L’évaluation se fait lors de trois rendez-vous de carrière (6e, 8e et 9eéchelons) dont les conclusions impacteront l’avancement des échelons 7 et 9 ainsi que l’accès à la hors-classe. Ils doivent être des moments d’échange sur les compétences acquises, sur la formation et sur les perspectives d’évolution professionnelle.

Le rendez-vous concerne les collègues éligibles à un avancement accéléré d’un an pour passer aux 7e et 9e échelons ainsi qu’à l’accès à la hors-classe l’année scolaire suivante.

Sont ainsi concernés ceux qui :

  • ont entre 12 et 24 mois d’ancienneté dans l’échelon 6 (donc promus à l’échelon 6 entre le 1er septembre et le 31 août de l’année scolaire précédente)
  • ont entre 18 et 30 mois d’ancienneté dans l’échelon 8 (donc promus à l’échelon 8 entre le 1er mars N-1 et le 28 février de l’année scolaire précédente)
  • ont entre 12 et 24 mois d’ancienneté dans l’échelon 9 (donc promus à l’échelon 9 entre le 1er septembre et le 31 août de l’année scolaire précédente)

>> Plus d’informations : Suis-je éligible à un rendez-vous de carrière ?

Année
N-1

  • Au mois de juin, les agents sont individuellement informés
    de la programmation  d’un rendez-vous de carrière au cours
    de l’année scolaire à venir.

Année
N

  • Au plus tard 15 jours avant la date de l’inspection, le calendrier
    précis du rendez-vous de carrière est communiqué à l’agent
    par les évaluateurs compétents dans l’application SIAE (système
    d’information d’aide à l’évaluation) sur I-prof.

Le délai entre les entretiens des deux évaluateurs n’excède
pas six semaines.

  • Le rendez-vous de carrière proprement dit : une inspection par un
    inspecteur suivie d’un entretien avec le chef
    d’établissement.
  • Après le rendez-vous, l’agent est informé par notification
    dans SIAE et dans sa messagerie professionnelle et I-Prof
    de la mise à disposition du compte-rendu et des appréciations
    de l’inspecteur et du chef d’établissement.
  • L’agent a alors 15 jours après réception du compte-rendu
    pour formuler d’éventuelles observations.

Année
N+1

  • L’appréciation de la valeur professionnelle, arrêtée par le
    recteur, est notifiée au personnel
    dans les deux premières
    semaines de l’année scolaire suivant
    celle au cours de laquelle
    a eu lieu l’évaluation.
  • Des recours sont possibles dans les 30 jours suivant la notification
    de l’appréciation finale.

Le ministère met à disposition des enseignants un document de référence de l’entretien, document d’aide à la préparation du rendez-vous de carrière. L’entretien permettra d’échanger sur les différentes parties contenues dans ce document inséré en annexe du Guide du rendez-vous de carrière.

Pour vous préparer, vous avez la possibilité de le renseigner mais il n’est pas obligatoire. Vous pouvez aussi, si vous le souhaitez, l’envoyer à votre inspecteur ou chef d’établissement en amont du rendez-vous de carrière ou le leur remettre lors de l’entretien.

>> Télécharger le document de référence de l’entretien

Le rendez-vous de carrière des certifiés/PLP/PEPS s’organise autour d’une inspection en classe suivie d’un entretien professionnel avec l’inspecteur et d’un entretien avec le chef d’établissement.

Attention : les modalités du rendez-vous de carrière des enseignants du second degré détachés, en poste dans le supérieur ou mis à disposition sont différentes.

>> En savoir plus : Mon rendez-vous de carrière : agents détachés ou mis à disposition.

Les évaluateurs complètent par la suite le compte-rendu qui définit des niveaux d’expertise (Excellent, Très satisfaisant, Satisfaisant, À consolider) pour chacun des items de la grille d’évaluation ainsi que l’appréciation générale de chacun. Les items communs ainsi que l’appréciation générale portée par chacun des évaluateurs font l’objet d’un échange préalable entre eux.

Un espace est réservé aux éventuelles observations de l’agent.

La grille d’évaluation

Elle s’appuie sur le référentiel de compétences professionnelles des métiers du professorat et de l’éducation de 2013

Les enseignants du second degré sont évalués sur une grille spécifique à leur corps (grille n° 1).

>> Vous pouvez retrouver les différentes grilles d’évaluation dans le Guide du rendez-vous de carrière.

L’appréciation générale des évaluateurs

Le compte-rendu du rendez-vous de carrière comporte également une partie réservée à l’appréciation générale de chacun des évaluateurs.

Les observations de l’agent

Après avoir reçu un message dans I-Prof vous informant que vous pouvez prendre connaissance du compte-rendu de votre rendez-vous de carrière dans SIAE, vous bénéficiez d’un délai de 2 semaines pour formuler des observations éventuelles.

Pour rester acteur de son évaluation, le SE-Unsa vous invite à utiliser l’espace d’observation réservé à l’agent à la fin du compte-rendu pour exprimer d’éventuelles remarques.

Le recteur doit arrêter l’appréciation finale de la valeur professionnelle de l’agent en fonction du compte-rendu du rendez-vous de carrière complété par l’inspecteur et du chef d’établissement.

Elle est notifiée à l’agent dans les deux semaines après la rentrée scolaire suivante. Cette notification est le point de départ des voies de recours.

Les enjeux des rendez-vous de carrière et de l’appréciation finale

L’appréciation finale comporte 4 niveaux : Excellent, Très satisfaisant, Satisfaisant, À consolider.

Elle va avoir un impact sur votre avancement de carrière et par conséquent sur votre rémunération.

Celle des 2 premiers rendez-vous de carrière sera déterminante dans l’avancement aux 7e et 9e échelons en permettant à 30 % des enseignant·es de bénéficier d’une accélération de carrière d’un an.

L’appréciation finale du 3e rendez-vous de carrière est, quant à elle, prise en compte dans le barème d’accès à la hors-classe en permettant de passer plus ou moins vite à ce grade.

La contestation de son appréciation finale est une démarche en 2 temps.

1 – Recours gracieux
Vous pouvez faire une demande de recours gracieux pour contester l’appréciation finale dans les 30 jours suivant la notification de celle-ci.
Le recteur dispose d’un délai de 30 jours pour réviser l’appréciation. Si vous ne recevez pas de réponse, cela équivaut à un refus.

2 – Saisine de la CAPA
En cas de refus ou d’absence de réponse, vous avez un délai de 30 jours pour faire une saisine de la CAPA auprès du recteur.
La CAPA se réunira pour étudier les cas de recours en présence des organisations syndicales.

Enseignants en activité en métropole ou DOM

Certifiés, PLP, PEPS

CAPA 2D de l’académie d’exercice

Lorsque l’agent a été dans l’impossibilité de bénéficier d’un rendez-vous de carrière durant la période prévue à cet effet (congé maternité, congé maladie…), il bénéficie, s’il est en fonction le 1er septembre, d’un rendez-vous au cours de ce mois. L’appréciation finale lui est notifiée au plus tard le 15 octobre. Il disposera d’un délai de prévenance de quinze jours calendaires et d’un délai équivalent d’observations.

Si malgré ce dispositif, le rendez-vous de carrière n’a toujours pas pu se faire, l’agent reste promouvable. Une appréciation lui sera attribuée sur la base de son dossier et sa situation sera examinée dans le cadre de la campagne d’avancement ou de promotion de grade correspondante.

Le SE-Unsa accompagne les collègues de la préparation de leur rendez-vous de carrière aux recours : contactez votre équipe locale du SE-Unsa.


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L’évaluation se fait lors de trois rendez-vous de carrière (6e, 8e et 9eéchelons) dont les conclusions impacteront l’avancement des échelons 7 et 9 ainsi que l’accès à la hors-classe. Ils doivent être des moments d’échange sur les compétences acquises, sur la formation et sur les perspectives d’évolution professionnelle.

Le rendez-vous concerne les collègues éligibles à un avancement accéléré d’un an pour passer aux 7e et 9e échelons ainsi qu’à l’accès à la hors-classe l’année scolaire suivante.

Sont ainsi concernés ceux qui :

  • ont entre 12 et 24 mois d’ancienneté dans l’échelon 6 (donc promus à l’échelon 6 entre le 1er septembre et le 31 août de l’année scolaire précédente)
  • ont entre 18 et 30 mois d’ancienneté dans l’échelon 8 (donc promus à l’échelon 8 entre le 1er mars N-1 et le 28 février de l’année scolaire précédente)
  • ont entre 12 et 24 mois d’ancienneté dans l’échelon 9 (donc promus à l’échelon 9 entre le 1er septembre et le 31 août de l’année scolaire précédente)

>> Plus d’informations : Suis-je éligible à un rendez-vous de carrière ?

Année
N-1

  • Au mois de juin, les agents sont individuellement informés
    de la programmation  d’un rendez-vous de carrière au cours
    de l’année scolaire à venir.

