À l’occasion de la Journée internationale des droits des femmes du 8 mars, la question de l’égalité femmes-hommes au travail reste centrale. Dans l’Éducation nationale, pourtant très féminisée, l’accès des femmes aux postes à responsabilité demeure inégal. Travailler plus, s’engager plus… et s’épuiser plus : le paradoxe féminin.

Des parcours de femmes engagées

Malgré les obstacles, de nombreuses femmes construisent des trajectoires professionnelles ambitieuses. Le SE-Unsa vous propose de découvrir les parcours de trois femmes :

    • Élisabeth, professeure des écoles, est aujourd’hui Secrétaire générale du SE-Unsa. Engagée depuis de nombreuses années dans le syndicalisme, elle porte la voix des personnels et défend des parcours professionnels plus justes et plus égalitaires.
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    • Christelle, 48 ans, a rejoint l’Éducation nationale après une première carrière dans le commerce. D’abord AESH, elle est aujourd’hui principale adjointe dans un collège près de Toulouse, avec encore de nombreux projets professionnels.
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    • Chrystel, 54 ans, professeure des écoles depuis 25 ans, a occupé différents postes au sein de l’Éducation nationale, jonglant entre vie pro et vie perso.
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Un accès encore inégal aux postes à responsabilités

Ces parcours individuels sont des exemples inspirants. Pourtant, dans l’Éducation nationale, les inégalités professionnelles entre les femmes et les hommes persistent. Et ce, même si les choses ont un peu bougé ces dernières années.

Quelques chiffres récents et représentatifs :

    • Les femmes représentent environ la moitié des personnels de direction (chefs d’établissement, inspecteurs, cadres…).
    • Dans certains corps d’inspection, elles sont proches de la parité, voire majoritaires.
    • Mais dans les fonctions les plus élevées (recteurs, directions académiques), les femmes restent moins nombreuses, autour de 30 à 40 % selon les fonctions.

Malgré la forte présence des femmes dans les métiers de l’enseignement, plus l’on progresse dans la hiérarchie vers les postes décisionnels les plus élevés, plus la représentation des femmes diminue.

Agir pour une égalité professionnelle réelle

Faisons tomber les idées reçues et les stéréotypes : les femmes peuvent accéder à des postes décisionnels et d’encadrement.
C’est d’ailleurs l’objectif de l’axe 2 du Plan national d’action pour l’égalité professionnelle entre les femmes et les hommes 2025-2027 : Favoriser la mixité des métiers et l’égal accès à toutes les fonctions et responsabilités, dont celles d’encadrement et d’encadrement supérieur. Un thème abordé par le SE-Unsa, notamment lors de sa Semaine de la direction d’école du 23 au 27 mars 2026.

Le SE-Unsa s’inscrit donc pleinement dans cette dynamique, en agissant au niveau national et local pour faire évoluer les pratiques et accompagner les personnels.


La QVCT : un levier pour l’égalité

Cette réflexion sur l’égalité professionnelle s’inscrit aussi dans une démarche de qualité de vie et des conditions de travail (QVCT) : repenser l’organisation, la charge de travail, et les conditions d’exercice pour permettre à chacun et chacune de concilier vie pro et vie perso.

L’égalité professionnelle ne peut se construire sans une amélioration des conditions de travail. Elle passe aussi par un environnement de travail serein et valorisant permettant à tous les personnels de pouvoir se projeter dans une évolution professionnelle.

Envie d’agir ? Le SE-Unsa vous accompagne

Le SE-Unsa vous propose un accompagnement pour entrer dans une démarche QVCT, avec :

    • des outils concrets
    • des conseils personnalisés
    • un soutien adapté à votre situation


Dès aujourd’hui, demandez l’accompagnement Entrer dans une démarche QVCT du SE-Unsa en complétant notre formulaire !


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Les modalités de formation des lauréats des concours enseignants (CRPE, Capes, Capet, Capeps, CAPLP, agrégation…) et CPE sont désormais connues. Les textes ne vont pas tarder à être publiés. Selon votre profil et votre expérience professionnelle, plusieurs parcours sont possibles, avec des statuts et des volumes de formation différents. Aucun changement pour les PsyEN.

