L’indice permet de calculer la rémunération des fonctionnaires donc des enseignants, CPE, PsyEN et AESH. Cet indice apparaît sur votre bulletin de paye.

Dans l’extrait ci-dessous, il est de 720.


Pour calculer la rémunération brute annuelle, il faut multiplier l’indice qui apparait sur le bulletin de paye par la valeur du point d’indice. Sa valeur annuelle brute est de 59,0734 € depuis le 1er juillet 2023 (soit environ 4,92 € par mois). Pour obtenir la rémunération brute mensuelle, il suffit de diviser le tout par douze.

Origine ?

Suite aux annonces du gouvernement, un décret a fixé à 5907,34 € la rémunération annuelle brute d’un fonctionnaire qui serait à l’indice 100. C’est pour cela qu’un point d’indice vaut 59,0734 €.

Revalorisation ?

Le point d’indice était gelé depuis 2011, hormis une seule et unique augmentation de 1,2% en 2017 (0,6% en juillet 2016 et 0,6 % en février 2017).

Après 5 ans de gel, une première augmentation du point d’indice de 3,5 % est intervenue en juillet 2022, à laquelle s’est ajoutée la dernière augmentation de 1,5 % en juillet 2023. 

L’avis du SE-Unsa

La valeur du point d’indice est essentielle dans la rémunération, et la plus équitable. Une vraie revalorisation passe forcément par l’augmentation du point d’indice, seul levier de maintien d’un pouvoir d’achat correct en cette période d’inflation. Si les deux dernières revalorisations de 3,5% en juillet 2022 et de 1,5% en juillet 2023 sont une bonne nouvelle pour tous les agents publics, elles sont décevantes comparées au niveau de l’inflation actuelle.


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La circulaire ministérielle du 8 juin 2023 détaille de nouvelles modalités d’élaboration des plans particuliers de mise en sûreté (PPMS) qui découlent de la loi Rilhac. Elle précise les dispositions de la loi dans le cadre du transfert de la responsabilité d’élaboration des PPMS aux autorités académiques. La circulaire présente aussi une nouveauté : le PPMS « unifié ».

L’élaboration des PPMS par les autorités académiques

Depuis le 23 décembre 2021, l’élaboration des PPMS n’incombe plus aux directeurs d’école. Malheureusement, et malgré l’entrée en vigueur de la loi, nombre d’entre eux ont continué à assumer cette tâche sous la pression de leur hiérarchie.
La circulaire du 8 juin 2023 clarifie le rôle de chacun : c’est bien la DSDEN* qui élabore le PPMS à la faveur d’un échange avec la collectivité, et d’une consultation du directeur d’école.
 

Une nouveauté : le PPMS unifié

Le PPMS risques majeurs et le PPMS attentat-intrusion sont désormais fusionnés dans un même document intitulé Plan particulier de mise en sûreté (PPMS), dit « unifié ». Celui-ci entre en vigueur à compter de la rentrée 2023.  
Il reste valable pour une durée indéterminée, sous réserve que les exercices soient réalisés et qu’il soit actualisé, le cas échéant.
 
Le directeur d’école réalise chaque année au moins deux exercices PPMS, distincts des exercices incendie : l’un en septembre-octobre et l’autre avant les vacances d’hiver. Il synthétise les observations et peut s’appuyer sur ces retours d’expérience pour proposer des évolutions du PPMS à la DSDEN. Le PPMS actualisé ou révisé entre en vigueur sans délai.
 

Une mise en œuvre progressive du PPMS unifié

La mise en œuvre du PPMS unifié se fera progressivement avant la rentrée de septembre 2028. 
À partir de la rentrée scolaire 2023-2024, les DSDEN renouvellent les PPMS au moins par cinquième, en accordant une priorité aux écoles les plus soumises à des aléas et les plus vulnérables.
Durant cette période transitoire, les PPMS risques majeurs et les PPMS attentat-intrusion en cours restent en vigueur, le directeur d’école demeurant responsables de leur actualisation et de leur mise en œuvre (mais pas de leur élaboration, celle-ci incombant à la DSDEN).
 
