Notre enquête est maintenant clôturée, cependant vous pouvez prendre connaissance de ses résultats en allant sur notre article suivant :

Résultats de l’enquête « Pros de la voie pro, vous avez à nouveau la parole »

Depuis 2022, la réforme de la voie professionnelle ne cesse d’évoluer, ainsi la co-intervention a disparu en terminale et le chef-d’œuvre devenu projet est passé à 1h30 en première et à 1h en terminale bac pro.

Concernant la dernière actualité, lors du CSE du 16 octobre 2025, il a été voté que le parcours en Y sera reconduit pour 2026, cependant il passera de 6 à 4 semaines.

Pour le SE-Unsa, si l’idée d’un accompagnement personnalisé pour les élèves de lycée professionnel pour la poursuite d’étude ou pour l’insertion professionnelle est une bonne idée, nous n’avons cessé de clamer que ce ne sont ni 6 semaines et maintenant encore moins 4 semaines – qui de surcroît privent les élèves d’heures d’enseignement général et professionnel pour se préparer à l’examen – qui permettront de pallier les difficultés de nos élèves après l’examen.

Nous réclamons donc une année supplémentaire post-bac, effectuée en lycée professionnel et encadrée part les PLP afin de répondre au mieux aux besoins et difficultés des élèves de bac pro.


Partager


Toute l’équipe du Secrétariat National UNSA Retraités vous souhaite, ainsi qu’à votre famille, ses meilleurs vœux pour l’année 2025.
Nous vous remercions de votre confiance et espérons que cette nouvelle année garde nos lectrices et lecteurs en bonne santé, pour profiter pleinement de leur retraite.


Partager


Ce premier mardi de l’année 2025 est marqué par la commémoration des attentats terroristes de 2015 perpétrés contre la rédaction de Charlie Hebdo et l’Hyper cacher porte de Vincennes. Dix ans se sont écoulés, avec d’autres attentats tout aussi tragiques qui ont suivi : ceux de novembre 2015 mais aussi les assassinats de nos collègues Samuel Paty et Dominique Bernard. Cette haine sans nom visait à chaque fois nos libertés et nos valeurs républicaines. 
 
La liberté d’expression, la liberté de la presse, le blasphème, la laïcité et par là même l’égalité entre tous les citoyens quelles que soient leurs croyances (ou non-croyances) ne conviennent pas aux idéologies extrémistes, à l’endoctrinement et au séparatisme. Ces libertés les offensent, elles les exècrent. 
 
Le 11 janvier 2015, plusieurs millions de personnes sont descendues dans la rue pour réaffirmer leur attachement à ces libertés fondamentales, ont applaudi nos forces de l’ordre, ont puissamment clamé d’une seule voix Je suis Charlie, générant une unité nationale autour de ce qui caractérise la France, le pays des droits de l’homme et du citoyen où la satire est une des expressions de ces libertés.
 
Au SE-Unsa, nous réaffirmons avec force et solennité que nous sommes et resterons Charlie et que nous défendrons encore et toujours ces libertés si durement acquises à travers les siècles. Nul ne pourra contraindre au silence les citoyens français. En tant que personnels de l’Éducation nationale, nous jouons un rôle essentiel auprès de chacun de nos élèves en expliquant, illustrant et offrant cette liberté de penser et cette émancipation. 
 
Pour nous au SE-Unsa, aucun personnel ne doit être contraint d’arbitrer entre ses choix pédagogiques et sa sécurité par crainte que son enseignement soit remis en question. Pour cela, nous réaffirmons la nécessaire priorité à donner à l’École de la République.

Partager


Trois ans après la parution de la loi créant le métier de directeur et directrice d’école, dite loi Rilhac, le SE-Unsa évalue son application concrète par rapport à l’intention initiale du texte.

Les intentions

La loi Rilhac promettait une reconnaissance du métier de directeur ou directrice d’école, une clarification des responsabilités liées aux missions de direction et une plus grande autonomie pour le fonctionnement de l’école.
 
