Le calendrier des dates de versement des paies et pensions est une information essentielle pour les personnels de l’Éducation nationale. Enseignants, CPE, PsyEN (titulaires et contractuels), AED et AESH peuvent ainsi anticiper le versement de leur salaire ou pension.

Pourquoi connaître les dates de versement en 2026 ?

Connaître à l’avance le calendrier des paies 2026 est indispensable pour :

  • anticiper son budget,
  • éviter toute inquiétude liée à un décalage bancaire,
  • réagir rapidement en cas de retard de paiement.

Le SE-Unsa met à disposition le calendrier prévisionnel officiel des versements 2026, communiqué par l’administration.

Calendrier prévisionnel des paies et pensions 2026

Les dates ci-dessous correspondent aux dates de valeur, c’est-à-dire au jour où le salaire ou la pension est censé apparaître sur le compte bancaire.

⚠️ Selon votre établissement bancaire, un décalage de 24 à 48 heures peut être constaté.

Calendrier prévisionnel des paies 2026
2026

DATE DE VERSEMENT
DES PAIES

DATE DE VERSEMENT
DES PENSIONS

Janvier

Mercredi 28

Jeudi 29

Février

Mercredi 25

Jeudi 26

Mars

Vendredi 27

Lundi 30

Avril

Mardi 28

Mercredi 29

Mai

Mercredi 27

Jeudi 28

Juin

Vendredi 26

Lundi 29

Juillet

Mercredi 29

Jeudi 30

Août

Jeudi 27

Vendredi 28

Septembre

Lundi 28

Mardi 29

Octobre

Mercredi 28

Jeudi 29

Novembre

Jeudi 26

Vendredi 27

Décembre

Mardi 22

Mercredi 23

Que faire en cas de retard de paiement ?

Les dates de versement du traitement ou de la pension sont prévisionnelles. Si vous constatez un retard :

  • inférieur à 48 h > le décalage est souvent lié à un délai bancaire,
  • supérieur à 5 jours > contactez sans attendre votre service gestionnaire, un incident administratif peut être en cause.

Le SE-Unsa peut vous accompagner dans vos démarches afin de faire valoir vos droits.

Comprendre et vérifier sa rémunération

Salaire indiciaire, primes, indemnités, heures supplémentaires, pensions : la rémunération dans l’Éducation nationale peut être complexe.

Pour mieux comprendre vos droits et vérifier à quoi vous pouvez prétendre selon votre situation, le SE-Unsa met à votre disposition un dossier complet et régulièrement mis à jour.

Le SE-Unsa accompagne les personnels pour comprendre, vérifier et défendre leur rémunération.
En cas de doute, d’erreur ou de question sur votre paie ou votre pension, n’hésitez pas à vous appuyer sur le SE-Unsa.

> > Pour en savoir plus, contactez votre équipe locale du SE-Unsa.


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La loi du 9 décembre 1905 fête cette année ses 120 ans. Loi de séparation des Églises et de l’État, cette loi de libertés a permis de rendre l’État neutre vis-à-vis des religions et des opinions, de libérer les citoyens de tout prosélytisme ou pression, mais aussi de les rendre égaux en droits, quelles que soient leurs croyances.

Bien que la laïcité était déjà appliquée au sein de l’École publique, c’est un moment fort pour la République et pour son École. En effet, en 2025, il est toujours très important de rappeler les fondements de ce principe et de partager avec nos élèves ses composantes.

Aussi, au SE-Unsa, nous avons décidé de fêter et cultiver la laïcité depuis fort longtemps puisque c’est un principe fondamental inscrit dans nos statuts et au sein de notre projet pour l’École.

Pour cela, des actions ont été organisées un peu partout sur le territoire. Retrouvez-les en photos !

Des travaux d’élèves…

Des conférences/films…

Des stages…

Des arbres et une stèle…


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Le SE-Unsa regrette la décision du Conseil d’État

Le Conseil d’État a décidé de rejeter le référé que nous avions déposé concernant le versement des indemnités en éducation prioritaire dues aux AED et aux AESH depuis 2015. Cette action visait à obtenir la levée temporaire de la prescription quadriennale, dans l’attente du jugement définitif qui obligerait le ministère à payer pour les années 2015 à 2020.