Concours enseignants et CPE : les 3 parcours de formation

La formation se déroule selon 3 parcours différents :

    • Master : année de M1 avec le statut d’élève fonctionnaire puis année de M2 avec le statut de fonctionnaire stagiaire avec un stage en responsabilité à mi-temps (50 %).
    • Fonctionnaire stagiaire en responsabilité à temps plein (100 %) et 10 à 20 jours de formation sur le temps de service.
    • Diplôme universitaire ou inter-universitaire : fonctionnaire stagiaire en stage en responsabilité à mi-temps (50 %) et en formation à mi-temps.

Lauréats des concours externes (Bac+3 et Bac+5) du CRPE, Capes, Capet, Capeps ou CAPLP

Les parcours sont détaillés dans le schéma ci-dessous.
Cliquer pour agrandir au format PDF 

* Comprendre 18 mois d’expérience sur les 3 dernières années

Cas particuliers : certains CAPLP

Certaines spécialités – coiffure, esthétique-cosmétique, génie chimique, hôtellerie-restauration, sections et options du groupe A (bâtiment, conducteurs routiers, réparation et revêtement en carrosserie etc.), sections et options du groupe B (métiers de l’alimentation) – ont des modalités spécifiques :

    • Lauréats titulaires d’une licence : statut de fonctionnaire stagiaire. Ils effectuent un stage en responsabilité à mi-temps (50 %). Ils bénéficient d’une formation au sein d’un diplôme universitaire à mi-temps.
    • Lauréats titulaires d’une licence avec 18 mois d’expérience dans les 3 dernières années : fonctionnaires stagiaires en responsabilité à temps plein (100 %) avec 10 à 20 jours de formation sur le temps de service.

Lauréats des concours externes de l’agrégation

Deux modalités de formation pour ces lauréats :

    • Titulaires d’un master Meef ou M2E, ou titulaires d’un master disciplinaire avec 18 mois d’expérience dans les 3 dernières années : fonctionnaires stagiaires en responsabilité à temps plein (100 %) avec 10 à 20 jours de formation sur le temps de service.
    • Titulaires d’un master disciplinaire : statut de fonctionnaire stagiaire. Ils effectuent un stage en responsabilité à mi-temps (50 %). Ils bénéficient d’une formation au sein d’un diplôme universitaire à mi-temps.

Lauréats des concours internes

    • Lauréats disposant d’une expérience d’enseignement de 18 mois durant les 3 dernières années : fonctionnaires stagiaires en responsabilité à temps plein (100 %) avec 10 à 20 jours de formation sur le temps de service.
    • Lauréats sans expérience d’enseignement : statut de fonctionnaire stagiaire. Ils effectuent un stage en responsabilité à mi-temps (50 %). Ils bénéficient d’une formation au sein d’un diplôme universitaire à mi-temps.

Lauréats des 3e concours

L’ensemble de ces lauréats bénéficient du statut de fonctionnaire stagiaire. Ils effectuent un stage en responsabilité à mi-temps. Ils bénéficient d’une formation au sein d’un diplôme universitaire à mi-temps.

Concours de PsyEN

Les lauréats des concours de PsyEN bénéficient d’une formation d’une durée d’un an, qui alterne des périodes de stages de pratique en milieu professionnel et des périodes d’enseignements au sein de l’un des 7 centres de formation (Aix-Marseille, Bordeaux, Lille, Lyon, Nancy-Metz, Paris, Rennes) et des Inspé.

Besoin d'accompagnement ? Le SE-Unsa est là !

Lauréats de concours, vous pouvez bénéficier d’un accompagnement personnalisé en complétant notre formulaire en ligne : Du concours à l’affectation.


Et n’hésitez pas à contacter votre équipe locale du SE-Unsa en cas de besoin.