En effet, en rendant explicite l’autorité fonctionnelle de l’enseignant·e à la direction d’une école, elle visait à permettre des décisions de fonctionnement, dans le cadre règlementaire, sans passer systématiquement par le supérieur hiérarchique. La reconnaissance du rôle de coordination de l’équipe, notamment via le pilotage pédagogique, figurait aussi parmi ses ambitions.
Au-delà de la reconnaissance statutaire, les directeurs et directrices d’école attendaient surtout un allègement de la charge administrative avec l’attribution d’une aide pérenne et formée.
 

La réalité sur le terrain

Force est de constater que la charge de travail de direction est inchangée, voire accrue. Les tâches administratives sont toujours lourdes et se multiplient avec les plans et autres protocoles – qui impliquent de nouvelles responsabilités – mais sans accompagnement suffisant.
 
L’aide administrative reste absente. La formation initiale, réservée aux personnels déjà nommés sur un poste de direction, ne répond pas aux enjeux d’attractivité du métier. Pour ce qui est de la formation continue, le constat est très variable selon les territoires, allant de l’absence complète au réel plan de formation, adapté au profil de poste.
 
En ce qui concerne le statut du directeur et son autorité fonctionnelle, il reste mal compris, voire instrumentalisé sur le terrain. Que ce soit par des partenaires de l’école qui entretiennent le flou ou quelques supérieurs hiérarchiques qui confondent pilotage pédagogique et formation, autorité fonctionnelle et autorité hiérarchique, la compréhension variable qu’ils en font génère des tensions. À l’arrivée, ce sont les directeurs, directrices et chargé·es d’école qui le vivent mal, avec un sentiment de solitude accru concernant les questions de sécurité, d’inclusion ou les relations avec les différents partenaires de l’école.
 

L’avis du SE-Unsa

Pour répondre aux défis auxquels font face les directeurs et directrices d’école, le SE-Unsa revendique :

 
  • un statut clair pour l’école en tant qu’établissement public communal ou intercommunal d’enseignement, afin de garantir aux équipes la marge d’autonomie nécessaire à la mise en œuvre de leur projet pédagogique ;
  • une formation initiale et continue ambitieuse et adaptée aux enjeux du poste ;
  • une décharge de classe suffisante ;
  • une aide administrative pérenne et formée ;
  • une revalorisation salariale et indemnitaire pour rendre la fonction attractive et reconnaître les responsabilités croissantes.
 
Le SE-Unsa appelle le ministère à reprendre un dialogue constructif pour faire avancer ces mesures essentielles pour l’avenir du métier de directeur et directrice d’école.

Partager


Le forfait Mobilités durables a été modifié et est accessible aux agents fonctionnaires (stagiaires et titulaires) ainsi qu’aux agents contractuels, y compris les AED et AESH.

Nombre de jours

Depuis le 1er janvier 2022, un minimum de 30 jours par an d’utilisation d’un ou plusieurs moyens de transport éligibles est nécessaire au lieu de 100 jours auparavant. 

Montant

Depuis le 1er janvier 2022, le montant annuel est porté à :

  • 100 € pour une utilisation entre 30 et 59 jours
  • 200 € pour une utilisation entre 60 et 99 jours
  • 300 € pour une utilisation d’au moins 100 jours

Pour inciter les agents publics à utiliser des modes de déplacement alternatifs, le SE-Unsa et l’Unsa Fonction publique demandent l’augmentation du montant du forfait Mobilités durables à hauteur de 700 € annuels, comme pour les salariés du privé.

Demande

La demande est à déposer avant le 31 décembre de chaque année pour les déplacements effectués pendant l’année civile.

Une déclaration sur l’honneur certifiant le nombre de jours d’utilisation d’un ou plusieurs des moyens de transport éligibles est suffisante. L’employeur demandera un justificatif pour le covoiturage. Les autres modes peuvent faire l’objet d’un contrôle.

Moyens de transport éligibles

Lors de la création du forfait en 2020, seuls étaient pris en compte les déplacements à vélo et le covoiturage.
 
Depuis le 1er septembre 2022, sont également pris en compte :

  • les engins de déplacement personnel motorisés : trottinette électrique, monoroue, hoverboard, gyropode…
  • l’utilisation de services de mobilité partagée
  • les services d’autopartage

Le SE-Unsa et l’Unsa Fonction publique revendiquaient cet élargissement du forfait à ces modes de déplacement pour les agents publics. Nous continuons à demander l’extension aux transports en commun autres que ceux concernés par la prise en charge obligatoire des frais d’abonnement.

