), Denis Diderot (Alès) et Le Bosquet (Bagnols-sur-Cèze). Il ajoute que le passage éventuel des PAS vers les PIAL ne relèverait d’aucune logique d’économie, chaque PAS étant financé à hauteur de 2 ETP (Equivalent Temps Plein) par la DSDEN.

Point sur la rentrée dans les écoles du Gard

Les effectifs du premier degré ont de nouveau reculé cette année : le Gard a perdu 972 élèves entre 2024 et 2025, une baisse qui touche toutes les circonscriptions sans exception. Le département accueille ainsi 59 127 élèves à la rentrée 2025. Cette tendance s’inscrit dans une dynamique démographique durable, qui devrait même s’accentuer en 2026, avec une prévision de –1 200 élèves supplémentaires.

Cette diminution a mécaniquement amélioré le taux d’encadrement. Concrètement, l’école “type” du Gard compte désormais environ 22 élèves par classe, répartis sur 4,5 classes en moyenne. 

École inclusive : des besoins importants, des réponses à nuancer

L’UNSA Éducation a rappelé plusieurs évolutions préoccupantes : la diminution progressive du nombre de postes depuis 2019, la dégradation des conditions d’apprentissage, l’intensification des exigences liées aux élèves à besoins éducatifs particuliers, ainsi que la disparition de dispositifs structurants comme « Plus de maîtres que de classes » ou le maintien du RASED uniquement dans les zones d’éducation prioritaire.

En réponse, le DASEN a apporté plusieurs éléments chiffrés pour nuancer ce constat. Il souligne que 60 ETP RASED sont actuellement en fonction dans le Gard, soit le volume le plus élevé de l’académie (à titre de comparaison : 10 dans l’Aude et moins de 60 dans l’Hérault). Il rappelle également qu’aucune suppression de poste RASED n’est intervenue depuis 2023.

Le DASEN a insisté par ailleurs sur la richesse des dispositifs existants dans le département. Le Gard dispose de l’ensemble des structures prévues nationalement, comme le lycée Camus, identifié comme premier DAR de France, ou encore la création d’une UEP en 2025 (unité d’enseignement polyhandicapée au collège Jules Verne à Nîmes). Pour renforcer un réseau déjà dense, 5 ULIS supplémentaires ont également ouvert à la rentrée 2025. Pour lui, le Gard est le département le mieux loti de l’académie :  86 % des élèves notifiés bénéficient d’une aide humaine, un taux bien supérieur à ceux observés dans l’Hérault (70 %) et les Pyrénées-Orientales (60 %).

L’Unsa Education a nuancé fortement le propos du Dasen. Malgré ces indicateurs apparemment favorables, les équipes continuent d’alerter sur la dégradation des conditions de travail, l’épuisement lié aux besoins croissants des élèves et le manque de moyens pour les accompagner correctement. Ce décalage entre les chiffres présentés et la réalité du terrain interroge plus que jamais. Certes il y a légèrement plus de dispositifs qu’ailleurs mais les moyens sont largement insuffisants compte tenu des besoins.  

Point sur les collèges du Gard

La baisse démographique engagée depuis 2023 dans le second degré se confirme à la rentrée 2025 : les collèges du Gard accueillent désormais 27 515 élèves. Pour amortir cet effet, le DASEN annonce avoir maintenu 26 divisions “blanches” à titre structurel et avoir injecté 2 000 HSE dans 25 collèges.  Une “division blanche” est une classe maintenue administrativement dans la dotation d’un collège, même si elle n’est pas entièrement justifiée par les effectifs.

Sur le plan des résultats scolaires, le bilan demeure contrasté. Les résultats du Brevet 2025 restent inférieurs aux moyennes académique et nationale, tandis que la tendance apparaît plus positive au Baccalauréat. Le département continue cependant d’afficher un taux d’orientation en 2GT inférieur à la moyenne académique, ce qui interroge sur les marges de manœuvre réelles laissées aux établissements.

Le climat scolaire soulève aussi des inquiétudes : les signalements d’absentéisme augmentent, particulièrement au collège. Le DASEN dit vouloir réduire les exclusions définitives et précoces, et indique qu’un groupe de travail “zéro exclusion” a été lancé afin de réfléchir à des pistes d’action.

Dotations et infrastructures

La Dotation Générale de Fonctionnement versée par le Conseil départemental atteint 7 283 020 € pour 2025. Elle se compose :

  • d’une part fixe par établissement,
  • d’une part variable de 50 € par élève, majorée de +40 € en REP et +60 € en SEGPA,
  • d’une part modulée selon le fonds de roulement de chaque collège.

