Le montant de la revalorisation pour les 118 000 AESH et APSH sera de 40 à 60 millions d’euros pour l’année 2022. Cela se traduira par une évolution des grilles de rémunération.
 
Les nouvelles grilles, qui permettront de mesurer ce que cette revalorisation représentera effectivement pour chacun·e d’entre vous, seront connues début juillet. 
 
Le ministère a précisé qu’il s’agit d’une enveloppe dédiée dans un premier temps
 
Le ministère a également évoqué des pistes pour faciliter le cumul d’emplois pour compléter les temps incomplets subis. Le ministère a engagé un travail avec les collectivités pour faciliter les conventions avec les collectivités locales.

L’avis du SE-Unsa

Le SE-Unsa se félicite que la question de la rémunération des AESH et des APSH fasse enfin l’objet de discussions avec une enveloppe budgétaire dédiée. C’est ce que le SE-Unsa réclamait depuis deux ans.
 
Au regard de l’importance du chantier de revalorisation à réaliser, les mesures 2022 ne pourront constituer qu’un commencement. C’est la raison pour laquelle nous demandons l’inscription des perspectives à venir dans des textes règlementaires.
 
Le SE-Unsa a également exigé que, systématiquement et partout sur le territoire, les quotités les plus avantageuses vous soient proposées et que le remboursement de vos frais de déplacements soient mis en paiement rapidement. 
 
>> Agissons ensemble
Au moment où les négociations sont en cours, il est plus important que jamais de montrer nos forces réunies pour obtenir les meilleures conditions de revalorisations. Pour cela, il est important que chacun·e fasse entendre sa voix et signe la pétition Nous-AESH-nous-voulons-une-remuneration-qui-nous-permette-de-vivre-de-notre-métier.

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La Journée mondiale des réfugiés est une journée internationale instituée par les Nations Unies pour honorer les réfugiés dans le monde entier. Elle est célébrée chaque année le 20 juin et met à l’honneur la force et le courage des personnes qui ont été contraintes de fuir leur pays d’origine pour échapper à un conflit ou à la persécution.

Cette journée est l’occasion de susciter l’empathie et la compréhension à l’égard de la situation difficile que connaissent les réfugiés et de souligner leur capacité à résister aux épreuves et à reconstruire leur vie.
 
En 2019, 79,5 millions de personnes ont fui à cause de guerres, de persécutions ou de conflits.
Au cours de la dernière décennie le nombre de personnes déracinées a presque doublé. Et les années à venir risquent de voir augmenter le nombre de réfugiés pour des raisons climatiques.
Même si ces migrations se font essentiellement au sein du pays d’origine, elles se font aussi en direction des pays européens, et l’accueil de ces personnes sera très difficile si aucune anticipation n’est envisagée.

l'avis du SE-Unsa

Le SE-Unsa est attaché aux droits humains et c’est bien à ce titre que l’accueil de toute personne fuyant son pays doit être envisagé. Depuis plusieurs années, des voix hostiles aux réfugiés trouvent leur place dans l’opinion publique et tendent à faire oublier à la France ce qu’elle est : un pays aux multiples frontières terrestres et maritimes, un territoire de croisements où échoueront les espoirs d’étanchéité nourris par les esprits les plus étroits. C’est surtout un pays généreux qui doit réaffirmer l’universalité de la personne humaine ; cela passe par un accueil digne et empathique de ceux qui ont tout risqué pour vivre.

Références
>> En 2020, les Nations Unis ont proposé différentes activités, visibles sur cette page

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Plusieurs centaines de millions d’individus ne peuvent pas se nourrir correctement dans le monde. En France, la crise sanitaire a participé à l’augmentation du nombre de personnes en situation de précarité. Il s’agit, la plupart du temps, de jeunes, de personnes âgées, de familles qui avaient des ressources faibles. Le SE-Unsa refuse qu’à l’aube de leur vie des enfants ne bénéficient pas de conditions de vie décentes.

La situation mondiale a été dénoncée par l’ONU en novembre dernier. Ses agences ont pointé 20 pays dont les populations sont en crise aiguë alimentaire, et ce pour différents facteurs : les conflits, le déclin économique, la situation climatique extrême et la pandémie de la Covid-19. 
 