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À l’occasion du changement de régime de PSC, notre ministère envisageait de faire financer les dispositifs de soutien psychologique des personnels par le fond d’accompagnement social… un fond alimenté exclusivement par nos cotisations et réservé uniquement aux affiliés au régime collectif. Autrement dit : faire payer aux agents un dispositif qui relève de la responsabilité de l’employeur et qu’il finance aujourd’hui sur ses propres crédits.

Un dispositif maintenu pour l’ensemble des personnels

Grâce aux interventions et aux négociations du SE-Unsa avec sa fédération Unsa Éducation, ce projet a été abandonné. Le ministère annonce désormais la mise en place d’un marché public destiné à garantir la pérennité du dispositif d’accompagnement et de soutien psychologique pour l’ensemble des personnels, ainsi que pour les centres de réadaptation, essentiels notamment pour permettre un retour sur un poste après une longue période d’éloignement du travail. C’est une avancée attendue et obtenue de haute lutte.

Des effets positifs immédiats

Cette décision a deux effets positifs immédiats pour les personnels :

  • Le maintien intégral des moyens dédiés à l’accompagnement social, même si les négociations persistent pour que les collègues dispensés du contrat collectif puissent aussi en bénéficier. Pour nous, la PSC doit être une avancée sociale dans le contexte actuel, notamment de perte continue de pouvoir d’achat.
  • La prise en charge par le ministère du financement des dispositifs de soutien psychologique, comme il se doit pour un employeur responsable.

Le SE-Unsa exige de véritables moyens pour la santé au travail

Pour autant, le SE-Unsa, restera particulièrement vigilant. Nous attendons des garanties sur le calendrier, les modalités concrètes de mise en œuvre et la qualité du dispositif. L’externalisation du soutien psychologique, bien qu’indispensable aujourd’hui, ne saurait devenir une solution durable : elle ne remplace ni le recrutement de médecins, ni celui d’infirmières, ni celui de psychologues du travail.

Ce marché public ne peut être qu’une réponse transitoire. L’employeur doit assumer pleinement ses obligations en matière de santé au travail. C’est d’autant plus nécessaire que le dernier rapport de la médecine de prévention du ministère fait état d’une augmentation préoccupante de la souffrance au travail.

Le SE-Unsa ne laissera pas s’installer une logique où l’on sous-traite la santé mentale des personnels faute d’investir dans les équipes internes. Nous continuerons d’exiger que l’employeur prenne toutes ses responsabilités pour garantir la santé et la sécurité de ses agents.


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Tandis que nos collègues de CP avaient une deuxième session des évaluations nationales en janvier, le SE-Unsa avait demandé au ministère qu’une compensation supplémentaire leur soit accordée. Cette demande a été refusée.

Des paroles valorisantes mais si peu de reconnaissance...

Le SE-Unsa dénonce le manque de considération dont fait preuve le ministre envers les enseignantes et enseignants de CP, qui doivent consacrer un temps conséquent à la saisie des réponses de leurs élèves. Le ministre Geffray a pourtant adressé une belle lettre aux enseignants en début d’année, vantant leur mérite et leur implication dans l’éducation de la jeunesse de France : Témoin éternel du monde qui s’en va, le professeur est en même temps le précepteur du monde qui naît.

Des conditions de travail qui continuent de se dégrader

Mais le ministre oublie l’épuisement professionnel, la dégradation des conditions de travail, ainsi que la gestion de classes de plus en plus hétérogènes, sans formation suffisante pour y faire face. S’il considère que le professeur, c’est celui qui espère pour celui qui n’espère pas encore, la désillusion face à l’écart entre les paroles et les actes ne cesse de grandir. Ce ne sont pas ses cris du cœur – Nous avons besoin de vous, sentinelles de la raison. – qui rassureront une profession qui se sent de plus en plus déclassée, alors même que la majorité continue d’aimer son métier.

Le SE-Unsa attend des actes, pas seulement des mots

Pour conclure, d’une façon moins lyrique que le ministre – Vous êtes notre fierté, parce qu’aucun de nous ne se construit sans vous. Vous êtes notre espoir, parce que notre avenir commun se joue, chaque jour, dans vos classes. – le SE-Unsa s’inquiète d’un ministère à deux visages : un ministère qui applaudit ses professeurs le lundi et les méprise les autres jours de la semaine. Nous attendons plus que des mots.