Cumul avec une prise en charge partielle du prix des titres d’abonnement

Depuis 2010, les abonnements des frais de trans­ports publics ou d’abon­ne­ment à un ser­vice public de loca­tion de vélo sont remboursés partiellement par l’employeur.

Depuis le 1er septembre 2022, ce remboursement est cumulable avec le forfait Mobilités durables, à condition que cette demande ne concerne pas le même abonnement. Par exemple, un agent pourra utiliser successivement pour un même trajet le train, puis un service de mobilité partagée et prétendre au remboursement partiel de son abonnement et au forfait Mobilités durables. 

Cette mesure répond à une revendication du SE-Unsa et de l’Unsa Fonction publique. 

L'avis du SE-Unsa

Il y a urgence à chan­ger les habi­tu­des de dépla­ce­ment du quotidien. Il faut s’en donner les moyens et les employeurs publics doivent donc être exemplaires. Pour le SE-Unsa et l’Unsa Fonction publique, il est indispensable que l’État permette aux agents publics de s’inscrire dans la sobriété énergétique lors de leurs déplacements. Pour cela, le montant du forfait Mobilités durables doit impérativement être rapidement rehaussé. 
Il faudrait également ouvrir ce forfait à d’autres modes de transport qui impliquent une activité physique (marche à pied, trottinette non électrique…). Cela allierait enjeux écologiques et santé des personnels. 

> > Pour toute question, n’hésitez pas à contacter votre équipe locale


Partager


Le SE-Unsa lance une action en direction des parlementaires pour qu’une indemnité de fonction des AED soit créée et que l’indemnité de fonction des AESH soit revalorisée. Ces demandes s’ajoutent à celle de revalorisation de la valeur du point d’indice portée avec l’UNSA Fonction publique.

L’année 2024 aura été non seulement une année blanche en matière de rémunérations mais également une année de régression importante du pouvoir d’achat avec la suppression de la garantie individuelle de pouvoir d’achat (Gipa). 
Pour la seule année 2024 c’est 2 % d’inflation, ce qui a précisément justifié la revalorisation du Smic. 
 
Les assistants d’éducation (AED) et les accompagnants des élèves en situation de handicap (AESH) étant les personnels les moins rémunérés de l’Éducation nationale, le SE-Unsa a lancé une action en direction des parlementaires pour les alerter et leur demander d’augmenter le budget 2025, afin de pouvoir créer une indemnité de fonction pour les AED et revaloriser celle des AESH. 
 
Les AESH jouent un rôle central dans le fonctionnement de notre système éducatif et rendent possibles par leur action au quotidien l’inclusion et l’accès à l’éducation d’un grand nombre d’élèves.
 
Les AED, en raison de leur action éducative, jouent également un rôle essentiel bien que largement invisibilisé dans les établissements scolaires du second degré. Ils sont en effet souvent en première ligne afin de gérer les situations de tensions entre les élèves dans les établissements. Leur action de tous les jours est centrale dans le climat scolaire des établissements. 
 
Alors le mépris, ça suffit !

Partager


Dans le cadre de l’acte II du Choc des savoirs, mardi 12 novembre 2024, la ministre a annoncé la mise en place progressive de mesures concernant le DNB et notamment celle qui le rend obligatoire pour le passage en seconde.

Une mesure qui revient sur le devant de la scène

Annoncée dans un premier temps par le ministre Attal, le SE-Unsa avait su convaincre Mme Belloubet d’abandonner cette mesure, et le texte de mise en place pour la rentrée 2025 n’était jamais paru. L’argumentaire quant aux conséquences négatives sur le lycée professionnel avait été un des points influant sur cette décision.
 
Visiblement la mise en place chaotique du Choc des savoirs à la rentrée 2024 n’aura sûrement pas servi de leçon au gouvernement. La nouvelle ministre, Anne Genetet, a annoncé qu’à partir de 2027, le diplôme national du brevet (DNB) deviendra obligatoire pour passer en seconde générale, technologique ou professionnelle (sous statut scolaire), sans même attendre le bilan de l’enquête menée par l’inspection générale auprès des classes expérimentales de prépa-seconde.