 Avec ce référé, le SE-Unsa poursuivait trois objectifs clairs :

  • une réponse rapide dans l’intérêt des collègues ;
  • l’évitement d’un double traitement des dossiers, source de complexité et de risques d’erreurs administratives ;
  • éviter de doubler l’étude des demandes pour des services gestionnaires déjà surchargés.


Malgré notre argumentation, le Conseil d’État a estimé qu’il n’y avait pas d’urgence…  Pourtant, pour vous, il y en a une : cela fait déjà 10 ans que certains collègues attendent cette indemnité. Le SE-Unsa regrette vivement une décision qui ne répond ni aux attentes des personnels concernés, ni aux réelles difficultés des services.

Le SE-Unsa demeure pleinement mobilisé et attend désormais que le Conseil d’État se prononce dans les meilleurs délais sur le fond concernant l’abrogation de la prescription quadriennale.

Le SE-UNSA appelle le ministère à ses responsabilités

En parallèle, le SE-Unsa a interpellé le ministère pour qu’il assume pleinement ses responsabilités d’employeur. Le versement des rappels de rémunération – parfois conséquents – ne doit entraîner aucune perte de droits sociaux (prime d’activité, allocations logement, bourses scolaires, etc.). Nous exigeons également que ces rappels soient déclarables au titre d’un revenu différé afin d’éviter une surcharge d’imposition injuste.

Il serait inacceptable que la réparation d’une injustice se transforme en nouvelle pénalisation financière pour les AED et les AESH.

 

Nous continuerons à défendre les droits et la reconnaissance des AED et des AESH, et à exiger que justice leur soit rendue. Parce qu’ils le méritent, et parce qu’ils l’attendent depuis trop longtemps déjà.


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Fortes chaleurs, grand froid… Y a-t-il des températures minimales ou maximales pour accueillir nos élèves ? 

Il n’y a pas de seuil réglementaire strict de température minimale ou maximale en dessous ou au-dessus duquel il serait obligatoire d’interrompre l’activité scolaire ou de fermer un établissement.
Cependant, il existe des recommandations qui visent à assurer des conditions de vie et de travail convenables pour les élèves et les personnels.

Concernant les maximales, l’Institut national de recherche et de sécurité (INRS) considère qu’au-delà de 30°C pour une activité sédentaire, la chaleur peut constituer un risque pour la santé des travailleurs et, par extension, des élèves. Au-delà de 33°C, la chaleur peut constituer un danger.

Concernant les minimales, l’INRS considère qu’un environnement de travail est trop froid à partir d’une température de l’air inférieure à 18 °C pour les activités physiques légères.

Le ministère de l’Éducation nationale, dans son guide Bâtir l’École, mentionne une plage de confort pour les salles de classe entre 18 °C et 20 °C.

Le Code du travail impose à l’employeur de prendre toutes les dispositions pour que la température soit convenable (article R. 4223-13 du Code du travail).

 

Lors de périodes de grand froid, comment faire si la température dans ma classe est bien inférieure à 18°C ?

Il s’agit d’apporter la preuve en mesurant la température de manière précise et la consigner avec l’heure et la date dans le Registre de santé et de sécurité au travail (RSST) de l’école ou de l’établissement. Ce registre est obligatoire et doit être accessible à tous.

Il faudrait également alerter :

– le supérieur hiérarchique (IEN/CE) par écrit. L’employeur est responsable des conditions de travail et de santé des agents.

– la collectivité (Mairie, Département ou Région) qui est propriétaire des locaux et responsable de l’entretien et du chauffage. C’est à la collectivité qu’il faut signaler la panne ou la défaillance du système de chauffage.

 

Il peut être nécessaire de mettre en place des mesures de protection ou d’aménagements :

– réorienter les élèves : si possible, tu peux demander à la direction l’autorisation de déplacer ta classe vers un autre local chauffé de l’établissement (salle de réunion, bibliothèque…).