Année
N

  • Au plus tard 15 jours avant la date de l’inspection, le calendrier
    précis du rendez-vous de carrière est communiqué à l’agent
    par l'IEN dans l’application SIAE (système d’information d’aide
    à l’évaluation) sur I-prof.
  • Le rendez-vous de carrière proprement dit dont les modalités
    peuvent dépendre de la fonction et du lieu d’exercice.
  • Après le rendez-vous, l’agent est informé par notification
    dans SIAE et dans sa messagerie professionnelle et I-Prof
    de la mise à disposition du compte-rendu et des appréciations
    de l’IEN.
  • L’agent a alors 15 jours après réception du compte-rendu
    pour formuler d’éventuelles observations.

Année
N+1

  • L’appréciation de la valeur professionnelle, arrêtée par le Dasen,
    est notifiée au personnel
    dans les deux premières semaines
    de l’année scolaire suivant
    celle au cours de laquelle a eu lieu
    l’évaluation.
  • Des recours sont possibles dans les 30 jours suivant la notification
    de l’appréciation finale.

Le ministère met à disposition des enseignants un document de référence de l’entretien, document d’aide à la préparation du rendez-vous de carrière. L’entretien permettra d’échanger sur les différentes parties contenues dans ce document inséré en annexe du Guide du rendez-vous de carrière.

Pour vous préparer, vous avez la possibilité de le renseigner mais il n’est pas obligatoire. Vous pouvez aussi, si vous le souhaitez, l’envoyer à votre IEN en amont du rendez-vous de carrière ou le lui remettre lors de l’entretien.

>> Télécharger le document de référence de l’entretien

Le rendez-vous de carrière des PE s’organise autour d’une inspection en classe suivie d’un entretien professionnel avec l’inspecteur.

Les directeurs totalement déchargés n’ont qu’un entretien avec l’IEN.

Il complète par la suite le compte-rendu qui définit des niveaux d’expertise pour chacun des items (Excellent, Très satisfaisant, Satisfaisant, À consolider) ainsi que l’appréciation générale.

Attention : les modalités du rendez-vous de carrière des enseignants du 1er degré détachés, en poste dans le supérieur ou mis à disposition sont différentes.

>> En savoir plus : Mon rendez-vous de carrière : agents détachés ou mis à disposition.

L’évaluateur complète par la suite le compte-rendu qui définit des niveaux d’expertise (Excellent, Très satisfaisant, Satisfaisant, À consolider) pour chacun des items de la grille d’évaluation ainsi que l’appréciation générale.

Un espace est réservé aux éventuelles observations de l’agent.

La grille d’évaluation

Elle s’appuie sur le référentiel de compétences professionnelles des métiers du professorat et de l’éducation de 2013

Les professeur des écoles sont évalués sur une grille spécifique à leur corps (grille n° 1).

Les directeurs d’école totalement déchargés sont évalués sur la grille 5B.

>> Vous pouvez retrouver les différentes grilles d’évaluation dans le Guide du rendez-vous de carrière.

L’appréciation générale des évaluateurs

Le compte-rendu du rendez-vous de carrière comporte également une partie réservée à l’appréciation générale de chacun des évaluateurs.

Les observations de l’agent

Après avoir reçu un message dans I-Prof vous informant que vous pouvez prendre connaissance du compte-rendu de votre rendez-vous de carrière dans SIAE, vous bénéficiez d’un délai de 2 semaines pour formuler des observations éventuelles.

Pour rester acteur de son évaluation, le SE-Unsa vous invite à utiliser l’espace d’observation réservé à l’agent à la fin du compte-rendu pour exprimer d’éventuelles remarques.

Le Dasen doit arrêter l’appréciation finale de la valeur professionnelle de l’agent en fonction du compte-rendu du rendez-vous de carrière complété par l’IEN.

Elle est notifiée à l’agent dans les deux semaines après la rentrée scolaire suivante. Cette notification est le point de départ des voies de recours.

Les enjeux des rendez-vous de carrière et de l’appréciation finale

L’appréciation finale comporte 4 niveaux : Excellent, Très satisfaisant, Satisfaisant, À consolider.

Elle va avoir un impact sur votre avancement de carrière et par conséquent sur votre rémunération.

Celle des 2 premiers rendez-vous de carrière sera déterminante dans l’avancement aux 7e et 9e échelons en permettant à 30 % des enseignant·es de bénéficier d’une accélération de carrière d’un an.

L’appréciation finale du 3e rendez-vous de carrière est, quant à elle, prise en compte dans le barème d’accès à la hors-classe en permettant de passer plus ou moins vite à ce grade.

La contestation de son appréciation finale est une démarche en 2 temps.

1 – Recours gracieux
Vous pouvez faire une demande de recours gracieux pour contester l’appréciation finale dans les 30 jours suivant la notification de celle-ci.
Le Dasen dispose d’un délai de 30 jours pour réviser l’appréciation. Si vous ne recevez pas de réponse, cela équivaut à un refus.

2 – Saisine de la CAPD
En cas de refus ou d’absence de réponse, vous avez un délai de 30 jours pour faire une saisine de la CAPD auprès du Dasen.
La CAPD se réunira pour étudier les cas de recours en présence des organisations syndicales.

Enseignants en activité
en métropole ou Dom

Enseignants détachés
(hors de France ou autre ministère)

Enseignants
du 1er degré

CAP 1D
du département d’exercice

CAP 1D
du département d’origine

Lorsque l’agent a été dans l’impossibilité de bénéficier d’un rendez-vous de carrière durant la période prévue à cet effet (congé maternité, congé maladie…), il bénéficie, s’il est en fonction le 1er septembre, d’un rendez-vous au cours de ce mois. L’appréciation finale lui est notifiée au plus tard le 15 octobre. Il disposera d’un délai de prévenance de quinze jours calendaires et d’un délai équivalent d’observations.

Si malgré ce dispositif, le rendez-vous de carrière n’a toujours pas pu se faire, l’agent reste promouvable. Une appréciation lui sera attribuée sur la base de son dossier et sa situation sera examinée dans le cadre de la campagne d’avancement ou de promotion de grade correspondante.

Le SE-Unsa accompagne les collègues de la préparation de leur rendez-vous de carrière aux recours : contactez votre équipe locale du SE-Unsa.


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L’évaluation se fait lors de trois rendez-vous de carrière (6e, 8e et 9eéchelons) dont les conclusions impacteront l’avancement des échelons 7 et 9 ainsi que l’accès à la hors-classe. Ils doivent être des moments d’échange sur les compétences acquises, sur la formation et sur les perspectives d’évolution professionnelle.

Le rendez-vous concerne les collègues éligibles à un avancement accéléré d’un an pour passer aux 7e et 9e échelons ainsi qu’à l’accès à la hors-classe l’année scolaire suivante.

Sont ainsi concernés ceux qui :

  • ont entre 12 et 24 mois d’ancienneté dans l’échelon 6 (donc promus à l’échelon 6 entre le 1er septembre et le 31 août de l’année scolaire précédente)
  • ont entre 18 et 30 mois d’ancienneté dans l’échelon 8 (donc promus à l’échelon 8 entre le 1er mars N-1 et le 28 février de l’année scolaire précédente)
  • ont entre 12 et 24 mois d’ancienneté dans l’échelon 9 (donc promus à l’échelon 9 entre le 1er septembre et le 31 août de l’année scolaire précédente)

>> Plus d’informations : Suis-je éligible à un rendez-vous de carrière ?

Année
N-1

  • Au mois de juin, les agents sont individuellement informés
    de la programmation  d’un rendez-vous de carrière au cours
    de l’année scolaire à venir.

Année
N

  • Au plus tard 15 jours avant la date de l’inspection, le calendrier
    précis du rendez-vous de carrière est communiqué à l’agent
    par les évaluateurs compétents dans l’application SIAE (système
    d’information d’aide à l’évaluation) sur I-prof.

Le délai entre les entretiens des deux évaluateurs n’excède
pas six semaines.

  • Le rendez-vous de carrière proprement dit : une inspection par un
    inspecteur suivie d’un entretien avec le chef
    d’établissement.
  • Après le rendez-vous, l’agent est informé par notification
    dans SIAE et dans sa messagerie professionnelle et I-Prof
    de la mise à disposition du compte-rendu et des appréciations
    de l’inspecteur et du chef d’établissement.
  • L’agent a alors 15 jours après réception du compte-rendu
    pour formuler d’éventuelles observations.

Année
N+1

  • L’appréciation de la valeur professionnelle, arrêtée par le
    ministre, est notifiée au personnel
    dans les deux premières
    semaines de l’année scolaire suivant
    celle au cours de laquelle
    a eu lieu l’évaluation.
  • Des recours sont possibles dans les 30 jours suivant la notification
    de l’appréciation finale.

Le ministère met à disposition des enseignants un document de référence de l’entretien, document d’aide à la préparation du rendez-vous de carrière. L’entretien permettra d’échanger sur les différentes parties contenues dans ce document inséré en annexe du Guide du rendez-vous de carrière.

Pour vous préparer, vous avez la possibilité de le renseigner mais il n’est pas obligatoire. Vous pouvez aussi, si vous le souhaitez, l’envoyer à votre inspecteur ou chef d’établissement en amont du rendez-vous de carrière ou le leur remettre lors de l’entretien.

