Cela fait plus de 30 ans que le corps des professeurs des Écoles (PE) a été créé. Les institutrices et instituteurs à la retraite devaient bénéficier à terme de la revalorisation de leur pension par l’assimilation, c’est-à-dire le reclassement dans le « nouveau » corps. À ce jour ils sont toujours dans l’attente. Le SE-Unsa ne les oublie pas et intervient auprès du président de la République.

En 1990 le corps des PE fut créé pour répondre à notre revendication de revalorisation des instituteurs et de rapprochement entre les corps des premier et second degrés : même grille de rémunération, même déroulement de carrière, même niveau de recrutement et même lieu de formation.
Cette conquête syndicale extraordinaire fut arrachée par le SE-Unsa (Sni-PEGC à l’époque) et l’ensemble des collègues qui se mobilisèrent à ses côtés.
 
La création du nouveau corps s’accompagnait d’un dispositif d’intégration pour les actifs qui devait permettre à tous les instits de devenir PE avant 2007. Une fois le corps éteint chez les actifs les retraités devaient bénéficier à leur tour de la revalorisation en étant assimilés dans le nouveau corps. Malheureusement tous les collègues actifs n’ont pas fait le choix de l’intégration, empêchant de fait l’extinction du corps et donc l’assimilation des retraités.
 
Le SE-Unsa n’oublie pas les retraités concernés. Après avoir relancé les ministres de l’Éducation nationale et de la Fonction publique en 2019, le SE-Unsa interpelle cette année directement le chef de l’État fort des milliers de signatures recueillies par notre pétition.


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La formation initiale des professeurs documentaliste et les exigences du Capes de Documentation font de ces « enseignants à part entière » des spécialistes de l’information, de la communication et de l’éducation aux médias.
Pour le SE-Unsa, cela ne fait aucun doute.

Pourtant, depuis plus de trente ans, l’Éducation nationale ne parvient toujours pas à offrir une place claire au sein des équipes pédagogiques aux enseignants documentalistes malgré la publication en 2017 de la circulaire de missions des professeurs documentalistes. De plus, ils doivent encore et toujours s’adapter aux réalités diverses de leurs établissements et construire eux même leur rôle et leur place au sein des équipes.
 
L’enjeu est bien d’outiller la jeunesse face aux risques qui accompagnent leur vie sur les réseaux numériques et de développer leur esprit critique dans une société de l’information toujours plus complexe, dans leurs pratiques communicationnelles ou culturelles.
 
D’autant que la crise sanitaire a considérablement développé l’usage du numérique éducatif, tant du côté des enseignants que de celui des élèves.
 
À regarder les thèmes des sujets du Capes de Documentation ces dernières années, on peut se rendre compte à quel point ils correspondent à différents défis qu’auront à relever les générations actuelles et à venir face à l’omniprésence de l’information, du numérique et des réseaux. Derrière ces sujets on retrouve les grandes inquiétudes qui émaillent bien souvent les discussions des enseignants ou des parents confrontés aux générations Z et Alpha.
 
L’Éducation Nationale ne s’empare de cette question qu’au travers de plans, de rapports ou de Vade-Mecums. L’année scolaire dernière a vu la tenue d’états généraux du numérique pour l’Éducation, auxquels le SE-UNSA a activement participé en rappelant les missions des enseignants documentalistes. La remise du rapport au ministre le 1er juillet Renforcer l’éducation aux médias et à l’information et la citoyenneté numérique qui faisait suite à l’assassinat de Samuel Paty et dans lequel l’expertise professionnelle dans les sciences de l’information des professeurs documentalistes est réaffirmée doit se traduire en acte pour cette année scolaire.
 
Face à l’augmentation des pratiques numériques liées à la crise sanitaire, à la hausse inquiétante des pratiques de cyber-harcèlement, à l’évolution des pratiques numériques des nouvelles générations d’élèves mais aussi d’enseignants, il est plus que temps que notre institution construise une réponse adaptée et durable dans la scolarité obligatoire des élèves.
 

En cette rentrée 2021 qui voit une nouvelle fois émerger un phénomène de cyberharcèlement préoccupant (#Anti2010), le SE-Unsa souhaite rappeler au ministère que des professionnels formés existent dans les rangs des enseignants et que notre École doit mettre la question de la citoyenneté numérique au cœur des priorités.


