Une audience interministérielle enfin obtenue

Après plusieurs relances et des agendas ministériels difficiles à concilier, l’intersyndicale a enfin été reçue ce mardi 27 janvier. Le SE-Unsa s’y est rendu avec le SEA-Unsa (Éducation et Agriculture) en raison du caractère interministériel de l’audience.

Même si les ministres n’étaient pas présents, nous avons été reçus par plusieurs conseillères ministérielles en charge de l’École inclusive, des ressources humaines, de la formation et du dialogue social.

Lors de cette audience au ministère, nous avons d’abord souligné l’importance du caractère interministériel de cette rencontre. Ce type d’échange est rare, alors qu’il est indispensable pour obtenir des décisions solides et engageantes concernant l’avenir professionnel des AESH.

Une mobilisation massive pour un statut de fonctionnaire des AESH

Nous avons rappelé que, depuis de nombreux mois, des actions unitaires sont menées pour faire avancer notre revendication. Cette mobilisation collective témoigne d’une attente forte et largement partagée. Nous avons également mis en avant le soutien massif exprimé par la pétition intersyndicale – qui a dépassé les 100 000 signatures – preuve que cette demande est légitime et largement soutenue.

Reconnaître pleinement le métier d’AESH

Nous avons ensuite exposé les enjeux majeurs de notre revendication.

D’abord, nous avons insisté sur la nécessité de reconnaître pleinement la mission des AESH. Le métier d’AESH ne peut plus être considéré comme une variable d’ajustement pour répondre à des besoins ponctuels. Les besoins sont aujourd’hui durables, les recrutements nombreux (même s’ils restent insuffisants), et leur rôle est devenu essentiel au fonctionnement de l’École.

Un agent sur dix est un AESH, ce qui fait des AESH le deuxième métier de l’Éducation nationale en nombre de personnels.

Fonctionnarisation : une revendication légitime

Dans ce contexte, la fonctionnarisation apparaît comme une revendication pleinement légitime.

Nous avons rappelé qu’il est indispensable de garantir un cadre d’emploi stable. L’extrême précarité imposée aux AESH, à travers des contrats instables et des perspectives limitées, n’est plus acceptable ni vivable. Il est urgent de mettre fin à cette situation afin d’assurer leur sécurité professionnelle et de reconnaître pleinement l’importance de leur mission.

Contractualisation : un mauvais choix budgétaire

Nous avons aussi rappelé que toute contractualisation massive constitue un très mauvais calcul budgétaire.

Nos exigences pour les groupes de travail à venir

Nous avons enfin exposé nos attentes concernant la méthode de travail pour les groupes de travail à venir :

  • conserver un cadre de travail et de négociation interministériel pour se prémunir de tout frein aux décisions ;
  • partager, avant toute planification de temps de travail, les objets à discuter (mobilité géographique, temps de travail hebdomadaire…), en croisant attentes des AESH et étude d’impact de l’institution, car il est inenvisageable qu’une création de statut mal préparée n’apporte pas les améliorations attendues.

Objectif : une amélioration réelle du statut des AESH

L’objectif du SE-Unsa reste clair : porter ses revendications dans les groupes de travail ministériels à venir afin d’obtenir des avancées réelles, durables et bénéfiques pour les AESH, en veillant à ce que toute réforme apporte une véritable amélioration de leur statut, de leur reconnaissance et de leurs conditions d’exercice.


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En l’espace d’un mois, le ministère a réuni à deux reprises le comité de suivi de la voie professionnelle : le 8 janvier, en présence du ministre, pour en expliquer l’objectif et le 26 janvier pour présenter des rapports sur le parcours Y de l’année dernière et écouter les propositions des organisations syndicales dont celles du SE-Unsa.

Le ministère affirme son attachement à la voie professionnelle

En propos introductif du premier comité, le ministre a insisté à maintes reprises sur son attachement à la voie pro et sa volonté de la faire avancer. Le président de ce comité de suivi, ancien recteur de l’académie de Créteil, a quant à lui salué les PLP et les efforts qu’ils ont dû effectuer depuis 2017 mais également les personnels de direction qui ont dû réorganiser, repenser et reconstruire l’organisation de la scolarité.

