La théorie de l’auto-détermination (TAD) permet de mieux comprendre les mécanismes de la motivation des élèves. Comment un enseignant peut-il s’en emparer pour améliorer l’engagement dans les apprentissages ?

John Marshall Reeve, professeur de Psychologie de l’éducation à l’Université de l’lowa a montré que le niveau d’engagement et de motivation des élèves dépendait beaucoup du « style motivationnel » de l’enseignant, selon qu’il adoptait une attitude de contrôle ou si, au contraire, il accordait davantage de liberté aux élèves. Ce large éventail de postures peut être décliné dans les trois domaines de la TAD :
 
  • le soutien (ou pas) de l’autonomie
  • la structuration des cours qui permettront à l’élève de se sentir compétent (la « structure »)
  • la qualité des interactions au sein de la classe (l’implication interpersonnelle)

Dans la classe

Pour soutenir l’autonomie, l’éventail de la posture de l’enseignant se situe entre le contrôle (imposer des règles, des contraintes, des consignes, sans les expliciter) et une posture plus souple (construire avec les élèves des règles communes, leur donner des choix, expliciter la finalité des exercices, etc.).
Concernant le soutien du besoin de compétences, l’enseignant, dans son cours, peut osciller entre un style « chaotique » dans lequel les objectifs, l’organisation, les critères de réussite ne sont pas clairement explicités ou à l’inverse un cadre clair et explicite, des tâches différenciées et un guidage adapté.
Enfin, le placement et les déplacements de l’enseignant, son degré d’écoute, d’attention (y compris en dehors des temps de cours) et la façon de s’adresser aux élèves soutiendra, ou pas, le besoin de proximité sociale.

Des études ont montré que les enseignants qui adoptaient un style soutenant l’autonomie se sentaient plus épanouis et ressentaient moins d’épuisement professionnel que ceux qui se montraient plus contrôlants.

Bien choisir

Pourquoi alors ne pas adopter ce style ?
C’est que le choix d’un style est le fruit d’une alchimie complexe entre les attentes sociales et institutionnelles, les valeurs et les convictions personnelles de l’enseignant sur ce qui est à la fois possible et efficace. Ainsi, les jeunes collègues ont tendance à adopter un style contrôlant par peur de ne pas « maîtriser » la classe, alors que c’est justement ce contrôle qui empêche les élèves d’entrer dans les apprentissages.
Se sentir compétent, autonome et appartenir à une communauté éducative… La théorie de l’auto-détermination peut aussi s’appliquer aux enseignants !
 

Retrouvez l’article complet et des références pour aller plus loin sur notre blog @ecolededemain


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Aujourd’hui plus de 30 % des lycéens et lycéennes suivent un parcours de formation dans la voie professionnelle et préparent un CAP, un BEP ou un bac pro qui sont des diplômes nationaux. Transférer l’ensemble des compétences en matière de formation professionnelle initiale aux Régions revient à abandonner l’ambition d’une scolarisation commune pour tous les jeunes de 3 à 18 ans.

Ce serait développer des logiques strictement utilitaristes et à court terme en ne proposant que les formations répondant aux besoins immédiats des entreprises d’un territoire. Cela conduirait à accentuer les inégalités régionales et à offrir des formations ne permettant pas aux futur.es salarié.es en formation d’envisager un avenir professionnel au-delà du territoire où ils ont été scolarisés. 

Ce projet constitue un recul majeur de l’État et nous ne voulons pas d’une société où l’État se désengage de la formation de 30 % de sa jeunesse.
 
L’affirmation qu’il faudrait sortir l’enseignement professionnel scolaire (lycées pro) des champs de compétences ministérielles : Éducation nationale (LP), Agriculture (LPA) et en charge de la mer (Lycées maritimes) a été martelée à plusieurs reprises par certains candidats dans la campagne électorale et le débat public.

Pourtant, la mise en œuvre de la carte des formations professionnelles est déjà pour partie une compétence régionale. Il s’agirait donc maintenant pour ces candidats de passer à une étape supplémentaire, en transférant aux régions l’ensemble des compétences en matière de formation professionnelle initiale sous statut scolaire.

Ainsi, les personnels dont les enseignant.e.s des lycées professionnels seraient géré.e.s par les Régions. Un tel transfert constitue une attaque frontale de leur statut. Les régions pourraient alors être seules à construire et à mettre en œuvre les cartes régionales des formations et fusionner facilement les CFA et les lycées professionnels.  À terme, la formation professionnelle initiale sous statut scolaire pourrait disparaître au profit de l’apprentissage et les contenus de formation être définis localement.