 

L’avis du SE-Unsa

La circulaire ministérielle rappelle que la responsabilité d’élaboration des PPMS n’incombe plus aux directeurs d’école. Alors que cette disposition s’applique depuis déjà 18 mois, de nombreux directeurs ont continué à élaborer les PPMS à cause d’instructions erronées des DSDEN. Désormais il ne sera plus possible pour les DSDEN de se soustraire à la loi.

Le SE-Unsa juge également positif que les directeurs soient consultés avant la validation du PPMS, ce qui leur permettra de suggérer des modifications quand ils le jugeront nécessaire. 

 
Le SE-Unsa se satisfait que le PPMS unifié soit valable pour une durée indéterminée. L’employeur sait se dédouaner de certaines formalités superflues quand c’est à lui de les réaliser…
 
En revanche, s’il est compréhensible que le ministère prévoie un calendrier de mise en œuvre du PPMS unifié sur 5 ans, cette planification quinquennale ne peut pas être un prétexte pour demander aux directeurs d’élaborer seuls les PPMS. Cette élaboration incombe à la DSDEN, que le PPMS soit unifié ou non. Le SE-Unsa rappellera autant que de besoin aux autorités académiques que les directeurs ne doivent être responsables « que » de l’actualisation et de la mise en œuvre de ces PPMS.
 
Le SE-Unsa continuera à agir et à accompagner les directeurs d’école pour qu’ils ne réalisent pas des tâches qui ne leur incombent plus. Leurs conditions d’exercice doivent être facilitées et s’accompagner d’améliorations en matière de temps de décharge et de reconnaissance financière, sans oublier une réflexion sur la structuration de l’école.
 

* Direction départementale des services de l’Éducation nationale


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La loi de décembre 2021 sur la direction d’école permettait déjà d’organiser l’élection des représentants de parents d’élèves au conseil d’école par voie électronique. Le ministère publie un décret de cadrage qui intègre aussi le 2d degré pour les élections au conseil d’administration des collèges et des lycées.

Le vote électronique est possible…

Dorénavant, le vote électronique pour élire les représentants des parents d’élèves au conseil d’école ou au conseil d’administration est possible (même si la loi de 2021 le rendait déjà possible dans le 1er degré) comme une deuxième modalité de vote par correspondance. Le vote pourra donc s’effectuer soit uniquement par correspondance selon deux modalités (sous enveloppe ou de manière électronique) ou en mode hybride vote à l’urne et par correspondance.
 
L’organisation du vote électronique se fait sur décision du directeur d’école ou du chef d’établissement après consultation du conseil d’école dans le 1er degré ou du conseil d’administration dans le 2d degré. Dans le 1er degré, les directeurs se tourneront alors vers la mairie pour financer l’application de vote, quand, dans le 2d degré, il faudra ponctionner le budget de l’établissement.
 

… mais probablement impossible dans les faits

En théorie, le vote électronique est donc possible. Mais en pratique ce sera beaucoup plus difficile. En effet, le ministère ne fournira pas une application interne et gratuite. Il mettra à disposition une liste de fournisseurs extérieurs auprès desquels il faudra acheter cette application. Le coût reviendra donc aux collectivités locales (les communes pour les écoles, les départements pour les collèges et les régions pour les lycées). Ces applications de vote pourraient couter de 1 000 à 3 000€/an pour une commune ou pour un établissement du 2d degré. Au-delà de l’avis des conseils d’école et d’administration qui pourraient être défavorables, c’est le coût de ces applications qui obèrera très certainement la mise en œuvre de cette disposition qui pourraient pourtant alléger la tâche des directrices et directeurs d’école.