Le 15 juin met donc en relief une situation d’urgence qui pourra être régulée par l’aide alimentaire et l’action des ONG sur les territoires en crise. Les États du Nord ont leur rôle à jouer pour faciliter les initiatives de ces organisations.
 
En France, le nombre de personnes vivant sous le seuil de pauvreté a dépassé les 10 millions au cours de l’année 2020. Beaucoup d’enfants sont concernés, beaucoup d’enfants qui ne mangent pas à leur faim et qui ne seront donc pas en mesure de pouvoir apprendre dans de bonnes conditions. Il n’y a aucune égalité des chances possible lorsque l’on doit étudier le ventre vide. La cantine à un euro est un premier pas mais pour certaines familles, ce n’est pas suffisant. Le montant des bourses (qui n’existent que dans le second degré) est d’ailleurs insuffisant pour les plus démunis.
 
La cantine devrait être gratuite dès lors que les parents ne peuvent pas la payer ; il n’est pas concevable que les enfants soient les victimes d’une situation qu’ils ne maîtrisent absolument pas. Nous sommes tous concernés par leurs conditions de vie, nous ne laisserions pas nos propres enfants sans nourriture.
 
Si la famille ne peut pas leur donner ce dont ils ont besoin, l’État a le devoir de s’en occuper et d’impulser une politique d’aide efficace auprès des collectivités territoriales. On bâtit un pays en se montrant solidaire, en soutenant ceux qui ont eu moins de chance que d’autres et en faisant vivre la devise républicaine. On ne peut pas demander à un enfant qui a faim d’être fier de son pays.

Le SE-Unsa soutient la journée mondiale contre la faim, et demande des réponses politiques à la hauteur de l’enjeu. Permettre aux plus vulnérables de vivre décemment est un enjeu de solidarité ; c’est aussi un enjeu démocratique, car la misère crée de la rancœur et la rancœur des choix électoraux irraisonnés. 
 

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Alors que de nombreux sondages annoncent une forte audience pour les listes du Rassemblement national aux élections départementales, régionales et présidentielles, le SE-Unsa réaffirme que l’aventure de l’extrême droite au pouvoir nuirait gravement à notre pays.

Un parti pas comme les autres

En France, le Rassemblement national est le principal relais politique de l’extrême droite. Malgré des années de tentative de dédiabolisation, allant même jusqu’à un changement de nom, le RN ne sera jamais un parti comme les autres. Cela se justifie en premier lieu par les courants de pensée qui ont inspirés les fondateurs du Front national. Souvenons-nous que parmi eux figuraient des ennemis de la République, tels d’anciens Waffen-SS français, des miliciens, des doriotistes… On comprend mieux pourquoi le RN s’est récemment opposé à la dissolution de Génération identitaire, groupuscule extrémiste qui s’était notamment illustré en voulant faire un barrage à des migrants à la frontière des Alpes. Plus récemment, le RN a accueilli favorablement une tribune émise par des généraux en retraite, prédisant l’intervention de nos camarades d’active dans une mission périlleuse de protection de nos valeurs civilisationnelles.
 
Ces positions xénophobes et nationalistes s’accompagnent de choix politiques mettant en cause la sécurité et les droits fondamentaux. Cela s’exprime à l’Assemblée nationale par des votes contre les lois antiterroristes, contre le mariage pour tous, la fin de vie dans la dignité, l’allongement du délai d’IVG…

Les extrêmes se rejoignent ?

Le rapprochement et la confusion entre l’extrême gauche et l’extrême droite sont fréquemment avancés pour exprimer un rejet global des extrémismes, mais le plus souvent pour les faire converger.
On entend parfois dire que les extrêmes se rejoignent mais des différences fondamentales existent. En effet, l’extrême gauche partage les idéaux issus de la révolution française : droits humains, solidarité, égalité et démocratie, même si la radicalité des positionnements grève sa crédibilité et la maintient éloignée de la réalité de l’exercice du pouvoir.
L’extrême droite, elle, tout en construisant son accession au pouvoir, exècre les valeurs sur lesquelles se fonde la République. Pire, elle les dénature en déployant une vision de la solidarité qui nie l’universalité de la personne humaine, et trahit la laïcité, l’utilisant pour ne cibler qu’une seule religion.
 

