En voie professionnelle, le professeur documentaliste peut prendre toute sa place comme expert de l’éducation aux medias et à l’information, des ressources documentaires de l’établissement, et contributeur à l’ouverture de l’élève. 

Dans le cadre du chef-d’oeuvre, le professeur documentaliste peut avoir un rôle essentiel dans la formation à la recherche des informations. Le chef-d’oeuvre apparaît en effet comme l’occasion de travailler la compétence transversale S’informer présente dans tous les référentiels. Le professeur documentaliste aurait également toute légitimité à participer à l’oral de présentation du candidat et être un des deux enseignants à évaluer.
 
Les programmes comportent souvent un volet qui relève directement des compétences du professeur documentaliste.
En français, l’élève doit savoir identifier des sources et vérifier leur fiabilité, élaborer des contenus numériques.
En EMC, le professeur documentaliste peut intervenir en CAP sur le thème de la protection des libertés ou, en terminale, à propos du débat démocratique.
L’information scientifique est également au programme de l’enseignement Prévention, santé et environnement : l’élève doit être capable de développer des arguments à partir de faits scientifiques, en s’appuyant sur l’analyse de documents scientifiques.
 
Les professeurs documentalistes en voie professionnelle sont aussi partie prenante de l’accompagnement personnalisé, en classe de seconde par exemple, pour préparer la recherche et le départ en stage.
Les professeurs documentalistes s’emparent également du sujet de l’orientation des élèves, avec des projets tels la rédaction de fiches métiers, la réalisation d’un portail Netvibes, ou d’Escape games.

Malgré leur implication, les professeurs documentalistes peinent à être reconnus. C’est pourquoi le SE-Unsa revendique l’égalité de traitement pour tous les professeurs documentalistes, avec le versement de la prime informatique, la revalorisation de l’indemnité de sujétion particulière à hauteur de l’Isoe et des inspecteurs de documentation.


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Après des annonces en fin d’année 2021, l’augmentation de décharges de direction pour la rentrée 2022 est désormais actée. De plus, suite à la loi Rilhac, le régime de service des directeurs et directrices d’école figure désormais dans un décret au lieu d’une simple circulaire. Pour le SE-Unsa, il manque toujours une programmation pluriannuelle à ces avancées pour répondre aux besoins de temps de tous les directeurs et directrices.
 

Les écoles concernées à la rentrée 2022

L’augmentation de décharge à la rentrée 2022 concernera les écoles de :

      • 6 classes, qui passeront d’une décharge de 0,25 à 0,33 ;
      • 7 classes, qui passeront d’une décharge de 0,25 à 0,33 ;
      • 12 classes, qui passeront d’une décharge de 0,5 à une décharge totale ;
      • 13 classes élémentaires, qui passeront d’une décharge de 0,75 à une décharge totale.

Nombre
de
classes
1
2
3
4
5
6
7
8
9
10
11
12
13
élem
13
mater
14
et
+
Décharge
rentrée
2021
6
j/an
12
j/an
0,25
0,33
0,50
0,50
0,75

1

Décharge
rentrée
2022
6
j/an
12
j/an
0,25
0,33
0,33
0,50
1
1

Le SE-Unsa reconnaît ces améliorations qui font suite à de nombreuses années de mobilisations et d’actions.

Une programmation pluriannuelle toujours absente

Les augmentations de décharge ne peuvent pas se concevoir au coup par coup.
Pour le SE-Unsa, si les étapes qui se succèdent sont importantes, une programmation pluriannuelle est indispensable pour répondre aux besoins et donner des perspectives d’amélioration.
 
Le SE-Unsa avait rappelé la proposition intersyndicale de programmation annuelle des décharges pour les 5 prochaines années et fait des propositions en ce sens au ministère.

L’avis du SE-Unsa

L’amélioration du régime de décharge pour tous les directeurs est une nécessité. Les avancées obtenues année après année et leur consolidation par un décret publié au Journal officiel plutôt que dans une circulaire sont positives.
 
Cependant, d’autres besoins sont également à prendre en compte.