Un impact plus que négatif pour le lycée pro

Si cette mesure se mettait en place, elle aurait pour conséquences de :
 
  • Faire patienter des élèves qui viennent chercher du sens dans le lycée professionnel dans une classe qui ne leur apporterait rien pour leur avenir professionnel. En effet, le bac pro contrairement au bac général ou technologique est un diplôme insérant et le DNB n’est pas reconnu par les entreprises. Pour ces dernières, ce qui prime ce sont des jeunes avec des compétences psychosociales développées. 
 
  • Augmenter le cercle vicieux de l’orientation subie en recrutant des élèves sur leur vœu 3 ayant le DNB à la place d’élèves dont c’était le vœu 1 mais ayant échoué au DNB. 
 
  • Créer des inégalités en privilégiant l’apprentissage. En effet, seuls les élèves choisissant un bac pro sous statut scolaire seront bloqués en prépa-seconde s’ils échouent au DNB. Les élèves qui feront un bac pro en apprentissage, même sans le DNB, pourront entrer directement en bac pro à l’issu la 3e.
 
  • Donner l’impression que les CAP pourraient absorber tous les jeunes en échec au DNB.
 
  • Provoquer la suppression de postes en LP et SEP si le remplissage des classes de 2de bac pro diminuait de façon conséquente, comme nous le pensons. En effet, nombreux sont nos élèves de bac pro qui n’ont pas le DNB.

Le SE-Unsa n’a cessé d’alerter le ministère sur la dangerosité d’une telle mesure pour les lycées professionnels… Pour l’épanouissement des élèves et pour la pérennité du lycée professionnel, le SE-Unsa exige la suppression de cette mesure comme l’ensemble des mesures du Choc des savoirs, néfastes pour les élèves.


Partager


Depuis juillet 2021, les primes et indemnités doivent être maintenues pendant une période de temps partiel thérapeutique. Cependant, sur le terrain, elles ont parfois continué à être proratisées alors qu’elles devaient être versées à taux plein. Que faire si vous êtes dans cette situation ?

Depuis le 31 juillet 2021, les indemnités et primes, dont l’Isae et l’Isoe, doivent être versées intégralement lors d’un temps partiel thérapeutique. Cependant, cette modification n’avait pas été intégrée dans les logiciels de paie. Alors qu’elles auraient dues être versées à 100 % durant cette période, elles étaient proratisées, à tort, en fonction de la quotité de service effectuée.

Les actions du SE-Unsa

Depuis de longs mois, le SE-Unsa agit pour obtenir que le ministère trouve une solution technique et c’est enfin le cas. Cependant, dans certains départements, le rattrapage des moins-perçus des années antérieures n’a pas été effectué.
 
Le SE-Unsa a donc de nouveau interpellé le ministère pour exiger que des consignes soient envoyées aux territoires afin que ces situations soient régularisées. Le ministère nous a indiqué s’être mis en conformité, à compter du 1er septembre 2024, avec la réglementation en vigueur. Pour les temps partiels thérapeutiques accordés à compter de cette date, toutes les indemnités et primes sont versées à taux plein et non plus proratisées. 
 
Des consignes ont aussi été adressées aux académies afin qu’elles fassent les modifications nécessaires permettant l’attribution des indemnités non proratisées pour les périodes de temps partiel thérapeutique ayant commencé avant le 1er septembre 2024.
 
Si vous êtes concerné par cette situation et que vous n’avez pas bénéficié d’un rattrapage, il est possible de faire une demande de moins-perçu pour ces primes et indemnités, en remontant jusqu’à la date du 31 juillet 2021*.
 
Une fois de plus, l’action du SE-Unsa aura permis de faire respecter le droit et obligé le ministère à réagir. 

Il est scandaleux que le 1er employeur de France ne soit pas capable de respecter la loi et les droits de ses agents.

>> * Pour vous accompagner dans ces démarches, contactez votre équipe locale du SE-Unsa.


Partager


Le SE-Unsa a alerté sur les conditions de travail des enseignants référents de scolarité pour les élèves en situation de handicap et a porté ses revendications lors d’une audience ministérielle. Le SE-Unsa a notamment abordé les questions de ressources humaines, de conditions de travail et les questions indemnitaires.