Un danger pour la démocratie sociale

En se présentant comme anti-système, anti-élite et en empathie avec « le peuple », l’extrême droite veut s’adresser à la frange de la population active sans emploi, en proie au sentiment de déclassement. Or, les solutions avancées par le RN sont inopérantes et dangereuses. Le concept de « préférence nationale » et ses relents racistes, conjugué à la vulnérabilisation de notre économie en cas de Frexit, ne donnent aucune perspective crédible pour les salariés. Dans ce contexte, les tentatives d’entrisme au sein des structures syndicales, y compris à l’Unsa, sont, au-delà de trahisons individuelles, des erreurs de jugement majeures, contraires au syndicalisme, à la démocratie et la République.
 

Par son histoire, ses positionnements et les groupuscules qu’il satellise, le Rassemblement national est un danger pour la République. La mise en œuvre de son programme conduirait le pays sur le chemin de l’adversité, de la violence et de la ruine.


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L’enseignement des langues régionales connaîtrait une baisse de fréquentation des élèves. Celle-ci est clairement observée dans les enseignements de langues régionales en lycée – très pénalisés par la réforme comme l’ensemble des options – et préfigure la baisse des étudiants fréquentant ces filières dans l’enseignement supérieur. Le risque a été identifié par les promoteurs des langues régionales, notamment ceux qui pilotent les établissements d’enseignement privé de type Diwan en breton, Calandretas en occitan, Bressoles en catalan, Ikastolak en basque, etc.

Malgré l’opposition du gouvernement, les députés ont récemment adopté une proposition de loi visant, parmi d’autres dispositions promouvant les langues régionales, à favoriser leur enseignement, en rendant possible un enseignement immersif dans les écoles publiques. Cela signifie que le temps d’enseignement dispensé en langues régionales est supérieur à la parité horaire, déjà possible actuellement. Bien sûr, cette possibilité sera difficile à mettre en place dans l’enseignement public, au risque de complexifier les affectations, de multiplier les postes à profil et de favoriser un entre-soi culturel.
Au final, des moyens affectés au bénéfice de quelques-uns et pas forcément ceux qui en ont le plus besoin.
 
Sans surprise, tout cela est assorti d’une disposition extrêmement favorable à l’enseignement privé, puisque là où l’École publique ne permettrait pas l’enseignement immersif, il rend obligatoire la contribution financière de la collectivité, pour la scolarisation d’un enfant dans une école privée sous contrat qui le proposerait. Il s’agit d’une extension de la loi Carle que le SE-Unsa dénonce.

Le SE-Unsa reconnaît l’importance patrimoniale et culturelle des langues régionales. Toutefois, cette loi impose de telles exigences à l’École publique, qu’on peut se demander si son objectif réel ne consiste pas à consolider les filières d’enseignement privé en « sécurisant » leurs financements par les collectivités.


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En tant qu’AESH, votre contrat de travail est un contrat de droit public, comme celui des AED. Vous avez donc droit aux jours de fractionnement. Ces deux jours de congés rémunérés supplémentaires peuvent être utilisés selon deux modalités à définir par l’employeur après consultation des personnels AESH.

Dans certains territoires, ce droit ne semble pas avoir été mis en œuvre. Le SE-Unsa a interrogé la DGRH au niveau national. Sa réponse est sans appel pour les services administratifs locaux qui ne l’ont pas mis en place : les AESH ont droit aux jours de fractionnement !

Concrètement ça veut dire quoi ?

  • Soit vous optez pour les deux jours de congés rémunérés supplémentaires et vous bénéficiez de deux jours de congés à choisir librement.
     
  • Soit votre temps annuel de travail est diminué de 14 heures et vous travaillez un peu moins chaque jour ou semaine. Au lieu de 1 607 heures de travail annuel pour un temps plein, on compte alors 1 593 heures de temps de travail sur l’année.
 
Attention, la DGRH préconise toutefois aux rectorats de privilégier la seconde option, ce qui semble déjà être la règle pour les personnels AED.
 

Et si je n’ai pas de jours de fractionnement déjà définis, je fais quoi ?

Pour le SE-Unsa, ce droit à congés supplémentaires doit être respecté. S’il n’a pas mis en application pour vous, il est temps de veiller à ce qu’il le soit ! Contactez rapidement votre équipe locale du SE-Unsa pour que vous puissiez être accompagné dans les démarches nécessaires pour faire valoir ce droit. 