Le ministère reconnaît aussi le fiasco du Y et la nécessité de revoir ce parcours

Le SE-Unsa s’est associé à l’intersyndicale pour faire une déclaration liminaire afin de rappeler la demande explicite des enseignants d’abroger le parcours Y.

Il semblerait que, comme les organisations syndicales enseignantes et la grande majorité de nos collègues PLP, Édouard Geffray pense que ce parcours différencié est le sujet le plus préoccupant sur lequel il faut rapidement travailler. S’il reconnaît l’échec dans la façon dont il a été conjugué l’année dernière, le ministre pense que l’idée d’un parcours individualisé apporte un « petit quelque chose en plus » selon qu’on se projette pour une insertion pro ou une poursuite d’études, « d’autant que les résultats des jeunes sortant de bac pro en BTS ne sont pas bons. »

2e réunion du comité de suivi : le bilan chiffré du Y de mai/juin 2025

Cette 2e réunion a été l’occasion pour l’administration de porter à notre connaissance le rapport de la mission de l’inspection générale sur le parcours Y. Si les chiffres se veulent rassurants pour les examens – les taux de réussite étant restés stables, dans la continuité des années précédentes, et l’assiduité aux épreuves n’ayant pas connu de décrochage massif – le constat d’un absentéisme catastrophique ainsi que d’un décrochage progressif des élèves inscrits dans le parcours poursuite d’études au fur et à mesure des 6 semaines a bien été fait.

Si de belles réussites ont quand même été constatées dans certains établissements, qui ont mis en place une pédagogie de projet, l’échec avéré du parcours Y contraint le comité à envisager son abandon pour la rentrée prochaine.

Thématiques retenues pour les prochains groupes de travail

Le président du comité a récapitulé les points de convergences entre les organisations syndicales présentes dont le SE-Unsa : notre souhait de voir disparaitre le Y, la volonté de voir les examens repoussés à la mi-juin afin de redonner du temps aux enseignants et aux élèves.

Le SE-Unsa a rappelé l’importance de ne pas perdre de vue le constat initial à savoir les difficultés de nos élèves à réussir soit leur insertion professionnelle, soit leur poursuite d’études. Dans ce but, nous avons donc répété à l’administration notre proposition d’une année Y post bac pour accompagner au mieux les élèves de bac pro, mais aussi notre attachement aux PFMP afin que celles et ceux qui souhaitent s’insérer après le bac pro puissent garder cette possibilité en ayant également été formé·es en entreprise.

Le SE-Unsa a également profité de ce comité pour rappeler la perte de sens du métier pour les PLP, qui n’ont cessé de subir les innombrables réformes, ainsi que leur indéniable souffrance liée à la fois aux tâches supplémentaires qu’on ne cesse de leur imposer et qui s’ajoutent à celles qu’ils avaient déjà, mais également à la difficulté d’accompagner les élèves à besoins particuliers, de plus en plus nombreux dans les classes, sans formation adaptée.

C’est pourquoi, le président du comité a annoncé la volonté de mener au cours de cette année un groupe de travail sur l’inclusion de Ébep en LP et un autre sur les PFMP.

L'avis du SE-Unsa

Le SE-Unsa se réjouit que le ministère ait enfin mis en place ce comité de suivi qu’il appelait de ses vœux depuis la première réforme de l’ère Macron dite TVP.

Cependant, nous ne sommes pas dupes : étant donné l’état du budget, les solutions retenues risquent d’être à moyens constants. Il faudra donc que nous restions vigilants pour qu’elles ne soient pas l’occasion de faire encore des économies…


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Vous êtes étudiant en M2 Meef et vous effectuez un stage d’observation et de pratique accompagnée (Sopa) pour un équivalent de 12 semaines en école ? Depuis le passage de la réforme Blanquer en septembre 2021, vous bénéficiez d’une gratification compte tenu du volume horaire total de votre stage.

La loi n° 2014-788 du 10 juillet 2014 tendant au développement, à l’encadrement des stages et à l’amélioration du statut des stagiaires a instauré une gratification. Cette dernière n’a pas le caractère d’un salaire et est versée pour la réalisation de stages d’une durée supérieure à 2 mois.

Le montant de la gratification est revalorisé à 1 458 € net annuels depuis janvier 2026, soit environ 145,80 € net par mois pendant 10 mois (contre 1 409,40 € en 2024). Attention, cette gratification ne concerne pas les étudiants ayant signé un contrat d’alternance.

