Aujourd’hui il était bien difficile de se rendre dans nos écoles et établissements. Alors que les transports scolaires étaient annulés dès hier soir, que les transports de Rennes Métropole ne circulaient plus . Les représentants de l’Etat ont décidé de laisser les Ecoles et Etablissements ouverts, sans véritable consigne de prudence ou de bienveillance. Certaines mairies ont portant  pris leurs responsabilités en annonçant rapidement la fermeture de leur école. 

Un flottement très tôt le matin et une inquiétude croissante des collègues, ne sachant pas quoi faire ont prouvé, encore une fois, que la sécurité n’était pas le sujet primordial de nos décideurs. Plutôt que de prendre la décision de fermer, permettant  de clarifier la situation, on a laissé les gens de terrain choisir entre leur sécurité et leur conscience professionnelle. Certains ont pris des risques. Des familles également.

Les services publics ont été désorganisés tant au niveau des collectivités que de l’Etat.

Nous ne pouvons que déplorer cette situation. Ce n’est plus l’Etat qui décide, ce n’est plus la raison qui fait loi, mais bien les différents intérêts de quelques-uns. Car, une demi-journée dans la vie d’un élève, en termes d’apprentissages, on ne peut pas dire que les conséquences auraient été graves. Par contre, une demie-journée de travail dans les entreprises, c’est tout autre chose… A se demander si l’Ecole n’est pas qu’un simple mode de garde.

CE QUE DIT LA LOI

 La loi n°84-16 du 11 janvier 1984 intégrée dans le code général de la fonction Publique, précise que lorsque des évènements extérieurs, imprévisibles et irrésistibles (neige, verglas, plan neige activité, transports à l’arrêt) empêchent un agent de rejoindre son lieu de travail, l’absence ne peut pas être assimilé à une faute. Nous vous soutiendrons dans vos décisions et serons à vos côtés. N’hésitez pas à nous contacter selon votre situation:  35@se-unsa.org / 22@se-unsa.org / 56@se-unsa.org / 29@se-unsa.org 


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Aujourd’hui, la France se transforme en carte postale hivernale. La neige s’invite presque partout sur le territoire, et avec elle, le grand frisson… surtout dans nos salles de classe ! Alors que les élèves arrivent emmitouflés comme des explorateurs arctiques, la question se pose : à partir de quelle température peut-on légitimement refuser de jouer les pingouins en classe ?

Les règles du jeu (ou plutôt, leur absence !)

Première surprise : il n’existe pas de température minimale légale en dessous de laquelle fermer un établissement scolaire serait obligatoire. Autrement dit, théoriquement, on pourrait enseigner les équations du second degré à 5°C avec des glaçons qui se forment sur le tableau blanc. Bon, ce serait probablement illégal pour d’autres raisons, mais vous voyez l’idée !

Heureusement, tout n’est pas perdu. L’Institut national de recherche et de sécurité (INRS), qui ne plaisante pas avec le confort des travailleurs, considère qu’en dessous de 18°C, un environnement de travail est trop froid pour des activités physiques légères. Or, contrairement à ce que pensent certains élèves, rester assis à écouter un cours de grammaire constitue bien une « activité physique légère ».

Le ministère de l’Éducation nationale, dans son guide Bâtir l’École, recommande quant à lui une température de confort entre 18°C et 20°C dans les salles de classe. Ironiquement, le Code de l’énergie fixe une limite supérieure de chauffage à 19°C dans les bâtiments publics pour économiser l’énergie. Autrement dit, la zone de confort idéale fait exactement 1°C de large. Qui a dit que l’Éducation nationale n’aimait pas la précision ?

Responsabilités : qui doit rallumer le chauffage ?

Le Code du travail (article R. 4223-13) est clair : l’employeur doit garantir une température convenable. Dans les établissements scolaires, c’est l’administration qui est responsable de la santé et de la sécurité des personnels et des élèves. Même si la loi ne fixe pas de seuil précis, elle n’autorise pas non plus à transformer les collèges et lycées en congélateurs éducatifs !

Les collectivités territoriales ont également leur part de responsabilité puisqu’elles gèrent les bâtiments scolaires. Autrement dit, quand il fait 12°C dans votre classe, ce n’est pas le moment de jouer à « c’est la faute de l’autre » entre le rectorat et le conseil départemental.

