Après plus d’un an de groupes de travail et d’alertes syndicales répétées, le ministère vient de publier au Bulletin officiel* la nouvelle circulaire portant sur le référentiel métier pour la direction d’école. Elle abroge la circulaire de 2014 et constitue désormais le seul cadre de référence pour l’exercice du métier, et donc pour la formation et l’évaluation des directeurs et directrices d’école.

Le SE-Unsa avait alerté de façon constante et documentée sur les versions successives du texte. Ces alertes ont été entendues sur plusieurs points essentiels.

Ce que le SE-Unsa a obtenu

La décision la plus importante est la non-publication des annexes. Ces documents, qui circulaient depuis plus d’un an, contenaient des formulations contraires aux textes réglementaires supérieurs et faisaient peser sur les directeurs et directrices d’école des responsabilités de résultat sans fondement légal. En ne les publiant pas, le ministère a reconnu qu’elles ne pouvaient pas constituer un cadre normatif valide en l’état. Seule la circulaire publiée est donc opposable.

Sur le fond du texte, plusieurs évolutions traduisent un changement d’esprit notable.

    • Le terme « garant », qui engageait la responsabilité individuelle du directeur ou de la directrice sur des résultats qui ne dépendent pas d’elle ou de lui seul·e, a été supprimé.
    • Le rôle supposé de la direction dans l’anticipation et la gestion des absences d’enseignant·es, que le SE-Unsa refuse en tant que transfert de mission irrégulier, a été retiré.
    • Les 108 heures relèvent bien du pilotage du directeur ou de la directrice, suivant les orientations ministérielles et académiques, et non de celles de l’IEN, ce qui met fin aux dérives locales.
    • Plus généralement, plusieurs formulations qui présentaient l’enseignant·e à la direction comme seul·e décisionnaire ont été modifiées pour réintégrer le collectif : l’équipe pédagogique, le conseil des maitres, la concertation.

Ce sont des avancées réelles par rapport au texte de départ, obtenues par le travail syndical rigoureux du SE-Unsa.

Ce qu'il faut surveiller

La publication de la circulaire ne clôt pas le dossier épineux de l’autorité fonctionnelle et du pilotage pédagogique, invoqués comme des formules incantatoires pour tout et son contraire.

Les annexes non publiées continueront certainement d’exister comme documents de travail officieux. Elles ont même déjà été publiées dans leur première version sur certains sites mal informés, ignorants du travail de la représentativité syndicale. Le SE-Unsa s’opposera à toute utilisation en formation ou en tant que grille d’évaluation sur les points précisément écartés par la circulaire.

Par ailleurs, certaines formulations du texte publié appellent encore notre attention :

    • la notion d’autorité fonctionnelle sur l’ensemble des personnes présentes dans l’école mérite d’être clarifiée dans les pratiques. Elle confère au directeur ou à la directrice toute l’autorité nécessaire à la sécurité et au bon fonctionnement de son école, mais va percuter les situations remontées par nombre de collègues concernant l’intervention des sous-traitants et professionnels extérieurs dans les locaux ;
    • la circulaire donne l’impression de modifier la procédure de suspension d’accueil dans un sens qui présente un risque pour les directeurs et directrices. Une circulaire ne peut pas contredire un décret : un directeur ou une directrice qui mobiliserait le décret du 16 août 2023 en raison de violence envers un adulte de l’école se mettrait en difficulté car ce n’est pas ce qu’il prévoit. D’autres leviers existent pour protéger les personnels et le SE-Unsa demande qu’ils soient rendus lisibles et accessibles sur l’ensemble des territoires ;
    • sur la cohérence des temps périscolaires, la circulaire maintient une part d’ambiguïté sur les responsabilités réelles du directeur.

En cas de difficultés, le SE-Unsa vous accompagne

Si vous êtes confrontés à des injonctions de votre hiérarchie ou à des tensions au sein de l’équipe sur la question de vos responsabilités pédagogiques ou de l’autorité fonctionnelle, contactez votre équipe locale du SE-Unsa. Le SE-Unsa est en mesure de vous apporter un appui juridique et syndical précis, en s’appuyant sur les textes en vigueur.