Chaque année, nombre d’étudiants font état de retards dans la mise en paiement de leur gratification… qui s’effectue parfois en janvier seulement !

Si vous ne percevez pas votre gratification, contactez votre équipe locale du SE-Unsa.


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Préparer l’année scolaire de millions d’enfants et de jeunes de notre pays est un défi incomparable tant l’enjeu sociétal est déterminant. Pourtant, jamais une rentrée n’a été aussi chaotiquement envisagée et budgétisée, hors des périodes les plus sombres de notre histoire !
Entre une conception archaïque des besoins des élèves et une volonté politique insincère de faire de l’École une priorité nationale, la rentrée 2026 s’annonce déjà des plus périlleuses. Entre des chiffres à la baisse et des prévisions très fragiles, le ministère navigue à vue sans aucun filet de sécurité !

Une vision étriquée des besoins

Moins les moyens sont au rendez-vous, plus notre institution souffre d’un manque de vision. Si le ministre dit vouloir tout le contraire, à ce stade, force est de constater qu’on en est loin !

Pourtant, depuis des années, nous dénonçons au SE-Unsa une politique budgétaire sans visibilité parce que sans projet avoué et sans considération pour la réalité. Changer de pilote tous les 4 matins n’aide pas, certes, mais cela ne doit pas faire oublier que, depuis 2017, nous subissons la même politique éducative dégradante.

Résultat : préparer une rentrée scolaire revient encore et toujours à compter les élèves pour savoir combien il faut de profs…

Au-delà du fait qu’uniformiser les besoins de territoires très disparates n’a aucun sens, considérer les besoins des élèves avec le seul prisme « enseignement » est d’une autre époque ! Quid des besoins éducatifs assurés par les équipes de vie scolaire, des besoins d’accompagnement du handicap assurés par les AESH (toujours en attente de statut !), des besoins d’orientation et psychologiques assurés par les PsyEN, des besoins médicaux assurés par les personnels de santé et sociaux ? Et quel établissement peut correctement accueillir les élèves sans personnels administratifs et techniques ?

Manquerait-il quelques éléments au mode de calcul des besoins pour y associer les moyens suffisants et adaptés ? Assurément et c’est fort dommageable !

Pire, dans un contexte de restriction budgétaire imposée aux services publics, on s’en tient à parler de la taille des classes qui resterait raisonnable vu la baisse démographique ou encore des fermetures limitées…

Raisonner sur des moyennes qui distordent, de fait, la réalité ne peut pas permettre d’appréhender l’éducation dans sa globalité, dans sa complexité mais aussi dans toute sa richesse.

Au SE-Unsa, nous rappelons au ministre qu’avant de parler d’ambition ou de plus-value à envisager avec une baisse démographique, on parle de nécessaire réparation des dégâts d’une politique éducative aux antipodes des besoins !

Des chiffres déconcertants

Un tel mode de calcul dépassé combiné à des mesures conservatrices et très consommatrices de moyens et à un budget des moins ambitieux possible engendre inévitablement des choix exaspérants.

> Des territoires acculés

Raisonner de façon mécanique depuis toujours a plongé des territoires dans une situation parmi les plus sombres.

Dans les académies de Lille, de Normandie, la baisse démographique réelle depuis plusieurs années justifie des pertes drastiques de postes chaque année au point de faire passer le territoire en deçà d’un seuil acceptable de moyens au regard des difficultés sociales et d’empêcher toute stabilisation d’organisation.

Ces effets cumulatifs délétères sur le temps long pour tous les métiers de l’éducation ont aggravé les difficultés des académies qui comptent le plus de fragilités.

Dans les académies d’outre mer, c’est aussi la double peine. La démographie qui se stabilise après des années de hausse représente un prétexte indécent pour limiter voire ignorer les besoins d’ouvertures de postes. Faut-il rappeler que les conditions d’apprentissage et d’enseignement sur des territoires comme Mayotte, la Guyane, la Martinique ou encore la Guadeloupe n’ont de comparables avec l’Hexagone que des textes officiels (et parfois inapplicables d’ailleurs) tant le contexte y est dégradé ?

> Une vie scolaire méprisée

Zéro !

C’est le nombre de postes créés de CPE pour la rentrée prochaine.