Nos organisations syndicales  CGT éduc’action, CGT-Agri , Snalc, SE-Unsa, Snep-FSU, Snuep-FSU, Snetap-FSU, Sud éducation et Sud rural sont opposées à l’abandon de la formation professionnelle scolaire par les ministères de l’Éducation nationale, de l’Agriculture et des Affaires maritimes.

L’enseignement professionnel a su s’adapter aux évolutions de la société en développant son offre de formation et en élevant le niveau de qualification des jeunes (création du baccalauréat professionnel, développement des poursuites d’étude en BTS…).

Le projet d’une formation professionnelle gérée par les Régions est celui d’un service public d’éducation à deux vitesses. Nous rappelons notre attachement à l’égale dignité des trois voies du lycée (générale, technologique et professionnelle). La formation de l’ensemble des jeunes doit relever des prérogatives de l’État et des ministères chargés de l’Éducation.


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Environ 2 mineurs de moins de 15 ans meurent chaque jour en France sous les coups de leurs parents. Pour lutter contre ce dramatique phénomène, les violences doivent être mises en lumières et reconnues.

Chacun.e doit également jouer pleinement son rôle et agir lorsqu’il est témoin ou soupçonne des violences sur un enfant.
Le ministère des Familles, de l’Enfance et des Droits des Femmes à lancé un plan interministériel dans le but de sensibiliser largement le public à cette question.
 
Ce plan propose des actions visant à sensibiliser, responsabiliser et mobiliser chaque citoyen en matière de prévention et de repérage des violences.

  • Améliorer la connaissance et comprendre les mécanismes des violences
  • Sensibiliser et prévenir
  • Former pour mieux repérer
  • Accompagner les enfants victimes de violences

Pour le SE-Unsa, si l’Ecole est un des lieux privilégiés pour repérer les victimes de violences, il est essentiel que les enseignant et personnels d’éducation soient formés à la détection. Il est également indispensable que l’information sur les procédures à suivre soit claire et facilement accessible et qu’un accompagnement des équipes éducatives puisse être rapidement mis en place si besoin.

Ressources :

Eduscol : dossier Protection de l’enfance 

Logo Enfants en danger : dans le doute, agissez ! Allô enfance en danger 119

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Le froid, l’hiver, la fatigue… le congé maladie sera peut-être inévitable ! Mais à quelle rémunération pourrez-vous prétendre ?

Vous êtes AED / AESH de droit public

Vous êtes en service depuis moins de 4 mois, vous bénéficiez alors de prestations en espèces de l’assurance maladie. Depuis la mise en œuvre de la protection universelle maladie à compter du 1er janvier 2016, il n’est plus nécessaire de justifier d’une activité minimale pour obtenir l’ouverture du droit au remboursement des frais de santé. Seul l’exercice d’une activité professionnelle est pris en compte.
 
Après 4 mois de services, vous pouvez bénéficier jusqu’à 3 mois à plein traitement puis les 3 mois suivants à ½ traitement selon votre ancienneté (pour plus de renseignements, prendre contact avec votre équipe locale du SE-Unsa).
 
Vous avez cumulé plusieurs contrats : s’il n’y a pas d’interruption de plus de 4 mois entre les contrats, vos droits sont calculés sur l’ensemble des contrats. Par exemple, si votre dernier contrat s’arrêtait mi-mai et que vous avez repris le 1er septembre, vous pourrez bénéficier du plein traitement si vous avez plus de 4 mois d’ancienneté.
 
Mon enfant est malade, puis-je m’absenter ?
Oui, c’est possible pour votre enfant de moins de 16 ans (pas de limite d’âge si l’enfant est handicapé), sur présentation d’un certificat médical. Le nombre de jours accordés est variable selon votre situation personnelle et la quotité de service travaillée. Il peut aller jusqu’à 12 jours.
 

Vous êtes sous contrat CUI

La sécurité sociale vous indemnisera à partir du 4e jour seulement (3 jours de carence sur les contrats de droit privé). 
Vous pouvez bénéficier d’un congé pour enfant malade âgé de moins de 16 ans mais sans aucune rémunération. Le nombre de jours accordés est variable selon votre situation personnelle et la quotité de service travaillée. Il peut aller jusqu’à 12 jours.
 
Pour en savoir plus, contactez votre équipe locale du SE-Unsa !