– adapter l’activité : tu peux privilégier les activités qui nécessitent du mouvement et éviter les longues périodes de travail sédentaire ; et laisser les élèves porter manteaux et vêtements chauds. 

 

Attention : l’utilisation d’un chauffage d’appoint est déconseillée et nécessite l’autorisation de l’IEN/CE et de la collectivité.

Puis-je user de mon droit de retrait dans cette situation ?

Si la situation perdure et représente un danger, tu peux contacter un représentant de l’Unsa Éducation pour qu’il intervienne en F3SCT de ton département et pour voir si la situation nécessite de saisir le Registre de danger grave et imminent (RDGI). Une température extrêmement basse (9°C à 11°C) et prolongée peut être un motif. L’administration est alors tenue d’ouvrir une enquête.

Attention : Exercer son droit de retrait est un acte individuel délicat, il est essentiel de contacter ton équipe locale pour te faire accompagner. Par exemple, il n’est pas conseillé pour une simple panne de chauffage, sauf si les températures sont très extrêmes et que toutes les autres démarches ont échoué.

Lors de périodes de fortes chaleurs et de canicules, comment faire si la température dans ma classe est supérieure à 33°C ?

– Il faudra alerter le supérieur hiérarchique (IEN/chef d’établissement) qui préviendra la collectivité territoriale qui est propriétaire des locaux et responsable des travaux (isolation, stores, ventilation…).

– Tu peux compléter le Registre de santé et sécurité au travail (RSST) pour signaler l’excès de chaleur, en indiquant la température mesurée, l’heure, et les risques encourus pour la santé. Cela te permettra d’acter la situation et d’engager la responsabilité de l’employeur.

– Si la chaleur provoque un malaise chez un élève ou un personnel, après avoir contacté les secours et apporté les premiers soins, tu peux compléter une fiche de Danger grave et imminent et prendre attache auprès d’un représentant de l’Unsa Éducation pour qu’il intervienne en F3SCT de ton département.

Lors de fortes chaleur, quelles mesures immédiates pour protéger mes élèves ?

 

– Inciter les élèves à boire de l’eau fraîche et s’assurer que l’eau potable est disponible.

– Proposer aux élèves de s’humidifier le visage, les bras…

– Déplacer la classe vers un lieu plus frais, une salle climatisée, ou non orientée vers le soleil.

– Fermer les stores ou les rideaux pour bloquer le soleil.

– Supprimer ou reporter les activités physiques et sportives…

 

Dans certaines académies, les F3SCT ont élaboré des protocoles en cas de fortes chaleurs avec des mesures spécifiques au département. Tu peux te rapprocher de ton équipe locale du SE-Unsa pour savoir si c’est le cas dans ton département.

Puis-je demander aux parents de garder leurs enfants chez eux ?

La décision de fermeture, totale ou partielle, de l’école ou de l’établissement est exceptionnelle et relève de la collectivité, en lien avec le Préfet et les autorités académiques. Cette décision ne peut être prise par le directeur, l’IEN ou le chef d’établissement. Elle intervient en cas de risque avéré et généralisé.

Fortes chaleurs : une nouvelle règlementation depuis juillet 2025

Le décret n°2025-442 du 27 mai 2025 vise à mieux protéger les agents contre la chaleur intense, telle que définie par les seuils de vigilance de Météo-France (jaune, orange, rouge).

L’administration devra intégrer le risque chaleur au Duerp. Si le risque est confirmé, elle devrait appliquer des mesures : adapter les horaires et les lieux de travail, assurer l’accès à 3 litres d’eau fraîche par jour et par agent (sans eau courante), fournir des équipements adéquats, et informer le personnel.

Elle devrait aussi surveiller les agents vulnérables, définir un protocole d’alerte en cas de malaise et des procédures d’urgence. Ces mesures s’appliquent et s’ajustent dès le déclenchement des seuils de vigilance par Météo-France.

> > Retrouve ici notre article sur ce sujet.