Pour rappel les écoles dépendent des mairies, les collèges du département et les lycées de la région!

Que faire concrètement quand vous gelez sur place ?

1. Mesurez la température
Avant tout, munissez-vous d’un thermomètre fiable. « Il fait très froid » est moins convaincant qu’un « il fait 14°C dans la salle B12 ». Les faits, toujours les faits !

2. Signalez le problème
Inscrivez la situation dans le registre santé et sécurité au travail (RSST) sur Toutatice ! Cette fiche SST permet de garder une trace officielle des problèmes de conditions de travail. C’est votre mémoire collective en cas de litiges futurs.

3. Alertez les bonnes personnes

  • Informez votre chef d’établissement par écrit

  • contacter le conseiller de prévention 

  • Contactez votre section syndicale SE-UNSA qui pourra vous accompagner dans vos démarches

4. Mobilisez les instances
Profitez du conseil d’administration pour poser des questions ou émettre des vœux concernant l’amélioration du chauffage. Les élus y siègent, et bizarrement, les problèmes de chauffage deviennent soudainement prioritaires quand ils sont évoqués publiquement !

5. Interpellez la collectivité territoriale
Un courrier officiel à la mairie, au conseil départemental ou régional (selon le type d’établissement) peut faire des miracles. Surtout quand plusieurs établissements du territoire signalent le même problème simultanément. Parlez en à vos représentants syndicaux qui se feront l’écho de vos revendications notamment en CDEN/ CAEN.

En attendant les solutions : survivre au quotidien

Pendant que les rouages administratifs se mettent en marche (parfois avec la vélocité d’un glacier), quelques astuces pratiques :

  • La technique de l’oignon : plusieurs couches de vêtements valent mieux qu’un gros manteau qui transforme vos mouvements en chorégraphie de michelin

  • Bougez ! : intégrez des pauses actives dans vos cours. Les élèves (et vous) apprécieront de se lever, de s’étirer, de faire quelques pas

  • Adaptez vos méthodes : difficile de rester concentré quand on grelotte. Privilégiez les activités dynamiques et participatives

  • Le pouvoir du collectif : quand toute une équipe se mobilise, les choses avancent plus vite

Un enjeu de santé publique

Au-delà du simple inconfort, travailler dans le froid a des effets avérés sur la santé : baisse de la concentration, fatigue accrue, risque accru de maladies, tensions musculaires… Sans parler de l’ambiance générale qui, comme la température, tend vers le glacial !

Les élèves aussi sont impactés : comment apprendre efficacement quand on se demande si on va perdre un orteil pendant le contrôle de mathématiques ?

En conclusion

Aujourd’hui, alors que la neige recouvre la France d’un joli manteau blanc, souvenons-nous qu’un établissement scolaire n’est pas un igloo. Les 18°C minimum ne sont pas un luxe mais une nécessité pour des conditions d’enseignement et d’apprentissage dignes de ce nom.

Alors, si vous sentez que vos doigts s’engourdissent en corrigeant des copies, que votre haleine forme de petits nuages de condensation pendant que vous expliquez Molière, ou que vos élèves ressemblent plus à une expédition polaire qu’à une classe de troisième : agissez, signalez, insistez !

Le droit à des conditions de travail convenables n’est pas négociable, même par -2°C dehors.

Le SE-UNSA vous accompagne dans toutes vos démarches pour améliorer vos conditions de travail. N’hésitez pas à contacter votre section locale.




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Au SE-UNSA, nous avons une conviction profonde : le syndicat, ce n’est pas une entité lointaine, c’est TOI, c’est NOUS. C’est chaque collègue qui partage ses préoccupations, ses idées et son énergie pour défendre nos droits et améliorer nos conditions de travail. Nous ne sommes pas des observateurs extérieurs, mais des collègues engagés qui agissent avec vous et pour vous.

Des visites pour créer du lien et défendre vos droits


Au SE-UNSA, nous croyons profondément que la force du syndicalisme réside dans le lien humain. C’est pourquoi l’une de nos priorités est de venir à votre rencontre dans les écoles. Ces visites ne sont pas des formalités, mais des moments privilégiés d’échange, d’écoute et de solidarité.