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L’année scolaire qui débute devrait voir se concrétiser les  annonces de François Hollande, en mai dernier, à la Conférence Nationale du Handicap (pour rappel : transformation de 56 000 emplois de CUI en 32 000 AESH sur les 5 prochaines années).
 
Déjà, des agents auparavant en  CUI ou dont la fin de contrat est proche, se sont vu proposer la signature d’un CDD d’AESH, laissant entrevoir la possibilité d’un CDI après six années d’ancienneté.
 
Rappelons que jusqu’alors le nombre d’AESH en CUI dépassait largement le nombre d’AESH en CDD/CDI : illogique, surtout depuis la création du métier d’AESH en 2014.
Pour le SE-Unsa qui avait dénoncé cet état de fait (lire ici) ces premières transformations sont une bonne nouvelle.
 
Le gouvernement annonce donc qu’à l’horizon 2021, 50 000 AESH reconnus et formés exerceront dans les écoles et établissements du second degré.
La formation au Diplôme d’Accompagnant Éducatif et Social (AES) leur sera proposée à partir de cette rentrée, mais de manière très inégale sur le territoire, et souvent à un coût bien trop élevé.
 

Le SE-Unsa demande que des solutions soient trouvées rapidement, notamment en termes de financement et d’adaptation du temps de service : on ne peut pas demander à des personnels précaires de payer leur propre formation !


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Le SE-Unsa adresse un courrier à la directrice générale de l’enseignement scolaire pour demander que les professeurs des écoles qui le souhaitent puissent choisir de se former à l’animation d’ateliers de programmation informatique via les MOOC proposés par Class’Code sur leur temps d’animation pédagogique et non en plus.

En effet ces MOOC (Massive open online courses) soutenus par le ministère de l’Éducation nationale et de l’Enseignement supérieur et de la recherche, dans le cadre du Programme d’investissement d’avenir (PIA) semblent parfaitement adaptés aux besoins de formation des professeurs des écoles.

Les intitulés sont les suivants : 
– #1 Module fondamental : découvrez la programmation créative (oct 2016) 
– #2 Module thématique : manipulez l’information (oct 2016)
– #3 Module thématique : dirigez les robots (nov 2016)
– #4 Module thématique : connectez le réseau (fév 2017)
– #5 Module fondamental : le processus de création de A à Z (mai 2017)


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Tous les agents publics, titulaires ou non, recrutés sur le budget de l’État ou non, peuvent prétendre aux chèques-vacances.

Il était auparavant difficile pour les agents recrutés par un EPLE d’y avoir droit. L’arrêté du 22 décembre 2015 relatif à l’action sociale, redéfinit clairement les bénéficiaires et met donc fin à une inégalité de traitement. Le SE-Unsa se réjouit de cette remise à niveau.
 

Les chèques-vacances : qu’est-ce que c’est exactement ?

C’est une prestation instaurée en 1983 en partenariat avec l’ANCV(*), destinée à l’aide aux loisirs et aux vacances. Le chèque-vacances est un moyen de paiement qui permet de financer un large éventail d’activités culturelles et de loisirs.

Il est composé de deux parts : une participation de l’agent qui constitue son épargne et une participation de l’État, sous forme d’une bonification de cette épargne.

Le taux de bonification applicable à chaque agent est déterminé en fonction de son revenu fiscal de référence (RFR) et du nombre de parts fiscales du foyer.

Cette bonification est actualisée annuellement par circulaire du ministre chargé de la Fonction publique. Il existe plusieurs tranches de bonification : 25 %, 20 %, 15 % et 10 %.

Les agents handicapés en activité, remplissant les conditions d’attribution de la prestation, bénéficient d’une majoration de bonification accordée par le FIPHFP à hauteur de 30 %.

En ces temps de pouvoir d’achat contraint pour les agents de l’État et de surcroît pour les précaires, le chèque-vacances apparaît bien plus qu’un simple avantage social. Permettant de partir en vacances à moindre coût, il est gage de sécurité pour les bénéficiaires. Cerise sur le gâteau : le pouvoir d’achat supplémentaire que représentent les chèques-vacances est non imposable !

Le SE-Unsa continuera d’exiger la mise à niveau de toutes les prestations sociales ( ex-CESU garde d’enfants) pour tous les collègues, quel que soit leur contrat.

