Bonne nouvelle pour les agents publics, qu’ils soient fonctionnaires ou contractuels : la retraite progressive devient accessible à tous dès 60 ans !
Publiés cet été, de nouveaux textes abaissent l’âge d’ouverture de ce dispositif qui permet d’adapter sa fin de carrière en douceur.
Qui est éligible ?
 
Vous avez au moins 60 ans ou allez atteindre 60 ans en cours d’année scolaire ? Vous travaillez à temps partiel ou à temps incomplet ? Vous pouvez bénéficier du versement de la pension partielle versée en complément de votre rémunération. Mais ce n’est pas automatique…
 
C’est un droit que l’Éducation nationale ne vous indiquera pas spontanément… mais que le SE-Unsa tient à rappeler pour que personne n’en soit privé.
 
À noter que pour les agents contractuels à temps incomplet, notamment les AESH ou les AED, le versement de la pension partielle est un droit ouvert dès que les conditions liées à l’âge ou à la durée d’assurance sont remplies. Mais, faute d’information de l’employeur, beaucoup ne la demandent pas et passent donc à côté de ce complément de rémunération qui serait pourtant fort utile à de nombreux collègues.
Qu’est-ce que la retraite progressive ?
 
La retraite progressive permet aux fonctionnaires et aux contractuels – ayant atteint 60 ans et un certain nombre de trimestres d’assurance – de travailler à temps partiel ou incomplet tout en percevant une partie de leur pension de retraite. Elle offre donc un véritable aménagement de fin de carrière : travailler moins en limitant l’impact négatif de la baisse de revenu liée au temps partiel ou au temps incomplet.
Quels avantages pour les agents ? 
 
Dans la Fonction publique, ce dispositif présente un avantage important pour la retraite : la durée d’assurance (celle qui sert au calcul de la décote/surcote) reste préservée.
 
Attention toutefois : comme le taux de liquidation de la pension des fonctionnaires dépend du nombre de trimestres de service validés, une quotité de travail réduite peut avoir un léger impact sur le montant final de la pension. Mais cela est à mettre en perspective avec le gain en qualité de vie personnelle qu’apporte le travail à temps partiel…
 
En effet, pour beaucoup, la fin de carrière peut être marquée par la fatigue et le besoin d’un rythme différent. La retraite progressive répond à cette réalité :
  • allègement de la charge de travail
  • limitation de la baisse des revenus grâce à la pension partielle
  • meilleure qualité de vie en fin de parcours professionnel
  • possibilité de travailler plus longtemps pour diminuer la décote ou pour valider un échelon pour certains collègues qui ne le feraient pas à temps plein.
Une revendication historique de l’Unsa
 
L’Unsa n’a cessé de porter la revendication du droit à la retraite progressive pour les fonctionnaires alors que d’autres organisations ne voulaient pas de cet aménagement. Nous avons défendu l’idée qu’il s’agissait d’un droit social utile, adapté aux besoins des agents. L’abaissement de l’âge à 60 ans, seconde étape faisant suite à la mise en place de la retraite progressive dans la Fonction publique en 2023, constitue donc une nouvelle réelle avancée.
 
Il ne faut toutefois pas oublier que cette mesure ne compense en rien les effets négatifs du recul de l’âge de départ à 64 ans que l’Unsa continue de dénoncer, tout comme nous dénonçons le fait que les temps partiels ne soient pas accordés systématiquement quand ils sont déposés au motif de la retraite progressive.
Les conditions concrètes d’accès à la retraite progressive et les modalités pratiques nécessitent une étude au cas par cas. Pour savoir si vous pouvez bénéficier de cette mesure, rapprochez-vous de votre section locale du SE-Unsa qui pourra vous accompagner dans vos démarches et répondre à vos questions.

Contacter la section : 53@se-unsa.org

 


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Les remplaçants, qui représentent 9 % de la profession, exercent une mission essentielle au bon fonctionnement du Service public d’éducation. Pour le SE-Unsa, les propositions d’amélioration de la situation des remplaçants concernent à la fois leur rémunération, leur carrière, leur gestion et leurs conditions d’exercice.
 
 
Le SE-Unsa fait des propositions d’amélioration de la situation des remplaçants qui relèvent de 4 domaines.
Rémunération
  • L’ISSR doit être réformée : elle doit comprendre une part fixe liée à la fonction de remplaçant et une part variable liée à l’effectivité des déplacements. Le calcul de l’ISSR doit être transparent et vérifiable par les titulaires remplaçants.
     
  • En cas de multiples remplacements dans une même journée, le remplaçant doit percevoir l’ISSR pour sa première mission et des frais de déplacement entre le 1er et le 2d lieu de remplacement.
     
  • Tout remplaçant nommé à l’année sur un poste doit bénéficier de l’ISSR, y compris si sa nomination intervient avant la rentrée scolaire.
Carrière
  • Tous les remplaçants doivent bénéficier des mêmes possibilités d’accès à la formation que les autres titulaires.
     
  • Ils doivent de plus, au vu de leurs conditions particulières d’exercice, pouvoir bénéficier de formations spécifiques.
     