Le SE-Unsa continue de suivre la mise en œuvre de ce référentiel et interviendra à chaque fois que les pratiques de terrain s’écarteront du cadre fixé par la circulaire publiée.


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À l’approche des examens de fin d’année (DNB, baccalauréat, CFG, BTS, oraux blancs…), les accompagnants d’élèves en situation de handicap (AESH) peuvent être mobilisés. Mais il convient de ne pas confondre accompagnement et surveillance : en aucun cas, un AESH ne doit être seul dans une salle d’examen avec un ou plusieurs candidats.

Un cadre d’intervention élargi

L’AESH peut intervenir dans différents types d’épreuves : écrites, orales, pratiques, en contrôle continu ou en cours de formation…

L’AESH peut être amené à accompagner :

    • des élèves qu’il suit habituellement ;
    • des élèves qu’il ne connaît pas ;
    • des candidats qui ne bénéficient pas d’un accompagnement à l’année, mais uniquement d’aménagements d’examen.

Dans tous les cas, l’AESH doit disposer d’une convocation ou d’un ordre de mission, notamment si son emploi du temps ou son lieu de travail habituel est modifié.

     > Secrétaire scripteur et lecteur : une mission strictement encadrée

Dans certains cas, l’AESH intervient en tant que secrétaire scripteur. Il écrit alors sous la dictée du candidat, sans jamais modifier le contenu produit :

    • aucune correction de la syntaxe ou de la grammaire ;
    • aucun changement de vocabulaire ;
    • aucune initiative personnelle.


Le candidat reste entièrement à l’origine de sa production.

En tant que lecteur, l’AESH lit les consignes ou les sujets à voix haute, sans apporter d’explication ni de commentaire.

Ces missions relèvent d’une exécution stricte, sans interprétation.

    > Le rôle d’assistant

Lorsque l’AESH intervient en tant qu’assistant, ses missions sont définies précisément dans la décision d’aménagements.

Il peut notamment :

    • reformuler une consigne ;
    • segmenter une tâche complexe ;
    • expliciter un sens implicite ou figuré ;
    • décrire un support visuel ;
    • aider à la gestion du temps ;
    • recentrer le candidat.

L’AESH ne doit en aucun cas se substituer au candidat.

     > Un accompagnement dans les actes de la vie quotidienne

L’AESH peut également intervenir pour :

    • aider à l’installation du candidat ;
    • accompagner certains gestes du quotidien ;
    • proposer des pauses si nécessaire (fatigue, perte de concentration, état de santé) ;
    • rappeler le temps restant pour composer.

L'avis du SE-Unsa

Pour le SE-Unsa, ce cadre doit être respecté dans tous les centres d’examen.

En effet, l’ensemble des interventions des AESH lors des examens reposent sur un principe fondamental : toutes les modalités d’accompagnement doivent être clairement définies et notifiées dans la décision officielle d’aménagements. L’AESH peut en prendre connaissance avant l’examen, en contactant le chef d’établissement du centre d’examen sur le plan institutionnel ou son équipe locale du SE-Unsa pour un accompagnement syndical, en fonction de ses besoins.


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L’Union sportive de l’école publique (Usep) a organisé son assemblée générale les 18 et 19 avril derniers à Dijon. L’occasion pour la fédération du sport scolaire du 1er degré de réaffirmer son engagement auprès des élèves du primaire, et pour le SE-Unsa de renouveler son soutien à une structure indispensable mais en mal de reconnaissance institutionnelle.

L'usep : une fédération du sport scolaire indispensable…

Organisée chaque année, l’assemblée générale de l’Usep est une fête : celle du sport scolaire, celle des élèves du primaire, celle des comités départementaux et régionaux qui œuvrent sans relâche au déploiement de la 4e fédération sportive de France, forte de ses 700 000 enfants licenciés.

