Le SE-Unsa avait interpellé à de nombreuses reprises depuis septembre 2018 le ministère de l’Éducation nationale au sujet de la suppression inacceptable de l’indemnité compensatrice de la CSG pour les AESH. Nous avons été entendus. Une note de service a été envoyée aux recteurs afin de confirmer le maintien de cette indemnité et leur demander de procéder aux régularisations.

Les conditions

Pour pouvoir en bénéficier, vous devez remplir certaines conditions :
 
  • avoir été en contrat au 31/12/2017,
  • avoir été prolongés depuis, sans interruption,
  • être actuellement toujours sous contrat AESH. 
Si vous avez été recruté après le 1er janvier 2018 vous n’êtes donc pas concerné.
 

Les modalités de versement

Cette rémunération complémentaire est versée mensuellement et doit être impérativement inscrite au contrat par le biais d’un avenant. C’est donc la signature de cet avenant qui déclenchera la mise en paiement de cette régularisation.

N’hésitez pas à contacter votre équipe locale du SE-Unsa pour connaître les détails de la mise en œuvre dans votre académie.


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Cette année scolaire devait être la première de la généralisation de Pix comme outil de validation des compétences numériques. Face à la complexité de sa mise en œuvre au lycée, sur fond de réforme du bac et de pandémie, le ministre a annoncé que la certification sera cette année optionnelle pour les lycéens. Le SE-Unsa a demandé qu’elle le soit aussi pour les collégiens de troisième.

Historique

Encore mal connue des enseignants, Pix est une plateforme de formation et de certification des compétences numériques créée en 2017 par un groupement d’intérêt public (Gip) dont les membres sont l’État, le Centre national d’enseignement à distance (Cned), le Conservatoire national des arts et métiers (Cnam) et l’Université ouverte des Humanités de Strasbourg. Il s’agit d’un service public développé en logiciel libre et ouvert à tous.

Depuis septembre 2019 Pix remplace officiellement le B2i collège et lycée. Cette année devait être celle des premières certifications pour le diplôme national du brevet (DNB) et le baccalauréat. 

Comment fonctionne Pix ?

La plateforme est accessible gratuitement en autonomie et permet de se positionner dans chacun des cinq grands domaines des compétences numériques : information et données, communication et collaboration, création de contenu, protection et sécurité, environnement numérique.

L’utilisateur doit répondre à des questions, résoudre des énigmes parfois complexes. En cas d’erreur, la plateforme propose des ressources pédagogiques pour s’auto-former et progresser. Selon les taux de bonnes réponses, la plateforme adapte les questions posées et tout utilisateur de Pix a donc accès à un plan de formation individualisé et adapté.

Un outil intéressant

Concernant plus particulièrement le milieu scolaire, Pix Orga propose aux enseignants de diffuser à leurs élèves des parcours de test tout prêts. Les élèves se connectent via l’ENT de l’établissement ou directement sur le site de Pix et répondent aux questions qui leur sont proposées. 

Permettre aux élèves de travailler en autonomie sur la plateforme est une possibilité très intéressante en cette période où certains doivent suivre tout ou partie de leur scolarité en distanciel, sans que cela ne nécessite une surcharge de travail particulière pour les enseignants. On peut même supposer que pour les élèves, s’entraîner et acquérir des compétences numériques ne peut que les aider à mieux vivre cette école à distance.

Une certification obligatoire qui ne tombe pas à pic...

Même si Pix s’avère être un support particulièrement intéressant pour travailler et valider les compétences numériques, rendre la certification de ces compétences obligatoire cette année, en pleine pandémie avec son lot d’incertitudes sur l’organisation de sessions d’évaluation et de difficultés à assurer les progressions, est une très mauvaise idée !

Alourdir la charge de travail d’enseignants déjà épuisés, pour le SE-Unsa, c’est non : c’est pourquoi il a demandé en Conseil supérieur de l’Éducation que la mesure prise pour les lycées soit étendue aux collèges. 

Pour découvrir et prendre en main Pix : 
 

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Le meurtre de George Floyd à Minneapolis, asphyxié par un policier, a déclenché une onde de choc dans le monde entier. Le racisme est encore une fois questionné, dans un pays tourmenté par son passé esclavagiste et ségrégationniste.