  • Lors d’une demande de temps partiel, ils doivent pouvoir choisir leur quotité de temps de travail et être maintenu sur leur poste.
Gestion
  • En cas de dépassement de ses obligations réglementaires de service (ORS), tout remplaçant doit pouvoir bénéficier d’une récupération horaire sur l’année scolaire en cours ou d’un paiement d’heures supplémentaires.
     
  • L’administration doit jouer son rôle d’information auprès des collègues concernés concernant le droit à percevoir des indemnités. Par exemple, tout remplaçant affecté dans le spécialisé doit savoir à quelles indemnités il peut prétendre.
     
  • Chaque remplaçant doit être en mesure de vérifier ce qui lui est versé.
     
  • Enfin, les moyens de remplacement doivent être calibrés en fonction des besoins effectifs.
Conditions d’exercice
  • L’assurance du véhicule personnel doit être prise en charge par l’employeur.
     
  • Un ordre de mission doit être systématiquement délivré pour tout remplacement.
     
  • Les remplaçants qui effectuent la totalité de leurs ORS en REP ou en REP+ doivent percevoir l’intégralité de l’indemnité REP ou REP+.
     
  • Les remplaçants doivent bénéficier à leur arrivée dans une nouvelle école ou dans un nouvel établissement d’un accueil spécifique pour faciliter leur installation.

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Les outils du SE-Unsa

Le SE-Unsa met à votre disposition un outil de suivi des heures afin de connaître vos heures à récupérer

 

FEUILLE DE CALCUL

(suivi des heures par semaine – suivi des heures par période – suivi des 108h)


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ISSR 2025


L’ISSR (indemnité de sujétions spéciales de remplacement) est due à tout titulaire remplaçant exerçant sur un poste situé hors de son établissement ou de son école de rattachement, y compris si le remplacement est situé dans la même commune.

Le remplacement débute le jour d’arrivée dans l’établissement ou dans l’école. Le montant de l’ISSR est fonction de la distance (voir tableau ci-dessous). Il est versé exclusivement pour les jours effectifs de remplacement.

Toute affectation pour la durée de l’année scolaire, intervenant après la date de rentrée, ouvre droit au versement de l’indemnité.

Frais de déplacement

Si un collègue est nommé en remplacement continu d’un même fonctionnaire pour toute l’année scolaire, le remplaçant touchera des frais de déplacement consultables ici.

Etat récaputulatif des remplacements

Dans le premier degré, un état récapitulatif des remplacements est adressé à la fin de chaque mois par le secrétariat de l’IEN. Seul le montant global de l’ISSR est porté sur le bulletin de paie.

 

De nombreux litiges concernent l’ISSR : non versement au prétexte d’un remplacement qui va jusqu’à la fin de l’année, calcul des distances, des durées de perception…

Dans tous les cas, contactez votre section locale du SE-Unsa.


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RESSOURCES PEDAGOGIQUES


FORUM, MALETTES, MUTUALISATION 

Le SE-Unsa vous propose quelques sites pédagogiques qui peuvent vous être utiles :

 

❖ Conseils, astuces et une mallette visant à parer les éventualités d’un remplacement court : http://ecoledesjuliettes.free.fr/zil.html


 Ressources pour remplaçants : https://www.gommeetgribouillages.fr/zil.html


❖ La rubrique “Brigade, ZIL et remplaçants” du forum des enseignants du primaire (EDP) : http://forums-enseignants-du-primaire.com/


❖ Le blog d’une ZIL avec plein de ressources cycles 1 à 3 : http://pepourlavie.eklablog.com/


❖ Remplacements courts : une journée sur une photocopie par Charivari : http://www.charivarialecole.fr/a5463982/


❖ Pour les remplacements en SEGPA http://www.ressourcessegpa.fr/


 Site de partage de ressources CE1, CE2 et CM1 et nouvelles en maternelle : https://www.lecartabledeseverine.fr


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LE REGISTRE « SANTÉ SÉCURITÉ AU TRAVAIL » (R.S.S.T.)

A QUOI SERT DE REMPLIR UNE FICHE S.S.T ?

Fiche RSST dématérialisée

Le Registre Santé et Sécurité au Travail (R.S.S.T.) permet à tout enseignant  travaillant dans l’école (mais aussi aux personnels, aux parents d’élèves, aux AESH, etc…) de signaler une situation anormale ou susceptible de porter atteinte soit à la sécurité et la santé des personnes, soit à la sécurité des biens.

Quand s’en servir ?

Dès que vous observez :

  • un évènement accidentel (accident de service, actes de violence…)
  • des risques potentiels (électriques, sanitaires, canicule, risques psycho-sociaux…)
  • une dégradation de vos conditions de travail
  • ou que vous souhaitez proposer des améliorations (locaux vétustes, chauffage insuffisant, bruit…)

Où trouver une fiche du registre R.S.S.T. ?

Normalement, un affichage signalétique dans l’établissement indique le lieu (dans le bureau du directeur, du chef d’établissement, dans la salle des maîtres ….) où trouver ce registre SST. Vous retrouverez également cette fiche de manière dématérialisée en bas de cet article.