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Le dispositif expérimental de la rupture conventionnelle pour les fonctionnaires était arrivé à son terme en décembre 2025. Depuis février, avec l’adoption du budget, il est finalement pérennisé.

La rupture conventionnelle de nouveau accessible

Depuis décembre, l’éventualité d’une pérennisation du dispositif de la rupture conventionnelle dans la Fonction publique avait été envisagée par le gouvernement mais la parution des textes se faisait attendre en raison de la non-adoption du budget.

Depuis le 19 février, date de parution de la loi de finances 2026, ce dispositif est définitivement inscrit dans le Code général de la Fonction publique. Pour les fonctionnaires, il est donc de nouveau possible de demander une rupture conventionnelle.

Et pour les contractuels en CDI ?

La rupture conventionnelle était déjà pérenne car elle n’était pas bornée au 31 décembre 2025 comme pour les fonctionnaires.

L’avis du SE-Unsa

Le SE-Unsa accueille positivement la pérennisation de la rupture conventionnelle, l’Éducation nationale étant le premier utilisateur au sein de la Fonction publique.

Toutefois, pour le SE-Unsa, ce dispositif doit être davantage développé. Il nécessite également une meilleure transparence, une harmonisation des critères d’acceptation et de calcul des indemnités, notamment pour éviter les trop grandes disparités ou des refus parfois injustifiés.

Pour vous accompagner dans votre demande, contactez votre équipe locale du SE-Unsa.


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La rupture conventionnelle dans la fonction publique d’État est une rupture à l’amiable entre l’agent et son employeur, qui offre la possibilité d’une indemnité de rupture et le versement d’allocations chômage sous conditions. Elle est ouverte aux fonctionnaires titulaires, ainsi qu’aux contractuels en CDI. La rupture peut être demandée par l’administration ou l’agent mais ne peut être imposée à l’une ou l’autre des deux parties.

Qui peut demander une rupture conventionnelle ?

La rupture conventionnelle est ouverte :
·       aux fonctionnaires titulaires ;
·       aux contractuels enseignants, AED et AESH qui sont en CDI.
 
En sont exclus :
·       les stagiaires ;
·       les contractuels, AED et AESH en CDD ;
·       les agents qui ont plus de 62 ans et peuvent bénéficier d’une retraite à taux plein ;
·       les fonctionnaires détachés en qualité d’agent contractuels.
 
Les fonctionnaires détachés ou mis à disposition doivent demander la rupture conventionnelle à leur employeur d’origine et en informer leur administration ou organisme d’accueil.

Comment demander une rupture conventionnelle ?

La rupture conventionnelle peut être à l’initiative de l’agent ou de l’employeur, mais aucune des parties ne peut contraindre l’autre puisque la démarche doit aboutir à une convention acceptée par les deux parties.

Le demandeur en informe l’autre partie par lettre recommandée avec accusé de réception ou par remise en main propre contre signature. Si c’est l’agent qui est à l’origine de la démarche, il adresse sa lettre au service des ressources humaines ou à l’autorité investie du pouvoir de nomination (IA-DASEN ou recteur).

Comment l’entretien se déroule-t-il ?

Il a lieu entre dix jours francs et un mois au plus tard après la réception de la demande. Il est conduit par l’autorité hiérarchique dont relève l’agent.

Il est possible de se faire assister par un représentant des personnels lors de cet entretien.

L’entretien porte sur :
·       les motifs de la demande et le principe de la rupture conventionnelle ;
·       la date envisagée de cessation définitive de fonctions ;
·       le montant envisagé de l’indemnité de rupture conventionnelle ;
·       les conséquences de la cessation définitive des fonctions.

D’autres entretiens peuvent être organisés si besoin.

La convention de rupture : que doit-elle contenir ?

Lorsque l’agent et l’employeur trouvent un accord sur les conditions de la rupture, ils signent une convention qui doit obligatoirement préciser la date de cessation définitive des fonctions et le montant de l’indemnité. Cette convention est rédigée en se basant sur un modèle défini par un arrêté du ministre chargé de la Fonction publique.

