Attendues depuis bien longtemps, le ministère nous livre au fur et à mesure les éléments essentiels qui permettront aux candidats de choisir quel concours prioriser.

La répartition des postes entre les concours

Le ministère prévoit :

  • Pour le concours de recrutement des professeurs des écoles : environ 11 600 postes ouverts
          • 6 600 pour les concours externes bac+5, internes et 3e voie
          • 5 000 pour le concours externe bac+3
  • Pour les concours 2d degré : environ 16 700 postes ouverts
          • 8 700 pour les concours externes bac+5, internes et 3e voie
          • 8 000 pour les concours externes bac+3

Les modalités d’affectations

Le ministère commence à répondre aux questions d’affectation. Il prévoit que :

  • Pour les concours bac+5, internes, 3e voie, agrégation et PsyEN il n’y aura aucun changement.
    Pour les lauréats du CRPE, affectation sur un département en fonction du rang de concours, des vœux formulés et des modalités de stage.
    Dans les concours du 2d degré et PsyEN, modalités d’affectations au barème prenant en compte le classement au concours, les expériences d’enseignement et des bonifications en fonction de la situation personnelle.

  • Pour les concours bac+3 du CRPE : affectation en fonction du classement au concours et des vœux formulés.

  • Pour les concours bac+3 du 2d degré : affectation en fonction du classement au concours et des vœux formulés. Un maintien en académie est prévu pour les candidats ayant eu des expériences de contractuel enseignant, CPE ou PsyEN.

    Attention : les détenteurs d’un master seront affectés avec le barème des concours bac+5, mais après les lauréats des concours bac+5.

Les modalités de stage

  • Pour les concours bac+5, internes, et 3e voie, agrégation et PsyEN aucun changement. Il y aura des stagiaires à temps plein ou à mi-temps en fonction du professionnel et universitaire.

  • Pour les concours bac+3 : les lauréats seront nommés en fonction de leur parcours et de leur situation (soit élève fonctionnaire en master 1, soit fonctionnaire stagiaire à mi-temps en Master 2 ou en diplôme inter-universitaire).

    Attention :
    les lauréats détenteurs d’un master Meef seront nommés fonctionnaires stagiaires avec un stage à temps plein et 10 à 20 jours de crédit de formation.

L’avis du SE-Unsa

Le nombre de postes aux concours et leur répartition arrivent enfin mais se sont trop fait attendre. Pour le SE-Unsa, ces informations auraient dues être communiquées en amont de l’ouverture des inscriptions aux concours.

Le SE-Unsa dénonce les nouvelles modalités d’affectation des lauréats de concours. Nous avons porté la prise en compte de la situation personnelle et familiale, et notamment le maintien du barème dans le second degré pour l’affectation des lauréats bac+3. Nous avons également dénoncé les modalités d’affectation des lauréats d’un concours bac+3 titulaires d’un master affectés après les lauréats du concours bac+5.

Nous demandons également que la cartographie des formations soit portée à la connaissance des candidats au plus vite. Le SE-Unsa revendique un maillage dense de la carte des formations afin qu’elles soient le plus en proximité.


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Une rentrée au goût amer

Cette rentrée le rappelle cruellement : notre métier devient chaque année plus complexe.
Encore une rentrée sans ministre puis un nouveau, encore des nouveautés à mettre en œuvre par simple envoi de PDF, encore des incertitudes sur ce qui va vraiment s’appliquer ou non.
Et surtout, un nouveau drame : la disparition le jour de la rentrée de Caroline Grandjean, directrice d’école, victime de lesbophobie sur son lieu de travail. C’est une alerte majeure de plus sur la nécessité de protéger celles et ceux qui font vivre l’École, de leur donner les moyens et le temps pour travailler sereinement.