Autres textes utiles :

Recommandations du MEN aux directeurs d’écoles et aux chefs d’établissements

Plan national canicule  

Il est primordial de se protéger avant tout et de ne pas entrer dans un local qui ne remplit pas les conditions de sécurité suffisantes. Prendre sa sécurité au sérieux ce n’est pas au détriment des élèves, c’est au contraire éviter un risque de suraccident. 

 

Entrer dans une démarche QVCT, c’est pouvoir bénéficier de temps et de la formation nécessaire pour anticiper et connaître les procédures, et être prêt en cas de crise.

Comment agir ?

– N’entre pas dans la classe inondée pour éviter tout risque d’électrocution ou de glissade.

– Déclenche le plan particulier de mise en sûreté (PPMS) pour appliquer collectivement les consignes prévues et alerte la collectivité.

– Et après l’inondation, programme une réunion avec les collectivités pour déterminer ensemble toutes les modalités des travaux de remise en état (à quel moment, qui, quel matériel, etc.).

> Retrouve ici notre article sur ce sujet.

Je ne peux me rendre sur mon lieu de travail en raison d’intempéries (routes fermées suite à des inondations ou à de fortes chutes de neige), comment je fais ?

Dès que tu constates l’impossibilité de te rendre au travail : routes fermées, arrêt des transports en commun, tu dois contacter sans délai ton directeur ou chef d’établissement, en précisant à l’écrit (email, SMS) la cause exacte. Exemple : route du littoral fermée par arrêté préfectoral suite aux fortes pluies de la nuit.

Ensuite, tu devras collecter toutes les preuves qui justifient l’état des routes : arrêtés préfectoraux ou municipaux, bulletins d’information des services de circulation, articles de presse locaux. Ces documents sont demandés pour justifier ton absence.

Cette situation peut être couverte par une autorisation spéciale d’absence. En effet, l’agent ne peut être tenu responsable de son absence si celle-ci est due à un cas de force majeure imprévisible, irrésistible et extérieur. Toutefois, l’accord de l’autorisation d’absence n’est pas automatique, ton chef de service va considérer que tu as fait preuve de bonne foi et que tu n’as eu aucune alternative raisonnable (autre itinéraire, utilisation des transports en commun qui fonctionnent encore).

Mon établissement est fermé par arrêté préfectoral suite à des intempéries. Mon IEN/CE me demande de me rendre quand même sur mon lieu de travail. Que dois-je faire ?

Si la fermeture est décidée par un arrêté préfectoral ou municipal, cet arrêté prime sur toute instruction interne. L’accès est officiellement interdit en raison d’un danger. Tu dois respecter l’arrêté, tu es couvert en cas d’absence.

Si ton supérieur insiste, tu peux lui demander de confirmer son instruction par écrit en mentionnant le motif pour lequel tu dois te déplacer malgré la fermeture, et les mesures de sécurité prises pour garantir ton trajet et ta présence sur place. Le fait de demander un écrit pourrait l’obliger à reconsidérer sa demande car cela engage sa responsabilité.

Contacte également ton équipe locale du SE-Unsa pour t’aider.


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10 ans après la circulaire métier des CPE, et alors que vient de paraître le cadre de gestion des AED, le SE-Unsa demande à être reçu par le ministre pour porter ses revendications pour les personnels de vie scolaire. 

Pour une meilleure reconnaissance des métiers de CPE et d’AED

Outre l’urgence du dégel du point d’indice que le SE-Unsa porte pour tous les personnels, nous demandons que le quotidien des CPE cesse d’être alourdi au-delà des missions et responsabilités définies par la circulaire de 2015.
Comment être référent Harcèlement et/ou référent Santé mentale, alors que les CPE n’ont déjà pas le temps d’assurer sereinement toutes les missions prévues dans leurs horaires par la circulaire de 2015 ? Trop nombreux sont les CPE qui dépassent leurs horaires (enquêtes 2019 et 2024) sans toujours pouvoir rattraper ces heures ou être rémunérés. Reconnaître le métier de CPE, c’est – notamment – leur permettre de trouver réellement et sans culpabilité un équilibre entre notre vie professionnelle et vie personnelle, et respecter leur droit à la déconnexion. 