Poussés sur le devant de la scène lors de chaque drame, cités comme acteurs essentiels lors de chaque annonce de mesure pour lutter contre la dégradation du climat scolaire, les CPE vont-ils se voir dotés de baguettes magiques pour faire face à la complexification et la charge de travail de leurs missions ? Et ce avec des équipes d’assistants d’éducation en nombre toujours aussi insuffisant pour les épauler ?

Une rentrée 2026 dans un flou inédit

Préparée avec un budget aussi insuffisant qu’incertain depuis des mois, la rentrée scolaire prochaine pâtit aussi d’un manque cruel de visibilité sur deux autres points. Les nouveaux concours sont toujours en attente de l’adoption de la nouvelle loi de finances, alors même que les épreuves doivent débuter d’ici quelques semaines. Les opérations de carte scolaire sont repoussées de plusieurs semaines en raison des scrutins municipaux.

Le 26 janvier, face au ministre, nous avons dénoncé une telle situation et exigé de changer de cap avant qu’il ne soit réellement trop tard ! Chaque année qui passe sans l’once d’une amélioration est un frein majeur à un retour à une situation plus favorable.

Une réalité qui ne nous a pas empêchés au SE-Unsa de rappeler au ministre le travail toujours en suspens sur la revalorisation des rémunérations !

Une chose est certaine, nous ne laisserons aucune équipe ni aucun collègue dans la difficulté pour préparer la rentrée et serons toujours disponibles pour accompagner chaque situation.

La fragilisation de l’École publique laïque n’est pas une fatalité !


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L’UNSA a combattu la réforme des retraites de 2023, aussi bien dans les instances que dans la rue, aux côtés des salariés et des agents publics mobilisés. Cette réforme, injuste et brutale, a profondément dégradé les conditions de départ à la retraite de dizaines de milliers de personnes, sans répondre durablement aux enjeux de financement ni aux inégalités existantes.
Le vote en décembre 2025 – dans le cadre de la Loi de Financement de la Sécurité sociale 2026 – de la suspension temporaire de cette réforme constitue donc une avancée pour les personnels de notre ministère directement concernés. Pour autant, cette suspension ne règle pas les problèmes de fond posés par la réforme injuste de 2023, que l’UNSA continue de dénoncer.

(NB : certaines des mesures détaillées dans cet article nécessitent la publication ou la mise à jour de textes réglementaires pour pouvoir être effectives)

Une réforme mise en pause, pas supprimée

Les mesures votées ne correspondent pas à une abrogation de la réforme de 2023, mais à une suspension temporaire de certaines de ses dispositions. Les règles issues de la réforme restent inscrites dans la loi et la montée en charge de la réforme de 2023 pourrait s’appliquer à nouveau dès 2028, à l’issue de la période de suspension.

Les principales conséquences de la suspension

La suspension votée en décembre 2025 a des effets immédiats pour plusieurs générations, même si elle ne remet pas en cause le cadre général de la réforme de 2023.

> Suspension de la montée en charge de l’âge légal de départ

Le recul progressif de l’âge de départ est interrompu pendant la période de suspension. Pour plusieurs cohortes, la suspension permet un départ à la retraite quelques mois plus tôt que ce qui aurait été imposé par l’application stricte de la réforme. Ces gains restent limités (quelques mois), mais peuvent être déterminants pour des collègues proches de l’âge légal.

Dans le cadre général, les générations de 1964 à 1968 gagnent de 3 à 6 mois pour le départ et 1 ou 2 trimestres dans le calcul de la durée d’assurance. Pour les agents relevant de la catégorie active (instits ou ex-instits avec 15 ans de service) ce sont les générations de 1969 à 1973 qui bénéficient des mêmes avancées.

> Suspension de la montée en charge de la durée d’assurance requise

L’augmentation du nombre de trimestres nécessaires pour obtenir une retraite à taux plein est également gelée temporairement. Selon la date de naissance, il peut y avoir un ou deux trimestres requis de moins que ce qui était exigé par la réforme de 2023 (cf. le détail des modifications).

> Carrières longues : règles également assouplies

Alors que dans le projet initial rien n’était prévu sur ce point, au final la suspension entraîne également un ajustement des règles applicables aux carrières longues, que ce soit au niveau de l’âge de départ ou du nombre de trimestres requis. Cela concerne le palier 20 ans pour les générations de 1964 à 1968.