Les relations avec les familles

Les relations avec les familles sont au cœur de ces difficultés : conflits à gérer, malentendus à désamorcer, explications à répéter… tout cela prend un temps considérable.
La circulaire de rentrée parle de parentalité à l’école mais, sur le terrain, c’est bien du temps de décharge supplémentaire, un accompagnement de l’employeur et une vraie formation qu’il faut pour assumer cette mission sans y laisser sa santé.

Pour ces raisons, le SE-Unsa lance son enquête nationale sur les relations école-familles, en partenariat avec Georges Fotinos.

Objectif : mesurer précisément la réalité de 2025, identifier les leviers pour améliorer le climat scolaire, et revendiquer des moyens concrets pour les équipes et les directions.

Quelques minutes suffisent pour faire entendre votre voix. Plus nous serons nombreux, plus nous aurons de poids pour obtenir des réponses qui changent vraiment le quotidien de nos conditions de travail.

Chaque réponse compte. La vôtre surtout.


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Alors que la réforme de la formation initiale des enseignants et CPE se prépare, le réseau des INSPE de Bretagne s’apprête à être profondément réorganisé. Selon les orientations envisagées, seules trois INSPE (Rennes, Saint-Brieuc et Brest) sur six actuellement présents sur le territoire, accueilleraient les nouvelles licences “professorat des écoles” (LPE).

Problème : le Morbihan se retrouverait sans offre publique de formation. Dans le même temps, l’Université catholique de l’Ouest (UCO) pourrait proposer cette licence… créant ainsi une situation inédite : dans ce département, seul un établissement privé confessionnel formerait les futurs professeurs des écoles.

Pour le SE-Unsa, c’est un signal d’alarme : alors que la crise du recrutement s’aggrave et que la réforme doit justement renforcer l’attractivité du métier, les étudiants morbihannais se verraient écartés d’une formation publique et laïque, faute de moyens ou par refus d’intégrer une structure confessionnelle.

Au-delà de la question sociale, c’est un principe républicain fondamental qui est en jeu. Peut-on accepter que des enseignants destinés à exercer dans l’École publique soient formés dans un établissement soumis à ses propres logiques prosélyte, économique et éthique ?

Le SE-Unsa rappelle que la formation des futurs enseignants relève pleinement de la mission de l’État, garant de l’éducation publique et laïque.

Le SE-Unsa demande donc l’ouverture d’une licence « professorat des écoles » publique dans chaque département breton, afin de garantir l’égalité des droits entre étudiants et l’universalité de la formation des professeurs des écoles.

Paris, le 15 octobre 2025

Élisabeth Allain-Moreno
Secrétaire générale

Attachée de presse
Venantia Petillault
06 26 53 17 84
 
 

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Visuel Mon argent et moi 2025-2026

Que l’on soit AESH, AED, enseignants, CPE ou PsyEN, fonctionnaires ou contractuels, tout le monde a intérêt à vérifier sa fiche de paie pour s’assurer qu’il n’y a eu aucune erreur ou oubli.

Changements impactant la rémunération

Bien comprendre et vérifier sa fiche de paie est particulièrement important quand on connaît des changements dans sa situation personnelle et/ou professionnelle qui impactent la rémunération, notamment les indemnités et primes.

Il peut s’agir :

  • de l’arrivée d’un enfant (impact sur le SFT – supplément familial de traitement)
  • d’une promotion (ex : changement d’échelon, passage à la hors-classe)
  • d’une nouvelle affectation (ex : en REP/REP+)
  • de nouvelles missions (ex : directeur, prof. principal, référent AESH).

>> Pour aider à décrypter sa fiche de paie, le SE-Unsa met à disposition de ses adhérents une fiche Ma rémunération sur leur espace adhérent.

La ventilation de service

Pour les enseignants du 2d degré, il est aussi indispensable de vérifier sa ventilation de service (VS) car c’est ce document qui sert de base au calcul de la rémunération par l’administration (heures supplémentaires, certaines indemnités pour missions particulières). C’est aussi le Vs qui détermine les allègements et pondérations éventuels.

Pour toute question, n’hésite pas à contacter ton équipe locale du SE-Unsa.