L’avis du SE-Unsa

Pour le SE-Unsa, la possibilité de recourir au vote électronique est une bonne chose parce qu’il pourrait permettre d’alléger le travail des directeurs d’école, comme des chefs d’établissement. Cependant, pour ce faire, il faut une application de vote qui soit gratuite, donc fournie par le ministère, et connectée aux bases de données des écoles, des collèges et des lycées afin de garantir la confidentialité du vote et de faciliter le travail. Pour le SE-Unsa, ce dispositif pourrait aussi favoriser une meilleure participation des parents d’élèves à ces scrutins.
Il est inacceptable que l’employeur ne fournisse pas cette application. Le SE-Unsa continuera de réclamer une application développée par le ministère et mise à disposition gratuitement des écoles, des collèges et des lycées.

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Dans les années 1990 pour faire face à une difficulté de recrutement, le ministère de l’Éducation nationale a offert une allocation d’enseignement à des étudiants qui se destinaient à passer les concours. Cette allocation aurait dû donner des droits pour la pension de retraite, mais, faute de décret, ce n’est toujours pas le cas. Le dossier avance cependant, sous l’impulsion du SE-Unsa qui a saisi la Première ministre et se prépare à déposer un recours au Conseil d’État.

Edit du 6/11/2023 : depuis cet article publié en juin, le SE-Unsa a obtenu du ministère l’information que le décret serait publié en janvier 2024 ainsi que la communication des modalités prévues.

À l’origine, déjà une crise d’attractivité

Afin de faciliter le recrutement des enseignants intervenant dans le premier et le second degré, une allocation d’enseignement a été versée dans les années 90 à certains candidats aux concours de recrutement de l’Éducation nationale pendant une à deux années d’études et de préparation aux concours. Environ 30 000 collègues seraient concernés.
 
Les périodes de bénéfice de l’allocation devraient être prises en compte pour la retraite (article 14 de la loi n° 91-715), mais les conditions sont renvoyées à un décret en Conseil d’État qui n’a jamais été pris.
 
 

Un impact non négligeable sur la retraite

La durée d’assurance requise dans les années 90 pour une carrière complète était de 37,5 annuités et il n’y avait pas de décote. Dans la majorité des cas, l’impact de la reconnaissance d’une ou deux années d’allocation sur la retraite était donc minime voire inexistant dans certains cas.
Mais depuis, avec l’allongement de la durée d’assurance requise à 43 annuités et la mise en place d’une décote à 5 % par annuité manquante, pour les personnels concernés, la reconnaissance de ces années (si elle se faisait en durée d’assurance et de service) pourrait se chiffrer jusqu’à 13,49 % du montant de leur pension (2 années de service en plus = 3,49 % de taux de liquidation et deux années de décote en moins = 10 %)
 

Une priorité pour le SE-Unsa

Pour le SE-Unsa, qui suit ce dossier depuis plusieurs années, il y a désormais urgence à obtenir la publication du décret mentionné à l’article 14 de la loi 91-715. C’est en ce sens que le SE-Unsa a interpellé la Première ministre le 5 avril dernier (lire notre courrier).
La réponse que nous avons reçue via Olivier Dussopt le 12 juin, même si elle n’apporte pas de solution concrète à la problématique, confirme cependant clairement ce qui nous avait été répondu par le ministère depuis quelques temps. À savoir que des travaux sont en cours au niveau interministériel pour identifier les solutions à apporter les mettre en œuvre dans les meilleurs délais. De ce fait, le dossier est bien en cours d’étude au ministère de la fonction publique (d’où la transmission de notre demande à Stanislas Guerini, voir la réponse d’Olivier Dussopt)
 
Toutefois, une réponse ferme et définitive n’étant toujours pas apportée à nos revendications, le SE-Unsa va déposer dans les jours qui viennent un recours au Conseil d’État pour sécuriser ses moyens d’action en cas de réponse finale négative de la part du ministère de la fonction publique.
En effet, pour le SE-Unsa il serait inconcevable que ce dossier ne débouche pas positivement dans le contexte particulier de la réforme qui va faire sentir ses effets néfastes dès le 1erseptembre prochain.
Les collègues concernés peuvent compter sur le SE-Unsa pour défendre leurs intérêts.
 

Être bien accompagné·e avec le SE-Unsa

Que vous soyez adhérent·e ou non, le SE-Unsa vous propose de vous tenir informé·e de l’évolution du dossier : avancement du recours au Conseil d’État, publication et décryptage du décret, démarches à engager pour faire valoir vos droits, conséquences sur votre retraite, etc.
 