> Mesures spécifiques pour les mères

Plusieurs dispositions améliorent légèrement la situation des femmes et la prise en compte des enfants dans le calcul des droits. Ces mesures visent à limiter partiellement les effets particulièrement pénalisants de la réforme de 2023 sur les pensions des femmes ayant souvent des carrières plus hachées et incomplètes.

    • Dans la Fonction publique, un trimestre au titre de la durée de service est désormais attribué pour chaque enfant né à partir de 2004.
    • Dans le privé, au lieu de prendre en compte les 25 meilleures années de salaire, la base de calcul se fera sur la moyenne des 24 meilleures années pour les mères d’un enfant, ou sur les 23 meilleures années pour les mères de deux enfants ou plus. Cette mesure ne concerne pas les fonctionnaires qui relèvent d’autres règles de calcul (indice détenu pendant 6 mois avant le départ en retraite).
    • Dans le calcul des droits au départ anticipé pour carrière longue, les mères auront désormais 2 trimestres non travaillés pris en compte au titre de leur(s) enfant(s).

L'avis du SE-Unsa : une avancée partielle mais insuffisante

Si l’UNSA prend acte de cette suspension et de ses effets positifs à court terme, elle ne saurait s’en satisfaire. Les déséquilibres créés par la réforme de 2023 demeurent : recul de l’âge de départ, pénalisation des carrières incomplètes, inégalités persistantes entre les femmes et les hommes, absence de reconnaissance réelle de la pénibilité.

L’UNSA continue donc d’exiger une réforme des retraites juste, solidaire et soutenable, construite avec les organisations syndicales, et respectueuse des réalités professionnelles des agents de la Fonction publique comme des salariés du privé.


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L’organisation des concours de recrutement des enseignants et CPE nécessite que le projet de loi de finances 2026 soit adopté. Or, cette année, l’incertitude autour du vote du budget de l’État fait peser un risque inédit sur la tenue des nouveaux concours enseignants et CPE à bac+3, pourtant attendus par des milliers de candidats.

Un calendrier déjà serré des concours fragilisé par l’absence de budget

Le projet de loi de finances 2026 n’ayant pas été adopté, une loi spéciale a été votée fin décembre afin d’assurer la continuité de l’action publique. Toutefois, en l’absence de budget voté, le ministre de l’Éducation nationale a indiqué qu’il n’était pas possible, à ce stade, de recruter les 8 000 étudiants prévus dans le cadre du nouveau concours au niveau de la 3e année de licence.

Cette situation fragilise un calendrier déjà contraint et entretient une forte incertitude sur la tenue effective des concours de recrutement de l’Éducation nationale à bac+3.

Concours enseignants à bac+3 : 88 000 candidats plongés dans l’incertitude

Dans un contexte de crise d’attractivité des métiers d’enseignants, de CPE et de PsyEN, près de 88 000 candidats inscrits aux concours se retrouvent donc aujourd’hui dans une situation de doute et de désarroi.

Les futurs enseignants et CPE, déjà confrontés à une réforme profonde des concours de recrutement, préparent des épreuves dont la tenue même n’est plus garantie. Cette situation est particulièrement anxiogène pour des étudiants engagés dans un parcours exigeant vers les métiers de l’Éducation nationale.

Le SE-Unsa mobilisé pour garantir la tenue des concours enseignants et CPE à bac+3

Pour le SE-Unsa, les étudiants candidats aux concours enseignants et CPE ont besoin de garanties claires et d’une visibilité rapide sur les conditions de la tenue des concours. Le SE-Unsa demande que tout soit mis en œuvre pour permettre la tenue des concours enseignants et CPE à bac+3.

Le SE-Unsa a ainsi signé un communiqué de presse intersyndical afin d’alerter publiquement sur les risques que fait peser l’absence de budget voté sur les concours de recrutement et sur les candidats qui s’y préparent.

Ce communiqué rappelle l’urgence d’un cadre budgétaire stabilisé pour garantir la tenue des concours enseignants et CPE à bac+3.


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Après avoir siégé au comité de suivi voie pro, le SE-Unsa a été reçu une 2e fois au ministère ce vendredi 16 janvier. Une rencontre au ministère qui pourrait sonner la fin du parcours Y.