Le SE-Unsa interpelle chaque rectorat pour qu’il respecte la règlementation et communique les modalités d’application des jours de fractionnement des personnels AESH.


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La presse relate actuellement des événements graves concernant ce fléau qui n’épargne pas les établissements scolaires. Outre l’enfer que vivent les protagonistes, certains adolescents passent à l’acte et mettent fin à leurs jours. C’est insoutenable. 

Une situation préoccupante

À quelques jours d’intervalle, deux adolescents sont décédés des suites de situations de harcèlement. 1 enfant sur 10 est concerné par ce phénomène, soit 2 à 3 élèves par classe. Au collège, 25 % des filles déclarent être victimes de harcèlement. 
 
Comme le rappelle Marie-France Hirigoyen, psychiatre, le bouc émissaire a toujours existé. Le harcèlement scolaire actuel reflète notre monde : une société de l’émotion où l’on s’exprime de façon impulsive, par des messages courts et des images.
 
Des dispositifs existent, mais peinent à lutter contre ce fléau. D’autres pistes d’action sont évoquées. Il est question de prévention autour de l’usage du smartphone, de prise de conscience des usages dangereux des réseaux sociaux, de mieux outiller et impliquer les parents, de renforcer le rôle des référents harcèlement en académie, etc.

Un manque de formation et de moyens humains

Il est indispensable que les personnels (enseignants, CPE…) soient mieux formés aux signaux émis par les élèves en détresse pour qu’ils puissent agir. Tout changement de comportement chez un enfant ou un adolescent peut traduire un mal-être, voire une profonde détresse qui peuvent conduire à des passages à l’acte plus ou moins violents. Absentéisme, agressivité, repli sur soi, refus de communiquer, isolement, changement de look, sont autant de comportements qui peuvent constituer des alertes.
 
S’il est nécessaire et impératif de former et mobiliser tous les acteurs de la communauté éducative, personne n’évoque le manque de moyens humains. Parce qu’il en faut pour voir, écouter, observer, intervenir, prendre en charge. Des classes surchargées dans certains établissements, pas assez de CPE, d’AED, de PsyEN, d’infirmières, d’assistants sociaux sont autant de facteurs qui fragilisent le repérage des élèves en souffrance.
 
Avant la crise il manquait déjà des moyens en vie scolaire pour pouvoir exercer sereinement et sérieusement le métier. Les vies scolaires sont exsangues et n’arrivent plus à gérer le quotidien. Le SE-Unsa a demandé sans succès une augmentation du nombre de places aux concours de recrutement des CPE et davantage de recrutements d’AED même hors période Covid. Avec la pandémie qui épuise les vies scolaires depuis un an, les collègues sont focalisés sur la gestion de la crise sanitaire : les gestes barrières, le traitement des cas contact et l’ajustement des protocoles. Quid du travail ordinaire ? 

Les missions des CPE mises à mal

Le repérage et la prise en charge des élèves en souffrance font partie du quotidien des CPE. Le harcèlement traduit une souffrance tant pour le harcelé que pour le harceleur. La circulaire n° 2015-139 du 10-8-2015 rappelle pourtant bien que le rôle des CPE consiste à placer les adolescents dans les meilleures conditions de vie individuelle et collective, de réussite scolaire et d’épanouissement personnel. La crise sanitaire rend le cœur de métier des CPE difficilement réalisable, ce qui constitue une source supplémentaire de risques psycho-sociaux accrus.
 
Faut-il encore reporter cette mission à demain faute de moyens ?

L’avis du SE-Unsa

Au SE-Unsa nous militons pour en enseignement et un accompagnement de qualité des élèves allant de pair avec le bien-être au travail des collègues.
 
Le SE-Unsa exige des moyens supplémentaires, notamment en vie scolaire. Il revendique qu’il n’y ait plus aucun établissement sans CPE (au moins encore 300 établissements en France) et que tous soient dotés de façon plus réaliste et mieux adaptée au terrain. 

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Le ministère propose de créer une nouvelle fonction dans le cycle terminal du lycée général et technologique, « professeur référent d’un groupe d’élèves ». Il s’agit d’adapter le suivi des élèves aux parcours plus individualisés et aux groupes-classes éclatés. Sans moyens supplémentaires et sans réorganisation des conseils de classe, cette mesure ne sera pas suffisante. Le SE-Unsa veut que le ministère aille plus loin et prenne des engagements fermes.