Ce service vous intéresse ? Remplissez sans aucun engagement le formulaire ci-dessous. Et surtout, partagez cet article dans votre entourage, vos collègues sont peut-être aussi concernés.
 

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Le SE-Unsa était intervenu de nombreuses fois auprès du ministère pour une traduction en textes d’application des dispositions de la loi Rilhac tout en l’alertant sur la vigilance du syndicat. En effet, pour le SE-Unsa, le ministère ne doit pas en profiter pour introduire de nouvelles missions ou créer une nouvelle hiérarchie dans l’école. Les projets de décrets pour une application au 1er septembre 2023 viennent enfin d’être présentés. Le SE-Unsa a été entendu.

Ces projets évitent des glissements managériaux qui méconnaîtraient la culture professionnelle de l’école et comportent des avancées, en particulier en matière de carrière. Pour le SE-Unsa, ces textes ne soldent pas le dossier de la direction et du fonctionnement de l’école mais ils sont l’occasion de remettre aussi en lumière les points encore passés sous silence : la montée en charge des décharges d’enseignement et l’aide administrative. 
 
La loi Rilhac est entrée en vigueur en décembre 2021. Néanmoins, de nombreuses dispositions restaient en attente de décrets d’application : l’avancement accéléré, l’inscription sur la liste d’aptitude, les responsabilités des directeurs et les modalités d’évaluation de la fonction.

Avancement accéléré : un progrès à compter de la rentrée prochaine

À partir du 1er septembre 2023, chaque année d’exercice permettra de raccourcir de 3 mois la durée dans l’échelon actuel pour accéder au suivant. Cela s’appliquera à tous les directeurs et toutes les directrices d’école, quel que soit le nombre de classes, y compris les classes uniques comme l’a revendiqué le SE-Unsa. Un tel mécanisme était refusé depuis de nombreuses années. Cette avancée est positive pour les directeurs et directrices d’école et servira de point d’appui pour les revendications portées par le SE-Unsa pour d‘autres fonctions et corps.

Inscription sur la liste d’aptitude

La loi Rilhac a décidé que la condition d’ancienneté pour postuler sur la liste d’aptitude passe de deux à trois ans (sauf pour les faisant fonction). De même, les législateurs ont prévu une formation préalable à l’inscription sur la liste d’aptitude. Le SE-Unsa a insisté pour que cette formation préalable ne soit pas trop longue (entre 12 et 18 heures), et qu’elle se fasse absolument sur le temps de travail.
 
Cela permettra de contrer les dérives observées dans certains départements, qu’il s’agisse d’un temps de formation préalable excessif (jusqu’à 72 heures dans certains territoires) ou qui se déroule sur les vacances. Un arrêté précisera ces dispositions.

Responsabilités des directeurs : pas d’alourdissement des tâches

Les responsabilités des directeurs, actuellement définies par un décret de 1989, sont reprises (parfois complétées de précisions issues du référentiel-métier de 2014) afin de figurer désormais dans le Code de l’éducation. Le SE-Unsa avait prévenu le ministère : la loi Rilhac ne doit pas être un prétexte pour ajouter des missions supplémentaires aux directeurs d’école. Il a été entendu.
La seule nouveauté consiste à faciliter l’aménagement de l’obligation d’assiduité en petite section. Le projet de décret prévoit que le directeur arrête les modalités de celle-ci sur proposition de l’équipe éducative, puis les transmette à son IEN uniquement pour information. C’est un changement porté par le SE-Unsa : il permet de cesser d’avoir recours à une procédure trop chronophage aujourd’hui, tout en reconnaissant l’expertise de l’équipe éducative.