Pour les AED – malgré la mise en place récente du cadre de gestion dont nous déplorons qu’il ait été élaboré avec trop peu de concertation avec les organisations syndicales, à l’exception de l’évaluation – les tensions dans les établissements autour des horaires hebdomadaires demeurent.
Comment peut-on estimer « tenable » d’élaborer des grilles avec une présence supérieure à 41h hebdomadaires, certes pour répondre aux enjeux de l’accueil des élèves et de leur sécurité avec les contraintes de dotations horaires qui réduisent ? Enfin, comment imaginer que les AED puissent poursuivre des études dans des conditions financières correctes s’ils doivent assurer un service de 36h/semaine ? Quel temps peuvent-il réellement accorder à leur poursuite d’études quand ils ne se voient pas accorder les 200h de formation lorsqu’ils sont CDisés ?

Le SE-Unsa ne peut pas se résoudre à accepter toujours plus de dégradations des conditions de travail, qui sont pour nous une des causes réelles de découragement à s’engager dans ces métiers et une cause majeure de la perte d’attractivité. 

Le respect de la circulaire de 2015 relative aux missions des CPE

Si cette circulaire est une réelle avancée, 10 ans après, force est de constater qu’il convient de préciser certains points : 

    • Le CPE doit rester « concepteur de son métier » dans le cadre du projet d’établissement, et en concertation avec le chef d’établissement, dans une démarche co-construite.
    • La participation aux différentes instances dans l’établissement doit faire partie des missions sans entrer en concurrence avec le temps de présence élève.
    • Le rôle des CPE dans les entretiens d’évaluation des AED, notamment en lien avec la CDisation, doit être le fruit d’un travail concerté avec la direction dans le cadre d’une délégation dont les termes sont clairement établis dans la circulaire de gestion des AED. 
    • L’utilisation des 4h laissées à l’appréciation des CPE doit être respectée et pas décomptée de la participation aux instances de l’établissement.
    • Le respect des pauses (la pause de 20 minutes toutes les 6h est à différencier des pauses repas). 
    • Les conditions de logement des CPE doivent être dignes, notamment lorsque l’établissement dispose d’un internat, afin de pouvoir répondre aux obligations supplémentaires qui leur incombent dans de bonnes conditions.

L’évolution de carrière des CPE

Cette évolution de carrière ne peut se résumer au seul passage vers le corps des personnels de direction. Depuis de nombreuses années, le SE-Unsa demande la création d’un corps d’inspection spécifique aux CPE pour éviter un conflit de loyauté avec des inspecteurs aussi responsables du suivi des personnels de direction. Ceci permettrait aussi aux CPE d’avoir accès à un concours Inspection vie scolaire, sans passer au préalable par la fonction de personnel de direction ou d’IEN. Cette possibilité d’une nouvelle évolution de carrière est souhaitée par de nombreux collègues. 

La rémunération des AED CDisés

L’élaboration d’une grille salariale nationale pour les AED CDisés est un enjeu fort. 

Des grilles salariales locales se mettent en place, généralement calquées sur celles des AESH. Mais c’est oublier que les AESH sont CDisés au bout de 3 ans alors que les AED le sont au bout de 6 ans. La grille devrait donc être différente, avec des indices relevés sur les premiers échelons.
Par ailleurs le SE-Unsa revendique que cette grille soit nationale, vrai gage d’équité entre les AED sur tout le territoire.


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Le 25 novembre est la Journée internationale pour l’élimination de la violence à l’égard des femmes. En 2025, les Nations unies ont décidé de centrer cette journée sur les violences numériques. En effet, la violence à l’égard des femmes sur les plateformes numériques est en pleine expansion. Nos métiers, très exposés publiquement, sont particulièrement concernés. Le SE-Unsa a fait de la lutte contre les violences faites aux femmes et l’égalité entre les femmes et les hommes un des piliers de ses actions.

Qu’est-ce que la violence en ligne ?