Le comité de suivi de la voie professionnelle enfin installé

Jeudi dernier, le 8 janvier le SE-Unsa siégeait lors de la première séance du comité de suivi de la voie professionnelle que le ministère a enfin décidé de mettre en place alors que nous le demandions depuis des années. Le ministre y était présent.

Le parcours Y identifié comme une priorité à revoir

Le fameux/fâcheux Y – parcours différencié en fin d’année de terminale – y a été identifié comme priorité à retravailler. Si cette annonce nous a laissé espérer sa disparition, qui semble aujourd’hui actée, le ministre nous a proposé d’apporter nos propositions pour sa restructuration lors de nouvelles rencontres.

Une revendication claire : l’abrogation du parcours Y et un nouveau calendrier du bac pro

Nous demandons clairement au ministre l’abrogation de ce Y, nous appuyant sur les constats accablants de ce fiasco de fin d’année dernière. Cette demande a bien été entendue et serait acceptée !

Nous avons également sollicité le recul du calendrier des examens de bac pro en prenant en compte la spécificité des LPO.

Quelles alternatives au Y en fin de terminale ?

Pour remplacer ce Y de fin d’année de terminale bac pro , il pourrait être question de mettre en place un Y filé tout au long de l’année, toujours avec les heures d’accompagnement au parcours mais aussi de mettre en place « à l’initiative de chaque établissement » 2 semaines fin janvier (pour pouvoir le valoriser sur Parcoursup) afin que les élèves puissent travailler de façon personnalisée leur projet post bac :

  • soit pour le parcours poursuite d’études en travaillant comme lors du Y de juin sur une préparation aux attendus de BTS ou en faisant des stages d’immersion directement dans les BTS qui les intéressent,
  • soit pour le parcours insertion pro en faisant des PFMP ou en participant à des forums professionnels.

Des examens possiblement repoussés, mais un accompagnement maintenu

Notre revendication de repousser les examens de bac pro après la mi-juin pourrait aussi être entendue. Cependant le ministère n’abandonne pas l’idée d’accompagner les élèves de terminale bac pro après l’examen, fin juin, début juillet en leur proposant un accompagnement de préparation à l’oral de projet et aussi à l’oral de contrôle.


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Chaque année, Parcoursup cristallise interrogations, inquiétudes et parfois idées reçues. Pour les élèves et leur famille, comme pour les enseignants, CPE et PsyEN, comprendre le fonctionnement de la plateforme est un enjeu majeur afin d’aborder l’orientation post-bac de manière sereine et éclairée. C’est pourquoi le SE-Unsa vous invite à un webinaire le jeudi 5 février prochain.

Parcoursup : un outil central de l’orientation post-bac

Depuis sa mise en place en 2018, Parcoursup est devenu un passage incontournable pour l’accès à l’enseignement supérieur. La plateforme permet aux lycéens principalement de formuler leurs vœux, de suivre l’évolution de leurs candidatures et d’accéder à une offre de formation large et diversifiée.

Si le dispositif suscite régulièrement des débats, il constitue aujourd’hui un outil structurant du paysage éducatif qui doit gagner en transparence, en lisibilité des critères, en accompagnement renforcé des élèves afin de réduire les inégalités sociales et territoriales.

S'informer plutôt que subir : un enjeu pour les familles et les professionnels

Si la période de saisie des vœux est souvent source de stress pour les élèves et leurs parents, les enseignants, PsyEN et CPE jouent un rôle essentiel d’accompagnement. Pour cela, ils ont besoin d’informations précises et actualisées afin d’aider les élèves à faire des choix éclairés, en cohérence avec leurs projets et leurs aspirations. En effet, rumeurs, approximations et fausses informations circulent abondamment, notamment sur les réseaux sociaux, contribuant à renforcer les inquiétudes de tous.

Un webinaire Parcoursup pour les professionnels de l'orientation et les parents

Au-delà des postures idéologiques ou des discours anxiogènes, le SE-Unsa invite chacun à s’inscrire au webinaire consacré à Parcoursup organisé par sa fédération l’Unsa Éducation. Il est ouvert aussi bien aux parents d’élèves qu’aux professionnels impliqués dans l’orientation.
Il aura lieu le 5 février à 18h (heure de Paris) et durera 1h30 environ. À cette occasion, Jérôme Teillard, chef de projet Parcoursup, interviendra pour présenter le calendrier de la procédure, le fonctionnement de la plateforme, les évolutions récentes et répondre directement aux questions des participants.