Parmi les priorités pour les directeurs et directrices, le SE-Unsa demande :

  • une facilitation de l’exercice de cette fonction, qui passe notamment par une aide administrative (désormais inscrite dans la loi Rilhac) formée et pérenne pour toutes les écoles.
    Le SE-Unsa invite l’ensemble de la communauté éducative à signer la pétition : Je demande-une aide administrative pour mon école
  • une meilleure rémunération, passant par une augmentation de la bonification indiciaire (BI) en fonction du nombre de classes et une ISS de 300 euros bruts minimum mensuels ;
  • la poursuite de l’amélioration du régime de décharge.

Enfin, pour le SE-Unsa, la structuration de l’école doit évoluer pour la réussite des élèves et la sérénité des équipes pédagogiques. Face à l’absence de statut juridique de l’école, il faut construire un statut d’établissement spécifique à l’école primaire. Les responsabilités seraient ainsi identifiées. Le SE-Unsa souhaite la création d’une fonction de directeur d’établissement public d’enseignement. Le lien de ce directeur envers les enseignants serait fonctionnel et non hiérarchique. L’enseignant, directeur de cet établissement et déchargé totalement, serait alors un interlocuteur institutionnellement reconnu. Cette transformation de l’école au statut non identifié vers un établissement public d’enseignement ne peut se faire de façon uniforme et à marche forcée. L’expérimentation sur la base du volontariat conjoint des collectivités et des équipes est nécessaire.

(*) Le décret fixant le régime des décharges de service des directeurs d’école est paru au Journal officiel du 14 avril 2022. 


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La correction des examens fait partie de la « charge normale d’emploi  » des enseignants du second degré (décret du 17 décembre 1933). Cette obligation comprend la participation à toutes les opérations (correction, réunion d’entente, saisie des notes, jury etc.).

Si les examens font partie des obligations de service des enseignants, ils donnent tout de même lieu à indemnisation.
 

Leur montant est le suivant :

  • Baccalauréat (général, techno et pro) : 5 €/copie ; épreuves orales ou pratiques obligatoires : 9,60 €/heure (75 % pour les épreuves facultatives).
  • DNB, CFG, CAP, BEP : 0,75 €/copie ; épreuves orales ou pratiques obligatoires : 4,11 €/heure (hors oral du DNB, sauf si ce dernier donne lieu à dépassement des ORS et dans le cadre d’une convovation).
  • Brevet de technicien : 1,73 €/copie ; épreuves orales ou pratiques obligatoires : 9,60 €/heure (75 % pour les épreuves facultatives).

Avec les réformes successives, on s’aperçoit que, de plus en plus, les enseignants sont amenés à évaluer sur temps de service les épreuves des examens nationaux et donc ne perçoivent pas de rémunération supplémentaire. Sont concernés les oraux du DNB mais aussi les épreuves orales de langue et épreuves pratiques des disciplines scientifiques pour l’évaluation des enseignements de spécialité. Au final, selon les établissements, la charge de travail est reconnue de manière différente, soit par la banalisation des heures d’enseignement pour permettre l’évaluation des élèves concernés, soit par la rémunération des enseignants en heures supplémentaires (HSE) lorsque ces épreuves font augmenter les maxima de leurs obligations réglementaires de service (ORS), à condition que le chef d’établissement dispose de ces heures et accepte de les utiliser ainsi.

L’avis du SE-Unsa

Pour le SE-Unsa, il faut redonner de la cohérence au système. En premier lieu, ces épreuves ne font pas partie intégrante du contrôle continu mais sont bien des épreuves à part entière d’examens. Aussi, leur organisation doit être posée de façon uniforme sur le territoire. Elles doivent en ce sens faire l’objet d’une convocation officielle et ce, même si elles sont organisées au sein des établissements. Ces épreuves représentant une charge de travail supplémentaire manifeste pour les enseignants, elles doivent faire l’objet d’une rétribution systématique lorsqu’elles ne peuvent pas être faites sur temps de service.
Le SE-Unsa revendique du temps libéré d’enseignement pour la correction des épreuves de spécialité écrites, en plus de l’indemnité prévue.
Le SE-Unsa continuera à revendiquer une rémunération à la hauteur du travail effectué en faisant des propositions à la prochaine ou au prochain ministre.