(*) Association nationale des chèques-vacances


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Les conditions de travail et d’emploi des CUI, CDD et CDD sous mission assistance handicap ne cessent de se dégrader : temps partiel subi, absence de formation, pas de visibilité sur l’avenir, temps de travail aléatoire, salaire en-dessous du seuil de pauvreté, multiplicité des interlocuteurs…
 
La diversité des contrats pour effectuer le même travail est un non-sens. Le statut d’AESH, crée en juin 2014, avait pour objectif de reconnaitre la professionnalité des accompagnants par une formation et un diplôme digne de ce nom. Plus d’un an après la réforme, les AESH se sentent seul-e-s, sans aucune nouvelle de ce diplôme et sans aucune formation.
Pour que l’avenir de ces personnels s’éclaircisse, le ministère de l’Éducation nationale doit prendre toutes ses responsabilités d’employeur.

Stop à la diversité des contrats, stop au temps partiel subi, stop au recours aux contrats aidés ultra précaires.

Pour que la formation et le diplôme voient le jour rapidement
Pour des contrats de droit public uniquement
Pour un salaire décent
Pour une professionnalité reconnue

Je signe la pétition du SE-Unsa


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Le ministère de l’Éducation nationale vient de mettre en ligne une vidéo pour accompagner la première journée nationale « Non au harcèlement » le jeudi 5 novembre.

Si la démarche est utile et nécessaire (700 000 élèves, de l’école au lycée, sont victimes de harcèlement chaque année), l’émoi suscité par cette diffusion nécessite un décryptage.

Oui, cette vidéo présente une enseignante de primaire très caricaturale. Oui, elle est pour le moins maladroite dans un contexte de défiance des enseignants vis-à-vis de leur ministre et alors que cette vidéo va être diffusée au cinéma et à la télévision. L’histoire ne dit pas si des enseignants ont été associés à sa réalisation. En leur présence, la représentation de l’enseignante aurait sans doute été plus nuancée : elle n’aurait pas crié, elle n’aurait pas tourné en permanence le dos à la classe …

Mais plutôt que de sommer la ministre de la retirer, ne peut-on pas regarder cette vidéo en se mettant à la place du public à qui elle est destinée, c’est-à-dire les élèves ?

On verra alors que la situation décrite est symbolique et qu’elle essaie de décrire ce que peuvent percevoir des enfants, en situation de harcelé comme de harceleur.

Ainsi, le choix d’un enfant aux cheveux roux est emblématique. Les personnes à la chevelure rousse sont souvent sujettes à des moqueries (« poil de carotte », « carotte » pour les plus gentilles). C’est donc le modèle archétypal de l’élève victime de harcèlement.

L’élève harcelé est bombardé de projectiles qui restent collés à lui, en classe lorsque la maîtresse se retourne ou lorsqu’il sort dans le couloir, comme s’il portait les stigmates de son agression. Et la maîtresse ne le verrait pas ? Cette situation n’est donc pas réaliste.

Il convient de considérer la maîtresse telle qu’elle pourrait être perçue par un élève qui souffre de ne pas voir son calvaire reconnu. Nous savons tous qu’il est difficile pour un élève de venir se confier. Comme il est difficile pour un enseignant de discerner les raisons qui se cachent derrière le silence, l’abattement, le refus d’implication scolaire, ce qui est parfois source de mauvaise conscience. Qui peut en effet affirmer qu’il a immédiatement perçu et solutionné une situation de harcèlement ?

En sortant de la classe, ce n’est pas la maîtresse qui prend en charge l’élève harcelé, mais une copine de classe. L’idée est de faire comprendre aux élèves qu’ils ont un rôle essentiel à jouer dans le refus des situations de harcèlement et d’exclusion.

Alors oui, cette vidéo dérange, mais elle cherche avant tout à susciter le débat. N’est-ce pas justement une chose que nous avons du mal à faire dans nos classes ? N’est-ce pas justement pour cela que cette pratique a été remise à l’ordre du jour en EMC ?

Si cette vidéo peut être utile pour débattre en classe, il est particulièrement malvenu d’en faire l’unique outil de lancement d’une campagne nationale.

Retrouvez la vidéo, ainsi qu’un certain nombre de ressources pédagogiques sur le site ministériel :
https://www.education.gouv.fr/non-au-harcelement/autres-outils-de-sensibilisation-325502

 

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Une tribune, signée par plus de quarante personnalités, vient d’être publiée dans Le Monde du lundi 18 mai 2015 : Le collège actuel n’est ni unique, ni juste et encore moins efficace.

>> Lire la tribune ici


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