À qui la transmettre ?

– A votre IEN ou à votre chef d’établissement  en format papier.  Les fiches SST dématérialisées sont envoyées directement à votre supérieur hiérarchique et à l’ensemble des membres du CSA-F3S-CT.

– ET aux représentants du personnel UNSA qui siègent à la F3S-CTformation spécialisée en matière de santé, de sécurité et conditions de travail (49@se-unsa.org)

En effet, l’une des missions de la F3S-CT départementale est de suivre les situations des collègues qui ont rédigé des fiches SST jusqu’à ce que des solutions ou des aides soient trouvées pour améliorer la situation. 

Aussi, une fois le problème signalé, l’administration ne pourra pas dire qu’elle ne savait pas.

Comment utiliser les fiches dématérialisées?

Quel est son parcours, une fois écrite? 

                                         1er degré                       2nd degré

Pour voir la réponse de votre supérieur hiérarchique,

vous devez retourner sur votre fiche RSST dématérialisée


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Pour plus de justice sociale,
en grève et mobilisé·es le 18 Septembre !

 

Rendez-vous à

 

À Nantes 10H30 Miroir d’Eau
ASaint Nazaire 10H00 Place de l’Amérique Latine
À Ancenis 10H00 Station Esso
A Chateaubriant 10H30 Mairie

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La consigne adressée aux directeurs et directrices d’école à travers le plan ministériel « Faire des maths et des sciences un choix possible pour toutes » rate largement sa cible. Si l’accès des filles aux filières scientifiques constitue un enjeu majeur de justice sociale et d’égalité des chances, encore faut-il que cette ambition se traduise par une véritable politique publique, avec des moyens adaptés.
 
 
Un transfert de mission inacceptable
 
Sous couvert de « sensibilisation », le ministère demande aux directeurs et directrices d’organiser, au sein de leur école, une séance de travail collective avec leurs collègues, à l’appui d’un diaporama ministériel constitué de données et de consignes pour des ateliers.
En réalité, il ne s’agit pas d’information, mais d’une formation imposée sans intervention de formateurs. La formation des personnels n’entre pas dans les missions des directeurs d’école. Leur demander de la réaliser est une dérive préoccupante qui tend à se répéter depuis quelques temps avec la succession de nouveaux programmes et de plans divers.
>> Lire notre article : Piloter n’est pas former
 
 
Une injonction sans formation préalable

Il n’y a eu aucune formation institutionnelle, ni initiale ni continue, qui prépare les enseignant·es à travailler collectivement sur cette problématique pourtant essentielle. Or, on ne s’improvise pas spécialiste des biais de genre en éducation. Avant de pouvoir proposer des « solutions », l’accompagnement par des formateurs et des formatrices permet une prise de conscience des biais sociétaux que nous avons tous et toutes intériorisés. Ce serait tout l’enjeu d’une véritable formation professionnelle, menée par des formateurs, pour pouvoir ensuite être en capacité d’ajuster les pratiques à long terme.
 
 
Un support indigeste et déconnecté du terrain

Le diaporama mis à disposition est présenté comme « modifiable », mais il est surtout extrêmement lourd et peu adapté à un usage concret en équipe. Au lieu de donner des ressources pédagogiques utilisables pour piloter, élaborer une stratégie d’école, il place les directeurs et directrices dans une position impossible : devoir aborder un sujet complexe sans y avoir eux-mêmes été formés. De plus, même pour la partie informative qui pourrait les concerner, l’injonction d’organiser ce travail dans un calendrier si contraint risque d’alourdir la charge de travail des directeurs et directrices d’école et de générer des tensions au sein des collectifs.
 
 
Un leurre inefficace
 
Faire porter sur les épaules des directeurs et directrices la responsabilité d’une telle pseudo-formation ne permettra pas de faire progresser l’égalité filles-garçons dans les filières scientifiques. Cela donne l’illusion d’une action, mais cela ne règlera rien. Au contraire, cela risque de décrédibiliser une question pourtant essentielle, tout en entretenant la lassitude de se sentir abandonné à son sort lorsqu’il s’agit d’autre chose que de savoirs fondamentaux.
 
 
L’égalité filles-garçons mérite mieux
 
La question de l’accès des filles aux filières scientifiques mérite une vraie politique éducative nationale :
 
  • une formation initiale et continue ambitieuse des enseignant·es par des formateurs et formatrices,
  • des ressources pédagogiques conçues par des spécialistes et testées en classe,
  • des directives qui ne reposent pas sur une simple transmission descendante mais sur un accompagnement progressif de chacun des membres de l’équipe à des moments réservés.
 
Le SE-Unsa le redit avec force : l’égalité filles-garçons ne se décrète pas par circulaire. Elle se construit par la formation, dans un temps dédié, par des moyens concrets et dans le respect des missions de chacun. C’est aussi un des enjeux de l’alerte sociale déposée à la rentrée 2025 par le SE-Unsa autour de la direction d’école.
 

>> Télécharger le courrier type pour qu’un directeur ou une directrice demande un formateur à son IEN


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