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Le 5 janvier 2022, le SE-Unsa, avec d’autres syndicats, a été reçu en audition par deux députés sur la situation des professeurs documentalistes : Sylvie Charrière et Frédéric Reiss, membres de la Commission des affaires culturelles et de l’éducation. Cette audition portait sur la mise en œuvre des réformes concernant l’orientation…

Le SE-Unsa a rappelé la grande implication des professeurs documentalistes dans l’accompagnement des élèves pour la construction de leur projet d’orientation. En effet, les professeurs documentalistes sont enseignants au même titre que les enseignants d’autres disciplines. Ils sont donc amenés eux aussi à mener des séances sur l’orientation, en collège comme en lycée. Par ailleurs, ils préparent au Grand oral et ont d’ailleurs été fortement sollicités en juin dernier pour participer aux jurys.
 
Le SE-Unsa a revendiqué que les professeurs documentalistes soient reconnus au même titre que leurs collègues, avec :

  • une revalorisation de leur indemnité de sujétion particulière à hauteur du montant de l’Isoe,
  • un versement de la prime d’équipement informatique,
  • la possibilité d’être rémunérés en heures supplémentaires.

Enfin, le SE-Unsa a mis l’accent sur le manque de professeurs documentalistes et la baisse continue du nombre de postes offerts aux concours.
 
L’audition a également été l’occasion de souligner que les ressources papier ou numériques consacrées à l’orientation sont coûteuses et bien souvent financées sur le budget des CDI. Le faible montant des crédits alloués à nombre de CDI ne permet pas un accès équitable de tous les élèves à l’information en général, et aux ressources sur l’orientation en particulier.

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Les dotations arrivent dans les établissements. Cette année encore, les moyens de la Segpa sont rabotés à la faveur d’une lecture stricte de l’arrêté du 31 juillet 2017*. Cette réalité s’applique maintenant dans de nombreuses académies. Le SE-Unsa tire la sonnette d’alarme. 

Le champ professionnel fragilisé

La formulation sibylline du texte de 2017 permet aux directions des services départementaux de regrouper les élèves en atelier. Concrètement, il s’agit de supprimer localement les dédoublements d’atelier en 4e et 3e Segpa afin d’économiser des heures dans les dotations. 
 
Autrement dit, les élèves les plus fragiles font les frais de politiques de restrictions budgétaires opérées dans le ministère de l’Éducation nationale depuis des années et singulièrement sous ce quinquennat.
Le principe du dédoublement est pourtant juste et pertinent. Il tient compte, en effet, des conditions d’exercice particulières en Segpa, notamment pour la découverte du champ professionnel. C’est d’ailleurs une étape décisive dans le cursus d’élèves qui cherchent leur voie et ont besoin d’être accompagnés dans les conditions les plus sécurisantes possibles.
 
C’est ainsi que dans de nombreux départements on est bien au dessus des 8 élèves maximum que l’on devrait retrouver en atelier. Au-delà des questions de sécurité, ce sont les conditions d’apprentissage qui sont remises en question. Cette première découverte de l’enseignement professionnel facilite et prépare effectivement l’arrivée en voie professionnelle, notamment en CAP. 
 
La clarification des textes est indispensable afin de garantir les moyens indispensables au bon fonctionnement de ces structures. 
Pour le SE-Unsa, cet enseignement n’est pas anecdotique et doit bénéficier des moyens nécessaires pour préparer la poursuite de la scolarité des jeunes les plus fragiles.
Nous demandons le rétablissement systématique de ces dédoublements avec les moyens afférents dans tous les départements. 