>> Télécharger le document de référence de l’entretien

Le rendez-vous de carrière des agrégés s’organise autour d’une inspection en classe suivie d’un entretien professionnel avec l’inspecteur et d’un entretien avec le chef d’établissement.

Attention : les modalités du rendez-vous de carrière des enseignants du second degré détachés, en poste dans le supérieur ou mis à disposition sont différentes.

>> En savoir plus : Mon rendez-vous de carrière : agents détachés ou mis à disposition.

Les évaluateurs complètent par la suite le compte-rendu qui définit des niveaux d’expertise (Excellent, Très satisfaisant, Satisfaisant, À consolider) pour chacun des items de la grille d’évaluation ainsi que l’appréciation générale de chacun. Les items communs ainsi que l’appréciation générale portée par chacun des évaluateurs font l’objet d’un échange préalable entre eux. Un espace est réservé aux éventuelles observations de l’agent.

La grille d’évaluation

Elle s’appuie sur le référentiel de compétences professionnelles des métiers du professorat et de l’éducation de 2013

Les enseignants du second degré sont évalués sur une grille spécifique à leur corps (grille n° 1).

>> Vous pouvez retrouver les différentes grilles d’évaluation dans le Guide du rendez-vous de carrière.

L’appréciation générale des évaluateurs

Le compte-rendu du rendez-vous de carrière comporte également une partie réservée à l’appréciation générale de chacun des évaluateurs.

Les observations de l’agent

Après avoir reçu un message dans I-Prof vous informant que vous pouvez prendre connaissance du compte-rendu de votre rendez-vous de carrière dans SIAE, vous bénéficiez d’un délai de 2 semaines pour formuler des observations éventuelles.

Pour rester acteur de son évaluation, le SE-Unsa vous invite à utiliser l’espace d’observation réservé à l’agent à la fin du compte-rendu pour exprimer d’éventuelles remarques.

Le ministre doit arrêter l’appréciation finale de la valeur professionnelle de l’agent en fonction du compte-rendu du rendez-vous de carrière complété par l’inspecteur et du chef d’établissement.

Pour les agrégés, l’appréciation finale est habituellement notifiée à l’agent autour du 15 octobre. Cette notification est le point de départ des voies de recours.

Les enjeux des rendez-vous de carrière et de l’appréciation finale

L’appréciation finale comporte 4 niveaux : Excellent, Très satisfaisant, Satisfaisant, À consolider.

Elle va avoir un impact sur votre avancement de carrière et par conséquent sur votre rémunération.

Celle des 2 premiers rendez-vous de carrière sera déterminante dans l’avancement aux 7e et 9e échelons en permettant à 30 % des enseignant·es de bénéficier d’une accélération de carrière d’un an.

L’appréciation finale du 3e rendez-vous de carrière est, quant à elle, prise en compte dans le barème d’accès à la hors-classe en permettant de passer plus ou moins vite à ce grade.

La contestation de son appréciation finale est une démarche en 2 temps.

1 – Recours gracieux
Vous pouvez faire une demande de recours gracieux pour contester l’appréciation finale dans les 30 jours suivant la notification de celle-ci. Depuis la rentrée 2023, les recours gracieux des agrégés se font sur l’application ministérielle Colibris.
Le ministre dispose d’un délai de 30 jours pour réviser l’appréciation. Si vous ne recevez pas de réponse, cela équivaut à un refus.

2 – Saisine de la CAP
Les recours qui étaient étudiés en CAPN des agrégés sont désormais examinés en académie dans les nouvelles Capa second degré qui ont été installées après les élections professionnelles.
En cas de refus ou d’absence de réponse, vous avez un délai de 30 jours pour faire une saisine de la Capa auprès du ministre. La Capa se réunira pour étudier les cas de recours en présence des organisations syndicales.
Les demandes de recours sont également saisies sur l’application ministérielle Colibris.

Lorsque l’agent a été dans l’impossibilité de bénéficier d’un rendez-vous de carrière durant la période prévue à cet effet (congé maternité, congé maladie…), il bénéficie, s’il est en fonction le 1er septembre, d’un rendez-vous au cours de ce mois. L’appréciation finale lui est notifiée au plus tard le 15 octobre. Il disposera d’un délai de prévenance de quinze jours calendaires et d’un délai équivalent d’observations.

Si malgré ce dispositif, le rendez-vous de carrière n’a toujours pas pu se faire, l’agent reste promouvable. Une appréciation lui sera attribuée sur la base de son dossier et sa situation sera examinée dans le cadre de la campagne d’avancement ou de promotion de grade correspondante.

Le SE-Unsa accompagne les collègues de la préparation de leur rendez-vous de carrière aux recours : contactez votre équipe locale du SE-Unsa.


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Je suis au 6e échelon …
          Je suis au 8e échelon…
                    Je suis au 9e échelon…
 

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Le SE-Unsa répond à votre question :

 

Pour plus de renseignements, contactez votre équipe locale SE-Unsa.


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Le congé de solidarité familiale vous est accordé en tant qu’agent public pour accompagner un de vos proches gravement malade.

Les personnes accompagnées peuvent être un ascendant, un descendant, un frère ou une sœur, ou bien encore la personne partageant votre domicile ou vous ayant désigné comme sa personne de confiance.

Les conditions et la durée

Vous pouvez demander ce congé à tout moment, par écrit, en accompagnant votre demande d’un certificat médical.

Ce certificat doit attester soit d’une pathologie mettant en jeu le pronostic vital, soit d’une pathologie en phase avancée ou terminale d’une affectation grave et incurable.

Ce congé peut être pris :

    • pour une période continue ;
    • par périodes fractionnées d’au moins sept jours consécutifs, dont la durée cumulée ne peut être supérieure à six mois ;
    • sous forme d’un service à temps partiel dont la durée est de 50 %, 60 %, 70 % ou 80 % du temps de service.

Sa durée maximale est de 3 mois, renouvelable une fois.

Le congé de solidarité familiale prend fin soit à l’expiration de la période de 3 mois, soit dans les trois jours qui suivent le décès de la personne accompagnée, soit à votre demande

La rémunération

Ce congé n’est pas rémunéré. Une allocation journalière d’accompagnement d’une personne en fin de vie (AJAPFV) peut être versée par votre employeur. Vous devez formuler votre demande d’allocation en même temps que votre demande de congé.

La situation administrative

Les fonctionnaires conservent leurs droits à l’avancement et à la retraite.

Pour les stagiaires, le stage est prolongé du nombre de jours de congé de solidarité familiale pris. Lors de la titularisation, la période de congé est prise en compte dans son intégralité dans le calcul des services retenus pour l’avancement et le classement.

Les contractuels, AED, AESH bénéficient de cette prise en compte pour les avantages liés à l’ancienneté.

À la fin du congé, vous êtes réintégré dans votre emploi.

Pour en savoir plus, contactez votre équipe locale du SE-Unsa.


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Direction l’école, c’est un podcast autour du fonctionnement et de la direction d’école, pour celles et ceux qui s’intéressent à la question : enseignant·es, chargé·es d’école, directeurs ou directrices d’école.

Description de l’épisode

Passer de conseiller pédagogique à directeur d’école en REp, ce n’est pas simplement changer de poste. C’est changer de posture.

Dans cet épisode, Emmanuel revient sur son parcours et sur ce que cette double expérience lui a appris.
Nous explorons une question centrale : quelle différence entre former et piloter ? Où s’arrête la mission du directeur, où commence celle du formateur ?

Emmanuel partage les atouts d’un passé de conseiller pédagogique pour le pilotage de l’école, mais aussi les limites et les points de vigilance pour ne pas confondre accompagnement et formation.

Nous abordons également les recommandations du rapport de l’Inspection générale de 2024 sur le pilotage pédagogique des directeurs d’école, la question des certifications comme le Cappei* ou le Cafipemf*.

Un épisode pour clarifier les rôles, affiner les pratiques, et penser la direction d’école comme une étape structurante dans un parcours professionnel.

🎧 Écouter ce podcast sur Youtube

Transcription

Vous écoutez Direction l’école, le podcast du SE-Unsa pour les directeurs et directrices en exercice, les enseignants curieux, les futurs candidats à la direction d’école ou simplement en quête d’inspiration.

Dans cet épisode, nous abordons la direction d’école comme l’aboutissement d’une mobilité professionnelle. Changer de fonction, passer de la formation au pilotage, ce n’est pas seulement évoluer dans sa carrière : c’est accepter un changement de responsabilités, de posture et de cadre d’intervention.

Au SE-Unsa, nous défendons l’idée que ces mobilités doivent être accompagnées et reconnues dans leurs particularités. Elles impliquent des missions différentes, complémentaires mais non interchangeables, et nécessitent pour chacune une formation continue adaptée. Comprendre ces écarts, c’est sécuriser les parcours et éviter les flous ou les confusions qui fragilisent les collectifs.

Aujourd’hui, nous nous entretenons avec Emmanuel, directeur d’école en REP, entièrement déchargé de classe.