En Europe, des manifestations contre le racisme ont rassemblé des foules considérables en mémoire de George Floyd, en mettant la police en accusation C’est le cas en France, où des manifestations se sont déroulées, notamment liées à la mort d’Adama Traoré en 2016. En attendant que la justice fasse enfin la lumière sur les causes de ce décès, on observe l’émergence d’un nouvel aspect de l’antiracisme, diffusant en France le concept de « privilège blanc », et qui fonde la légitimité du combat sur la couleur de la peau de ceux qui le portent. Ainsi se forme un étau identitaire qui place les démocraties libérales entre ses mâchoires : l’une essentialiste, poussée par les mouvements décoloniaux, l’autre nationaliste, poussée par l’extrême-droite.
 
Pour s’extraire de cette double menace, il faut reconnaître et traiter les discriminations subies pas une partie de la population ; le Défenseur des Droits souligne qu’un jeune perçu comme noir ou arabe a une probabilité vingt fois supérieure d’être contrôlé par la police. À cela s’ajoutent des discriminations à l’emploi et des ségrégations résidentielles qui produisent des ségrégations scolaires.

Ainsi, le SE-Unsa salue le travail de formation mené par la DILCRAH* auprès des services de police et de la magistrature, pour sensibiliser les personnels aux discriminations racistes, antisémites, homophobes, sexistes, et anti-LGBT.
Cependant, tout, ou presque reste à faire dans la lutte contre la ghettoïsation de pans entiers de nos territoires, où s’éteint l’espoir d’une République indivisible, laïque, démocratique et sociale. Alors qu’il faudrait prendre à bras le corps l’impératif de mixité sociale à l’École, notamment amplifié par le tri social opéré par les établissements privés ssous-contrat, force est de constater l’inaction du ministère de l’Éducation nationale sur ce sujet, où décidément l’exemple ne vient pas d’en haut. Récemment, la fille de Brigitte Macron a annoncé l’ouverture d’une école privée hors-contrat dans le XVIe arrondissement de Paris, et l’ancien ministre Xavier Darcos a créé une fondation pour abriter d’autres écoles privées hors-contrat en leur assurant un soutien financier.

Cette construction de réservoirs d’entre-soi scolaire est constitutive d’un contexte inflammable dont la compréhension et le traitement ne pourra être effectue par aucune police au monde : c’est l’affaire de chacune et chacun de nous.

*Délégation interministérielle à la lutte contre le racisme, l’antisémitisme et la haine anti-LGBT


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Rémunération et temps de travail des AESH : le SE-Unsa dénonce un statu quo inacceptable.

Lire le communiqué intersyndical du 15 juin 2020

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Créée au Québec en 2003, cette journée se veut un moment de rappel des droits des homosexuels. Des campagnes de sensibilisation sont organisées à travers le monde chaque année. Le 17 mai est une date symbolique pour les personnes homosexuelles. L’homosexualité est retirée de la liste des maladies mentales de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) le 17 mai 1990.

Selon une opinion largement répandue dans les pays occidentaux, l’homosexualité serait aujourd’hui plus libre que jamais : partout présente et visible, dans la rue, dans les journaux, à la télévision, au cinéma, elle serait même tout à fait acceptée, ce dont témoignent apparemment les récentes avancées législatives sur la reconnaissance des couples de même sexe. Certes, quelques ajustements demeurent nécessaires pour éradiquer les dernières discriminations, mais avec l’évolution des mentalités, ce ne serait en somme qu’une simple affaire de temps, le temps de faire aboutir un mouvement de fond lancé depuis plusieurs décennies déjà.
 
Pour l’observateur un peu plus attentif, la situation est globalement bien différente : et à vrai dire, le XXe siècle a sans doute été une des périodes les plus violemment homophobes de l’Histoire : déportation dans les camps de concentration sous le régime nazi, goulag en Union soviétique, chantages et persécutions aux États-Unis à l’époque de McCarthy… Évidemment, tout cela peut sembler loin. Mais bien souvent, les conditions d’existence dans le monde d’aujourd’hui restent très défavorables.
 