Une dévalorisation continue de la Segpa

À l’instar du déplorable film Les Segpa, l’image véhiculée auprès de l’opinion n’est pas toujours très valorisante.
Pourtant, des collègues investis et particulièrement à la pointe de l’innovation pédagogique y portent haut les couleurs de l’École républicaine. Ils permettent à des jeunes de s’accomplir, de progresser et d’envisager avec confiance la suite de leur scolarité.
Tous les jours, sur le terrain, des projets sont menés par des élèves pétris de compétences et de savoirs-faire. Ils ne demandent qu’à être accompagnés avec bienveillance, patience et optimisme sur le chemin de la réussite.
On l’aura bien compris, la restriction des moyens d’enseignement est un marqueur évident du manque de considération de la part des pouvoirs publics. La culture parfois élitiste que porte notre ministère semble oublier que l’excellence existe partout, y compris dans nos Segpa !
La reconnaissance passe donc par des moyens à la hauteur des enjeux.

Pour le SE-Unsa, les élèves de Segpa et les personnels qui y exercent doivent être traités avec respect. Pour ces jeunes encore plus que pour les autres, la confiance en soi est la condition sine qua non de leur progression et de leur réussite.


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La loi Rilhac est globalement positive, même si la question du statut de l’école est absente du texte. Si le fait que les directeurs et directrices bénéficieront d’un avancement accéléré ne semble souffrir aucun doute, de nombreuses idées reçues ont la vie dure. Décryptage…

La loi Rilhac créera un nouveau statut pour les directrices et directeurs : FAUX
La loi Rilhac crée la fonction de directrice ou directeur d’école, mais ne change pas leur statut : ce sont toujours des enseignants qui disposent d’un emploi de direction.
 
La directrice ou le directeur deviendra le supérieur hiérarchique des adjoints : FAUX
La directrice ou le directeur dispose d’une autorité fonctionnelle (et non d’une autorité hiérarchique).
 
« Autorité fonctionnelle » et « autorité hiérarchique » signifient la même chose : FAUX
L’autorité hiérarchique comprend le pouvoir de nomination, de sanction et d’évaluation. Le supérieur hiérarchique du directeur, comme des autres enseignants, reste l’IEN.
L’autorité fonctionnelle concerne le fonctionnement de l’école : les services de surveillance et d’accueil, ainsi que la répartition des élèves et des moyens d’enseignement par exemple, sont discutés en conseil des maîtres puis validés par la directrice ou le directeur.
 
Le Plan particulier de mise en sûreté relèvera de la seule responsabilité de la directrice ou du directeur : FAUX
Le PPMS sera établi conjointement par l’autorité académique, la collectivité et les personnels compétents. Les directrices et directeurs donneront leur avis, mais n’auront plus à assumer seuls la responsabilité du PPMS.
 
Il n’y aura pas de changement pour les décharges car la loi ne précise rien à ce sujet : FAUX
Une nouvelle amélioration est prévue pour la rentrée 2022.
 
Les directrices et directeurs pourront choisir leurs enseignants : FAUX
La loi ne propose aucune disposition en ce sens, et n’a aucun lien avec les annonces du président de la République concernant 50 écoles « laboratoire » de Marseille.
 
La loi alourdit les tâches des directrices et directeurs : FAUX
La loi Rilhac n’impose pas de tâches supplémentaires, et devrait permettre d’en simplifier certaines. On peut citer par exemple l’élection des représentants des parents d’élèves au conseil d’école qui peut se faire par voie électronique, le PPMS établi et validé conjointement par l’autorité académique, la commune et les personnels compétents en matière de sûreté alors que le directeur donne son avis, et le fait que les directrices et directeurs des écoles de 1 à 4 classes n’auront plus à effectuer les heures d’APC auxquelles ils étaient soumis.
 
Une fois la loi promulguée, le dossier de la direction d’école sera refermé par le ministère : FAUX
Parallèlement au travail parlementaire sur la loi Rilhac, et sans connexion particulière avec celle-ci, les négociations avec le ministère se poursuivent dans le cadre de l’agenda social. Ainsi une nouvelle amélioration des décharges de direction doit être effective à la rentrée 2022. Le SE-Unsa prend toute sa part aux discussions et groupes de travail pour continuer à mettre en lumière le sujet de la direction et du fonctionnement de l’école dans son ensemble.
D’autre part, la loi, une fois promulguée, nécessitera des textes d’application. Ceux-ci devront faire l’objet de discussions avec les organisations syndicales. Le SE-Unsa s’y investira pleinement afin que la loi soit suivie d’avancées concrètes pour les directrices et directeurs d’école allant dans le sens des attentes et besoins largement identifiés.
 