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Le calendrier des épreuves de certification en anglais, allemand et espagnol est fixé. Les épreuves écrites auront lieu le mercredi 9 mars 2022 pour toutes les académies et le jeudi 24 mars 2022 pour Mayotte. Les épreuves orales se dérouleront, pour les trois langues, entre le 1er février et le 31 mars 2022 à des dates fixées académiquement.

Pour la certification en allemand sont concernés :

  • les élèves de seconde des lycées généraux et technologiques
  • les élèves de première des LP
  • les élèves de 3e de l’enseignement bilingue des académies de Nancy-Metz et de Strasbourg

En anglais, les élèves concernés sont essentiellement :

  • les élèves de terminale des sections européennes des LGT et des LP
  • les élèves de terminale des sections internationales 
  • les élèves de terminales suivant la spécialité langues, littératures et cultures étrangères et régionales (LLCER) anglais LLCER anglais monde contemporain

En espagnol, les élèves concernés sont :

  • Les élèves de seconde des sections européennes de lycées généraux et technologiques 
  • Les élèves des sections européennes de première des lycées professionnels

La rédaction des sujets des épreuves de certification a été confiée à la Conférence permanente des ministres de l’éducation des Länder pour l’allemand, Cambridge Assessment English pour l’anglais et l’Institut Cervantès pour l’espagnol. Ce sont les enseignants formés par ces organismes qui corrigeront et évalueront. 

Le SE-Unsa dénonce cette dépense d’argent public au profit d’un organisme privé en anglais et semi-public pour les deux autres langues alors que les diplômes de l’Éducation nationale sont censés garantir un niveau atteint. Le développement de certifications et autres attestations en langues vivantes est un choix contestable, que le SE-Unsa n’approuve pas. Au moins pouvons-nous espérer que l’attestation en langues vivantes prévue dans le cadre de la réforme des lycées remplacera ces certifications externes coûteuses et largement inutiles ? 


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Futurs retraités, les étudiants ont maintenant la possibilité de faire valider des périodes de stage pour la retraite auprès du régime général.

Les bénéficiaires doivent être étudiants (enseignement supérieur, grandes écoles, classes préparatoires…). Ces stages doivent être effectués en milieu professionnel à partir du 15 mars 2015. Ils doivent avoir donné lieu à gratification. Deux mois minimum sont nécessaires.Une convention de stage tripartite est obligatoire.

Deux trimestres pourront être achetés. La demande est à effectuer auprès de la Carsat dans les deux ans qui suivent la fin du stage, en joignant la convention tripartite. Le coût par trimestre est de 411 €. Le versement peut s’effectuer en un ou deux ans, en des versements mensuels d’égal montant.

En période d’allongement de la durée de cotisation, tout est bon à prendre ! 

L’UNSA demandait à ce que les périodes de stage indemnisés puissent être pris en compte pour la retraite.

Pour plus de renseignements, contactez votre équipe locale.

Décret 2015-284 : ici.


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Pour bénéficier d’un départ anticipé en tant que travailleur handicapé, il faut notamment justifier d’un certain nombre de trimestres d’assurance en tant que travailleur handicapé à 50 %.

De nombreux collègues ne sont pas en capacité d’attester de cette durée, soit parce qu’ils n’ont pas renouvelé leur RQTH, soit parce qu’ils n’ont pas la preuve administrative de leur incapacité permanente.
 
Depuis le 1er septembre 2017, un collègue dans cette situation a la possibilité de déposer un dossier pour faire valider des trimestres manquants, mais à certaines conditions (cumulatives) :

  • le taux d’incapacité doit être de 80 % au minimum lors du dépôt de dossier de retraite,
  • la période validable est limitée à 30 % de la durée d’assurance requise pour avoir droit à un départ anticipé,
  • il faut déposer un dossier comprenant tout document à caractère médical permettant de justifier un taux d’incapacité de 50 % minimum pour cette période, complété, le cas échéant, par des documents à caractère administratif.

Une commission examinera ce dossier et rendra un avis motivé au service chargé de la liquidation de la pension.