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Deux ans ont passé depuis que Dominique Bernard a été assassiné à Arras, pour ce qu’il incarnait, pour ce qu’il était : un professeur, un homme de culture, un républicain convaincu que le savoir, la culture et la raison émancipent autant qu’elles protègent.  Comme Samuel Paty avant lui, il a payé de sa vie cette mission : faire vivre la liberté, transmettre les valeurs de la République, former des esprits libres et éclairés.


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Depuis le 1er septembre 2023, chaque année d’exercice en tant que directeur ou directrice d’école permet de bénéficier de 3 mois de bonification d’ancienneté afin de réduire la durée passée dans l’échelon pour accéder à l’échelon suivant.

Cette bonification concerne les directeurs et directrices à titre définitif, faisant fonction, intérim de direction, chargés d’école. Il faut être nommé ou assurer les fonctions de direction pendant un an de service continu.

Comment cette bonification d’ancienneté s’applique-t-elle ?

La bonification d’ancienneté n’avance pas la date à laquelle est traité le prochain changement d’échelon. Celui-ci est étudié de façon ordinaire (sans s’occuper des bonifications d’ancienneté) dans le cadre de la campagne annuelle d’avancement. C’est seulement quand le changement d’échelon est validé que la bonification d’ancienneté est appliquée, avec un effet rétroactif sur la date de passage d’échelon.
 
Exemple : je dois passer au 9e échelon le 1er septembre 2025. Mon avancement sera étudié l’année scolaire 2025-2026. Comme je bénéficie de 6 mois de bonification d’ancienneté (2 années de direction), mon passage d’échelon sera acté de manière rétroactive au 1er mars 2025 avec rattrapage de rémunération.
 
Si vous devez changer d’échelon au cours de cette année, soyez vigilant lorsque vous recevrez votre arrêté de changement d’échelon et vérifiez que cela a bien été pris en compte.
 
Cette bonification d’ancienneté ne s’applique pas aux changements de grade (hors classe, classe exceptionnelle) ni aux passages de chevron à l’intérieur du 5e échelon de la classe exceptionnelle.

Vigilance en cas de départ à la retraite

Pour bénéficier de la prise en compte de son dernier indice pour le calcul de la retraite, il est nécessaire de l’avoir perçu pendant au moins 6 mois. Une bonification d’ancienneté peut permettre de remplir la condition des 6 mois.
Il faut cependant être en activité à la date de changement d’échelon réglementaire. 
Il convient donc d’être attentif, de bien réfléchir à sa date de départ pour ne pas faire d’erreur et que ce soit pris en compte dans le calcul de la pension.

>> Pour davantage d’infos et être accompagné : je contacte l’équipe SE-Unsa de mon territoire


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Tout ce que vous voulez savoir sur le Baromètre des retraités sans avoir osé le demander ! Dans cette infolettre, nous répondons à quelques questions que vous pouvez vous poser sur notre enquête. Nous vous invitons à la renseigner, si vous ne l’avez pas encore fait, et mieux encore, à la faire connaître autour de vous. Plus nous serons nombreux à avoir répondu, mieux notre voix portera…


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Depuis le 1er mars 2025, les modalités de maintien de la rémunération en cas de congé maladie pour les agents de l’État ont été profondément modifiées. Désormais, la rémunération n’est maintenue qu’à hauteur de 90 % à compter du deuxième jour d’un congé maladie ordinaire (le premier jour restant retenu au titre du jour de carence), et ce, pendant les trois premiers mois d’arrêt.

Cette mesure est injuste et inacceptable : elle revient à faire des économies sur le dos des agents, comme si tomber malade relevait d’un choix personnel. En décidant de faire porter le coût de la maladie sur les personnels, l’exécutif renforce un sentiment d’injustice et de mépris envers les agents publics.