Nous ne venons pas en tant qu’inspecteurs ou observateurs lointains, mais en tant que collègues engagés, soucieux de comprendre vos réalités pour mieux vous défendre.

Notre objectif ? Créer du lien, partager vos préoccupations et agir ensemble pour améliorer vos conditions de travail.

Pourquoi ces visites sont-elles si importantes ?

Un syndicalisme de proximité : Nous refusons d’être un syndicat distant. Nous venons à votre rencontre pour discuter de vos défis quotidiens, qu’il s’agisse de questions d’effectifs, de matériel, d’organisation du travail ou de bien-être.
Des remontées de terrain : Vos retours sont notre force. Ils nous permettent d’identifier les problèmes récurrents et de les porter devant les instances compétentes (académie, mairie, rectorat, etc.). Votre parole compte, et nous la faisons entendre !


Un soutien sans faille : Vous avez une question sur vos droits ? Une difficulté administrative ? Besoin d’un accompagnement ? Nous sommes là pour vous informer, vous conseiller et vous soutenir dans vos démarches.  Notre engagement est complet!

Que ce soit pour une question urgente, un besoin d’accompagnement ou simplement un renseignement..Nous répondons systématiquement à vos appels et même très souvent pendant les vacances! 

Un moment de convivialité : café, thé ou déjeuner partagé

Chez nous, le lien se tisse aussi autour d’un café, d’un thé d’un repas partagé ou d’un sourire. N’hésitez pas à nous proposer de partager un moment convivial sur la cour de récréation ou en salle des maitres ou des professeurs !

Pour le déjeuner  nous pouvons apporter nos sandwichs. Ces instants informels renforcent notre solidarité et nous permettent d’échanger dans une ambiance détendue.
Nous savons que votre temps est précieux, et chaque moment que vous nous accordez est une preuve de confiance que nous apprécions profondément. 

Nous sommes là pour vous soutenir toute l’année, parce que votre bien-être au travail est notre priorité absolue.

 

A noter que les visites syndicales sont légales et encadrées par des textes officiels. Elles permettent aux syndicats de rencontrer les personnels, d’échanger et de défendre leurs droits, dans le respect des règles de fonctionnement des établissements. 

Au plaisir de se voir et d’échanger! L’équipe du Se-UNSA35 35@se-unsa.org


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En ce 120e anniversaire de la loi de 1905, le SE-Unsa réaffirme avec force son attachement à la laïcité, principe fondateur de l’école publique et socle de notre République. Sous son impulsion, de nombreux d’établissements scolaires (120)  ont transformé cette date symbolique en un temps fort de mobilisation, de réflexion et d’action, en plantant des « arbres de la Laïcité » et en menant des projets pédagogiques ambitieux. Une démarche qui rappelle que la laïcité n’est pas seulement un héritage, mais un combat quotidien pour la liberté, l’égalité et la fraternité.

La laïcité, une valeur vivante portée par le SE-Unsa

Pour marquer cet anniversaire, le syndicat a souhaité donner une dimension concrète et durable à cet engagement en incitant à la plantation d’arbres dans les écoles, collèges et lycées. Ces arbres, choisis pour leur symbolique forte, deviennent les gardiens des valeurs républicaines au cœur des établissements.

« La laïcité, c’est la liberté de croire ou de ne pas croire, c’est le respect de chacun, c’est la garantie d’une école émancipatrice pour toutes et tous. En plantant ces arbres, nous voulons ancrer ces principes dans le paysage éducatif et dans les consciences », explique Martine Friot , directrice de l’école et secrétaire Académique de la laïcité. 

Des racines pour les valeurs de la République

À Argentré-du-Plessis, comme dans de nombreux autres lieux, la communauté éducative s’est réunie le 15 décembre pour planter un tulipier, arbre aux feuilles en forme de cœur, symbole de longévité et de tolérance. « Chaque feuille  représentait aujourd’hui une valeur dessinée par un élève.  Cet arbre, nous allons le voir grandir, comme nous faisons grandir chaque jour les principes de la laïcité auprès de nos élèves », témoigne le maire de la commune impliqué dans le projet. 