Informations pratiques – Webinaire Parcoursup 2026

  • 📅 Date : jeudi 5 février 2026
  • 🕕 Horaire : 18h (heure de Paris)
  • ⏱️ Durée : 1h30 environ
  • 👥 Public : enseignants, CPE, PsyEN, professionnels de l’orientation, parents d’élèves
  • 📝 Inscription possible jusqu’au 3 février 23h59 (heure de Paris)

Ce webinaire constitue un moment privilégié pour s’informer. Un rendez-vous à ne pas manquer pour mieux comprendre Parcoursup et accompagner sereinement les choix d’orientation.


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Alors que les évaluations nationales en CP mobilisent chaque année fortement les enseignants, le SE-Unsa dénonce une compensation horaire largement insuffisante au regard de la charge réelle de travail. Le SE-Unsa réclame une reconnaissance concrète et équitable de cet engagement indispensable au suivi des élèves.

Évaluations nationales CP : une charge de travail sous-estimée

Le SE-Unsa alerte une nouvelle fois sur les conditions de mise en œuvre des évaluations nationales en CP. Comme chaque année, les enseignants de CP sont chargés de faire passer ces évaluations à deux reprises dans l’année, tout en assurant la saisie individuelle des résultats de chaque élève.

Une compensation horaire largement insuffisante

À ce jour, le ministère prévoit seulement six heures de compensation annuelle pour l’ensemble des enseignants de l’école élémentaire.

Pour les professeurs de CP, cette dotation est manifestement insuffisante au regard de la réalité du terrain. En effet, la passation des évaluations nationales, parfois réalisée en individuel, ainsi que la saisie numérique détaillée des réponses – effectuée en dehors du temps de classe – représentent une charge de travail importante, chronophage et répétitive.

Le SE-Unsa demande une reconnaissance du travail des enseignants de CP

Face à cette situation, le SE-Unsa demande au ministère de l’Éducation nationale :

  • l’attribution d’une décharge horaire supplémentaire spécifique aux enseignants de CP concernés par les évaluations nationales ;
  • une mesure nationale et équitable, qui ne soit pas à la discrétion des inspections départementales.

L’objectif est clair : reconnaître et compenser réellement le travail effectué, dans un souci d’équité et de respect du métier enseignant.


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Certaines modalités de la disponibilité ont été modifiées.

Suppression des 18 mois d’exercice effectif avant le renouvellement de la disponibilité pour convenances personnelles

Il ne sera plus nécessaire pour les collègues (pour les disponibilités prises à partir du 7 décembre 2025) d’effectuer 18 mois de service effectif et continu dans la Fonction publique à l’issue de 5 ans de disponibilité pour convenances personnelles avant de pouvoir bénéficier de nouveau d’une disponibilité pour convenances personnelles.

Transmission des justificatifs pour la prise en compte pour l’avancement d’échelon et de grade

Il n’est plus nécessaire de transmettre annuellement les pièces justificatives pour bénéficier de la conservation des droits à l’avancement.
Jusqu’à présent, il fallait transmettre les documents justificatifs de son activité au plus tard le 31 mai de chaque année suivant le 1er jour du placement en disponibilité.
Il suffit dorénavant de les transmettre au moment de la réintégration dans le corps d’origine après la disponibilité.

L'avis du SE-Unsa

Le SE-Unsa accueille favorablement ces mesures.

L’assouplissement des conditions de renouvellement de la disponibilité pour convenances personnelles permettra une meilleure articulation des reconversions souhaitées par les collègues. Les agents concernés étaient souvent engagés dans un nouveau projet professionnel, leur réintégration les conduisait à interrompre ou mettre fin à ce projet.

La simplification de la transmission des pièces justificatives pour la prise en compte dans la conservation des droits à avancement va alléger la gestion administrative des dossiers des collègues concernés. De nombreux agents oubliaient la transmission annuelle, perdant ainsi leur droit à avancement sur cette période.

> > En savoir plus sur la disponibilité

Pour vérifier vos droits et identifier la solution la plus adaptée à votre situation, n’hésitez pas à solliciter votre équipe locale du SE-Unsa


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