Sur la scène du centre des congrès de Dijon, Véronique Moreira, la présidente de l’Usep, et Jérôme Vandenabeele, son directeur national, entourés de toute l’équipe nationale, ont rappelé combien l’Usep compte, et doit compter davantage encore, dans la pratique physique des élèves du 1er degré. L’Usep, sur l’année scolaire 2024-2025, c’est :

    • près de 13 000 rencontres sportives organisées
    • plus d’1,3 millions d’enfants concernés,
    • près de 50 000 attestations du dispositif Savoir rouler à vélo délivrées,
    • 1 500 actions cumulées sur la Journée nationale du sport scolaire et la Semaine olympique et paralympique

… mais toujours peu considérée

Mais ces chiffres, aussi encourageants soient-ils, ne peuvent masquer une réalité moins favorable à l’Usep, que l’on peut résumer en une phrase : le manque de reconnaissance de la fédération par le ministère de l’éducation nationale (MEN). Dans son complément oral au rapport moral, Véronique Moreira a exprimé sa volonté de poursuivre le combat pour la visibilité de l’Usep en revndiquant :

    • une présence renforcée de la fédération dans les maquettes de la formation initiale des professeurs des écoles ;
    • une meilleure visibilité dans les nouveaux programmes d’EPS ;
    • une participation au comité de pilotage du label Génération 2030

Les chantiers sont nombreux pour la fédération qui ne manque pas d’arguments : nombreuses sollicitations par les autres fédérations, mise en relation de chaque compétence des programmes d’EPS avec une ressource Usep, signature d’une nouvelle convention avec le MEN… Mais sans l’appui de ce dernier, la tâche sera difficile.

L’avis du SE-Unsa

On ne peut que saluer l’investissement de l’Usep dans le sport destiné aux plus jeunes, et son caractère indispensable au regard des inquiétudes, d’ailleurs relayées par le ministère, concernant la santé des enfants. Le SE-Unsa, depuis longtemps aux côtés de l’Usep, a fortement défendu le droit de la fédération à être mentionnée dans les nouveaux programmes d’EPS, qui consentent pour le moment à une timide allusion.

Pour le SE-Unsa, c’est loin d’être suffisant : le sport scolaire de la maternelle au CM2 existe essentiellement grâce à l’Usep. L’inspecteur général d’EPS, pilote des nouveaux programmes d’EPS et présent à l’AG, s’est dit un ambassadeur farouche pour que l’Usep soit reconnue dans les textes.  Ces paroles appellent des actes : le SE-Unsa y sera vigilant. Au vu des nouveaux programmes d’EPS, que l’inspection générale a voulus adaptés à la réalité du premier degré, donc au faible volume de l’EPS dans la formation initiale des professeurs des écoles, que l’on aurait préféré voir augmenter, l’offre qualitative de l’Usep et son expertise sont plus que jamais nécessaires.


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En novembre, à la suite de l’intervention du SE-Unsa, le ministère a décidé de régulariser l’indemnité REP/REP+ pour les AESH et les AED, mais en limitant l’effet rétroactif aux années 2021 et 2022 au prétexte de la prescription quadriennale.

Le SE-Unsa déplore la décision du Conseil d’État

Estimant la décision du Conseil d’État injuste, le SE-Unsa avait alors déposé un recours auprès du Conseil d’État pour obtenir la levée en urgence de la prescription quadriennale.
Le Conseil d’État avait estimé dans un premier temps qu’il n’y avait pas urgence à statuer. Puis il a finalement rejeté notre recours le 8 avril 2026 en ne remettant cependant pas en cause le fond de la demande même si le résultat reste le même : il ne sera pas possible de demander une rétroactivité au-delà des 4 années précédant la demande.

Et maintenant ?