Ces plantations, organisées avec les élèves, sont l’occasion de rappeler que la laïcité n’est pas une contrainte, mais une liberté : celle d’apprendre, de questionner, de vivre ensemble dans le respect des différences. « C’est un message fort adressé à la société : l’école laïque est le creuset où se forge l’esprit critique et le vivre-ensemble », souligne Valéry Lamoure le secrétaire départemental du SE-Unsa. 

« La laïcité, c’est tous les jours. C’est dans la classe, dans la cour de récréation, dans les échanges avec les familles. C’est un rempart contre les obscurantismes et les discriminations. C’est pourquoi nous continuons à planter des arbres, mais aussi à semer les graines de la citoyenneté », insiste le SE-Unsa.

Un merci vibrant aux acteurs de terrain

« Cette belle mobilisation, qui nous rassemble et nous honore, n’aurait jamais pu prendre forme sans l’engagement sans faille de nos enseignants, de tous les personnels, de nos élèves et de nos partenaires locaux. Je veux vous dire, à chacune et à chacun, toute ma gratitude pour votre créativité, votre détermination et votre foi inébranlable en une école laïque, gratuite et émancipatrice. Grâce à vous, la laïcité reste cette lumière qui éclaire et guide nos actions éducatives chaque jour. Je souhaite également adresser un remerciement tout particulier aux services techniques, et plus spécialement à Dimitri, en charge des espaces verts, pour le choix et la plantation de ce magnifique tulipier, symbole vivant de notre engagement collectif.

C’est ensemble, par notre mobilisation et notre solidarité, que nous donnons vie à ces valeurs essentielles  » salue la directrice d’Argentré du PLessis. 

Et demain ?

La plantation des arbres de la Laïcité se poursuivra dans les semaines et les mois à venir, car la laïcité est un chantier permanent. « Nous invitons tous les établissements à nous rejoindre pour faire de chaque école un lieu où la liberté, l’égalité et la fraternité ne sont pas de vagues idéaux, mais des réalités vécues », conclut le SE-Unsa.

Les élèves autour de l'arbre de la laïcité.
arbre de la laïcité

Valéry Lamoure et Martine Friot devant l’arbre de la laïcité d’Argentré du PLessis.


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F3SCT – Compte-rendu du 9 décembre 2025 

La F3SCT  est une instance composée de représentants du personnel, de l’administration et parfois de spécialistes (médecin de prévention, assistant de prévention, etc.), dont la mission est de :

  • Veiller à la protection de la santé physique et mentale des agents (enseignants, personnels administratifs, techniques, etc.).
  • Prévenir les risques professionnels (accidents, maladies, violences, risques psychosociaux, etc.).
  • Analyser les conditions de travail et proposer des améliorations.
  • Donner un avis sur les projets ou décisions pouvant impacter la sécurité ou la santé des agents.

La F3SCT, version 2 s’est tenue le  9 décembre 2025 à la DSDEN 35, marquant des avancées notables sur plusieurs fronts, mais révélant aussi des situations critiques nécessitant une mobilisation collective. Voici les principaux points abordés.

1. Situation à l’école Jacques Prévert (Rennes) : une équipe en souffrance

Demande portée par l’Unsa Éducation

  • Grève du jour : Les collègues de l’école Jacques Prévert se sentent ignorés, malgré de multiples fiches SST déposées.
  • Climat scolaire dégradé : 3 à 4 élèves ingérables, ambiance lourde.uniquement en période 1, sans prolongation faute de demande formelle?
  • Communication bloquée : L’équipe a refusé l’audience proposée par M. Ruban, exigeant un dialogue à double sens. (RDV en cours)
  • Changement de médecin : Le Dr Limeul est remplacé par Mme Ricardo Garcia Diaz.

→ La F3SCT appelle à une écoute active et à des réponses concrètes pour soutenir les équipes.

2. Point amiante : vigilance et disparités

  • Cartographie à venir : Une présentation des zones à risque et des actions correctives sera bientôt proposée. (M Royer)
  • Silence de Bordeaux : Aucune réponse du bureau d’analyse SEPIA, source d’inquiétude. On demande des retours
  • Rappel d’un cas d’exposition : Une brève exposition a déjà entraîné une atteinte, soulignant l’urgence d’une vigilance maximale.
  • Disparités territoriales : Les pratiques et les réactions varient fortement selon les collectivités (mairies, Département, Région).
  • Demandes : Meilleure information et suivi des personnels exposés.