Le SE-Una veut une évaluation de la fonction au service des directeurs

Pour le SE-Unsa, s’il n’est pas possible de revenir sur l’évaluation de la fonction de directeur prévue par la Loi Rilhac, cela doit alors se traduire par un dispositif au service des directeurs et directrices. Elle sera différenciée du rendez-vous de carrière et déconnectée de l’avancement. Un référentiel en précisera le cadre. Le SE-Unsa a demandé qu’il s’agisse d’un temps d’accompagnement au service des directeurs et directrices. Elle doit être tournée vers l’expression de leurs besoins et de leurs attentes, et permettre de discuter d’éventuels projets d’évolution professionnelle. Un cadre national devra également être discuté avec les organisations syndicales pour que l’évaluation ne soit ni stressante ni infantilisante. La première évaluation aura lieu au bout de 3 ans d’exercice de la fonction de directeur, puis tous les 5 ans.

Les autres dispositions de la loi Rilhac

Le SE-Unsa continue à exiger la concrétisation d’autres aspects de la loi comme la possibilité d’avoir recours au vote électronique pour les élections des représentants de parents d’élèves au conseil d’école. L’élaboration et la validation des PPMS doivent désormais relever de l’autorité académique, la collectivité, et les personnels compétents en matière de sûreté. Les projets de texte l’évoquent mais il faut que le ministère se tourne vers son administration et les collectivités pour alléger concrètement les directeurs et directrices de cette mission.

Pour le SE-Unsa, de nombreuses autres pages sont à écrire pour la direction et le fonctionnement de l’école, particulièrement en matière d’augmentation des décharges d’enseignement, d’aide administrative et de statut de l’école.


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Actuellement, les partis d’extrême droite opèrent des manœuvres politiques à l’attention du monde éducatif. Quand Reconquête s’inscrit dans une stratégie de tension en lançant un réseau de « parents vigilants », le RN multiplie les propositions de loi sur les questions éducatives, pour « instaurer une tenue uniforme » dans les écoles et les collèges, faciliter l’instruction en famille, ou pour dresser des listes de vêtements prohibés dans le secteur public. Dans tous les cas, le SE-Unsa demande que les intimidations de professeurs et d’établissements soient poursuivies en justice.

Les actions de Reconquête

Depuis quelques semaines, le parti Reconquête à lancé un réseau de « parents vigilants » destiné à contrer « le grand endoctrinement » que véhiculerait l’Éducation nationale. Cela se traduit par des dénonciations publiques, notamment à travers les réseaux sociaux, de contenus pédagogiques visant la construction de l’égale dignité entre les êtres humains. Récemment, un établissement de l’Oise voulant mettre en œuvre un dispositif de lutte contre les inégalités de genre a été ciblé, et le projet a été gelé. Dans le Morbihan, une intervention de l’association SOS Méditerranée à été ciblée par un groupuscule d’extrême droite la Cocarde lycée ; l’établissement a déposé plainte. L’association SOS Éducation, lourdement épinglée par la Cour des Comptes en 2020, a récemment visé le lycée de Canet en Roussillon par la publication de la page d’un livre abordant les questions de genre.

Le SE-Unsa soutient pleinement les personnels et les équipes des écoles et établissements scolaires qui mettent en œuvre, auprès des élèves, les principes républicains contenus dans le Code de l’éducation. Toute intimidation à cet égard doit être poursuivie en vertu de l’article 433-3-1 du Code pénal. 

Les actions du RN

Le RN poursuit une stratégie différente. En s’appuyant sur des conditions d’exercice dégradées, il espère trouver auprès des enseignants des oreilles attentives à son discours. Mais le RN demeure étranger aux difficultés réelles rencontrées par l’École et ses personnels, comme l’attractivité des métiers, la difficulté à mettre en place l’École inclusive ou le manque de mixité sociale.
Au lieu de cela, plusieurs propositions de loi ont été déposées. Elles concernent notamment l’instauration de l’uniforme, la relance de l’instruction en famille, ou encore l’établissement d’une liste de signes et tenues à caractère religieux prohibés dans les écoles, collèges et lycées publics. Si un tel dispositif était adopté, l’institution scolaire serait rapidement ridiculisée par toutes les personnes qui trouveraient un nouveau signe pour marquer leur appartenance religieuse. Cela obligerait à réviser fréquemment la liste des signes proscrits. La loi du 15 mars 2004 ne doit donc pas être modifiée.