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Après des mois de discussions à l’Assemblée nationale et au Sénat, la commission mixte paritaire réunie le 16 novembre est parvenue à un accord sur la proposition de loi Rilhac* créant la fonction de directrice ou de directeur d’école. Avant la promulgation de la loi, le SE-Unsa fait le point sur les derniers changements apportés au texte. Après cette promulgation, il faudra encore des textes d’application pour traduire des objectifs globaux. Ceux-ci relevant alors du ministère, le SE-Unsa exige qu’ils fassent l’objet de discussions poussées pour répondre concrètement aux besoins et préoccupations concrètes des équipes.

Fin du cheminement législatif

À l’issue de la navette parlementaire entre l’Assemblée nationale et le Sénat, une commission mixte paritaire a élaboré un texte commun aux deux assemblées concernant la proposition de loi Rilhac* créant la fonction de directrice ou de directeur d’école le 16 novembre 2021. 
 
Le gouvernement doit à présent soumettre ce texte aux parlementaires pour un vote sur l’ensemble du texte avant de pouvoir procéder à la promulgation de la loi. Le Sénat a définitivement adopté la proposition de loi créant la fonction de directrice ou de directeur d’école le 25 novembre dans la rédaction résultant du texte adopté en commission mixte paritaire. 
 
L’Assemblée nationale l’examinera le 13 décembre.
 

Les dernières évolutions

  • Le projet de formation certifiante, nécessaire pour prendre la direction d’une école à décharge complète, a été supprimée de la proposition de loi. C’est une bonne nouvelle car elle aurait pu restreindre l’accès à ces postes de direction si elle avait été ajoutée à la liste d’aptitude.

  • La directrice ou le directeur d’école propose à l’inspecteur de l’Éducation nationale, après consultation du conseil des maîtres, des actions de formation spécifiques à son école. La suppression de la prise en compte des orientations de la politique nationale pour ses actions de formation lève un verrou pour qu’elles permettent de répondre aux demandes et besoins des équipes.

  • L’assistance administrative est une possibilité, mais seulement une possibilité.

  • La possibilité pour les communes ou leur groupement de mettre des moyens matériels à disposition des directrices ou directeurs pour l’exercice de leur fonction a finalement été retenue.

  • La notion de chargés d’école n’a pas été rétablie ; elle aurait pourtant pu permettre de reconnaître la place de ces collègues qui ont, de fait, les responsabilités des directeurs d’école. Le SE-Unsa, qui avait déjà entamé une action au sujet des chargés d’école, continuera à œuvrer pour qu’ils soient reconnus comme des directrices et directeurs d’école à part entière.

  • Les éventuelles missions de formation ou de coordination confiées à la directrice ou au directeur sont définies à la suite d’un dialogue avec l’inspection académique. Mais celui-ci n’a plus lieu tous les deux ans. Cela aurait pourtant pu permettre d’envisager des projets à moyen terme.
 
 

Déterminé·es pour une traduction concrète ET positive

La proposition de loi Rilhac créant la fonction de directrice ou de directeur d’école est globalement positive. Elle peut et devra permettre des améliorations : 
 
– reconnaissance de la directrice ou du directeur comme pilote pédagogique de l’équipe avec une autorité fonctionnelle, et non pas hiérarchique, afin de prendre et mettre en œuvre des décisions sans passer systématiquement par la validation de l’IEN ;
– avancement prononcé de façon accélérée ;
– décharge des heures d’APC, sauf pour les volontaires ;
– offre de formation initiale et continue adaptée et régulière ;
– importance de disposer des moyens numériques nécessaires à sa fonction ;
– instituteurs pouvant continuer à prétendre à la fonction de directrice ou directeur d’école ;
– aide administrative et matérielle mentionnée dans la loi seulement prévue comme une possibilité malgré le besoin indiscutable ;
– création d’un ou plusieurs référents direction d’école dans chaque DSDEN ;
– élection des représentants des parents d’élèves au conseil d’école pouvant se faire par voie électronique sur décision de la directrice ou du directeur après consultation du conseil d’école ;
– PPMS établi et validé conjointement par l’autorité académique, la commune et les personnels compétents en matière de sûreté.
 