Les questions posées lors de l’entretien :

1 – Tu as exercé comme conseiller pédagogique en circonscription, puis tu es devenu directeur d’école en REP. Qu’est-ce qui t’as conduit à ce changement ?

2 – Qu’est-ce qui t’a fait retourner à la direction d’école ?

3 – Avant d’être directeur d’école, est-ce que tu avais une représentation différente de ce que c’était, être directeur d’école ?

4 – En quoi ton expérience de conseiller pédagogique t’aide-t-elle aujourd’hui dans le pilotage pédagogique de l’école ?

5 – Puisque tu as connu les deux casquettes, former en tant que conseiller pédagogique et piloter en tant que directeur, comment est-ce que tu expliquerais la différence entre ces deux rôles ?

6 – Avec le recul, qu’est-ce que cette trajectoire t’a apporté dans ta manière d’exercer aujourd’hui ?

7 – Comme tu as été conseiller pédagogique, tu mesures d’autant plus l’écart entre les deux missions de formation et de pilotage, et c’est aussi ce qui t’a aidé à résister à la tentation de croire que tu es là pour former l’équipe. Est-ce que le fait d’avoir été CPC* t’aide à mieux résister à la tentation de mélanger pilotage et formation ?

8 – Je sais que tu as lu le rapport de l’Inspection générale de 2024 sur le pilotage pédagogique des directeurs et directrices d’école. Tu l’as lu évidemment avec ton regard critique et avec tes deux casquettes. J’aimerais bien savoir ce que tu penses du regret des IG* qu’il n’y ait pas davantage de directeurs d’école qui soient titulaires du Cappei* ou du Cafipemf*. Implicitement, ça pourrait vouloir dire qu’il y a une recommandation que les directeurs soient titulaires de ces deux certificats.

9 – Comment est-ce que tu fais, toi qui n’as pas le Cappei par exemple, pour gérer cette partie de l’inclusion à l’École dans laquelle il est parfois assez compliqué de se retrouver, entre tous les partenaires ? Et qu’est-ce que l’institution pourrait faire de plus pour améliorer les choses de ce côté-là, ou du côté du pilotage pédagogique ?

À travers le parcours d’Emmanuel, nous voyons que la direction d’école peut constituer l’aboutissement d’une mobilité professionnelle. Mais cette mobilité n’est pas neutre : elle transforme les responsabilités, les marges d’action et la posture professionnelle. Piloter ne signifie pas former ; accompagner une équipe ne consiste pas à se substituer aux missions d’autres acteurs, notamment des formateurs. Clarifier ces lignes, c’est sécuriser les parcours et renforcer l’efficacité collective.

Au SE-Unsa, nous considérons que la mobilité doit être un levier d’émancipation professionnelle, pas une zone grise où les missions se superposeraient sans cadre clair pour compenser un manque de moyen en matière de recrutement ou de formation. Reconnaissance des fonctions, formation continue adaptée, respect des responsabilités de chacun : ce sont des conditions indispensables pour que la direction d’école puisse exercer pleinement son rôle.

Merci d’avoir écouté cet épisode de Direction l’école, un podcast du SE-Unsa.

Dans le prochain épisode, nous continuerons à parler de la direction d’une école entre expérience de vie et mobilité professionnelle, avec Aude qui est passée de la direction d’école au second degré. En attendant, le SE-Unsa vous accompagne dans vos projets de mobilité. Pour cela, suivez le lien en description !

À très vite, pour continuer à faire vivre ensemble le projet d’une École publique, plus juste et ouverte à toutes et tous.

Si cet épisode vous a plu, dites-le-nous en commentaire et abonnez-vous !

Lexique :

MAT : Maître d’accueil temporaire

PEMF : Professeur des écoles maître formateur

CPC : Conseiller pédagogique de circonscription

IEN : Inspecteur de l’Éducation nationale

Cafipemf : Certificat d’aptitude aux fonctions d’instituteur ou de professeur des écoles maître formateur

Cappei : Certificat d’aptitude professionnelle aux pratiques de l’éducation inclusive

IGÉSR : Inspection générale de l’Éducation, du sport et de la recherche

Références :


>>
Votre équipe locale du SE-Unsa peut vous accueillir pour des stages de formation syndicale autour des questions de direction et de fonctionnement de l’école, contactez-la !


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Description de l’épisode

Pour beaucoup de directeurs et directrices, la direction d’école est vécue comme une charge supplémentaire. Plus rarement comme un levier de mobilité professionnelle.

Dans cet épisode, nous changeons de perspective. Nous analysons en quoi l’exercice de la direction développe des compétences transférables vers d’autres fonctions.

Nous mettons aussi en lumière un paradoxe persistant : une fonction majoritairement féminine qui n’ouvre pas, dans les mêmes proportions, l’accès aux postes les plus reconnus statutairement.

Enfin, nous revenons sur une clarification essentielle obtenue par le SE-Unsa concernant l’inscription sur la liste d’aptitude, pour sécuriser les parcours et permettre une mobilité choisie, et non subie.

Un épisode pour prendre du recul, comprendre les enjeux et envisager la direction d’école comme une étape structurante dans un parcours professionnel.

🎧 Écouter ce podcast sur Youtube

Transcription

Vous écoutez Direction l’école, le podcast du SE-Unsa pour les directeurs et directrices en exercice, les enseignants curieux, les futurs candidats à la direction d’école ou simplement en quête d’inspiration.

Introduction

Quand on parle de mobilité professionnelle dans l’Éducation nationale, on pense spontanément aux mouvements, aux concours, aux détachements, aux reconversions… beaucoup plus rarement à la direction d’école.
Et pourtant, la direction d’école est l’un des postes où l’on développe de nombreuses compétences transversales, responsabilités, et capacités de pilotage.

Dans cet épisode, je vous propose de regarder la direction d’école autrement, comme un levier possible de mobilité professionnelle.
Un levier qui existe, mais qui reste aujourd’hui mal reconnu, inégalement accessible, et parfois même insécurisant pour les collègues qui l’exercent.

Nous verrons d’abord en quoi la direction d’école est une expérience hautement professionnalisante.
Puis nous ferons un point chiffré sur les inégalités persistantes, notamment entre femmes et hommes.
Et enfin, nous reviendrons sur une clarification importante obtenue par le SE-Unsa concernant la liste d’aptitude, qui sécurise les parcours des directrices et directeurs en poste.

1 – La direction d’école : une expérience à forte valeur professionnelle

On entend encore trop souvent que la direction d’école serait une fonction à part, difficilement comparable à d’autres postes de pilotage. En réalité, c’est tout l’inverse.

Compétences développées

Être directeur ou directrice d’école, c’est apprendre à piloter sans rapport hiérarchique avec les autres enseignant·es de l’école.
C’est gérer les relations interpersonnelles avec une équipe et des partenaires aux profils variés.
C’est coordonner des projets complexes dans un cadre réglementaire contraint.
C’est arbitrer, prioriser, décider, parfois dans l’urgence.

C’est aussi être en permanence à l’interface : avec les familles, les collectivités territoriales, les partenaires, l’institution, les services sociaux, les intervenant·es.

La transférabilité

Ces compétences-là ne sont pas spécifiques à l’école primaire.
Ce sont exactement celles qui sont attendues dans des fonctions de pilotage, de formation, de coordination, ou de direction, y compris en dehors du premier degré.

Mobilités possibles

Dans les faits, de nombreux parcours le montrent : la direction d’école peut ouvrir vers des postes de conseiller pédagogique, vers le personnel de direction du second degré, vers des missions de formation, d’ingénierie pédagogique, ou de pilotage institutionnel comme inspecteur de l’Éducation nationale.

Le problème n’est donc pas l’absence de compétences. Le problème, c’est leur reconnaissance.

2 – Un levier marqué par des inégalités persistantes

Il y a un paradoxe fort autour de la direction d’école. C’est une fonction très largement féminisée… mais qui ne débouche pas, à proportion équivalente, sur des mobilités reconnues.

Partage de données

Les femmes sont majoritaires parmi les professeur·es des écoles à hauteur de 87 % et parmi les directeurs et directrices d’école à hauteur de 64 %, selon les Repères et références statistiques de la Depp pour 2025.
Quand on observe les postes de pilotage plus reconnus statutairement – direction totalement déchargée de classe, inspection, direction dans le second degré, fonctions académiques – la proportion de femmes diminue nettement.

Analyse des causes

Les raisons sont connues :

      • une mobilité géographique plus difficile à assumer,
      • une charge mentale déjà très forte,
      • une autocensure fréquente,
      • et parfois un manque d’encouragement institutionnel, comme l’impossibilité de temps partiel sur ce type de poste sur de nombreux territoires.

Résultat : la direction d’école est souvent vécue comme un aboutissement, voire comme un enfermement, plutôt que comme une étape dans un parcours.

Être majoritaires dans la fonction ne signifie pas être majoritaires dans les perspectives qu’elle ouvre, ou du moins pas dans les mêmes proportions.

3 –  Liste d’aptitude : une clarification essentielle

À ces difficultés s’est ajoutée, pendant deux ans, une zone d’ombre très pénalisante : celle de l’inscription sur la liste d’aptitude.