Pour le SE-Unsa, ce décret est une première reconnaissance des situations non déclarées de handicap. Cela permettra à des collègues de bénéficier d’un départ anticipé au titre du handicap.
Cependant, le SE-Unsa regrette les contraintes liées à la demande et notamment la limite imposée de 80 % de taux d’incapacité, qui réduira sensiblement le nombre de collègues concernés.

Pour plus de renseignements, adressez-vous à votre équipe locale du SE-Unsa.
 

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Du traitement brut (TB) des titulaires et stagiaires sont déduits plusieurs cotisations, contributions et abattements. Pour en calculer le montant, il faut connaitre le taux appliqué (pourcentage de la retenue ou de la contribution) et les assiettes de calcul (la somme totale prise en compte pour y appliquer le taux).

Retraite : retenue pension civile (PC)

Elle est guidée par le principe de solidarité intergénérationelle. Les actifs cotisent pour les retraités. Ce principe a été maintenue dans la loi de 2014 sur les retraites.

Elle apparait sur votre bulletin de paye sous la ligne « retenue PC ».

C’est un pourcentage de votre rémunération brute (incluant les bonifications d’indices comme BI et NBI). Le taux est de 11,10 % depuis 2020.

La retraite additionnelle de la Fonction publique (Rafp)

C’est un système de retraite complémentaire obligatoire par point. Sa mise en place date de 2003, donc les effets ne se font pas encore sentir pour les collègues qui partent en retraite maintenant. Elle s’applique à un taux de 5 % sur les revenus autres que la rémunération brut (et la NBI), elle concerne donc les majorations, indemnités, primes, HS… Mais dans la limite de 20 % de son traitement brut annuel.

Cotisations et contributions : CSG ET CRDS

La Contribution sociale généralisée (CSG) sert au financement de la Sécurité sociale. Elle est composée d’une part déductible (6,8 %) du revenu imposable et d’une part non déductible (2,4 %), soit 9,2 au total.

la Contribution au remboursement de la dette Sociale (CRDS) a été créée en 1996 (réforme Juppé de la Sécurité sociale) pour essayer de résorber l’endettement de la Sécurité Sociale. Elle est non déductible du revenu imposable. Elle s’applique à un taux de 0,5 %.

Taux en 2019

Assiette de calcul
(somme à laquelle s'applique le taux)

PC

11,10 %TB + Bi + NBI

Rafp

5 %

Totalité des revenus,
sauf traitement indiciaire et NBI,
dans la limite de 20 % du montant
du traitement indiciaire brut
(ex : SFT, Ind Comp, IR, HS, etc.)

CSG

9,2 %

98,25 % de :

TB + BI + NBI+ IR + SFT
+ indemnités + primes + HS

Dont
non déductible

2,4 %

Dont
déductible

6,8 %

CRDS

0,5 %

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Aujourd’hui, près de 8 % des directrices et directeurs d’école ne sont pas pleinement reconnus. Il s’agit des professeurs des écoles affectés sur les écoles à une classe. Qualifiés de « chargés d’école », ces personnels assument les fonctions de directrice et directeur d’école mais demeurent à l’écart de la reconnaissance liée à la fonction. Pour le SE-Unsa, il faut que cela change.

Les mêmes missions

Être en charge d’une école à une classe, c’est presque toujours enseigner en classe multi-âges, parfois avec des personnels AESH ou Atsem. C’est aussi faire le lien entre les différents partenaires, la collectivité, travailler en réseau avec les autres directrices et directeurs du secteur et participer aux réunions école-collège.
 
Être en charge d’une école à une classe, c’est assurer la sécurité des élèves, notamment en période de crise sanitaire ; c’est expliquer, rassurer, anticiper et adapter l’école pour en faire un lieu sûr et accueillant.
 
En résumé, être en charge d’une école à une classe, c’est être directrice ou directeur d’école dans les faits, mais pas dans les textes… 
 

... mais pas la même reconnaissance

En effet, les formations obligatoires mises en œuvre pour assurer la fonction de direction d’école peuvent échapper aux chargés d’école, même si ces derniers assument les mêmes responsabilités. 
 
Plus curieux, les chargés d’école doivent passer un entretien pour être inscrits sur la liste d’aptitude pour postuler à une direction d’école de deux classes et plus ; en d’autres termes, l’administration examine leur capacité à exercer une fonction déjà exercée… Pour le SE-Unsa, leur pleine et entière reconnaissance conduirait alors à une inscription automatique sur la liste d’aptitude.
 