Pire encore : le gouvernement a été incapable d’appliquer sa propre réforme dans les délais. Résultat : ce n’est qu’à partir des payes de novembre 2025 et janvier 2026 que les agents vont subir des rappels de trop-perçus pour toute la période écoulée depuis mars.
Autrement dit, les services des finances publiques auront mis plus de six mois pour adapter leur système informatique !
Le ministère a d’ailleurs demandé « de préserver autant que possible la paye du mois de décembre » pour les agents concernés — une bien maigre consolation.

Pour le SE-Unsa, il est déplorable que les personnels aient à subir les conséquences de l’incapacité du ministère des Finances à adapter ses outils. Cette situation va pénaliser injustement des agents déjà fragilisés par la maladie et pourrait les mettre en difficulté financière, d’autant que les sommes récupérées peuvent atteindre des montants conséquents.

Le SE-Unsa continuera à agir sans relâche pour obtenir l’abrogation de cette mesure profondément inique.


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Dans cette infolettre, notre Baromètre UNSA Retraités monte en charge, n’oubliez pas de répondre à l’enquête.
Mais, aussi l’urgence d’un changement de cap, le point sur le dossier des chèques vacances des anciens agents de l’État, l’enquête du Haut Conseil de l’Âge sur la participation des seniors à la vie économique et sociale.
Nous faisons enfin un retour sur l’histoire de la Sécurité sociale à l’occasion de ses quatre-vingts ans.


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Le Forum de la maternelle a vu le jour au printemps 2018. Ce collectif de mouvements pédagogiques, syndicats, associations, avait organisé un « forum maternelle” en réaction aux Assises ministérielles sur l’École maternelle initiées par le ministre Blanquer. Ce collectif avait été réactivé une première fois en 2023 à l’annonce du “plan maternelle” – avec la publication d’une tribune dans Le Monde, puis cette année 2025, suite, notamment, à la publication des nouveaux programmes de cycle 1 en français et en maths.

Devant la libéralisation des politiques publiques et la mise au pas des enseignant·es, nos associations et organisations AGEEM – CEMEA – CRAP Cahiers pédagogiques – FSU-SNUipp – GFEN – ICEM – SE-Unsa proposent un nouveau forum « Une école maternelle pour faire réussir l’ensemble des élèves » le samedi 22 novembre 2025 de 9h à 17h à Créteil – Maison des syndicats.

Les objectifs de ce forum sont de montrer la professionnalité des acteurs et actrices de cette école première, comprendre la construction des inégalités scolaires et échanger sur les pratiques et valeurs qui permettent de défendre et démocratiser une école maternelle émancipatrice.

La journée se déroulera en plusieurs temps :         

  • une conférence avec deux chercheuses, Fabienne Montmasson-Michel (univ. Poitiers) et Aurélie Simon (univ. Genève) : “À l’école maternelle, comment faire pour que les inégalités sociales ne deviennent pas des inégalités scolaires ?”
  • des ateliers animés par nos différents mouvements et organisations : 7 ateliers le matin pour rappeler que “Tous les savoirs sont fondamentaux”, puis 7 autres l’après-midi autour de l’idée que “Toutes les pratiques ne se valent pas”.
  • une table ronde pour des regards croisés sur “L’évaluation au service des apprentissages”, avec Margot Rémeau (univ. Paris Cité), Olivier Ivanoff, rédacteur en chef adjoint de la revue VEN des CEMEA et Anne-Laure Pichon, directrice d’école maternelle.


Ce forum est ouvert à toute personne intéressée par la petite enfance, l’école, le périscolaire ; dans les collectivités et institutions concernées, la formation, la recherche ; les personnels de l’Éducation nationale, les parents, les élu·es…

À rebours des réformes en cours, l’école maternelle que nous voulons est un lieu d’apprentissages émancipateurs et de socialisation. Elle œuvre à former des enfants désireux et désireuses d’apprendre pour comprendre et agir sur et dans le monde.

AGEEM – CEMEA – CRAP Cahiers pédagogiques – FSU-SNUipp – GFEN – ICEM – SE-Unsa


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