Le SE-Unsa avait interpellé le ministère en décembre pour que le versement des rappels de rémunération – parfois conséquents – n’entraîne aucune perte de droits sociaux, comme la prime d’activité, les allocations logement, les bourses scolaires, etc.
Nous demandions également que ces rappels puissent être déclarés comme revenus différés, afin d’éviter une imposition injustement trop lourde.
À ce jour, le ministère fait la sourde oreille et n’a pas donné suite.

>> Lire notre courrier du 8 décembre 

Nous allons renouveler notre interpellation envers le ministère sur ce point car il serait inacceptable que la correction d’une injustice entraîne une nouvelle pénalisation financière pour les AED et les AESH.

Nous avons toujours à cœur de défendre les droits et la reconnaissance des AED et des AESH, et d’exiger que justice leur soit rendue. Parce qu’ils sont indispensables au fonctionnement de l’Éducation nationale, parce qu’ils méritent d’être reconnus à la hauteur de leur engagement, et parce qu’ils n’ont déjà que trop attendu.

Le SE-Unsa continue de vous accompagner

Parce qu’il est indispensable de faire valoir vos droits, le SE-Unsa en territoire est là pour vérifier que le montant dû calculé par l’administration est correct et qu’il comporte bien tous les éléments.

Les équipes locales du SE-Unsa se tiennent à disposition des AED et AESH pour assurer le suivi de votre recours auprès de l’employeur.

>> Je contacte mon équipe locale du SE-Unsa


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Le SE-Unsa alerte sur la situation de l’établissement privé hors contrat cours Aliénor d’Aquitaine membre du réseau « Excellence ruralités », largement financé par Pierre-Edouard Stérin.

Deux rapports d’inspection que le SE-Unsa a pu se procurer (2023 et 2025) pointent des manquements graves et persistants : défauts de sécurité et risques sanitaires, suivi insuffisant de l’assiduité des élèves, organisation pédagogique défaillante, absence de cadre garantissant un climat scolaire serein, etc. De plus, aucune amélioration suite aux préconisations n’est constatée entre les deux inspections.

Malgré ces constats, et alors même que le Comité national action laïque alertait dès 2022 sur les failles de la législation encadrant les établissements hors contrat, la réponse des pouvoirs publics reste largement insuffisante.

À ce stade, aucune mesure contraignante – qu’il s’agisse d’une mise en demeure ou d’une fermeture administrative – ne semble engagée.

Pour le SE-Unsa, cette situation est inacceptable. La liberté d’enseignement ne peut pas signifier liberté de ne pas respecter les règles.

L’État doit garantir, sur l’ensemble du territoire, la protection de l’enfance et le respect du droit à l’éducation, tels que définis par les textes en vigueur, y compris dans les établissements hors contrat.

Alors que s’ouvrent cette semaine les débats au Conseil supérieur d’éducation (CSE) puis au Parlement, sur la protection de l’enfance en milieu scolaire, il est indispensable que ces sujets soient abordés :

  • la révision du régime d’ouverture de ces établissements ;
  • le renforcement des contraintes pour la mise en conformité suite aux préconisations faites dans les rapports d’inspection ;
  • un renforcement des sanctions et des prérogatives des rectorats et préfectures pour permettre les fermetures administratives des écoles hors contrat.

L’École ne peut être un angle mort de la République.

Paris, le 5 mai 2026

Élisabeth Allain-Moreno
Secrétaire générale

Attachée de presse
Venantia Petillault
06 26 53 17 84


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Toujours soucieux de motiver les élèves, le ministère de l’Éducation nationale lance un concours général des collèges pour l’année scolaire 2026-2027, destiné aux élèves de troisième. Une initiative pour le moins surprenante, quand la réussite de tous les élèves devrait être une priorité.

Une certaine idée de la réussite

Tandis que le Choc des savoirs vit ses dernières heures, on pensait en avoir fini avec l’École du tri social, qui sélectionne les candidats à la réussite. C’était sans compter le dernier projet du ministère pour le collège : un concours national pour valoriser les excellences.
Destiné aux élèves de 3e, ce concours a pour objectif de « valoriser les élèves les plus à l’aise » (pour ne pas dire les meilleurs) et leur permettre d’exprimer leurs excellences dans un champ disciplinaire pour lequel ils ont de l’appétence.
Que l’on se rassure : il y aura autant de filles que de garçons inscrits au concours, le respect de la parité étant le seul facteur d’égalité de ce concours.