Le SE-Unsa rappelle que notre École tire ses racines dans la République naissante des années 1880. L’extrême droite l’a longtemps conspuée. Dans l’article 1 de notre Code de l’éducation, il est rappelé qu’« outre la transmission des connaissances », l’École doit « faire partager aux élèves les valeurs de la République » dont « le respect de l’égale dignité des êtres humains ». L’institution est censée également veiller « à la mixité sociale des publics » et à la « coopération entre élèves ». Ce sont des aspects qu’historiquement l’extrême droite rejette ; elle préfère déployer, à travers toutes ces stratégies, la culture de l’inégalité.


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Les effets déterminants de l’école maternelle sur le développement des enfants en matière de socialisation, de premiers apprentissages, et les conséquences positives sur leur scolarité ultérieure sont clairement établis. L’instruction obligatoire à trois ans ne fait que confirmer et inscrire dans la loi ce que la société française a constaté depuis longtemps. Pour le SE-Unsa, l’école maternelle doit être bienveillante, accueillante pour les familles, sans pression et attentive aux besoins de chaque enfant afin de permettre à tous les élèves une première expérience scolaire positive et sereine.

Effectifs

Les effectifs doivent permettre de travailler, le plus souvent possible, en petits groupes. En effet, l’engagement des élèves dans des activités cognitives stimulantes et exigeantes est au cœur de la réussite. Cet engagement est facilité par un contexte qui développe la confiance en soi et la ténacité.

Le SE-Unsa revendique ainsi la limitation des effectifs à 24 élèves par classe dès la maternelle.

Cette limitation doit atteindre 20 élèves par classe dans les établissements situés dans les territoires dont les populations ont des difficultés et 15 élèves maximum dans les classes de tout-petits.
Cela nécessite aussi des conditions d’encadrement et d’accueil favorables, avec un aménagement du temps et de l’espace. La présence de dortoirs de qualité est aussi nécessaire dans toutes les écoles.
Les enfants de 2 à 3 ans scolarisés doivent être obligatoirement comptabilisés. Dans le cadre d’un dispositif d’accueil d’enfants de moins de 3 ans, l’effectif de cette classe ne doit pas être globalisé dans le calcul de la moyenne des effectifs de l’école.

Formation

L’enseignement en maternelle doit être une composante de la formation initiale mais aussi de la formation continue.
L’ensemble des intervenants auprès des enfants de 2-3 ans doivent bénéficier d’une formation spécifique.

Atsem

L’Atsem apporte une contribution essentielle à une prise en charge réussie des jeunes enfants. En remplissant des fonctions éducatives d’aide pour la construction du vivre ensemble, l’acquisition du langage ou la conquête de l’autonomie, il constitue une aide pédagogique précieuse et une aide pour la gestion de classe.

C’est pourquoi le SE-Unsa revendique un poste d’Atsem par classe, y compris sur les classes de double niveau GS-CP, sur la totalité du temps scolaire et occupé par un personnel formé.

Scolarisation des TPS et PS

Le SE-Unsa affirme le droit à la scolarisation des tout-petits dès lors que les parents en font la demande.

Cela nécessite des moyens adaptés, notamment en matière de locaux et de matériel, une formation spécifique de tous les personnels, et une nouvelle conception du temps et de l’espace pour les tout-petits afin d’avoir des conditions favorables à l’épanouissement.
Des accueils échelonnés doivent également être possibles en petite section, dans un projet coconstruit avec les familles, notamment lorsque l’enfant n’est pas physiologiquement prêt.

Pour un début de scolarisation positif

L’école maternelle n’a pas pour objectif de trier les élèves mais bien de permettre à tous, notamment les plus fragiles, une première expérience scolaire positive, sereine et bienveillante.
Les Rased doivent ainsi être complets.
Cela nécessite la relance de la formation et du recrutement d’enseignants spécialisés en Rased, notamment ceux à dominante relationnelle. 
Des dispositifs plus de maîtres que de classe doivent aussi pouvoir être installés dans toutes les écoles maternelles qui le nécessiteraient.
 