Dans 72 états au moins, les actes homosexuels sont condamnés par la loi (Algérie, Sénégal, Cameroun, Éthiopie, Liban, Jordanie, Arménie, Koweït, Porto Rico, Nicaragua, Bosnie…) ; dans plusieurs pays, cette condamnation peut aller au-delà de dix ans (Nigeria, Libye, Syrie, Inde, Malaisie, Cuba, Jamaïque…) ; parfois, la loi prévoit la détention à perpétuité (Guyana, Ouganda). Et dans une dizaine de nations, la peine de mort peut être effectivement appliquée (Afghanistan, Iran, Arabie Saoudite…)
 
En Afrique, récemment, plusieurs présidents de la république ont brutalement réaffirmé leur volonté de lutter personnellement contre ce fléau selon eux « anti-africain ». Dans d’autres pays, les persécutions se multiplient. Au Brésil par exemple, les Escadrons de la mort et les skin heads sèment la terreur : 1960 meurtres homophobes ont pu être recensés officiellement entre 1980 et 2000. Dans ces conditions, il paraît difficile de penser que la « tolérance » gagne du terrain. Au contraire, dans la plupart de ces États, l’homophobie semble aujourd’hui plus violente qu’hier. La tendance n’est donc pas à l’amélioration générale.
 
La Journée mondiale de lutte contre l’homophobie et la transphobie a pour but d’articuler action et réflexion afin de lutter contre toutes les violences physiques, morales ou symboliques liées à l’orientation sexuelle ou à l’identité de genre.
 
Elle entend susciter, soutenir et coordonner toutes initiatives contribuant à l’égalité entre les citoyens en la matière, et cela dans tous les pays où cette démarche est possible.
 
L’organisation d’une journée de lutte contre l’homophobie et la transphobie dans chaque pays permettra d’inscrire les luttes dans une démarche de solidarité avec toutes les personnes lesbiennes, gaies, bi et trans (LGBT) du monde entier. Mais il s’agit aussi d’inscrire ces luttes dans une démarche plus globale de défense des droits humains.
 
Des associations comme le refuge qui accueille des jeunes LGBT rejetés par leurs familles ont connu des baisses de dons dues à la crise provoquée par le COVID 19. Or, durant la période de confinement, les situations compliquées se sont multipliées.
 

Le SE-Unsa, comme de nombreux organismes, considère que le rôle de l’État est de garantir la sécurité de tous sur son territoire. Pour cela, il doit mettre en place une formation solide pour ses personnels afin que ces derniers soient en mesure d’appréhender toutes situations d’homophobie et de transphobie. Sans formation, il est compliqué de comprendre ce que peuvent vivre les jeunes et de réagir de manière adéquate, ce qui ne fait qu’ajouter de la souffrance là où il y a souvent de la difficulté à trouver sa place. 


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Psychologique : « Qui concerne la psychologie, en tant qu’activité professionnelle ou en tant que science. Relatif au psychisme de quelqu’un, à la psychologie d’un groupe » (Définition du Larousse).

Jamais cet adjectif n’aura été autant prononcé ou écrit qu’en ces temps si particuliers. Chaque personne politique, chaque journaliste l’utilise à bon ou à mauvais escient. Pourtant, jamais personne ne parle des psychologues… Sauf à dire « psychologue professionnelle » pour qualifier une répondante volontaire sur une plateforme d’écoute ! Comme si être psychologue pouvait se réduire à avoir « une connaissance empirique, intuitive des comportements humains, qui comprend intuitivement les idées, les sentiments des autres » (Définition du Larousse).
 
Au-delà du goût amer que peut laisser cet abus langage, sa récurrence interroge quant à la place de la Psychologie dans notre société et, plus précisément, dans notre École.
 
Devrons-nous, sans relâche et sans espoir, répéter que « psychologue » est avant tout une profession réglementée par un titre, obtenu après des études universitaires de haut niveau, et que son exercice est encadré par l’inscription sur le registre Adeli ?
 
Devrons-nous, sans relâche et sans espoir, répéter que les psychologues sont des professionnels de la clinique, pour qui la relation d’aide n’est pas un vain mot et qui sont experts des difficultés émotionnelles, cognitives, psychoaffectives ?
 