Le problème

Des directeurs et directrices en poste se sont retrouvés confrontés à des interprétations floues, et contradictoires, sur la soi-disant nécessité de se réinscrire sur la liste d’aptitude tous les trois ans. Certains départements sont même allés jusqu’à affecter à titre provisoire des enseignant·es qui étaient à la direction d’une école depuis des années, pour faire fonction sur un de leurs derniers vœux, servis après les fraichement inscrit·es sur la liste d’aptitude. Ce n’était plus un levier pour la mobilité, mais une catapulte !

La clarification obtenue

Le SE-Unsa est intervenu auprès du ministère pour obtenir une clarification essentielle : exercer les fonctions de direction d’école n’estompe pas l’aptitude, au contraire !

Concrètement, les enseignant·es titulaires d’un poste de direction demeurent inscrit·es sur la liste d’aptitude de leur département pendant toute la durée d’exercice de leurs fonctions. Cette inscription ne s’efface pas avec le temps.

Il n’y a que deux situations dans lesquelles une demande de réinscription de droit doit être formulée :

      • lorsque l’on cesse d’assurer une direction pour exercer d’autres missions pendant plus de trois ans, et que l’on souhaite ensuite y revenir ;
      • ou en cas de participation au mouvement interdépartemental, afin que l’inscription soit transférée et comptabilisée dans l’effectif du département d’arrivée.

Mise en perspective

C’était précisément l’un des enjeux de la loi du 21 décembre 2021, dite loi Rilhac, créant la fonction de directrice et directeur d’école : reconnaître que l’exercice de ces missions constitue un parcours professionnel à valoriser et à sécuriser.

Avant cette loi, une interruption de plus de trois ans impliquait de reprendre l’ensemble de la procédure de candidature au départ, y compris l’entretien devant la commission départementale et la formation initiale.
Depuis la loi Rilhac, l’expérience acquise est reconnue. Elle ouvre droit à une réinscription de droit, sans remise à zéro du parcours.

Sécurisation des compétences

Ce n’est pas la répétition d’une formalité administrative qui garantit la compétence, mais l’évaluation quinquennale et la formation continue.

Ce point est fondamental. Parce que sécuriser les règles, c’est permettre aux collègues de se projeter sereinement. Et permettre la projection, c’est rendre possible une mobilité choisie, et non subie.

Conclusion

La direction d’école est formatrice.
La direction d’école outille.
La direction d’école peut ouvrir des portes.

Mais pour cela, il faut une reconnaissance réelle des compétences, une égalité d’accès aux mobilités, et un cadre réglementaire sécurisé.

Pour le SE-Unsa, le développement professionnel ne peut pas être un angle mort de la carrière. Aujourd’hui, il reste trop peu encouragé et limite les perspectives d’évolution des personnels. Nous défendons un véritable droit au développement professionnel tout au long de la carrière : une offre de formation ciblée pour l’évolution, la reconversion et l’acquisition de nouvelles compétences, adaptée aux réalités des missions exercées.

L’employeur doit former en amont les collègues appelés à exercer de nouvelles responsabilités, sur la base de référentiels métiers clairs. Mais nous portons également un changement de logique : passer de la simple formation continue à un véritable parcours de développement professionnel, dans lequel chacun·e peut construire son projet dans la durée, avec une offre diversifiée, qualitative et accessible.

Enfin, les compétences acquises – y compris par l’expérience ou l’autoformation – doivent être reconnues et valorisées, notamment par des certifications, des titres ou des niveaux universitaires.

Merci d’avoir écouté cet épisode de Direction l’école, un podcast du SE-Unsa.

Dans les deux prochains épisodes, nous allons quitter le terrain de l’analyse pour entrer dans celui des parcours vécus. Deux collègues viendront témoigner de ce que la direction d’école leur a permis… et de ce que cela leur a aussi couté.

D’ici là, si vous envisagez une mobilité, le SE-Unsa vous accompagne. Retrouvez le lien en description.

À très vite, pour continuer à faire vivre ensemble le projet d’une École publique, plus juste et ouverte à tous et toutes.

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Description de l’épisode

Pour beaucoup de directeurs et directrices, le conseil d’école est un moment charnière de l’année : celui où se croisent les attentes des familles, les besoins de l’école et les décisions de la mairie. Mais c’est aussi, parfois, un espace où les tensions se concentrent, où le dialogue se complique, où la pédagogie disparait sous les plaintes.

Dans cet épisode, on parle de ce que le conseil d’école est vraiment : une instance de concertation, pas un tribunal.
On explore comment le rôle de chacun·e — enseignant·es, représentant·es de parents, élu·es — peut redevenir lisible et apaisé.
Et surtout, on partage des repères concrets pour aider les directeurs et directrices à reprendre la main sur la dynamique du conseil, tout en préservant la sérénité du collectif : préparer les sujets sensibles, valoriser le travail des équipes, accueillir les questions sans tout endosser.

Un épisode pour se reconnaitre, se sentir compris·e, et repartir avec l’envie — et quelques outils — pour que le prochain conseil d’école soit un vrai moment de dialogue et de reconnaissance au service des élèves et de la communauté éducative.

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Transcription

Vous écoutez Direction l’école, le podcast du SE-Unsa pour les directeurs et directrices en exercice, les enseignants curieux, les futurs candidats à la direction d’école ou simplement en quête d’inspiration.

1 – Le moment d’avant

C’est souvent le soir, après la classe. Les élèves sont parti·es, la lumière du couloir s’est adoucie, et dans la salle de motricité, la salle des maitres, le réfectoire ou la BCD, les tables sont disposées en rectangle. Le conseil d’école va commencer.

Avant que la réunion ne commence vraiment, il y a ce moment suspendu — entre la fatigue du jour et la tension de ce qu’il reste à faire lors des deux heures à venir. C’est souvent à ce moment-là que tout se joue : la qualité d’écoute, le ton, la manière dont chacun va pouvoir trouver sa place.

2 – Le conseil d’école : ce que c’est et ce que ce n’est pas

Le conseil d’école, sur le papier, c’est simple. C’est l’instance officielle de concertation entre l’école, les familles et la commune. Il réunit les enseignant·es, les représentant·es de parents d’élèves et des élu·es.

Il donne son avis sur le fonctionnement de l’école, sur le projet pédagogique, sur la vie des élèves. C’est une instance de dialogue.

Mais dans la réalité, c’est souvent plus compliqué. Au SE-Unsa, on le sait parce que cela fait régulièrement l’objet d’inquiétudes de la part des enseignant·es, notamment ceux à la direction d’une école. Parce que les frontières entre l’école, le périscolaire et la mairie ne sont pas toujours claires pour les parents. Il arrive donc que certaines questions parviennent jusqu’au conseil d’école jusqu’à l’envahir, avant même d’avoir été traitées par les services concernés, qui ne siègent pas au conseil.

3 – Quand le conseil devient trop lourd

Nous en parlions lors du premier épisode de ce podcast, le SE-Unsa mène une enquête sur l’état des relations entre l’école et les familles. Un certain nombre de collègues le disent : le conseil d’école, c’est devenu un espace où se polarisent les tensions. Parmi les quelques milliers ayant déjà répondu, ils sont plus d’un·e enseignant·e sur trois à estimer que c’est le cas. Entre parents et mairie, souvent. Entre familles et école, parfois. Et au milieu, le directeur ou la directrice, à la présidence du conseil, essaie de tenir le cap de l’ordre du jour de façon constructive.

Ce qu’il faut accepter, c’est que tout ne peut pas se régler ici, en une soirée, dans une salle où chacun parle au nom d’un autre : les représentant·es de parents pour les familles, les enseignant·es dont le directeur ou la directrice pour l’institution, l’élu·e pour tous les services de la collectivité impliqués dans le fonctionnement de l’école, du périscolaire et de la cantine.

Et ça, il faut le rappeler sans s’excuser : le conseil d’école n’est pas un bureau des réclamations, on n’y mène pas un audit. Ce n’est pas un espace de reddition des comptes, mais un espace de concertation au sein de la communauté éducative. C’est un lieu où on fait le point, où on partage ce qui a été discuté ailleurs, où on trace des perspectives communes dans le but d’améliorer le climat et la réussite scolaires.

4 – Comment les parents peuvent prendre la parole

Pour que cela fonctionne, le rôle des représentant·es de parents est essentiel.

Tout au long de l’année, ils recueillent les questions des familles. C’est souvent peu avant le conseil qu’ils reçoivent des alertes, des inquiétudes, parfois des colères. Mais entre ce recueil et le conseil, c’est là que le rôle de médiation des parents entre en jeu.

Le principe, c’est qu’avant de les porter en conseil, ils les transmettent à l’interlocuteur concerné : un·e enseignant·e, la mairie, le service périscolaire, selon le sujet. Ce principe, c’est ce qui permet aux représentant·es de parents de jouer pleinement leur rôle de relais et de médiateurs entre les familles et les partenaires institutionnels. Cela évite les malentendus en séance, voire l’absence de réponse, et rend leur parole plus efficace pendant le conseil.