Le SE-Unsa revendique le développement d’un service de santé scolaire (médecins et infirmiers) pour que chaque enfant puisse bénéficier de visites médicales ou infirmières permettant de mettre en œuvre une vraie politique de prévention et de dépistage. L’équipe pédagogique doit pouvoir solliciter à tout moment le service de santé scolaire. L’Éducation nationale doit veiller à la présence de ces personnels indispensables et en nombre suffisant pour accompagner les équipes.

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La voie technologique au lycée ne cesse d’inquiéter… En effet, si les effectifs en série STMG croissent inexorablement, pour les STI2D, STL ou encore ST2S c’est la douche froide : depuis la mise en place de la réforme, les effectifs pour certaines de ces séries ont chuté de plus de 10 %. Pour le SE-Unsa, il est urgent d’agir.

Pour le SE-Unsa, si la série STMG absorbe une grande partie de l’orientation en voie technologique (55 % des élèves), l’existence des autres séries doit être maintenue et valorisée en faisant de la seconde une classe générale et technologique par la création d’une option technologique obligatoire et financée, incluant l’horaire de SNT. Ce serait une manière de ne pas construire l’orientation vers la série STMG par défaut.
 
Par ailleurs, la carte des formations technologiques devra également être travaillée pour assurer une offre de proximité à des élèves qui souhaitent poursuivre leurs études dans un environnement proche. En effet, les parcours technologiques doivent être des voies d’accès privilégiées vers les BUT (ex-DUT). Les sections de techniciens supérieurs (STS) doivent accueillir prioritairement les bacheliers technologiques et les bacheliers professionnels.
Le SE-Unsa revendique l’application effective des quotas de bacheliers technologiques et professionnels à l’entrée en STS et en IUT. Nous soutenons aussi l’ouverture de CPGE réservées aux bacheliers technologiques ou professionnels qui sont un moyen d’élargir les viviers de recrutement des grandes écoles à des jeunes d’origine sociale moins favorisée.
Les familles, et plus généralement l’ensemble de la communauté éducative, doivent être également associés au plus tôt à ce que peut offrir la voie technologique à bac+3 en déconstruisant certaines représentations erronées.
 

La série STMG

Dans le paradigme actuel, la revalorisation de la voie technologique devra également se faire sans oublier la série STMG afin qu’elle ne soit plus considérée par certains comme un choix d’orientation par défaut et qu’elle puisse accueillir de façon plus ciblée les lycéens. Cela passera tout d’abord par des moyens pour mettre en œuvre de façon satisfaisante les démarches didactiques et pédagogiques qui en font sa spécificité. Aussi, pour favoriser les pédagogies de projet et/ou actives, les dotations horaires complémentaires doivent être abondées. En effet, les moyens complémentaires pour travailler en effectifs réduits sont moins importants en STMG que dans d’autres séries technologiques alors que l’usage des technologies numériques est à privilégier pour pouvoir donner du sens aux disciplines enseignées.
 
De plus, les programmes trop lourds dans de nombreuses matières sont également à retravailler. En effet, les temps manquent alors que les exigences des épreuves terminales sont élevées notamment en Économie-droit, disciplines qui nécessitent des compétences académiques difficiles à faire acquérir aux élèves. Les élèves de STMG ont besoin de disposer d’un niveau solide pour réussir en IUT ou à l’université, poursuite d’étude encouragée.
 

Les séries technologiques méritent d’être soutenues pour les réussites qu’elles génèrent. Il est essentiel d’agir à l’heure où les mesures pour pallier les erreurs dans la conception de la réforme du lycée général et technologique sont de mise.


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Après plusieurs demandes le collectif Rased, dont le SE-Unsa est partie prenante, a enfin été reçu au ministère.
L’objectif était de faire remonter un grand nombre d’inquiétudes et de questions des enseignants spécialisés et des psyEN dans un moment tout à fait opportun.
Les missions des Rased sont en accord parfait avec deux des trois priorités présentées par le ministre de l’Éducation nationale lors de ses vœux pour la nouvelle année, à savoir : le bien-être des élèves à l’école et la réduction des inégalités.
 