L’excellence oui, mais pour les meilleurs, et pas dans toutes les disciplines

Le concours général des collèges comportera cinq épreuves possibles en mathématiques, français, histoire-géographie, arts plastiques et informatique, autant de disciplines censées couvrir des formes d’excellence différentes.
L’excellence ne se mesurera donc pas en langues, en EPS ou encore en éducation musicale, dont les enseignants apprécieront sans doute le peu de cas qui est fait de leur discipline.
Une seule discipline sera choisie par chaque élève, celle où il a envie de se dépasser. Pour l’année de mise en œuvre 2026-2027, le ministère ne compte que sur les collèges volontaires et quelques élèves, même s’il ambitionne que ce concours devienne un vrai projet d’établissement.

L’avis du SE-Unsa

Quel sens donner à un concours réservé aux meilleurs élèves du collège, alors que ce lieu d’enseignement est le plus sinistré et celui qui peine le plus à faire réussir ses élèves ?
L’échec des groupes de niveau, devenus groupes de besoins, n’a manifestement pas servi de leçon au ministère, qui persiste et signe dans sa volonté de valoriser les élèves les plus en réussite au collège.
Le fait d’envisager l’inscription de ce concours dans un projet d’établissement en dit long sur les ambitions du ministère pour le collège, mais aussi sur l’investissement supplémentaire demandé aux enseignants dont l’établissement sera porteur d’un tel projet, sans oublier les moyens en heures supplémentaires mobilisés et le coût de la correction des copies. L’exclusion de certaines disciplines interroge également.
Pour le SE-Unsa, il est inconcevable d’envisager une École qui récompense la réussite des meilleur·es tout en étant incapable de la créer pour tous et toutes.


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Depuis plus d’un an, les discussions engagées autour du plan ministériel sur les conditions de travail peinent à produire des avancées concrètes. Malgré la mobilisation constante des organisations syndicales, le processus semble s’être enlisé dans une succession de réunions sans effets tangibles.
Face à cette impasse, le SE-Unsa et sa fédération l’Unsa Éducation ont décidé de suspendre leur participation aux négociations.

Un cadre de travail trop théorique et sans perspectives

Si toutes les organisations syndicales présentes ont partagé le même constat sur les limites du plan proposé, le SE-Unsa est, à ce stade, le seul à avoir quitté la table des discussions.
Ce choix s’explique par l’absence de traduction opérationnelle des intentions affichées : les mesures évoquées restent largement théoriques, sans moyens humains, financiers ou calendrier précis.
Pour le SE-Unsa, poursuivre dans ces conditions reviendrait à entretenir l’illusion d’un dialogue social qui, en réalité, n’offre aucune perspective d’amélioration concrète pour les personnels.

Des attentes fortes en matière de qualité de vie et de conditions de travail

Le SE-Unsa rappelle que la qualité de vie et des conditions de travail (QVCT) ne peut se résumer à une accumulation de documents, de guides ou de référents.
Une politique efficace en matière de conditions de travail nécessite :

    • des engagements clairs,
    • des actions identifiées,
    • un suivi partagé,
    • et surtout des moyens dédiés.

Sans ces éléments, les personnels ne peuvent espérer d’amélioration réelle de leur quotidien professionnel.

Un contexte marqué par la souffrance au travail

Dans un secteur où les signaux d’alerte se multiplient, les personnels expriment une fatigue croissante et un besoin urgent de reconnaissance et de soutien.
Le SE-Unsa estime que l’employeur ne peut se contenter d’un affichage symbolique alors que les difficultés s’intensifient dans les établissements.