→ La F3SCT insiste sur la nécessité d’une harmonisation des pratiques et d’un suivi médical renforcé.

3. Visite du collège Georges-Brassens (Le Rheu) : chantier à risques (Visite F3SCT)

Thème : travaux et sécurité

  • Constats alarmants : Chantier non isolé, poussières, bruit, locaux inachevés, ouvriers présents pendant les récréations, accidents évités de justesse.
  • Non-respect de la circulaire DRT 93-14.
  • Demandes :
    • Anticipation des risques.
    • Renforcement des moyens vie scolaire.
    • Écoute des usagers.
    • Activation de la garantie décennale en cas de malfaçons.

→ La F3SCT exige le respect des normes de sécurité et la protection des élèves et personnels.

4. Fusions d’écoles à Saint-Malo : décisions contestables selon la situation

  • 5 fusions prévues et réalisées en 2025, avec des motifs peu clairs et des décisions parfois imposées contre l’avis des conseils d’école.
  • Cas similaires à Dinard et Fougères en ce moment même.
  • Points à anticiper : téléphonie, clés, bureaux, boîtes mails (perte d’historique), ONDE, tailles des locaux.

→ La F3SCT demande une concertation réelle et une anticipation des impacts sur les équipes.

5. Accidents du travail en Ille-et-Vilaine : des chiffres à interroger

  • 309 accidents déclarés / 306 reconnus : une stabilité apparente, mais une reconnaissance quasi systématique qui interroge. Ce ne sont pas les remontées syndicales?
  • 150 accidents avec arrêt (3 825 jours d’arrêt, –29 % par rapport à l’an dernier).
  • Baisse notable pour les trajets et missions.
  • Moyenne d’arrêt : 26 jours, la plus basse depuis 5 ans.
  • Réflexion en cours sur la reconnaissance des accidents psychologiques.Dématérialisation via Colibris à venir.

→ La F3SCT souligne l’importance d’une déclaration facilitée et d’un accompagnement des victimes.

6. Fiches SST : une hausse des signalements, des réponses à accélérer

  • Usage en forte hausse dans les établissements.
  • Situations alarmantes : violences, menaces, agressions, crises d’élèves (liste non exhaustive : Cloteaux, Jacques-Brel, Montauban, Saint-Jacques, Louise-Michel Rennes, etc.).
  • Message des OS : tout acte de violence grave comme des menaces de mort doit entraîner un conseil de discipline dans le second degré
  • Formations : tous les IEN seront formés sur le registre SST en janvier.
  • Exigence : les fiches ne doivent plus rester « en cours » pendant des mois.

→ La F3SCT rappelle son soutien aux équipes et invite à la signaler toute situation critique.

35@se-unsa.org

7. Santé au travail : des dysfonctionnements persistants

  • Liste des médecins agréés : mise à jour urgente demandée. 
  • Dysfonctionnements du SMA : mails non reçus, demande d’accusés automatiques par les OS
  • Problèmes avec le comité médical et recherche active d’une psychologue du travail.
  • Aménagements préconisés : rarement appliqués faute de budget.
  • Intervention à venir sur la santé mentale et le risque suicidaire.

→ La F3SCT réclame des moyens adaptés et un suivi médical efficace.

Conclusion : un climat scolaire à améliorer en urgence

  • Violences récurrentes, chantiers non sécurisés, décisions de fusion non concertées : la situation est critique dans de nombreux établissements.
  • Les équipes demandent : écoute, moyens, anticipation, protection et réponses rapides aux fiches SST.
  • Manque de pilotage et inégalités fortes entre collectivités : la F3SCT reste mobilisée pour défendre les droits et la sécurité de tous.

→ Ensemble, agissons pour un environnement scolaire sûr et respectueux !

Réaction de notre secrétaire départemental/ à l'école maternelle des Cloteaux.


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Le SE-Unsa alerte sur une situation structurelle qui met en danger élèves et personnels

Le rapport de la Commission d’enquête parlementaire sur les politiques publiques du handicap (novembre 2025) confirme des défaillances majeures dans la prise en charge des élèves en situation de handicap en Bretagne, et particulièrement en Ille-et-Vilaine. Le SE-UNSA 35 rappelle que, malgré des alertes répétées, la situation s’aggrave : le département compte aujourd’hui parmi les plus fort taux d’enfants autistes de France, tandis que 1 500 élèves attendent toujours un accompagnement par un AESH.