Les outils numériques sont de plus en plus utilisés pour traquer, harceler et maltraiter. Les femmes sont les premières victimes de cette nouvelle forme de violence. Dans un rapport du Haut conseil à l’Égalité, 92 % des contenus sexistes signalés (insultes, menaces de viol, incitations à la haine) n’ont pas été supprimés par les plateformes (Facebook, Twitter, YouTube), et dans leur baromètre 2022, 73 % des femmes déclarent avoir été victimes d’agressions en ligne (cybersexisme).

Identifier les différentes formes de violences en ligne :

      • L’utilisation détournée d’images/le partage non consenti d’images intimes 
      • La cyberintimidation, la traque obsessionnelle et les menaces en ligne
      • Le harcèlement en ligne et le harcèlement sexuel
      • Les hypertrucages (deepfakes) générés par l’IA
      • Les discours de haine et la désinformation sur les plateformes des réseaux sociaux
      • Le doxing  – ou la publication de données à caractère personnel
      • La cyberimposture et l’usurpation d’identité
      • Les réseaux misogynes

Le SE-Unsa en première ligne sur les violences numériques

La législation est encore trop fragile voire inexistante. Il est urgent de légiférer et de transposer les directives européennes dans le droit français. Il faut renforcer la protection des agentes qui sont touchées par des violences via les supports numériques. C’est d’ailleurs dans cette optique que nous avons obtenu la suppression des avis sur les établissements sur internet.

Ces violences doivent être prises en compte dans les statistiques et dans les signalements auprès des cellules VDHA.

Les violences envers les femmes dans notre ministère : où en est-on ?

Selon le baromètre #StOpE,

      • pour 75 % des répondantes, les attitudes et décisions sexistes sont régulières au travail.
      • 72 % des répondantes ont été exposées à des blagues sexistes au travail.
      • 67 % des répondants ont déjà entendu des propos stéréotypés à l’encontre des femmes managers.
      • 57 % des répondants ont déjà entendues des propos dégradants se basant sur des stéréotypes de la féminité.

Le ministère de l’Éducation nationale, lui, ne fournit pas de statistiques permettant d’évaluer les violences internes.
Le SE-Unsa et l’UNSA Éducation ont été demandeurs de ces chiffres. Sans état des lieux, pas d’actions concrètes possibles.

L’UNSA se mobilise

Le SE-Unsa avec sa fédération l’Unsa Éducation et son Union l’Unsa appelle à rejoindre les mobilisations dans tous les territoires.
L’UNSA est signataire d’un communiqué intersyndical .


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Le rapport final de la convention citoyenne met en lumière, avec justesse, les freins à la réussite et au bien-être des élèves que les personnels de l’Éducation nationale constatent chaque jour, tous métiers confondus. Ses propositions vont dans le sens d’une amélioration du modèle actuel.

Mais il serait illusoire de les examiner sans les mettre en regard des choix éducatifs gouvernementaux de ces dernières années – trop souvent à rebours des besoins exprimés – et d’un contexte budgétaire extrêmement dégradé.

Pour le SE-Unsa, la quasi-totalité des mesures nécessite une évaluation d’impact sur les personnels, aujourd’hui sous-payés, sur-sollicités et dont les conditions de travail ne permettent tout simplement pas d’envisager des transformations de cette ampleur. Sans revalorisation, comment obtenir l’adhésion indispensable des équipes ?

Ainsi :

      • L’allongement de la pause méridienne ou l’augmentation du nombre de jours de classe, pourtant favorables au rythme de l’enfant, se heurtent directement à la mobilité géographique dégradée et à des rémunérations insuffisantes.
      • La réalisation des devoirs à l’école ou une organisation alternant savoirs théoriques le matin et pratiques l’après-midi sont inenvisageables sans investissements massifs et une mobilisation réelle de tous les acteurs locaux, au-delà de la seule Éducation nationale.

Le SE-Unsa note positivement la préconisation d’un calendrier scolaire repensé, en deux zones et mieux équilibré : une recommandation cohérente avec les travaux menés depuis des années par la commission « calendrier scolaire », où nous sommes fortement impliqués. Cela en fait une mesure concrètement possible à mettre en place rapidement.