Le SE-Unsa toujours force de propositions

En quittant la table des négociations à ce stade, le SE-Unsa ne se retire pas du dialogue social. Il réaffirme au contraire sa volonté de contribuer à la construction de solutions concrètes, réalistes et utiles pour les personnels.
Le SE-Unsa reste prêt à travailler à des accords QVCT ambitieux, dès lors qu’ils s’inscrivent dans une démarche sincère et dotée de moyens.

Monsieur le Ministre, les personnels attendent des réponses à la hauteur des enjeux.


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Le temps partiel thérapeutique (TPT) dans la Fonction publique, et en particulier dans l’Éducation nationale, est aujourd’hui un dispositif essentiel pour permettre aux agent·es de reprendre progressivement leur activité après un arrêt maladie ou de continuer à travailler malgré une santé fragilisée.
Cependant, une réforme du temps partiel thérapeutique actuellement envisagée suscite de vives inquiétudes. Plusieurs mesures pourraient restreindre l’accès au TPT et fragiliser les droits des personnels, dans un contexte où les conditions de travail sont déjà fortement dégradées.

Une réforme qui inquiète

Depuis 2021, des avancées importantes ont permis d’améliorer l’accès au temps partiel thérapeutique dans la Fonction publique, notamment grâce à un dialogue social exigeant.
Aujourd’hui, les orientations portées par le gouvernement laissent craindre un recul des droits des agents de l’Éducation nationale.

Des mesures qui risquent de restreindre l’accès au TPT

Parmi les mesures envisagées, plusieurs dispositions posent problème :

    • Un délai maximal de 30 jours pour accorder le TPT :
      → risque de refus implicites et de remise en cause de décisions médicales.
    • Un entretien préalable obligatoire avec la hiérarchie :
      → dans un système déjà très hiérarchisé, cela peut générer des pressions et dissuader les personnels de faire valoir leurs droits.
    • Une limitation des possibilités de reconstitution des droits :
      → des agent·es pourraient se retrouver sans solution en cas de rechute ou à l’expiration de leurs droits à congés maladie.
    • Un impact sur les droits à congé de longue maladie (CLM) :
      → calculés désormais au prorata du temps travaillé, ce qui pénaliserait les collègues en TPT.

Ces mesures introduisent de la complexité, de l’incertitude et un risque réel de recul des droits.

Des conséquences importantes pour les personnels déjà fragilisés, particulièrement les femmes

Dans l’Éducation nationale, les femmes sont largement majoritaires, notamment dans le premier degré et parmi les AESH.

Or, le recours au temps partiel thérapeutique concerne largement les femmes, souvent en raison :

    • de métiers physiquement et psychiquement exigeants ;
    • de parcours professionnels hachés ;
    • d’une charge mentale accrue.

Cette réforme pourrait ainsi aggraver les inégalités professionnelles femmes-hommes déjà existantes, en contradiction avec les engagements affichés en matière d’égalité dans la Fonction publique.

Une réforme sans bilan, déconnectée des réalités du terrain

Le SE-Unsa dénonce une réforme construite :

    • sans évaluation sérieuse du dispositif actuel ;
    • sans prise en compte des réalités des écoles et établissements ;
    • sans analyse des causes profondes de l’augmentation des recours au TPT.

Pour nous, le problème ne réside pas dans le dispositif lui-même, mais bien dans la dégradation des conditions de travail.

Une opposition intersyndicale forte

L’ensemble des organisations syndicales de la Fonction publique s’oppose à ce projet de réforme et demande :

    • l’abandon des mesures envisagées ;
    • le maintien des droits actuels ;
    • l’ouverture de discussions fondées sur un diagnostic partagé.

L'avis du SE-Unsa

Avec l’Unsa Fonction publique, le SE-Unsa s’oppose fermement à toute remise en cause du temps partiel thérapeutique.