Ce que révèle le rapport :

  • Des délais d’affectation d’AESH dépassant souvent 12 mois ;

  • Une augmentation de près de 30 % en 1 an des dossiers MDPH (8200) , les ¾ recoivent une notification

  • 1 500 élèves en attente d’un AESH et 1 200 enfants en attente de structures adaptées (4 ans d’attente)

  • Une coordination insuffisante entre Éducation nationale, MDPH et ARS ;

     

Un département particulièrement touché L’Ille-et-Vilaine se distingue par un nombre d’enfants autistes supérieur à la moyenne nationale, ce qui accentue la pression sur un système déjà en tension. Les familles, les élèves et les personnels paient le prix d’une organisation défaillante, où les droits à la scolarisation et à l’accompagnement ne sont plus garantis.

Des personnels en première ligne, souvent sans protection Les conditions de travail des AESH se dégradent. À Rennes, une AESH accompagnant un élève autiste a été violemment frappée lors des évaluations nationales. Malgré l’arrêt de travail et les signalements, sa hiérarchie lui a demandé de reprendre son poste auprès du même élève, sans mesure de protection. Cette situation, loin d’être isolée, illustre la banalisation de la violence et l’absence de reconnaissance institutionnelle envers ces personnels essentiels à l’école inclusive.

Nos demandes Le SE-Unsa Ille-et-Vilaine exige :

  1. Un protocole départemental clair en cas d’agression d’un AESH ou d’un personnel.

  2. Une reconnaissance statutaire et salariale des AESH (formation, stabilité, rémunération).

  3. Une coordination obligatoire entre Éducation nationale, ARS et MDPH.

  4. Un plan d’urgence pour l’école inclusive : postes AESH + places IME/ITEP + pilotage renforcé.

  5. Une transparence quant aux actions réalisées par le comité départemental e la DSDEN pour que notre département soit doté en moyens conséquents.

Dignité des élèves et sécurité des personnels Parce que chaque élève a droit à une scolarité adaptée, et parce que chaque accompagnant doit pouvoir travailler dans des conditions dignes et sécurisées, le SE-Unsa 35 appelle l’État à agir sans délai. L’école inclusive ne peut pas reposer sur la souffrance et la précarité de celles et ceux qui la font vivre au quotidien.

Ci dessous, le voeu déposé hier soir en CDEN 35

Valéry Lamoure, secrétaire départemental du SE-UNSA 35

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La dernière séance de la F3SCT, présidée par M. Teulier (Directeur académique), M. Ruban (IENA), Mme Beulze (Secrétaire générale) et M. Royer (Conseiller prévention), a réuni l’ensemble des organisations syndicales représentatives (FSU, SUD, CGT, FO, SGEN, UNSA Éducation).

Elle faisait suite aux événements graves survenus à l’école maternelle des Cloteaux, dont l’analyse a été considérablement retardée en raison d’un traitement hiérarchique trop long et de l’absence initiale de fiche SST. Les organisations syndicales ont rappelé la nécessité d’un processus clair, rapide et fiable pour l’ensemble des signalements.

1. Fiches SST : un volume massif et une hiérarchisation à clarifier

Avec près de 2100 fiches SST par an, le DASEN reconnaît :

  • la légitimité de toutes les fiches déposées par les personnels,

  • mais la nécessité de distinguer les niveaux de gravité,

  • et d’opérer un tri hiérarchisé (urgence, gravité, risques identifiés).

Il admet toutefois plusieurs dysfonctionnements :

  • certaines fiches ne sont jamais visées,

  • un manque d’actions concrètes dans certaines circonscriptions et établissements,

  • un traitement insuffisant, notamment en cas de menaces,

  • et un dysfonctionnement spécifique concernant les fiches SST des AESH.

Il rappelle également l’importance d’une juste évaluation de la gravité lors des faits établissement, en raison des différents niveaux de réponse que cela implique.