Le collectif a donc détaillé les constats suivants :

  • un fonctionnement et des missions souvent dévoyées par des interprétations “libres” de la circulaire de 2014 ;
  • une dégradation de l’accompagnement des élèves en difficulté ;
  • un manque criant de personnels formés et spécialisés.
 
Le collectif a ensuite fait part de ses revendications et propositions :

  • faire confiance aux professionnels des Rased pour adapter leurs pratiques aux besoins de l’école inclusive : par les aides directes auprès des élèves, les aides indirectes auprès des équipes, le travail de lien avec les familles
  • donner aux personnels des Rased les moyens de travailler :
        • en recréant un nombre important de postes,
        • en augmentant le nombre de places au concours de recrutement des psyEN,
        • en garantissant les missions et le cadre de fonctionnement des Rased,
        • en permettant aux Rased d’être complet avec les 3 composantes (ADP, ADR et psyEN),
        • en révisant la formation CAPPEI.
 
Sans surprise, même si nous avions des interlocuteurs connaissant assez bien les Rased, aucune réponse concrète ne nous a été donnée. Il nous a été assuré que les problèmes d’interprétations de la circulaire de mission et l’insuffisance des stages MIN seraient regardés de près. Mais aucune création de poste ni relance des départs en formation n’est à l’ordre du jour. Nous avons argumenté, expliqué, insisté sans grand résultat si ce n’est la proposition d’une nouvelle rencontre à prévoir dans quelques mois.

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Le démantèlement des Rased fait partie des éléments qui ont dégradé fortement l’accueil de tous les élèves. Le SE-Unsa le réaffirme et demande enfin un passage aux actes…

Les élèves en grande difficulté scolaire, sans prise en charge suffisante, glissent vers des difficultés plus durables dont la perte de motivation, l’absentéisme et les comportements perturbateurs. L’absence de prévention et de prise en charge précoce interroge aussi un certain nombre de situations enkystées qui finissent par relever du champ du handicap.
 
Comment dans ces conditions le ministère peut-il prétendre vouloir une école du bien-être et plus égalitaire alors que les élèves fragiles sont abandonnés et leurs enseignants laissés seuls devant des difficultés impossibles à gérer en classe entière ? 
 
Le SE-Unsa demande :

  • une école maternelle bienveillante, sans pression, attentive aux besoins de chaque enfant, avec des enseignants formés et des Rased complets et en nombre suffisant pour un accompagnement de qualité et non stéréotypé des élèves en fragilité ;

  • une aide individualisée assurée par une équipe complète d’enseignants du Rased dans toutes les écoles ;

  • au collège, et sans se substituer aux Segpa la création d’une mission de référent élèves à besoins éducatifs particuliers (Ébep) au sens large et non seulement resserré autour des élèves en situation de handicap ;

  • l’appui d’un réseau, tel que le Rased, doit être créé pour le second degré ;

  • la relance de la formation et du recrutement d’enseignants spécialisés en Rased, notamment de des collègues chargés de l’aide relationnelle (ex-maîtres G) ;

  • des Rased complets, composés d’enseignants spécialisés et de PsyEN EDA, qui doivent disposer des moyens et de frais de déplacement suffisants pour réaliser toutes leurs missions sur l’ensemble du territoire ;

  • un lien efficace entre les PsyEN EDA et les PsyEN EDO pour assurer une continuité de la prise en charge des élèves en difficulté tout au long de leur scolarité ;

  • une réelle attractivité des fonctions de PsyEN sous la forme d’une rémunération équivalente à celle des agrégés ;

  • la création de postes de psychologues dédiés aux remplacements longs et aux compléments de service des temps partiels.
 
Une École inclusive accueillante et bienveillante envers chacun, personnels Éducation nationale, élèves et familles, nécessite des moyens plus importants. Il est urgent de dépasser les belles paroles et de passer aux actes.

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