Enfin, les écarts de rémunération doivent être comblés pour reconnaître l’investissement que demande l’exercice de ces missions qui participent, au-delà de leurs apports éducatifs, à la cohésion sociale dans les territoires ruraux.
 

Pour le SE-Unsa, cette différenciation n’a plus lieu d’être et la qualification de chargé d’école doit disparaître. Assumer la fonction de direction d’école doit conduire à être directrice ou directeur. Au-delà d’être peu coûteuse, cette avancée serait significative pour les personnels concernés en matière de formation et de carrière. 


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visuel "Penser l'avenir avec la techno" 2020-2021


La technologie est un enseignement dont on entend peu parler dans notre système éducatif.

Et pourtant… 

La construction d’une économie durable où on produit, où on fabrique, où on conçoit autrement, cela s’apprend en cours de technologie. Cette discipline est capitale car elle apporte des compétences utiles pour tous les autres enseignements et joue également un rôle important en matière d’orientation des élèves, de connaissance des métiers, et pour valoriser les filières technologiques, industrielles, numériques, qui resteraient sinon peu connues des élèves. L’initiation à la culture du numérique, qui occupe dorénavant une place centrale dans notre société, est un enjeu transversal du système éducatif et des enseignements et c’est en technologie et au collège que les élèves pourront le mieux s’en imprégner, notamment pour apprendre à programmer. Une culture technologique est un facteur plus qu’important pour l’employabilité de nos élèves, et ce, quel que soit le domaine et le niveau dans lesquels ils construiront leur avenir.

Sa place est donc centrale pour penser le système éducatif de demain, le rapport que les futurs citoyens entretiennent avec l’innovation technologique, l’utilisation des ressources de la planète, le low tech, les choix faits pour les infrastructures et l’industrie, pour des modes de transports, d’énergie et de construction durables… Et pourtant, cet enjeu crucial pour l’avenir de la planète, dans un monde où la crise climatique est de plus en plus présente dans nos vies, n’occupe qu’une place ridiculement modeste dans les horaires, les programmes et dans la vie des établissements.

Cela doit changer.

Les évolutions, voire les révolutions, technologiques ne peuvent être initiées sans culture technologique. Les projets d’établissements et les projets pluri-disciplinaires intégrant la technologie permettent l’ouverture sur le monde, le rapport au concret, au matériel, aux objets. Ils doivent être plus présents à tous les niveaux de tous nos établissements.

La discipline technologie est apparue dans les années 70 au collège, et sous forme des sciences industrielles de l’ingénieur au lycée, en parallèle de la création du bac technologique et de l’essor des BTS et des IUT.

Aujourd’hui plus de 11 000 enseignant·es assurent cet enseignement.

Mais le concours de recrutement peine à attirer des candidat·es. 238 postes étaient offerts en 2020 au Capet sciences industrielles de l’ingénieur, créé en 2013, mais seuls 336 candidat·es se sont présenté·es aux épreuves. Les conditions de travail souvent compliquées du fait de manque de matériels adaptés, de moyens (groupes allégés et budget) et de formation adaptée, les postes partagés entre plusieurs collèges, le sentiment de dévalorisation au sein des établissements, les difficultés pour obtenir un poste dans une autre académie expliquent cette désaffection. D’autre part, la condition bac+5 pour accéder aux concours et les faibles rémunérations des enseignants font que les étudiants ingénieurs préfèrent se tourner vers l’industrie, plus lucrative.

Pour donner une nouvelle place à l’enseignement de technologie, il faut évidemment soutenir et sécuriser les personnels concernés, en gérant leur carrière selon des modalités identiques à celles des autres disciplines. Une façon de favoriser l’attractivité de son concours de recrutement serait d’inscrire cette discipline dans celles qui bénéficient d’un dispositif de pré-recrutement (avec les mathématiques, le français et l’allemand).

Les nouvelles constructions ou rénovations mises en œuvre par les collectivités territoriales ne prévoient pas souvent l’aménagement de locaux adaptés à cet enseignement. Or, rendre attractif cet enseignement, c’est aussi lui permettre de mener des projets ambitieux, en investissant dans des équipements, comme les maquettes, le matériel de robotique ou les imprimantes 3D. Cela peut être réalisé sur un budget équivalent à celui de l’ensemble des autres disciplines qui, elles, bénéficient d’un budget pédagogique destiné aux ouvrages scolaires. Pour cela, différents moyens doivent être débloqués en mobilisant différents financeurs.