La signature de la convention se fait au minimum quinze jours francs après le dernier entretien.

À compter d’un jour franc après la signature, chaque partie dispose d’un délai de rétractation de 15 jours francs. La rétractation doit se faire par recommandé avec accusé de réception. La date de rupture est fixée au minimum un jour franc après la fin du délai de rétractation.

Quel est le montant de l’indemnité de rupture conventionnelle ?

Le montant de l’indemnité de rupture dépend de l’ancienneté dans les trois versants de la Fonction publique et de la rémunération brute annuelle perçue au cours de l’année civile précédant celle de la rupture, à l’exclusion de certaines primes et indemnités.

Ce montant ne peut être inférieur à un montant plancher que le SE-Unsa de votre territoire peut vous aider à calculer et il ne peut être supérieur à un montant plafond égal à un mois de rémunération brute de l’année précédant la rupture, multiplié par le nombre d’années d’ancienneté (dans la limite de 24 ans).

Quelles sont les conséquences de la rupture conventionnelle ?

La rupture conventionnelle entraine la radiation des cadres et la perte du statut pour les fonctionnaires, et la radiation des effectifs pour les contractuels.

Il est possible de percevoir des allocations chômage si les conditions d’attribution sont remplies.

En cas de nouveau recrutement dans la fonction publique d’État au cours des six ans qui suivent la rupture, il faut rembourser l’indemnité sous deux ans.

Pour vous accompagner dans votre demande, contactez votre équipe locale du SE-Unsa.


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Le SE-Unsa a participé à un groupe de travail consacré à la cartographie de l’offre de formation des nouveaux masters M2E (Métiers de l’enseignement et de l’éducation). Cette réunion devait permettre d’apporter de la lisibilité sur l’implantation des formations dans les Inspé et d’anticiper les conditions d’accueil des futurs candidats aux concours.

À l’issue de ce travail, le SE-Unsa alerte : la nouvelle organisation risque de fragiliser à la fois les non-lauréats des concours et les lauréats en stage.

Un risque de rupture du vivier de recrutement

De trop nombreux Inspé n’envisagent pas d’accueillir les étudiants non-lauréats des nouveaux concours. Cette situation est particulièrement préoccupante. En limitant les possibilités de poursuite de formation pour ces étudiants, on prend le risque de détourner durablement une partie d’entre eux des métiers de l’enseignement.

Or, chacun sait que l’attractivité du métier est déjà fragilisée. Restreindre les parcours possibles pour les non-lauréats, c’est créer les conditions d’une rupture du flux de potentiels enseignants. À moyen terme, ce sont les capacités de recrutement qui pourraient en être affectées.

Le SE-Unsa a rappelé avec force que la sécurisation des parcours est un levier essentiel pour maintenir et renforcer le vivier de candidat·es.

Des conditions de formation qui peuvent mettre les lauréats en difficulté

Même si nous obtenons que les candidats puissent formuler des vœux sur les seules académies proposant la formation dans leur discipline, la cartographie actuelle montre que, pour certaines disciplines du second degré, les lieux de formation sont très restreints.

Cette concentration géographique pose plusieurs difficultés :

  • des affectations susceptibles d’éloigner fortement les lauréats de leur domicile familial ;
  • un possible décalage important entre le lieu de formation et le lieu de stage ;
  • des contraintes matérielles et financières accrues (temps de transport, double résidence, organisation familiale).

Autrement dit, même lorsqu’un lauréat obtient l’académie souhaitée, le lieu de formation peut se situer à une distance significative de son établissement de stage. Ces conditions risquent de fragiliser l’entrée dans le métier, au moment même où un accompagnement de qualité est indispensable.

Les exigences du SE-Unsa

Le SE-Unsa continuera d’intervenir pour :

  • garantir l’accueil des non-lauréats afin de sécuriser les parcours et préserver le vivier de recrutement ;
  • assurer une répartition plus équilibrée et cohérente des lieux de formation ;
  • veiller à ce que les conditions matérielles d’affectation et de formation n’ajoutent pas de difficultés supplémentaires à l’entrée dans le métier.