En somme, le rapport ouvre des pistes intéressantes, mais leur mise en œuvre exige un cap politique clair, des moyens à la hauteur et une prise en compte sérieuse de la réalité des personnels. Sans cela, aucune transformation durable ne sera possible.

Paris, le 24 novembre 2025

Élisabeth Allain-Moreno
Secrétaire générale

Attachée de presse
Venantia Petillault
06 26 53 17 84
 
 

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Vous envisagez d’exercer vos missions d’enseignant, de CPE ou de PsyEN sous d’autres horizons ? Sachez que vous pouvez demander une mise à disposition pour exercer en Polynésie française !

Mûrir son projet

Les notes de service ministérielles définissant les conditions et modalités de candidature à une mise à disposition auprès de la Polynésie française en vue de la rentrée d’août 2026 commencent à être publiées.

Demander une mise à disposition pour la Polynésie française nécessite de se renseigner sur ce territoire afin de mûrir son projet.

Le SE-Unsa étant très présent en Polynésie française, n’hésitez pas à les contacter : 987@se-unsa.org

Faire sa demande

Si vous êtes instituteur ou professeur des écoles spécialisé titulaire du CAEI/Capsais/Capa-SH/Cappei, les modalités ne sont pas encore publiées.

Si vous êtes enseignant du second degré, CPE ou psychologue de l’Éducation nationale, titulaire ou stagiaire, vous pouvez faire acte de candidature et ce, en deux étapes :

  • du 4 au 20 novembre 2025 : candidature sur le système d’information et d’aide pour l’affectation des personnels dans une collectivité d’outre-mer (Siat) via le portail Arena, rubrique Gestion de personnels /I-Prof/Les services/ Mouvement des enseignants du 2d degré vers les Com ;
  • du 25 novembre au 9 décembre 2025 : dépôt du dossier de candidature signé et des pièces justificatives sur l’application MAD.

Préparer son affectation

Si votre candidature est retenue, votre affectation vous sera annoncée au plus tard le 19 mars 2026 et votre mise à disposition sera prononcée pour une durée de deux ans, renouvelable une fois.

Vous devrez alors transmettre avant le 25 mars 2026, toujours via l’application MAD, votre accord (avec un certificat médical d’aptitude à exercer en outre-mer) ou votre refus.

Organiser son voyage

Vos frais de transport ainsi que vos frais de déménagement pourront être pris en charge par le vice-rectorat sous conditions, notamment de service.

Pour être accompagné dans vos démarches, pour être éclairé dans vos choix de vœux et connaître les pièces justificatives à fournir, n’hésitez pas à contacter les militants du SE-Unsa de Polynésie française : 987@se-unsa.org


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Ce sont près de 80 participantes et participants qui se sont réunis à la Maison des syndicats de Créteil, ce samedi 22 novembre, pour une journée de réflexion, d’échanges et de travail autour de l’évaluation à l’école maternelle.
À l’initiative du GFEN et sous l’impulsion notamment du SE-Unsa, au sein d’un collectif de mouvements pédagogiques, syndicats et associations (AGEEM, CEMEA, CRAP-Cahiers pédagogiques, FSU-SNUipp, GFEN, ICEM, SE-Unsa), ce deuxième forum sur l’école maternelle a été l’occasion de mettre en lumière les enjeux majeurs de l’évaluation comme un levier des apprentissages au service de chaque élève.

Une mobilisation née d’une histoire collective

Ce forum s’inscrit dans la continuité des initiatives engagées depuis plusieurs années pour défendre une école maternelle ambitieuse, démocratique et émancipatrice. Après un premier forum en 2018 et plusieurs mobilisations à l’occasion du Plan maternelle et de la publication des nouveaux programmes de cycle 1 en 2024, les organisations ont souhaité réaffirmer l’importance d’une école maternelle où l’enfant apprend, grandit et vit pleinement avec les autres.

Le collectif a introduit cette journée en rappelant son attachement à une école soucieuse du développement global de l’enfant, à des apprentissages fondamentaux et contextualisés, à une évaluation positive, ainsi qu’à la liberté professionnelle des équipes, capables de concevoir ensemble leurs outils et de travailler en coopération avec les familles et les partenaires éducatifs.