Alors que 20 % seulement des élèves s’orientent en première et en terminale dans les séries technologiques du lycée, la classe de seconde pourrait vraiment être générale ET technologique afin de rendre possibles toutes les orientations.

L’enseignement de sciences numériques et technologie, qui a été créé en 2019, aurait pu être une initiation à la pédagogie de projet portée par les séries technologiques. Elle aurait pu rendre ces filières plus attractives pour les élèves. Ce n’est pas le cas aujourd’hui puisque son enseignement n’est assuré que rarement par des professeurs de technologie.

Les programmes de cet enseignement pourraient donc être revus pour faire de l’orientation vers le bac technologique un choix positif.

C’est seulement grâce à la technologie que l’École donnera toutes les clés aux citoyen·nes de demain pour s’adapter au monde à venir et gérer ses ressources de manière durable.


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Les enseignants en technologie font face à de nombreuses problématiques professionnelles qui concernent plus particulièrement leur discipline : nombre important de postes vacants, part importante de contractuels, difficultés pour obtenir une mutation dans une autre académie… Ces problématiques sont souvent liées au manque d’attractivité du concours, rénové en 2013.

Le SE-Unsa s’est engagé en avril 2021 dans une campagne revendicative pour cette discipline. Le syndicat des enseignants de l’Unsa veut ainsi notamment revoir le service des enseignants pour améliorer leurs conditions d’exercice avec une heure de préparation. Lire notre article.
 
Une première étape de cette campagne s’engage avec notre demande d’audience à la Direction générale des ressources humaines de l’Éducation nationale pour parler de ces sujets. Nous vous tiendrons informés des suites à cette action.

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Le SE-Unsa lance en mai 2021 sa nouvelle campagne « la technologie, une discipline d’avenir  », pour mettre en avant les enjeux essentiels portés par cette discipline dans une économie où le numérique et l’écologie sont devenus incontournables.
Cette campagne amène aussi le SE-Unsa à mettre l’accent sur l’exercice du métier parfois difficile dans cette discipline. L’absence d’heure de préparation pour cette discipline fait partie de ces difficultés.
 

Heure de préparation : un « oubli » des obligations de service de 2014 dénoncé par le SE-Unsa

En 2014, de nouvelles obligations réglementaires de service ont été définies par un arrêté et une circulaire qui les précise. Une heure de préparation dite « de vaisselle » est prévue à l’article 9 du décret pour réduire le maximum de services des enseignants assurant plus de huit heures de service dans un établissement en SVT et en physique-chimie.
Le SE-Unsa, à l’époque, avait fait voter un vœu au comité technique ministériel pour obtenir le rajout de la technologie dans les disciplines qui en bénéficiaient. En effet, le travail de préparation est important dans cette discipline, pour installer des maquettes, assurer des tâches de nettoyage ou de maintenance d’outils, ranger du matériel,… En bref pour mettre en œuvre ce qui est prévu sur le plan pédagogique et didactique dans les programmes de cette discipline.
 

Des allocations IMP insuffisantes dans les établissements

À l’époque, le ministère avait assuré qu’une solution indemnitaire serait trouvée. L’intégration de l’heure de coordination en technologie dans les missions donnant accès aux indemnités pour missions particulières avait été obtenue dans la circulaire définissant les IMP en 2015.
 
Pour autant, les dotations en IMP dans les collèges sont insuffisantes et ne permettent pas de prendre en compte toutes les missions transversales assurées dans les établissements. Pour preuve, la première année où elles étaient mises en place, seules 4% avaient été allouées pour l’heure de coordination en technologie.
Le SE-Unsa réclame leur augmentation.

Tout au long des semaines à venir, le SE-Unsa va mettre en avant les conditions d’exercice difficiles du métier dans cette discipline à travers un courrier et une demande d’audience à la direction générale des ressources humaines de l’Éducation nationale.
Absence d’une inspection spécifique, multiplication des postes partagés, des postes vacants, faible attractivité du CAPET S2I, il est urgent de trouver des solutions pour cette discipline !


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