Quand une difficulté survient à propos du temps périscolaire par exemple, il est préférable qu’elle ait été abordée en amont avec les responsables du service, pour que le conseil puisse parler de façon apaisée et constructive du dialogue engagé avec les personnels concernés. Ainsi, le jour du conseil, cela limite les questions à froid auxquelles, parfois, personne ne peut vraiment répondre concrètement.

— Mais alors ça veut dire qu’on ne peut pas parler de tous les sujets qui concernent l’école au conseil d’école ?

En réalité, c’est une question d’angle.

En tant que syndicat, le SE-Unsa revendique le respect des missions des personnels. Cela participe à l’amélioration des conditions de travail en clarifiant les rôles et la communication.
Quand un directeur ou une directrice est interrogé·e sur un service qui ne relève ni de sa responsabilité, ni de son autorité, il y a un risque à aller soi-même à la recherche de la réponse et un risque supplémentaire à verbaliser cette réponse qui ne lui appartient pas en conseil. Le premier risque est de donner l’impression que le directeur ou la directrice est seul·e en charge de chercher des solutions à tout problème à l’école. Le second participe à entretenir le flou sur les responsabilités concernant les différents temps de l’enfant : le directeur n’a pas à répondre des temps qui ne relèvent pas de son autorité. En revanche, il lui appartient d’entretenir les relations avec tous les partenaires de l’école. Comment donc traiter les questions de cantine et de périscolaire, qui sont bien dans les thèmes à aborder en conseil d’école ? En orientant à tout moment de l’année les représentant·es de parents d’élèves vers les personnels municipaux ou associatifs en charge, celles et ceux qui peuvent légitimement entendre leurs préoccupations et y apporter des réponses. De cette façon, le dialogue direct s’installe, chaque fois que cela est nécessaire et pas seulement trois fois par an.

Les représentant·es de parents exposent la situation en conseil, les échanges déjà engagés et ce qui reste à faire pour parvenir à une solution. Les sujets sont bien abordés, comme il se doit, et de façon bien plus satisfaisante.

Cela change tout parce que le conseil d’école redevient un lieu d’information partagée, pas un tribunal. Et surtout, cela valorise le rôle des représentant·es de parents : celui de médiateurs qui se saisissent des alertes pour participer à l’amélioration du climat scolaire et qui partagent leur action au sein du conseil.

5 – Le rôle du directeur ou de la directrice

Et puis, il y a le rôle de la présidence du conseil d’école. Ce rôle, c’est un équilibre subtil.

Tenir le cadre sans paraitre autoritaire. Donner la parole sans perdre le fil. Écouter sans tout endosser.

En réalité, présider un conseil, c’est un travail d’équilibriste. Chacun·e trouve un équilibre à sa manière. Chacun·e développe ses propres réflexes, ses phrases, ses repères, ses habitudes rassurantes.

On doit parfois reformuler pour apaiser, synthétiser pour avancer, relancer pour inclure.

Par exemple :

      • quand une question arrive trop chargée d’émotion, on peut proposer de la remettre dans le cadre :
        > « Je note cette question. Le conseil ne peut pas y répondre directement, mais je vous transmets les coordonnées du service concerné dans les prochains jours pour que vous puissiez échanger directement, et vous nous ferez un retour à la prochaine séance pour tenir le conseil informé des avancées. J’ajoute ce point au prochain ordre du jour. »
      • quand le débat dévie, on peut rappeler le cadre commun :
        > « Je comprends ce qui vous inquiète personnellement en tant que parent, mais notre rôle ici, c’est de voir comment cela impacte la vie de l’école et des élèves. »

Ces formulations ne règlent pas tout. Mais elles participent à préserver la qualité de l’échange et aussi la sérénité du collectif. Chacun·e est entendu·e dans son rôle et dans le cadre du conseil.

6 – Quand on sort du conseil fatigué… mais content

On ne va pas se mentir : il y a des conseils d’école qu’on termine vidé·e. Parce que ça s’est éternisé. Parce qu’il a fallu contenir, se contenir, recadrer, rassurer.

Et pourtant, même ces soirs-là, il y a souvent une petite satisfaction : celle d’avoir tenu le cap, d’avoir permis à chacun·e de s’exprimer, d’avoir maintenu le dialogue.

Ce n’est pas rien.

Le conseil d’école, c’est aussi un moment de reconnaissance. Le conseil d’école donne à voir le travail collectif de l’équipe : les projets, les réussites, les coopérations entre enseignants.

C’est important de ne pas l’oublier.

Prendre le temps, dans chaque conseil, de valoriser une action, une initiative, une amélioration, c’est déjà redonner du sens.

7 – Quelques repères utiles pour la présidence

Quelques astuces simples peuvent aider :

  • Envoyer l’ordre du jour à l’avance, en laissant la possibilité aux représentant·es de parents de proposer des points qui peuvent étayer ou s’ajouter à l’ordre du jour.
  • Préparer les points « chauds » du moment avec les interlocuteurs concernés avant le conseil.
  • Mettre en valeur le travail des élèves et des enseignant·es en leur donnant la parole : une initiative, une exposition, un projet, une sortie, la façon dont le projet d’école est décliné dans les classes, etc.
  • Et surtout, terminer sur des perspectives : ce qui avance, ce qui reste à faire, ce qu’on fera ensemble. C’est notamment prévu pour le dernier conseil d’école de l’année.

Cela donne du sens, du rythme au conseil, et surtout, cela permet d’installer la confiance.

8 – Clôture – Prendre soin du collectif

Quand la salle se vide, que les chaises se rangent, il reste un mélange de soulagement et de fatigue.

Ce n’est pas qu’un simple moment administratif, le conseil d’école. C’est un espace où se fabrique un bout du vivre-ensemble, où l’on prend la température des relations au sein de la communauté éducative.

Quand chacun·e repart avec le sentiment d’avoir été écouté·e, même sans avoir tout obtenu, c’est déjà une réussite.

Et si, dans le brouhaha du quotidien, on garde ce fil-là — celui du dialogue et de la reconnaissance — alors le conseil d’école retrouve son rôle premier : celui d’une instance vivante, au service de l’école.

Merci d’avoir écouté cet épisode de Direction l’école, un podcast du SE-Unsa.

Si vous avez été sensible à ce sujet, la 6e Semaine de la Direction d’école à venir au printemps 2026 vous intéressera particulièrement. D’ici là, dans le prochain épisode, nous parlerons de la façon dont on arrive à la direction d’une école, entre expérience de vie et mobilité professionnelle.

À très vite, pour continuer à faire vivre ensemble le projet d’une École publique, plus juste et ouverte à tous et toutes.

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Références :

Description de l’épisode

Dix ans après sa première enquête sur les relations entre l’école et les familles, le SE-Unsa relance la consultation.

Dans ce premier épisode de Direction l’école, nous revenons sur ce que l’enquête de 2013 avait permis : rouvrir le dialogue social, valoriser la parole des équipes, et replacer la coéducation au cœur du projet pour l’école.

En 2025, le contexte a changé : alerte sociale sur les conditions de travail, tensions accrues avec certaines familles, circulaire ministérielle réaffirmant la place des parents, et publication du baromètre de l’Autonome de Solidarité Laïque signalant la hausse des violences envers les personnels.

Pourquoi relancer cette enquête ? Pour écouter, comprendre, agir.

Parce que le lien entre l’école et les familles ne se décrète pas, il se construit.

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Transcription

Une invitation à prendre la parole

Ce premier épisode, c’est une invitation. À réfléchir, à témoigner, à partager.

L’enquête de 2013

Il y a dix ans, en 2013, le SE-Unsa lançait une grande enquête sur les relations entre l’école et les familles. À l’époque, le contexte était tendu. La réforme des rythmes scolaires venait bousculer les équilibres entre les temps d’enseignement, les activités périscolaires et la vie des familles. Beaucoup d’enseignantes et d’enseignants se sentaient pris entre des attentes contradictoires.

Cette enquête avait permis quelque chose de rare : rouvrir le dialogue social, notamment autour de la direction d’école. Mettre des mots sur ce que vivaient les personnels, mais aussi donner une place à leur expertise du terrain. Elle avait abouti à des propositions concrètes sur la coéducation, et contribué à faire reconnaitre que le lien école-familles n’était pas une question périphérique : c’était une question centrale pour la réussite des élèves et la sérénité des équipes.

10 ans plus tard, relancer l’enquête

Dix ans plus tard, nous avons choisi de relancer cette enquête, afin de mesurer l’évolution des réponses une décennie après. Parce qu’entre-temps, beaucoup de choses ont changé. Parce que le lien entre l’école et les familles s’est à la fois transformé, complexifié, parfois abimé. Parce qu’aujourd’hui, dans de nombreuses écoles, on ressent à la fois une attente forte des parents, une pression administrative plus lourde, et un besoin de reconnaissance qui reste trop souvent sans réponse.