    • Le TPT doit rester un droit effectif, accessible et sécurisé, fondé sur l’avis médical.
    • Il ne doit en aucun cas devenir un dispositif soumis à des logiques de gestion ou de pression hiérarchique.
    • La priorité doit être donnée à la prévention et à l’amélioration des conditions de travail, notamment dans l’Éducation nationale.

Le SE-Unsa rappelle que :

    • protéger la santé des personnels, c’est garantir la qualité du Service public d’éducation ;
    • fragiliser les droits, c’est aggraver les difficultés déjà importantes sur le terrain.

Nous continuerons d’agir avec les personnels pour défendre des conditions de travail dignes et des droits à la hauteur des enjeux.

>> Lire le communiqué intersyndical : Réforme du temps partiel thérapeutique dans la Fonction publique : un recul inacceptable 


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Les résultats du mouvement inter 2026, publiés le 11 mars, confirment une tendance préoccupante : la mobilité géographique des enseignants reste en forte tension. Plus que jamais, la mobilité géographique pour les enseignants, CPE et PsyEN reste un enjeu persistant et préoccupant. 

Le SE-Unsa ne cesse de le dire, la mobilité géographique est un facteur déterminant dans l’attractivité des métiers, que l’on exerce déjà ou que l’on se destine à exercer. Il est urgent de réécrire en profondeur les lignes directrices de gestion (LDG) Mobilité de façon à sortir de la sclérose et donner une nécessaire bouffée d’oxygène aux perspectives de parcours de chaque personnel.

Mouvement inter dans le 1er degré : une baisse des mutations

Dans le 1er degré, la tendance est clairement à la baisse :

    • 12 251 demandes de mutation en 2026 (contre 13 975 en 2025)
    • Taux de mutation : 23,23 % (contre 23,84 % en 2025)
    • Taux de satisfaction des titulaires sur vœu 1 : 87,63 % (contre 88,06 % en 2025)

À travers ces chiffres, nous constatons une baisse importante du nombre de mutés.

Des territoires toujours aussi inégalement attractifs

Concernant l’attractivité des territoires, peu de changements :

    • les départements de la côte atlantique sont toujours les plus demandés à l’entrée ;
    • les demandes de sorties concernant majoritairement les départements d’Île-de-France, de Guyane et de Mayotte.


Le découragement est de mise chez les professeurs des écoles, qui ne voient pas leur perspective de mobilité géographique s’améliorer dans le temps et qui s’autocensurent faute d’espoir de mutation.

Mouvement inter dans le 2d degré : des résultats contrastés

Les chiffres ne sont guère plus encourageants que les années précédentes.

Une participation en recul :

    • 22 183 participants cette année (contre 23 040 en 2025)
    • 12 699 demandes effectuées par des enseignants titulaires, participants non obligatoires au mouvement (contre 13 661 en 2025)

Une hausse du taux de mutation… à relativiser :

    • Le taux de mutation des titulaires augmente de 4.6 points, soit 48.9 % contre 44,30 % en 2025.
    • Chez les stagiaires, participants obligatoires : 9 484 demandes contre 9 379 en 2025.
    • Pour les stagiaires, taux de mutation sur le vœu 1 en hausse : 59,7 % cette année contre 55,2 % en 2025.

Malgré ces chiffres qui peuvent sembler encourageants, il n’y a pas de quoi se réjouir : le taux de mutation reste en deçà de la moyenne des dix dernières années.

L'avis du SE-Unsa

Pour le SE-Unsa, la mobilité géographique est une priorité : il est urgent d’agir !

Certaines disciplines, certains corps et certains territoires sont des sinistrés de la mobilité géographique avec des conséquences dramatiques pour de nombreux collègues.

Le SE-Unsa continue d’exiger des mesures concrètes et effectives urgemment :

    • faire évoluer les barèmes pour les mettre plus en phase avec la réalité des vies des personnels d’aujourd’hui, en se basant sur des simulations pluriannuelles pour ne pas créer de déséquilibre ;
    • permettre à chaque collègue qui entre dans le métier une meilleure projection sur ses premières années, en valorisant mieux l’affectation sur certains territoires de plus en plus « fuis » ;
    • améliorer la mobilité vers les territoires d’outre-mer pour les personnels et leur famille qui y sont nés et/ou y ont construit leur vie.