Malheureusement, le questionnement sur le statut de l’école est toujours absent du texte.
 
La proposition de loi Rilhac créant la fonction de directrice ou de directeur d’école est une étape supplémentaire vers la reconnaissance tant attendue de ces personnels. Une fois la loi promulguée, le SE-Unsa prendra toute sa part pour obtenir une traduction concrète ET positive des perspectives ouvertes par ce texte.
 
Le SE-Unsa poursuit également ses actions dans le cadre de l’agenda social pour faire avancer le dossier de la direction et du fonctionnement de l’école dans son ensemble.
 

* La proposition de loi Rilhac créant la fonction de directrice ou de directeur d’école avait été adoptée par l’Assemblée nationale le 24 juin 2020, puis modifiée par le Sénat le 10 mars 2021. Elle a été étudiée en deuxième lecture par l’Assemblée nationale le 29 septembre 2021. Le texte voté en deuxième lecture par le Sénat le 20 octobre 2021 étant différent de celui adopté par l’Assemblée nationale, une commission mixte paritaire a dû être réunie pour aboutir à la conciliation des deux assemblées sur un texte commun.


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Imaginées pour instruire les dossiers présentés au conseil d’administration (CA), les commissions permanentes (CP) sont désormais facultatives. C’est le conseil d’administration lors de sa première session qui détermine si oui ou non la commission permanente est créée et sur, le cas échéant, les attributions qui lui sont déléguées. En effet, depuis la rentrée, la commission permanente, lorsqu’elle perdure, peut avoir, en plus de son rôle de consultation, un pouvoir de décision sans avoir la nécessité de passer par le CA ensuite.

Créer ou ne pas créer la commission permanente ?

Pour le SE-Unsa, la réponse est claire : les EPLE doivent disposer d’une commission permanente.
Si pour certains, elle n’est vue que comme une simple chambre d’enregistrement, son expertise sur des sujets pédagogiques notamment, permet un regard plus complet qui favorise l’émergence de propositions. Les pouvoirs décisionnaires délégués à la commission permanente doivent être cantonnés à des questions techniques et financières de moindre importance.
Les décisions prises en CP ne doivent pas concerner des questions pédagogiques qui impacteraient directement la vie des personnels et des élèves.
 

Que faire si elle est supprimée ?

La suppression de la commission permanente nuit au dialogue au sein des EPLE. Aussi, en cas de suppression, pour le SE-Unsa, il conviendra de tout faire pour mettre en place des lieux de discussion dans lesquels les représentants puissent échanger et participer ensemble à l’administration de leur établissement.
Le code de l’éducation prévoit en effet la possibilité de mettre en place des groupes de travail (GT) internes à l’établissement. Le SE-Unsa invite, en cas de suppression de la commission permanente, lorsqu’ils le jugent nécessaire, les élus à demander en CA la création de GT internes sur des thématiques précises telles que la répartition de la DHG par exemple.
 

Les représentants des personnels ont des choses à dire qui doivent être entendues. Entre la commission permanente qui disparaît et les ordres du jour fixés sans concertation et sans que les membres du CA ne les votent, la simplification rime de moins en moins avec expression.


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Avec la réforme du lycée, la notion de groupe classe a explosé, modifiant considérablement la situation des professeurs principaux. C’est ce que montre une étude de la Direction de l’évaluation, de la prospective et de la performance (Depp) parue en octobre 2021.

Cette enquête montre qu’il est plus compliqué pour un professeur de spécialités d’être professeur principal. C’est pourquoi le nombre d’enseignants de SES professeurs principaux a considérablement baissé, par exemple. À l’inverse la part des professeurs de lettres en première et de professeurs de philosophie a augmenté.
 