Alors relancer cette enquête, c’est repartir de la réalité du terrain. C’est redonner la parole à celles et ceux qui la font vivre au quotidien : les directrices, les directeurs, les équipes enseignantes. Pour le SE-Unsa, c’est aussi une manière de dire : nous voulons recueillir ce que vivent les équipes pour agir concrètement à la fois en termes d’accompagnement, mais aussi auprès de l’employeur.

Les contextes de l’enquête

Cette relance s’inscrit dans un contexte syndical particulier.

En aout dernier, le SE-Unsa a déposé une alerte sociale sur les conditions de travail des personnels, notamment les enseignants et enseignantes qui sont à la direction d’une école ou qui sont chargé·es d’une école. Cette alerte n’est pas sortie de nulle part. Elle est née d’un constat partagé : celui d’une fatigue croissante, voire d’un épuisement, d’un sentiment d’isolement dans les écoles, et parfois d’un désarroi face à des situations de tension ou de violence qui s’aggravent. Le dialogue social, c’est ce qui permet de faire remonter la réalité du terrain, d’en tirer des propositions, et de redonner espoir aux équipes. Cette enquête, elle s’inscrit dans cette démarche : écouter pour construire.

Du côté du ministère, le contexte aussi a bougé.

La ministre précédente a inscrit, dans la circulaire de rentrée 2025, la nécessité de donner une place renouvelée aux parents d’élèves dans la vie de l’école. Sur le papier, c’est une intention positive. Mais sur le terrain, la question reste entière : comment, concrètement, faire vivre cette coéducation sans moyens alloués, quand les équipes manquent de temps, de formation et parfois de soutien face à des situations de tension ? Et surtout, comment penser cette coopération sans que les personnels aient l’impression qu’on leur demande toujours plus, sans reconnaissance en retour ?

Enfin, il y a le contexte social, plus large.

Le baromètre Climat scolaire de l’Autonome de Solidarité Laïque (ASL), publié récemment, montre une aggravation des situations de violence envers les personnels. Des insultes, des menaces, des mises en cause publiques… Derrière ces chiffres, il y a des femmes et des hommes qui tiennent, souvent seuls, le quotidien de leur école.

Relancer l’enquête sur les relations école-familles, c’est aussi se donner les moyens de comprendre ces tensions, d’en mesurer les causes, et de proposer des leviers d’action : pour protéger, pour soutenir, pour reconstruire du lien. Parce que c’est bien de cela qu’il s’agit : retisser du lien. Entre les familles et l’école, entre les personnels eux-mêmes, parfois, mais aussi entre les équipes et leur institution. Au SE-Unsa, nous pensons que cette enquête peut y contribuer, comme cela a été le cas il y a dix ans.

La démarche

Alors, pourquoi cette enquête, aujourd’hui ? Parce que pour avancer des propositions au bénéfice des personnels, nous voulons d’abord les écouter. Écouter ce que vivent les personnels sur le terrain : leurs difficultés, leurs réussites, leurs doutes, leurs trouvailles aussi.

Écouter, sans juger, ce qu’ils ont à dire sur la manière dont les relations avec les familles ont évolué ces dernières années. Parce que derrière chaque école, chaque équipe, il y a des réalités très différentes : des contextes paisibles où la confiance s’est construite, et d’autres où chaque échange devient une épreuve. Cette enquête, c’est une photographie collective. Elle doit nous permettre de voir ce qui va bien, à comprendre ce qui se dégrade, et à imaginer ensemble comment rétablir un équilibre durable.

On le sait : dans une école, tout commence par la confiance. Celle des familles envers l’équipe, mais aussi celle de l’équipe envers les familles. Et cette confiance ne se décrète pas : elle se construit, petit à petit, dans le quotidien, dans la cohérence, dans la parole tenue.

Quand on dirige une école, on le mesure chaque jour. Le moindre malentendu peut devenir un incident. Une information mal transmise peut se transformer en rumeur.
Et pourtant, c’est aussi là que se jouent les plus belles réussites : quand une famille comprend comment aider son enfant ; quand un enseignant se sent soutenu ; quand le collectif respire.

Le SE-Unsa a toujours défendu cette vision : celle d’une école qui s’appuie sur la confiance, sur le respect réciproque, sur la coopération entre les partenaires. Et pour que cette coopération existe, il faut des personnels écoutés, formés, accompagnés. Pas seulement rappelés à l’ordre quand ça ne va pas.

Les directrices et directeurs d’école le savent bien : ils sont en première ligne pour apaiser, expliquer, recadrer parfois. Mais ils sont aussi les mieux placés pour repérer ce qui fonctionne, pour inventer des manières d’agir, pour faire vivre un climat scolaire apaisé.

L’enquête comme levier d’action

C’est pour cela que nous avons besoin de vos retours, de vos analyses, de votre expérience au quotidien. Parce que sans les personnels, sans nous tous, aucune politique éducative ne tient.

Dans les prochains mois, les résultats de cette enquête nourriront notre travail syndical :
au niveau national, pour peser dans le dialogue social ; mais aussi localement, pour construire des propositions concrètes, réalistes, issues du terrain.

Notre objectif n’est pas de faire un énième constat d’impuissance. Notre objectif, c’est d’ouvrir des pistes.

    • Comment mieux former les personnels à la relation aux familles ?
    • Comment mieux soutenir les équipes confrontées à des situations de tension ?
    • Comment reconnaitre enfin le rôle réel des directeurs et directrices dans la qualité du climat scolaire ?

Participer à cette enquête, c’est une manière simple et concrète de faire bouger les lignes. Cela prend quelques minutes, mais c’est une pierre à l’édifice.

Chaque réponse, chaque mot, chaque nuance aide à construire une parole collective plus forte, plus crédible, plus utile. Parce que ce que nous voulons, ce n’est pas une école qui subit la société, c’est une école qui la construit, avec les familles, pas contre elles.

Ce premier épisode, c’est une invitation. À réfléchir, à témoigner, à partager. Parce que derrière chacune de nos enquêtes, il y a une conviction : que la parole des personnels mérite d’être entendue. Parce que le SE-Unsa, c’est ce syndicat qui se saisit de cette parole pour faire avancer les choses, concrètement, au profit des personnels et des élèves.

Merci d’avoir écouté ce premier épisode de Direction l’école.

À vous de nous dire !

Si vous ne l’avez pas encore fait, prenez quelques minutes pour répondre à l’enquête sur les relations école-familles. Le lien est ci-dessous.

À très vite, pour continuer à faire vivre ensemble le projet d’une École publique, plus juste et ouverte à tous et toutes. Si cet épisode vous a plu, dites-le-nous en commentaire et abonnez-vous !

Références :


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Le SE-Unsa réagit avec fermeté à la réponse apportée par le ministre le 31 mars dernier à la sénatrice Karine Daniel* concernant la direction d’école. À une question portant explicitement sur la qualité de vie et des conditions de travail et sur la nécessité de rouvrir un agenda social, le ministre oppose une réponse strictement comptable, déconnectée des réalités du terrain.

L’alerte sociale du SE-Unsa

Dès le 25 août 2025, le SE-Unsa a déposé une alerte sociale sur la direction d’école. Cette démarche n’était ni symbolique ni isolée : elle s’inscrivait dans un contexte de dégradation continue des conditions d’exercice, largement documentée par la profession et par les inspecteurs généraux.

Face à cela, la réponse ministérielle apparait insuffisante, voire hors sujet.

Un agenda social à l’arrêt depuis 2022

Dans le contexte d’un agenda social clos depuis 2022, renvoyer à des dispositifs existants ou à des ajustements locaux marginaux ne peut constituer une réponse crédible. Les alertes récurrentes sur les conditions de travail des personnels exerçant des missions de direction exigent une reprise immédiate du dialogue social structuré.

Un référentiel qui engage davantage sans sécuriser

Le projet de référentiel évoqué par le ministre ne répond pas aux enjeux. Les évolutions proposées relèvent principalement de variations de formulation, qui ont pour effet d’engager davantage les personnels dans leurs missions, sans contrepartie réelle.

En effet, dans le même temps, l’employeur :

    • refuse de rouvrir l’agenda social,
    • ne propose aucun moyen supplémentaire adapté,
    • laisse perdurer un déséquilibre entre responsabilités accrues et ressources inchangées.


Ce décalage fragilise encore davantage les directeurs et directrices d’école, déjà exposés à une surcharge considérable.

Des choix budgétaires à géométrie variable

L’argument avancé de l’absence de budget interroge.

Il ne semble pas s’appliquer lorsqu’il s’agit de financer des opérations symboliques comme le concours général des collèges. Les moyens existent pour des projets politiques affichés, mais pas pour répondre aux besoins urgents des personnels.

Les exigences du SE-Unsa

Si l’agenda social dédié à la direction d’école est aujourd’hui au point mort, le SE-Unsa portera ses revendications dans le cadre du nouvel agenda social, notamment par l’entrée « baisse démographique ». Celle-ci doit être utilisée comme un levier pour améliorer concrètement les conditions d’exercice des directeurs et directrices.