L’UNSA a rappelé que deux situations graves évoquées au GT du 20 novembre n’ont donné lieu à aucune action, ce qui interroge la réalité du traitement hiérarchisé.
Le Directeur académique admet que les outils actuellement utilisés doivent être revus.

Après près d’un an sans pouvoir traiter les fiches SST en raison de leur volume — malgré les demandes répétées des organisations syndicales — l’administration annonce que leur examen va reprendre sous l’angle de la gravité.

2. Un avis voté à l’unanimité, impulsé par l’UNSA

La F3SCT a adopté à l’unanimité un avis porté par l’UNSA, demandant :

  • la reconnaissance automatique en accident de service des agressions subies par les agents,

  • un renforcement de la prévention primaire,

  • une protection effective des personnels et une réparation intégrale des préjudices.

L’administration a 1 mois pour y répondre.

3. Traitement des fiches : RPS, article 40, protection fonctionnelle

Plusieurs points ont été abordés :

  • la nécessité de travailler en amont sur les risques psychosociaux,

  • la fragilité des équipes d’IEN, beaucoup d’IEN faisant fonction (1/3) 

  • le manque de moyens pour assurer une inclusion sécurisée.

Rappels essentiels

  • En cas de menace, le droit à l’avocat s’applique, avec une procédure accélérée.

  • L’article 40 impose un signalement au procureur ; il ne s’agit pas d’une plainte.

  • La suspension d’un élève peut constituer une mesure de protection pour les équipes.

Position UNSA

« Une menace de mort franchit une ligne rouge : l’administration doit agir fermement. »

La séance s’est conclue par l’examen de plusieurs situations spécifiques illustrant les difficultés et les attentes des personnels.

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L’académie de Rennes propose une aide financière pour les repas des AESH uniquement lorsque ceux-ci déjeunent dans un restaurant scolaire situé hors de la ville de Rennes.
Cette aide prend la forme d’une réduction de 1,47 € par repas, déduite directement des factures du restaurant scolaire.

Voici la procédure simplifiée.

 Qui peut en bénéficier ?

 Toutes les AESH affectés en dehors de la ville de Rennes
 Que vous travailliez dans :

une école publique,

un collège,

un lycée,

ou un établissement privé sous contrat (OGEC).

 Les AESH travaillant dans Rennes même ne sont pas éligibles (la ville applique son propre système et ne signe pas la convention type de l’académie).

 Comment fonctionne la subvention ?

La réduction de 1,47 € n’est pas versée à l’AESH, mais directement au gestionnaire du restaurant scolaire :

la commune (pour le public),

ou l’OGEC (pour le privé).

Pour que la réduction soit appliquée, il faut qu’une convention restauration soit signée entre :

l’académie de Rennes (SAGAS),

et la commune ou l’OGEC.

Au final il vous faut initier cette démarche sinon il ne se passe rien.. Le Se-UNSA demandera une simplification en instances 

 Envoyer ce message à la mairie ou à l’OGEC :

(à copier-coller)

Objet : Demande de mise en place de la subvention repas AESH

Bonjour,
Je suis AESH dans votre établissement et je déjeune au restaurant scolaire.
L’académie de Rennes propose une subvention repas de 1,47 € par repas pour les AESH situés hors Rennes.

Pour que cette aide soit appliquée, pourriez-vous contacter le Service Académique de Gestion de l’Action Sociale (SAGAS) afin qu’une convention restauration soit établie ?

 02 99 25 10 99

Je vous remercie.
Cordialement,
[Nom — AESH]

N’hésitez pas à nous tenir informés!! 


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La réunion de l’instance F3SCT, initialement prévue le mardi 25 novembre, a été reportée au jeudi 27 novembre à 15h00 afin de permettre la présence du Directeur Académique. Cette session se concentrera uniquement sur les fiches SST concernant les risques psychosociaux.

Les autres points inscrits à l’ordre du jour du 25 novembre seront traités lors d’une F3SCT complémentaire, prévue le mardi 9 décembre 2025 matin, en remplacement du groupe de travail initial. Qu’en est-il du GT prévu ?

Depuis deux instances consécutives, le Directeur Académique n’avait plus présidé la F3SCT, et sa présence n’était manifestement pas prévue cette fois non plus. Ce changement de dernière minute pose question : l’actualité de l’école maternelle des Cloteaux à Rennes a-t-elle contraint le Directeur académique à revoir son agenda ?

