Nous concentrerons nos propos sur l’objet de cette CAPA, réunie aujourd’hui pour examiner des recours relatifs aux refus de temps partiel ainsi que l’attribution des congés de formation professionnelle, deux sujets touchant directement aux parcours, aux conditions de travail et aux perspectives d’évolution des agents.
Pour nous, le temps partiel constitue un droit important dans la fonction publique. Il participe à l’équilibre entre vie professionnelle et vie personnelle, à la prévention de l’usure professionnelle et, plus largement, à l’amélioration des conditions de travail des agents.
Notre organisation syndicale, attachée à la continuité et à la qualité du service public, connaît les contraintes auxquelles les services doivent faire face, notamment en matière d’organisation des services et de gestion des ressources humaines. Toutefois,
ces contraintes ne peuvent conduire à des refus insuffisamment ou faussement motivés.
Dans un contexte où les difficultés de recrutement et de fidélisation sont réelles et grandissantes, et conscients que chaque demande doit être étudiée au regard des textes, il n’en reste pas moins qu’elle le soit aussi dans le cadre d’une gestion des ressources humaines « bienveillante » à laquelle notre académie se dit tant attachée.
Parce que derrière chaque dossier, on découvre des situations humaines, familiales,
médicales ou professionnelles qui méritent une attention toute particulière et un examen individualisé,
Parce que le nombre de demandes est en forte hausse cette année,
Parce que les collègues ont bien entendu les contraintes des services puisque les demandes de TP annualisés sont en forte baisse,
Nous souhaitons que cette instance veille à ce que :
Chaque demande en lien avec la santé voire le handicap reçoive un avis favorable,
Le lieu d’exercice de l’agent ou même sa discipline ne le pénalise pas,
Que le soutien éclairé du chef d’établissement, premier maillon de la chaîne RH, permette à l’agent d’obtenir satisfaction.Nous souhaitons donc que cette CAPA permette un examen attentif et équilibré des recours présentés aujourd’hui, dans l’intérêt des agents comme du bon fonctionnement du service public.
S’agissant des congés de formation professionnelle, ils constituent un levier essentiel de qualification, de reconversion et d’évolution professionnelle. Ils participent à l’adaptation des compétences des agents aux évolutions des métiers et permettent également de redonner des perspectives à certains personnels engagés depuis de nombreuses années dans leurs fonctions.
Dans un contexte où les attentes en matière d’accompagnement des carrières sont fortes, il nous paraît indispensable que les critères d’attribution soient clairement identifiés, transparents et appliqués de manière équitable. Les agents doivent pouvoir comprendre les décisions prises et avoir la garantie que leurs projets professionnels sont examinés avec attention et impartialité. Comment comprendre et accepter qu’après 6, 8 ou même 9 demandes, un congés formation soit encore refusé ?!
Dans le cadre du dialogue social auquel vous êtes attachés, nous réitérons donc avec conviction notre demande de groupe de travail pour lequel notre précédente rectrice s’était engagée.