Dans ce cadre, le SE-Unsa revendique :

    • l’augmentation significative des temps de décharge, adaptée à la taille et à la complexité des écoles,
    • l’instauration d’un temps de décharge complémentaire explicitement dédié au pilotage pédagogique, qui exige de la préparation,
    • la sortie progressive de la charge de classe, avec un objectif de décharge totale dès dix classes, et, entre sept et neuf classes, l’exercice d’un service d’enseignement sans responsabilité de classe,
    • la mise en place d’un secrétariat administratif formé et pérenne,
    • le renforcement des garanties statutaires et juridiques, en cohérence avec les responsabilités exercées,
    • l’amélioration des conditions de travail, intégrant pleinement la prévention des risques professionnels.


En l’état, la réponse apportée par le ministre ne répond ni à la question posée, ni à la situation vécue par les presque 43 000 enseignant·es à la direction d’une école.
Elle traduit une approche comptable là où une réponse politique et sociale est attendue. Pour le SE-Unsa, il y a urgence à sortir du statu quo : la direction d’école ne peut plus être le point aveugle des politiques éducatives.


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Le SE-Unsa, le SIEN-Unsa et le SNIA-IPR Unsa ont saisi le ministère pour dénoncer une dérive préoccupante dans la rémunération des correcteurs du CRPE 2026. Nous demandons le respect strict des règles en vigueur et l’arrêt immédiat des consignes locales qui s’en écartent.

Aucune évolution réglementaire ne justifie aujourd’hui les pratiques annoncées sur le terrain. Pourtant, dans plusieurs territoires, les correcteurs sont informés qu’ils ne seraient plus rémunérés à la copie, comme le prévoit le texte, mais via un partage d’une enveloppe globale jugée insuffisante. Une logique qui revient à faire travailler plus pour gagner moins.

Dans un contexte où le nombre de candidats et donc de copies augmente, notamment avec la mise en place des nouveaux concours, cette évolution pose question. Plutôt que d’adapter les moyens à cette réalité, le ministère semble chercher à contenir les coûts, au détriment des personnels mobilisés.

Pour le SE-Unsa, cette situation illustre une politique d’économies qui atteint désormais le cœur même du fonctionnement du Service public d’éducation. À terme, ces choix fragilisent aussi la réforme du recrutement et de la formation initiale des enseignants et des CPE.

Paris, le 7 avril 2026

Élisabeth Allain-Moreno
Secrétaire générale

Attachée de presse
Venantia Petillault
06 26 53 17 84
 
 

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Le ministre a confié au comité de suivi de la voie professionnelle l’étude de 3 sujets :
Les PFMP (périodes de formation en milieu professionnel), les CAP et l’inclusion, la mixité des publics.
Le SE-Unsa a fait une enquête sur les PFMP auprès de ses adhérents afin de recueillir leur point de vue et de porter leur voix lors de ce comité de travail.

Les adhérents du SE-Unsa veulent conserver les PFMP

Les répondants à l’enquête du SE-Unsa estiment à 97 %que les PFMP sont essentielles à la formation professionnelle des élèves. Seuls 6 % pensent que le nombre de PFMP actuel est excessif.

La grande majorité considère donc que le nombre de PFMP actuel est non seulement suffisant mais aussi indispensable pour donner un sens à la formation pour les élèves afin de leur apporter une vision et une approche réaliste du métier, une formation pratique sur le terrain avec une mise en situation professionnelle constructive. Les pourcentages d’avis à ce sujet sont sensiblement les mêmes, qu’il s’agisse du bac pro ou du CAP. Les répondants pensent que maintenir le nombre de PFMP permet de compléter la formation pratique et théorique du lycée professionnel par une véritable expérience pratique de terrain.

Le comité de suivi sur les PFMP

Au départ de ce groupe de travail sur les PFMP, demandé par le SE-Unsa, les 3 entrées de débat voulues par le président du comité étaient :

    • L’entrée pédagogique pour réfléchir à la plus-value des PFMP et pour s’interroger sur comment l’améliorer davantage 
    • L’entrée de la sécurité des élèves en PFMP
    • L’entrée des gratifications pour en faire un bilan

Le SE-Unsa a rappelé son attachement aux PFMP comme élément complémentaire de l’apprentissage des gestes professionnels au lycée. Pour 3 organisations syndicales concurrentes la thématique de la sécurité pendant les PFMP a été l’opportunité de demander la réduction des semaines de PFMP.

Elles souhaitent les réduire à 10 semaines sur les 3 années pour en faire des « périodes d’expérimentation » pour certains et des « stages de pratique et d’observation » pour d’autres.

Cependant, c’est donc finalement les 2 premiers thèmes initiaux annoncés par l’administration qui ont fait l’objet de la conclusion de la Directrice générale de la Dgesco, Caroline Pascal, à savoir :

    • le travail pédagogique sur les PFMP
      Si Mme Pascal a souligné le travail d’accompagnement fait par les collègues et a précisé qu’il vaudrait mieux le valoriser, elle a rappelé que le travail en amont du stage selon le rapport des Inspecteurs généraux est suffisant. Cependant, le retour de stage lui apparait comme perfectible « afin que les PFMP aient toute leur valeur et s’intègrent parfaitement au parcours de l’élève. »
    • la sécurité au travail des élèves
      Concernant la question de la sécurité des élèves et notamment celle des problème de violences sexuelles et sexistes (VSS) auxquelles elles ou ils peuvent être confrontés, la Dgesco rappelle que le ministère est pro-actif sur les VSS et la protection de l’enfant dans le cadre périscolaire et qu’il faut effectivement réfléchir sur ce point dans le cadre des PFMP

L’avis du SE-Unsa

Pour le SE-Unsa, les PFMP ont toute leur place dans le cursus du bac professionnel (mais aussi du CAP) comme des périodes de formation, certificatives sans en diminuer le nombre ni l’augmenter. Si des problèmes de sécurité existent, il faut les traiter sans remettre en cause ces périodes de formation. Le SE-Unsa souhaite qu’un travail qualitatif sur les PFMP soit engagé.

Le SE-Unsa veut également poursuivre l’échange sur les PFMP pour les élèves en situation de handicap puisque l’inclusion en lycée professionnel sera l’objet d’un prochain groupe de travail.


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Dans un contexte de forte rigueur économique, la part collective du pass Culture continue de diminuer en 2026. Ce dispositif permet pourtant aux établissements scolaires de financer des projets culturels pour les élèves.
Une fois de plus, l’École subit des arbitrages budgétaires qui fragilisent l’accès à la culture.

Des budgets du pass Culture en forte baisse

Depuis trois ans, les crédits diminuent chaque année :

    • 97 millions d’euros en 2024
    • 72 millions d’euros en 2025
    • 38 millions d’euros en 2026


La baisse est brutale. Elle traduit un désengagement clair de l’État sur l’accès des jeunes à la culture. Cette décision est d’autant plus difficile à accepter que la part individuelle du pass Culture, désormais réservée aux seuls jeunes de 17 et 18 ans, a déjà été réduite :

    •  50 euros pour les élèves de 17 ans
    • 150 euros pour les élèves de 18 ans

Les moyens baissent, alors que les besoins restent importants.

Une situation déjà tendue en 2025

La situation ne date pas d’hier. L’an dernier, les réservations ont été suspendues en urgence dès février, les crédits ayant été épuisés trop rapidement.

À la rentrée 2025, seuls 15 millions d’euros étaient disponibles. Résultat :

    • de nombreux projets annulés
    • des équipes frustrées
    • des élèves privés d’actions culturelles

Le système était déjà sous tension. Il devient aujourd’hui intenable.

Une calendrier en décalage avec la réalité

Les crédits pour l’année scolaire 2025-2026 sont ouverts depuis le 27 février. Leur montant atteint 38 millions d’euros. Mais ce calendrier pose problème.

    • les projets sont déjà planifiés
    • les équipes ont peu de marge de manœuvre
    • le temps manque pour construire des actions solides

Qui peut encore monter un projet sérieux dans ces conditions ?

Des équipes mises sous pression

Les personnels ont besoin de visibilité. Ils doivent pouvoir anticiper pour construire des projets cohérents. Un projet culturel demande :

    • du temps
    • de la concertation
    • des partenaires

Il ne se décide pas dans l’urgence.

Aujourd’hui, les équipes travaillent à l’aveugle. Elles découvrent les budgets tardivement. Elles doivent agir vite, souvent trop vite.

Cette gestion empêche tout travail de fond.

L’avis du SE-Unsa

Le constat est clair : l’ouverture culturelle des jeunes n’est plus une priorité. Entre une enveloppe qui ne cesse de se réduire et un calendrier qui ne permettra pas aux équipes de construire et conduire des projets, le pass Culture est réduit à néant.

Le SE-Unsa dénonce un manque d’ambition pour l’École, une politique budgétaire incohérente et le mépris envers le travail des personnels. Les collègues s’investissent chaque jour pour leurs élèves. Ils méritent des moyens à la hauteur.

Le ministère doit garantir des financements stables, donner de la visibilité aux équipes et soutenir réellement l’éducation artistique et culturelle. Sans cela, l’accès à la culture pour tous restera un objectif affiché… mais jamais atteint.


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