Lors d’un groupe de travail du 4 novembre, l’ensemble des organisations syndicales avait demandé une action urgente sur deux situations :

Une AESH victime de violences, souhaitant changer d’école.

Une menace de mort visant le directeur de l’école maternelle des Cloteaux.

À ce jour, seule la seconde situation, largement relayée par la presse, pourrait trouver un début de réponse. Cette situation met en lumière un problème de fonctionnement institutionnel : il ne devrait pas falloir qu’une situation grave devienne médiatique pour qu’une action soit engagée.En tant qu’organisation syndicale responsable, nous appelons à ce que toutes les situations urgentes soient traitées rapidement, sans attendre qu’elles attirent l’attention des médias. Le travail en instance doit rester sérieux et prévisible, au service de la sécurité et du bien-être de tous.


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Le SE-Unsa 35 a une nouvelle fois alerté l’administration sur les difficultés croissantes rencontrées dans le département concernant la prise en charge des élèves à besoins éducatifs particuliers et les conditions de travail des personnels, en particulier des AESH.

Manque de places en ITEP et IME : un problème qui s’aggrave

Nous avons rappelé le manque criant de places en ITEP et en IME, qui conduit à l’accueil, dans les écoles, d’enfants présentant très jeunes des troubles graves du comportement. Cette situation pèse lourdement sur les équipes, sur les AESH et, bien entendu, sur les élèves eux-mêmes qui n’accèdent pas à l’accompagnement adapté dont ils auraient besoin.

Le Directeur Académique indique relancer régulièrement l’ARS et évoque l’existence d’une cellule de veille se réunissant toutes les deux semaines, ainsi que la création d’une classe de répit scolaire et de nouvelles ULIS. Malgré ces dispositifs, la situation reste extrêmement préoccupante.

Des orientations inadaptées qui fragilisent les équipes

Faute de solutions structurelles, certains élèves relevant de structures ITEP sont orientés en ULIS ou en classe de répit scolaire. Ces décisions créent des conditions pédagogiques ingérables, faussent les ratios d’encadrement et mettent en difficulté les personnels, qui se retrouvent seuls face à des situations nécessitant une expertise spécialisée.

Le SE-Unsa 35 renouvelle donc sa demande d’ouverture d’un groupe de travail intersyndical sur l’école inclusive, indispensable pour poser les problèmes collectivement et construire des réponses sérieuses.

AESH agressée : un exemple alarmant de gestion inacceptable

Nous avons également présenté une situation récente particulièrement symptomatique : une AESH frappée par un élève autiste, aujourd’hui en état de choc post-traumatique, et engagée dans une démarche de reconnaissance en accident du travail.

Malgré un rendez-vous avec l’IEN ASH et l’IEN de circonscription, aucune solution n’a été proposée. L’administration lui demande de reprendre la mission dans les mêmes conditions alors qu’elle n’intervient dans cette école qu’à 25 %. Le refus de la déplacer, compte tenu de son traumatisme, interroge profondément la prise en compte de la souffrance au travail.

Pire encore, certains propos tenus lors des échanges sont profondément choquants, notamment :

« Comme c’est un enfant autiste, on ne peut pas vraiment parler d’agression… Et imaginez si on devait déplacer toutes les personnes qui se font frapper ! »

Ces paroles, indignes et contraires à toute culture de prévention, banalisent la violence et nient la réalité du traumatisme vécu par les personnels.

Nos exigences : respecter les personnels et garantir leur sécurité

Le SE-Unsa 35 exige que :

  • la violence ne soit jamais minimisée ni excusée ;

  • la dignité et l’intégrité des personnels soient respectées ;

  • les réponses institutionnelles soient à la hauteur des risques psychosociaux ;

  • les IEN soient formés à la gestion de crise et à la prise en compte du traumatisme.

Nous réaffirmons que l’être humain doit rester au cœur des décisions. Les personnels ne peuvent plus être exposés à de telles situations sans soutien ni considération. Une politique réellement inclusive ne peut exister sans des moyens adaptés, une écoute réelle des équipes et une volonté commune de construire un cadre de travail sécurisé et respectueux.


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