Devrons-nous, sans relâche et sans espoir, répéter que les psychologues continuent d’exercer leurs missions de service public dans la traversée de cette période difficile ? Qui en permettant à des familles de mieux comprendre les comportements de leurs enfants et adolescents, qui en soutenant les enseignants confrontés à leurs propres angoisses, qui en assurant la continuité psychologique, à prévenir le décrochage, à la croisée des chemins des professions médicales, sociales, éducatives…
 
Devrons-nous enfin, sans relâche et sans espoir, répéter que les psychologues auront un rôle prépondérant à assurer, lorsque sera venu le temps du retour à l’école, dans l’accueil et le suivi des enfants et des adolescents ?
 
Le « jour d’après » sera en effet l’aube d’une nouvelle ère sociale et scolaire. Après la sidération liée à l’effraction de notre illusion d’invincibilité suscitée par notre société moderne, les enfants et les adolescents pourront avoir été témoins ou victimes de drames : deuils (mal faits en l’absence de rites funéraires), perte de revenus des familles, addictions (substances, écrans…).
 
L’École elle-même aura subi des modifications, notamment dans ses relations à ses usagers. Les missions des psychologues seront indispensables pour éclairer chacun des facteurs affectifs, cognitifs et conatifs en jeu et permettre ainsi la résilience.

Sans être proactifs, nous devons être prêt·es à accompagner cette « nouvelle » École et ses acteurs, dans une position réfléchie et étayée de nos orientations théoriques, au plus près de la clinique, dans l’interdisciplinarité avec les personnels des services sociaux et médicaux.
 
Le SE-Unsa demande que l’engagement et le professionnalisme des PsyEN durant le confinement soient reconnus et que le rôle de la psychologie à l’École soit réaffirmé.

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Nous avons enregistré 1 556 réponses. La répartition des établissements dans lesquels exercent les collègues ayant répondu correspond globalement à la répartition nationale des établissements scolaires.


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C’est suffisamment rare pour être souligné : l’installation du comité consultatif des AESH le 27 février dernier a été marquée par un mea culpa ministériel sur la mise en œuvre du nouveau cadre de gestion des accompagnants. Nécessaire mais insuffisant…

Pour corriger le tir d’une rentrée souvent calamiteuse et d’une reconnaissance actée dans les textes mais toujours pas sur le terrain, le ministère prend plusieurs engagements.
 
Le premier consiste en un pilotage et un suivi renforcés sur la mise en place des dispositions réglementaires existantes : en clair, le ministère rappellera aux rectorats leurs obligations en matière de gestion des AESH.
 
Par ailleurs, le ministère s’engage à poursuivre les discussions avec les organisations syndicales sur d’indispensables points d’amélioration tels que la rémunération, la formation, ou encore la clarification des modalités de calcul du temps de travail.
 
À raison de deux réunions mensuelles avec les organisations syndicales jusqu’au mois de mai, ces différents thèmes seront abordés, avec la perspective d’évolutions réglementaires, notamment sur deux sujets connexes : le temps de travail et la rémunération.

Nous sommes peut-être enfin en droit d’espérer une évolution de la grille indiciaire des AESH et une clarification de leur temps de travail ou encore le versement d’indemnités par exemple pour l’exercice en éducation prioritaire.
Si le ministère avance à pas feutrés, le chemin semble engagé. Le SE-Unsa et plus de 100 000 AESH attendent le ministère au tournant.

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Le 15 octobre à la suite d’une rentrée calamiteuse pour les AESH, le SE-Unsa écrivait au ministre pour demander la réouverture des discussions sur le nouveau cadre de gestion issu de la circulaire du 5 juin 2019. Cette demande a abouti début janvier à une audience avec le Directeur général des ressources humaines qui nous a informé de la mise en place d’un comité de suivi dans les semaines à venir.

C’est une bonne nouvelle pour les AESH qui ont bien du mal à voir en quoi ce nouveau cadre de gestion améliore leurs conditions de travail. En effet, et comme nous le supposions, même si la circulaire contient des dispositions intéressantes qui ont recueilli l’assentiment de l’ensemble des organisations syndicales, celles-ci sont peu ou mal appliquées.
 