Professeur principal, une mission de plus en plus complexe

La mission de professeur principal est devenue de plus en plus lourde au fil des années : orientation, préparation des conseils de classe, lien avec la direction et la vie scolaire, ou encore avec les parents et les élèves, les professeurs principaux sont débordés.
Ils sont nombreux à ne pas enseigner à tous les élèves dont ils sont professeurs principaux et à avoir des difficultés à communiquer avec les nombreux professeurs de la classe.
S’ajoutent à ces difficultés récurrentes les incertitudes sur l’impact des spécialités sur l’orientation post-bac qui rendent le travail d’accompagnement difficile.
Rien d’étonnant à ce que les chefs d’établissement aient de plus en plus de mal à trouver des candidats.

Le SE-Unsa revendique de longue date une revalorisation significative de l’ISOE pour prendre en compte l’élargissement des missions des professeurs principaux. Par ailleurs, la mission de professeur principal doit être valorisée pour l’accès à la classe exceptionnelle.

Alors que la réforme du lycée et du bac, avec le système de spécialités achève l’éclatement du groupe-classe déjà amorcé par les enseignements choisis et les options, il est temps, pour le SE-Unsa de se donner les moyens d’un suivi des élèves plus qualitatif.
Pour cela, il ne suffit pas de créer une nouvelle fonction de professeur référent mais il faut y mettre les moyens.

Les revendications du SE-Unsa

  • Les « professeurs principaux de classe » sont remplacés par des « professeurs principaux référents » d’un groupe d’élèves de la même classe ou pas, selon l’organisation retenue dans l’établissement.
  • Chaque professeur-référent suit une quinzaine d’élèves et perçoit l’ISOE part modulable.
  • Il dispose d’un temps dédié pour le suivi et l’accompagnement individualisé des élèves inscrit à l’emploi du temps.
  • Il est formé à cette fonction et doit pouvoir travailler avec des PsyEN EDO en nombre suffisant.
  • Les conseils de classe du cycle terminal sont réorganisés. 
    Préparés en amont par des conseils de spécialité, ils pourraient être composés des professeurs référents, des représentants des parents d’élèves et des élèves, et présidés par le chef d’établissement ou son adjoint. Les professeurs référents seraient chargés de recueillir les appréciations des enseignants sur le parcours des élèves.

Des propositions du ministère incomplètes

Le ministère propose un décret qui crée la fonction sans définir le cadre de sa mise en œuvre.
Les textes qui définissent les conseils de classe ne sont pas modifiés. L’articulation entre professeur principal et professeur référent n’est pas explicitée. Si on peut comprendre que l’organisation doit être adaptée à chaque lycée en fonction de ses structures et des personnels volontaires, certaines garanties doivent être apportées en termes de reconnaissance du travail effectué. On sait qu’un décret sera soumis au comité technique minstériel (CTMen) pour permettre le partage de l’ISOE part modulable.
La création de professeurs référents se ferait donc à moyens constants ! Quant à l’instauration d’un temps reconnu dans le service des enseignants pour le travail de suivi des élèves, il n’en est aucunement question.

L'avis du SE-Unsa

Le SE-Unsa demande avec plusieurs organisations syndicales la réunion d’un groupe de travail sur l’ensemble des textes « professeurs référents ».
Notre objectif : travailler à un cadre adapté à la nouvelle organisation du lycée GT et défendre la revalorisation de la mission de suivi et d’orientation des élèves.

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Le SE-Unsa a obtenu une revalorisation de 250 € de l’indemnité forfaitaire des CPE. Après l’éviction initiale des CPE du versement de la prime informatique, le SE-Unsa avait alerté le ministère sur les conditions de travail des CPE. Le ministère avait alors promis de revoir sa copie : la promesse a été tenue.

À compter du 1er avril, l’indemnité passera de 1 200 € à 1 450 €/an, soit une augmentation de 20 % environ. Le SE-Unsa a été bien seul à porter cette revendication pourtant légitime. 
 
Par ailleurs, pendant la période de confinement et pendant plusieurs mois, le SE-Unsa n’a eu de cesse d’alerter le ministère concernant les conditions de travail dégradées des vies scolaires. 
 