La réussite de la réforme ne pourra se faire sans une réelle prise en compte des réalités territoriales et des conditions de vie des étudiants et lauréats. Former et recruter des enseignants ne peut se penser sans sécuriser leurs parcours et leurs conditions d’exercice.


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Reçus jeudi 12 février en audience par Edouard Geffray, nous avons porté différents sujets parmi les plus urgents pour alerter, questionner et exiger.
Au programme : une préparation de rentrée à revoir, des salaires à sortir de la sclérose, une protection des personnels à prendre plus au sérieux, une voie professionnelle à faire évoluer au plus vite.

Nous avons rappelé au ministre qu’envisager de continuer à préparer les rentrées scolaires « calculette à la main » comme jusqu’alors, ce serait NON pour nous au SE-Unsa ! Personnels et élèves ont besoin de plus et méritent mieux que des moyennes de chiffres !

Dans le cadre de cette nécessaire refonte du schéma de préparation des rentrées scolaires et de la baisse de la démographie scolaire en cours, nous avons insisté sur les moyens nécessaires à prendre en compte dans la prise en charge les élèves, au-delà des enseignants.

La vie scolaire et l’ensemble des personnels qui participent à l’inclusion des élèves à besoins éducatifs particuliers doivent être considérés à la hauteur de la mission que l’École attend d’eux. Il s’agit donc de penser le climat scolaire, le bien-être des élèves et leur accompagnement en accordant les moyens en CPE, AED, PsyEN, AESH, enseignants spécialisés et ERSH.

Le ministre s’est engagé à aller dans cette voie et dit vouloir y travailler avec nous dans une approche holistique.

Sur la question spécifique de la vie scolaire, il nous informe qu’il donnera suite prochainement à notre demande d’audience.

Nous avons rappelé la nécessité d’avancer sur le dossier de l’inclusion des élèves à besoin éducatifs particuliers afin de permettre aux enseignants, notamment et particulièrement dans le premier degré, de travailler sereinement tout en accueillant ces élèves.

Le ministre nous dit croire dans le rôle des pôles d’appui à la scolarité (PAS) mais souhaite aussi réfléchir à la manière d’affecter les élèves notifiés dans les établissements et services médico-sociaux. Il souhaite que la compensation avec une aide humaine ne soit plus la seule entrée pour l’inclusion, mais que l’accessibilité soit davantage prise en compte.

Enfin, nous avons rappelé notre exigence de voir très rapidement ouvert un agenda de concertations pour la création d’un corps d’AESH.

 

Nous avons redit notre exigence que la revalorisation financière soit (re)mise à l’agenda social des prochains mois !
Nous avons rappelé au ministre qu’une véritable revalorisation était l’une des mesures les plus attendues par la profession, d’autant plus par les milieux de carrière totalement oubliés depuis des années. La non-revalorisation qui s’est cruellement installée pour un trop grand nombre est pour nous une forme de violence envers les personnels qui se sentent oubliés et délaissés.

Les choix de restrictions budgétaires à l’encontre de l’Éducation nationale vont à rebours de cette nécessité, alors qu’une revalorisation pour tous serait une véritable reconnaissance du rôle essentiel qui nous est si souvent rappelé…

Si le ministre a reconnu que la rémunération n’était pas à la hauteur et qu’il faudrait trouver des solutions pour améliorer les salaires, il a rappelé l’argument trop entendu et devenu inaudible, à savoir les contraintes budgétaires importantes et la marge de manœuvre quasi inexistante…

Disparu aussi des plannings de discussion : le déroulé de carrière et le positionnement des rendez-vous de carrière qui devait être revu pour correspondre par exemple aux possibilités de changement de grade. De nombreux groupes de travail ministériels ont eu lieu l’année dernière sur cette thématique mais finalement, aucun texte n’est paru et le statu quo a été décrété.
Là aussi, nous avons demandé que ce sujet soit remis sur le devant de la scène le plus rapidement possible.