Le nouveau mode de calcul du temps de service en est l’exemple le plus visible. Loin d’avoir harmonisé les choses, la rédaction trop floue de cette partie de la circulaire conduit à des interprétations toujours plus différenciées, et ne permet pas l’augmentation des quotités promise. Sur ce point nous serons intransigeants et force de propositions : le ministère doit revoir sa copie !

Ce comité, baptisé Comité consultatif AESH sera installé le jeudi 27 février. Le calendrier des séances à venir, des éléments de bilan social, et de premiers échanges sur la mise en œuvre de la circulaire cadre de gestion du 5 juin 2019 seront à l’ordre du jour de cette première séance.

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Fin novembre, l’OZP* présentait une partie des résultats de l’enquête menée au printemps sur l’évolution qu’a connu l’éducation prioritaire depuis la refondation de 2014. Elle remplaçait ainsi un ministre qui n’a pas jugé utile de mettre en œuvre une évaluation pourtant inscrite dans les textes.

Cette présentation suivait de près le rapport Azéma-Mathiot sorti en octobre. Ce dernier est vu par l’OZP comme une illustration des décisions ministérielles, très général et faisant l’amalgame entre éducation prioritaire (EP), ruralité et outre mer au risque d’une dilution de la politique d’éducation prioritaire dans une politique « des territoires ». La démarche de l’OZP est tout autre. Son enquête  fait appel à des acteurs de terrain. Pour l’association, l’EP est une politique qui donne des chances à l’égalité des droits. La Cour des Comptes affirmait en 2018 que la politique d’EP avait réussi à contenir les écarts d’inégalités malgré la dégradation des zones.
 
Un besoin de temps, de concertation entre pairs et de formations partant des besoins du terrain ressort de l’enquête. Les personnels apprécient les temps d’observations croisées qui ne sont pas assez souvent proposés faute de moyens de remplacement. Le travail collectif s’est développé pour 62 % des répondants, ce dernier se déclinant en construction d’outils et de progressions communes et en temps d’échanges de pratiques.
Nombre d’entre eux regrettent la disparition des PDMQDC** qui permettaient un croisement des regards lors de la co-intervention. L’interdegrés est également mis en avant lorsque le réseau le rend vivant à travers des défis, des semaines des sciences, de jardins partagés ou d’expositions. Malheureusement, la verticalité du pilotage peut crisper les équipes et mettre en porte-à-faux les coordonnateurs.
Pour 80 % des répondants, il y a une nette amélioration dans la coopération avec les parents lorsque le plan vigipirate ne rend pas impossible leur présence dans les établissements. L’importance de la coéducation est soulignée ainsi que le respect mutuel. De plus, les enseignants ressentent le besoin d’ accompagner les familles pour qu’elles comprennent les parcours scolaires de leurs enfants et qu’elles maîtrisent les codes de l’école.
 
La coopération avec les partenaires s’est élargie avec la mise en place de projets plus nombreux et plus diversifiés mais la problématique du temps revient en filigrane dans les 6 axes que traitait le questionnaire. Ces axes (pour rappel) sont ceux du référentiel de l’éducation prioritaire de 2014 :

  • Axe 1: Garantir l’acquisition du « lire, écrire, parler » et enseigner plus explicitement
  • Axe 2 : Conjuguer « bienveillance » et « exigence »
  • Axe 3 : Coopérer utilement avec les parents et les partenaires
  • Axe 4 : Favoriser le travail collectif de l’équipe éducative
  • Axe 5 : Accueillir, accompagner, soutenir et former les personnels
  • Axe 6 : Renforcer le pilotage et l’animation du réseau

Le SE-Unsa considère que la politique de l’EP doit continuer et se développer. Les enseignants doivent être formés et accompagnés afin qu’ils soient en mesure d’exercer dans les meilleures conditions possibles. La recherche de la mixité sociale et scolaire doit être un levier plus utilisé pour que les inégalités diminuent. Ce levier ne peut être actionné par la seule Éducation nationale. Des politiques interministérielles et locales doivent soutenir cet objectif.

*L’association Observatoire des zones prioritaires, créée en 1990, a pour objectif de favoriser les échanges et la réflexion sur l’éducation prioritaire (REP+ et REP) et plus largement sur la lutte contre l’échec scolaire et l’exclusion dans les territoires de la politique de la Ville.
**plus de maîtres que de classes

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