À cela s’ajoute un budget de 6 millions d’euros consacré à la maintenance annuelle des collèges. Plusieurs chantiers lourds sont également engagés : reconstructions (Saint-Gilles, Villeneuve-lès-Avignon) et travaux de maintenance dans de nombreux établissements (Ada Lovelace, R. Rolland, Bellegarde, Roquemaure, Racine à Alès, Ventadour à Bagnols-sur-Cèze, Aigues-Mortes, Le Vigan, Aramon, Gallargues, Saint-Ambroix…).
Pour comparaison, la dotation dédiée au privé s’élève à 5 millions d’euros.

 


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Quelle loi oblige la mise en place de ce nouveau contrat santé obligatoire ?

Le gouvernement est passé par voie législative avec l’ordonnance du 17 février 2021, puis le règlementaire a suivi le décret du 22 avril 2022, pris en application des articles L 827-1 à 3 du CGFP (Code général de la fonction publique). 

Pour combien de temps est conclu le contrat avec MGEN-CNP ?

Le contrat est conclu pour une durée de 4 ans, renouvelable dans la limite de 6 ans.

Que se passe-t-il si je ne fais pas l'affiliation ?

Je serai alors affilié d’office sur le contrat de base .

L’agent a-t-il obligation d’adhérer au contrat santé ?

Oui, tout agent a l’obligation de souscrire au contrat collectif en santé, sauf s’il relève d’une situation de dispense possible.

Quels sont les motifs de dispense ?

Les motifs de dispense possible sont :

Être un personnel contractuel en CDD, s’ils bénéficient d’une complémentaire santé individuelle (Attention, un contractuel ne souhaitant pas adhérer au contrat collectif ne percevra plus l’indemnisation forfaitaire de 15€/mois)

Être couvert par la mutuelle santé de son/sa conjoint·e, en sachant que cette mutuelle doit être une mutuelle collective obligatoire pour lui/elle

Relever de la complémentaire santé solidaire (C2S)

Quelles pièces justificatives doit-on données pour une dispense ?

Une attestation sur l’honneur, ou un justificatif de la mutuelle collective  obligatoire de son conjoint.

Mon enfant est majeur, puis je l'affilier sur mon contrat ?

Oui, jusqu’à ses 21 ans  et jusqu’à ses 25 ans s’il est étudiant.

Peut-on choisir des options différentes pour ses enfants ?

Non, le choix de l’option s’applique pour tout le contrat.

Quel est le tarif du socle pour les actifs ?

La participation des actifs pour le socle se calcule en additionnant :

  • Une part forfaitaire : 20% de la cotisation d’équilibre (CE)
  • Une part variable, qui dépend des revenus de l’agent
  • Les cotisations additionnelles pour le fonds d’aide aux retraités et le fonds d’accompagnement social 

Pour connaître son montant, les adhérents peuvent utiliser la calculette SE- Unsa.

Que comprend le revenu brut pris en compte pour le calcul de la cotisation au socle ?

La rémunération brute prend en compte le traitement indiciaire, la NBI, le SFT, et toutes les primes et indemnités qui sont soumises à la CSG et CRDS.

Que se passe-t-il si je change d’échelon en cours d’année ou si je perçois une prime ?

La cotisation au socle sera révisée en fonction des revenus actualisés. Tout changement d’échelon, versement de prime/indemnités sera pris en compte par le MEN dans la cotisation mensuelle au socle. Ce sera un processus automatique dès le moment où l’augmentation de revenus s’affichera sur la fiche de paie.

Comment sera prélever ma cotisation ?

La cotisation du socle est directement prélevé sur le salaire. Pour les options et les ayants droits le prélèvement se fera sur le compte bancaire renseigné à la souscription du contrat.

Quel délai pour adhérer/modifier/résilier une option ?

La modification d’une option est possible jusqu’à fin avril 2026 et  sera possible à chaque échéance annuelle.


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La protection sociale complémentaire entre en vigueur au 1 er janvier 2026.

ETAPE 1

ETAPE 1

Vous devez remettre votre carte vitale à jour (depuis mercredi 12 novembre) puis ouvrir votre compte AMELI (vous avez dû recevoir un courrier de la MGEN pour vous guider dans la déclaration). Pour rappel Ameli est l’espace santé de la sécurité sociale du régime général. Il est incontournable de procéder à cette opération technique.

Tous les personnels ainsi que les enfants de plus de 16 ans qui ont une carte vitale doivent faire une mise à jour et créer un compte Améli.

Pour répondre à vos questions, le SE-Unsa vous propose une FAQ : ICI


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