Or, le suivi des élèves dans la réforme du lycée général et technologique est un enjeu essentiel. Les élèves doivent être plus que jamais accompagnés dans leurs choix individuels. Le ministère a cru pouvoir pallier les difficultés en créant la fonction de professeur référent ouverte aux enseignants de spécialité. Mais cette réorganisation n’a été accompagnée d’aucun moyen supplémentaire.
 
Si, comme le rappelle la Depp, depuis 2017, toutes les classes de niveau terminale peuvent bénéficier de deux professeurs principaux, en réalité, en 2020, une classe de terminale générale et technologique sur quatre n’a qu’un seul professeur principal. La création de la fonction de professeur référent ne permettra pas de changer la donne car elle se fait à moyens constants.
 
Le SE-Unsa demande donc que la charge de travail des professeurs principaux et des professeurs référents soit revue à la baisse, pour que le nombre d’élèves accompagnés soit de 15 à 18 élèves maximum.
Le vivier des professeurs principaux et professeurs référents gagnerait à ce que les professeurs documentalistes le souhaitant soient enfin réellement reconnus comme pouvant eux aussi accéder à ces fonctions, avec une rémunération égale à celle des professeurs principaux et professeurs référents des autres disciplines.
Il est également crucial d’instaurer un temps reconnu dans le service des enseignants pour le travail de suivi des élèves.
De plus, l’Isoe, part fixe et part modulable, doit être revalorisée, en particulier dans le cycle terminal du lycée où elle est particulièrement faible.
Enfin, la mission de professeur principal doit faire partie des missions éligibles pour l’accès à la classe exceptionnelle.

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Rendue obligatoire par la loi pour une École de la confiance en 2019, une évaluation de l’ensemble des EPLE de France doit dorénavant avoir lieu tous les cinq ans. 20 % des EPLE seront donc évalués chaque année. Il y a deux étapes à l’évaluation : l’auto-évaluation et l’évaluation externe.

L’auto-évaluation

Il s’agit très concrètement d’élaborer un rapport concerté entre tous les membres de la communauté éducative (enseignants, élèves, parents, etc.) sur les activités de l’établissement autour de 4 grands domaines :
 
– Apprentissages et parcours des élèves, enseignement
– Vie et bien-être de l’élève et climat scolaire
– L’établissement dans son environnement institutionnel et partenarial
– Acteurs, fonctionnement et stratégie de l’établissement
 
Le document, une fois finalisé, est présenté au conseil d’administration et est ensuite remis à l’administration ainsi qu’à la collectivité de rattachement.
 
L’auto-évaluation définit des priorités stratégiques et des objectifs. Elle identifie également des pistes d’action et des besoins en formation.
 

L’évaluation externe

L’auto-évaluation est suivie d’une évaluation externe. Cette dernière peut être effectuée par différents acteurs : des corps d’inspection, des personnels de direction ou encore des chargés de mission qui effectuent une visite sur site de quelques jours. Un second rapport est alors rédigé servant à identifier les marges de progrès. Il propose un plan d’action et de formation.
 

L’avis du SE-Unsa

Ce travail d’évaluation ressemble fortement à la phase diagnostic qui précède l’élaboration du projet d’établissement. Si cette évaluation enclenche, en lien avec le projet d’établissement, une réelle dynamique profitable aux équipes avec des moyens humains et financiers, alors c’est une action que l’on ne peut que soutenir. Mais la crainte est grande que tout ce processus lourd et long ne débouche sur aucune action concrète ni aucun moyen supplémentaire et ne soit donc une coquille vide.
 
Le SE-Unsa tient à rappeler que le temps investi par les équipes, déjà débordées, doit être reconnu. À défaut, les réunions doivent se tenir sur temps de service. Empiler les exigences a ses limites.
 
Le Conseil d’évaluation de l’École met en avant la dimension participative de l’évaluation. Sans moyens dégagés pour le travail collectif, il est impossible d’exiger l’investissement de tous les personnels dans ce processus. D’ailleurs, les conditions d’exercice des personnels, et plus largement leur bien-être, est un point qui gagnerait lui aussi, à être évalué…

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