Vous n’avez pas obtenu satisfaction au mouvement inter 2026 ?
N’hésitez pas à contacter les équipes locales du SE-Unsa pour être accompagné·e dans les démarches à effectuer, que ce soit pour demander une révision d’affectation (selon votre situation familiale, médicale et/ou sociale) ou pour envisager des alternatives.

Vous êtes concerné·e par une participation au mouvement intra ?
Pensez à demander l’accompagnement Mon mouvement intra 2026 du SE-Unsa en complétant notre formulaire.


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La liste d’aptitude « Personnel de direction » permet de changer de corps, sans passer le concours.
Les conditions et modalités de candidature pour la rentrée 2026 sont fixées par la note de service du 29 janvier 2026. Elle présente également les modalités d’accès par la voie du détachement ou de l’intégration. 

 

Qui peut candidater ?

Pour être inscrit sur la liste d’aptitude permettant de devenir personnel de direction à la rentrée 2026, vous devez être dans l’une des deux situations suivantes :

🔹 Cas n°1

      • Être fonctionnaire titulaire de catégorie A (enseignant, CPE, PsyEN ou administratif)

        Et
      • justifier de 7 années de services

        Et
      • avoir exercé des fonctions de direction pendant vingt mois au moins (au cours des 5 dernières années scolaires).



🔹 Cas n°2

      • Avoir exercé à temps plein comme directeur adjoint chargé de Segpa, directeur d’établissement spécialisé ou directeur d’école

        Et
      • justifier de 4 ans de services dans ces fonctions

         

Attention !
      • Ces conditions sont évaluées au 1er septembre de l’année au titre de laquelle la liste d’aptitude est établie.
      • Le temps partiel est pris en compte au prorata
 

Quand et comment candidater ?

L’acte de candidature et la constitution du dossier se font uniquement dans Mon portail RH du 1er avril au 21 avril 2026 inclus.
Le dossier de candidature comporte plusieurs éléments : lettre de motivation, CV, rapport d’activité, lettre exposant vos choix géographiques…

 
Cas particulier !

Si vous êtes en détachement, vous devrez imprimer et transmettre votre dossier de candidature à votre service RH.

Attention !
Les lauréats (liste principale) du concours interne ou du 3e concours de recrutement des personnels de direction à la session 2026 ne peuvent pas candidater.
Seuls les lauréats de la liste complémentaire peuvent être proposés et classés par les recteurs pour l’inscription sur la liste d’aptitude (il leur sera demandé de choisir l’un des deux modes de recrutement lors de la première proposition d’affectation académique).
 

Quand sont prévus les résultats ?

Pour la rentrée 2026, 85 postes sont offerts au recrutement de personnels de direction par liste d’aptitude.

La liste des inscrits au titre de l’année 2026 sera publiée sur le site ministériel le 11 juin 2026.

Comment se déroule l’affectation ?

Les décisions d’affectation académique seront notifiées le vendredi 19 juin 2026 dans Mon portail RH, pour une prise de fonctions au 1er septembre 2026.
 
Les personnels inscrits sur la liste d’aptitude sont affectés prioritairement dans les académies comptant le plus grand nombre de postes restés vacants après la nomination des lauréats du concours de la session 2026, en tenant compte de leurs vœux.
 

L’avis du SE-Unsa

Le projet professionnel est un élément capital dans la carrière et plus largement dans la vie de chacun d’entre nous. Au SE-Unsa, nous le savons bien ! 
C’est pourquoi, nous vous proposons dès à présent notre écoute et notre expertise si vous souhaitez candidater sur la liste d‘aptitude « Personnel de direction » pour la rentrée 2026.
 

Dès aujourd’hui, demandez l’accompagnement Mobilité professionnelle du SE-Unsa en complétant notre formulaire !

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