Pour le SE-Unsa, cette revalorisation est un message positif du ministère même si elle est assortie d’une désindexation du point d’indice à laquelle le SE-Unsa s’est opposé.

Le SE-Unsa reste mobilisé pour mettre en lumière et mettre fin à l’épuisement des personnels de vie scolaire, le manque d’effectifs, le manque de reconnaissance des personnels d’éducation ainsi que du caractère essentiel de leur action au quotidien dans les établissements.


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Le Conseil supérieur des programmes s’est attelé à la rédaction d’un projet de programme pour le nouvel enseignement de spécialité (ES) « Éducation physique, pratiques et culture sportives » qui va ouvrir à la rentrée dans un à trois lycées par académie. Le groupe de travail a échangé avec les organisations syndicales sur les grands principes qui pourraient organiser ce programme. 

L’objectif

Cet enseignement de spécialité doit permettre d’envisager une diversité d’orientations dans l’enseignement supérieur au regard des projets personnels et professionnels et ouvrir sur les métiers suivants : enseignement, entrainement sportif, médiation sociale, santé et bien-être, management sportif, tourisme et loisirs sportifs, conception de matériels sportifs, gestion d’équipements sportifs, sécurité et protection des personnes.

Il ne s’adresse pas à des sportifs de haut niveau, spécialistes de la pratique d’un sport, mais cherche à cultiver la polycompétence.

Les enjeux

Les enjeux de ce nouvel enseignement de spécialité sont triples : 
 
  • développer une expertise motrice dont le niveau de performance attendu sera supérieur aux attendus de l’enseignement obligatoire de l’EPS,
  • développer un regard critique sur sa pratique sportive mais aussi sur la culture sportive,
  • développer des compétences transversales notamment dans l’optique de l’orientation post-bac. 
 

Le contenu

L’accent est mis sur la pratique sportive qui permettra de développer des liens avec les apports théoriques.
 
Le programme doit articuler :
 
  • les apports pratiques qui représenteront environ 2/3 du volume horaire avec au moins 7 Apsa dans les 5 champs sur 2 ans, 
  • les apports théoriques et méthodologiques (environ un quart de l’horaire)
Une partie du reste de l’horaire sera consacré à un projet collectif en première et une intervention en terminale, probable support du Grand oral. Il subsistera un volume horaire « libre » à la disposition des équipes (10 heures en première, 24 heures en terminale).
 
Le SE-Unsa accueille favorablement ce cadrage qui permet de rassurer les équipes dans la mise en place de cet enseignement tout en leur laissant la libre utilisation d’un volume horaire.
 

L’évaluation

L’évaluation de cet enseignement s’inscrit dans le cadre de l’évaluation des enseignements de spécialité avec des contraintes réglementaires fortes (épreuve écrite de 3 heures 30 et épreuve pratique/orale de 30 minutes).
 
L’évaluation écrite se fera sur un sujet national, en mars de l’année de terminale.
 
L’évaluation pratique/orale devrait permettre d’évaluer un candidat polycompétent, performant et critique. Différents scénarios sont à l’étude pour tenter de concilier équité entre les élèves, contraintes organisationnelles, liberté de choix d’Apsa pour les élèves dans le cadre d’une évaluation ponctuelle. 
 
Pour le SE-Unsa, la forme de l’évaluation pratique et orale est importante car elle peut peser sur l’enseignement en amont. Elle ne doit pas constituer un recul par rapport à l’évaluation pratiquée en EPS. Le SE-Unsa revendique la reconnaissance de la spécificité de l’EPS dans un cadre contraint. 
 

L’avis du SE-Unsa

Le SE-Unsa accueille très favorablement la création de cet enseignement de spécialité qui est une bonne nouvelle pour les lycéens. Il juge très intéressantes les pistes présentées par le groupe d’experts. 
Cependant, le parcours est encore très long : avis du Conseil plénier sur le projet, consultation des enseignants, appréciations du cabinet du ministre et de la Dgesco qui peuvent conduire à des réécritures, et enfin, avis du Conseil supérieur de l’Éducation !

Le SE-Unsa souhaite que ce programme soit bien conçu pour être porté en totalité par les professeurs d’EPS, qu’il respecte les finalités et les enjeux de la discipline et reconnaisse ses contraintes particulières. 

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