Une conférence d’ouverture centrée sur la lutte contre les inégalités

La journée a débuté par une conférence à deux voix animée par Fabienne Montmasson-Michel (Université de Poitiers) et Aurélie Simon (Université de Genève), autour d’une question centrale : À l’école maternelle, comment faire pour que les inégalités sociales ne deviennent pas des inégalités scolaires ?

Les échanges ont permis de rappeler combien les pratiques pédagogiques, les interactions avec les enfants, l’attention au langage, le rapport aux familles et la stabilité des équipes influencent fortement les premiers apprentissages. Une réflexion qui permettait de poser le cadre à une réflexion partagée lors de différents ateliers.

Des ateliers riches et variés : comprendre, expérimenter, transformer

Organisés en 2 vagues, abordant des notions pédagogiques comme les activités motrices, la classe dedans/dehors, les ateliers autonomes ou encore les enjeux du programme Évar et ceux de l’impact des évaluations nationales sur les pratiques enseignantes, des ateliers ont permis aux professionnels présents de partager leurs pratiques, confronter leurs points de vue et découvrir des démarches innovantes pour renforcer leur pouvoir d’agir.

Une table ronde pour conclure : l’évaluation au service des apprentissages

La journée s’est poursuivie par une table ronde consacrée à un enjeu crucial : Comment penser une évaluation réellement au service des apprentissages ?

Les interventions de Fabienne Montmasson-Michel, Olivier Ivanoff (rédacteur de la revue des CEMEA) et Anne-Laure Pichon (directrice d’école maternelle), suivies d’échanges nourris avec la salle, ont permis de mettre en perspective différents regards sur les pratiques évaluatives actuelles et sur leurs dérives, notamment face aux évaluations nationales généralisées qui sont à l’origine de la modification des programmes de l’école maternelle, avec les conséquences négatives que le collectif a souhaité exprimées.

Une journée pour renforcer la confiance et ouvrir des perspectives

Après cette journée qualifiée par de nombreux participant·es de dynamique, chaleureuse et constructive, fidèle à l’ambition affichée, le forum s’est clos par un temps de mise en perspective de notre engagement dans les semaines et mois à venir. Il s’agira de :

      • Mettre notre énergie collective pour maintenir une vigilance sur les contenus et la formation dans le cadre des programmes, notamment sur la mise en œuvre effective des programmes Évar, mais pas seulement.
      • Envisager des communications pour diffuser auprès du plus grand nombre (par la presse en particulier) et ancrer dans l’opinion publique comme auprès des élus, l’enjeu de nos réflexions sur l’école maternelle que nous défendons pour la réussite de tous nos élèves.

Pour le SE-Unsa, l’école maternelle est une étape essentielle dans le parcours scolaire

Parce qu’elle doit constituer le premier cycle de la scolarité obligatoire du socle commun, au SE-Unsa, nous revendiquons une école maternelle sans pression, attentive aux besoins des élèves. Parce qu’elle a pour objectif de permettre à tous les élèves une première expérience scolaire positive et sereine, il faut donc impérativement proscrire la mise en place de protocoles d’évaluation stressants. Et cela passera par une organisation de l’école maternelle et des moyens matériaux et humains adaptés.

  • Une Atsem pour chaque classe
  • Des effectifs réduits (limités à 20 élèves) permettant le travail en petit groupe
  • Des enseignants spécialisés au sein d’un Rased pour repérer et accompagner la grande difficulté
  • Un plan national de construction de bâtiments scolaires répondant aux besoins de l’école maternelle et aux particularités des élèves de 2 à 5 ans

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Le 25 novembre, Journée internationale de lutte contre les violences à l’égard des femmes, est l’occasion de réaffirmer notre volonté d’en finir avec le fléau des violences sexistes et sexuelles, en France comme dans le reste du monde.

Nous rappelons dans un communiqué intersyndical l’urgence de la situation, nos exigence et notre solidarité envers toutes les femmes victimes.


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Bonjour et bienvenue au SE-UNSA !

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