Nous avons indiqué au ministre que si son récent courrier adressé aux parents pour leur rappeler leur rôle dans la lutte contre les violences dans nos écoles et établissements témoignait d’une volonté d’avancer sur le sujet, cet affichage ne saurait remplacer des mesures concrètes et durables :

  • des moyens en personnels éducatifs, médicaux et sociaux ;
  • des instances dédiées à la santé et à la sécurité au travail, véritables espaces où les problèmes de conditions de travail sont posés clairement, pour être réellement améliorés.

Le ministre reconnaît le retard accumulé en matière de prévention et affirme vouloir s’engager vers des accords QVCT, comme nous le réclamons depuis des mois au SE-Unsa, afin de sortir d’un traitement des situations « en silo », très administratif.

C’est bien cette logique qu’il faut désormais traduire en actes !

Nous le lui demandions depuis plusieurs mois, le ministre fera prochainement des annonces pour mettre fin au parcours en Y en classe de terminale au mois de juin.
Il a réaffirmé sa volonté de garantir une souplesse locale, indispensable pour adapter ce dispositif aux enjeux de chaque lycée et de son écosystème territorial.

Il souhaite que le comité de suivi de la réforme de la voie professionnelle s’empare aussi des questions des PFMP (périodes de formation en milieu professionnel), de l’inclusion en lycée professionnel et sur notre demande insistante, de la mixité des publics en lycée professionnel.

À la suite de notre interpellation sur le processus de modification des cartes de formation, le ministre souhaite dresser un bilan du fonctionnement pour l’améliorer.

Enfin, avec nos collègues du SN2D-UNSA, nous avons réaffirmé le besoin de refondre la circulaire de missions des DDFPT, datant de 2016 et devenue obsolète, et n’intégrant ni les évolutions des voies technologiques et professionnelles, ni les réalités de terrain. A été actée l’ouverture d’un groupe de travail dédié à cette circulaire… À suivre !


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4 018 suppressions d’emplois de professeurs dans le 1er et le 2d degré annoncées à la rentrée 2026, aucune revalorisation salariale et des moyens toujours insuffisants : les organisations syndicales dénoncent un budget inacceptable et appellent à la mobilisation sans attendre.


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Dans un communiqué du 5 février, le SPELC (syndicat des personnels du privé) annonce avoir obtenu du ministre Édouard Geffray l’ouverture des concours d’inspection aux enseignants du privé sous contrat, non fonctionnaires. Un texte serait en préparation. Pour le CNAL, cette revendication constitue une ligne rouge qui ne doit pas être franchie.

Comment justifier un tel accès ? Ces personnels ont fait le choix de ne pas servir l’État. Ils exercent dans des établissements relevant d’un système privé, en concurrence avec le service public d’éducation. Un système qui réclame toujours davantage : plus d’argent, plus de droits, moins de contraintes, et in fine moins d’exigences en matière de laïcité et de République…

L’argument avancé par le SPELC : « missions identiques, reconnaissance identique », ne tient pas. Avant de revendiquer l’accès aux corps d’inspection qui recrutent aujourd’hui parmi des personnels ayant exercé dans le public, il faudrait leur rappeler que l’accès aux concours de l’enseignement public leur est garanti.

Aussi, devenir inspecteur ou inspectrice suppose un parcours professionnel attestant d’une connaissance approfondie du service public d’éducation et de ses exigences, au titre desquelles la neutralité s’impose à tout agent public. Aujourd’hui, ce sont les différents corps et métiers du Service public qui permettent cet accès à une mission d’expertise qui se doit de garantir cette neutralité.

Le CNAL, dont les syndicats majoritaires des corps d’inspection sont membres par la voix de l’UNSA Éducation, demande le retrait immédiat de ce projet. Les personnels du privé disposent de la liberté de passer les concours publics et s’ils le souhaitent, au cours de leur carrière, d’accéder à l’ensemble des corps de fonctionnaires.

Paris, le 13 février 2026

Marie-Laure Tirelle
Secrétaire générale du CNAL


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