Des freins aux missions des ERSH

Les ERSH veulent exercer leurs missions de façon sereine, or ils subissent – comme tous leurs collègues – les problèmes actuels de l’École inclusive : manque d’AESH, manque de places en ESMS, en secteur sanitaire, manque de personnel, etc.
 
L’analyse, l’expertise, le conseil sur les parcours de scolarité sont parasités par les délais de réponse des MDPH, par le manque de moyens et de places qui ne permettent pas de concrétiser l’intégralité des compensations notifiées.
Le grand nombre de parcours de scolarité suivis ( 237 en moyenne mais des collègues suivent jusqu’à environ 400 parcours) implique aussi des priorisations dans les ESS. La base de données AGESH utilisée dans certains départements souffre de nombreux bugs et peut compliquer un peu plus la tâche des ERSH.
 
Tout cela peut entraîner un mal-être au travail et un turnover
 
Le SE-Unsa a demandé des ouvertures de postes et une meilleure prise en compte des problèmes spécifiques aux ERSH dont le rôle est central.
Le ministère, conscient du rôle central des 2 067 ERSH du 1er degré et de la centaine d’ERSH du 2d degré, nous a assuré que la mise en place des PAS n’entrainera pas de suppression de postes d’ERSH, les missions n’étant pas du tout les mêmes.
 
Il faut aller vers une homogénéité des missions des ERSH, une meilleure institutionnalisation du réseau, rompre l’isolement et partager les pratiques. Des parcours de carrière doivent être construits (Cappei, VAE-Cappei).
 
En ce qui concerne le problème de la base de données, le ministère étudie un accès ERSH-LPI (livret de parcours inclusif) qui se substituerait à AGESH.
 

Des conditions matérielles de travail parfois dégradées

Les conditions matérielles de travail (frais de déplacements, matériel informatique, téléphonie, connexion internet etc.) sont très inégales suivant les départements. Selon les territoires, les ERSH sont parfois remboursés avec beaucoup de retard ou les enveloppes sont insuffisantes. 
 
À la demande du SE-Unsa, le ministère va traiter ces questions avec les départements et les MDPH.
 

Une formation initiale et continue à améliorer

Le SE-Unsa a demandé une réelle formation initiale et une augmentation des départs en formation continue ainsi que la mise en place d’un vademecum ou livret d’accueil actualisé chaque rentrée.
En réponse, le ministère s’engage à mettre en place un groupe de travail sur cette question.
 

Les indemnités : une grande disparité

Les IMP sont versées parfois bien après la rentrée et dans certains départements les indemnités REP et REP+ ne sont pas versées. Les ERSH y ont pourtant droit selon le décret n° 2015-1087 (au prorata de leur temps d’exercice au sein des écoles ou établissements y ouvrant droit).
Le SE-Unsa ayant rappelé que ces indemnités devaient être versées, et en temps et en heure, le ministère va envoyer un courrier aux recteurs pour rappeler les règles de versement. 

Partager


L’annonce de l’extension du domaine d’intervention des DAR des élèves présentant des troubles spécifiques de l’autisme (TSA) à des élèves présentant des troubles spécifiques du langage et des apprentissages, des troubles déficit de l’attention avec ou sans hyperactivité (TDAH) et des troubles du développement intellectuel (TDI) entérine les annonces faites dans le cadre de la stratégie nationale 2023-2027 pour les troubles du neurodéveloppement (TND). Pour le SE-Unsa, ce dispositif supplémentaire ne peut répondre seul aux besoins.

Qu’est-ce qu’un trouble du neurodéveloppement ?

Les troubles du neurodéveloppement recoupent des difficultés dans le développement de plusieurs fonctions du cerveau (fonctions cognitives) telles que la socialisation, la communication, la motricité, l’attention, le raisonnement, la mémoire ou encore les apprentissages. Une tendance à la hausse est observée dans tous les pays développés avec, en particulier, une augmentation de la prévalence de l’autisme et du TDAH depuis une vingtaine d’années. L’origine de cette hausse n’est pas encore connue (plusieurs facteurs peuvent être évoqués comme la classification médicale, les facteurs environnementaux, etc.)

Qu’est-ce qu’un DAR ?

Selon le ministère de l’Éducation nationale, le DAR est un dispositif éducatif axé sur la réduction des comportements problématiques des élèves autistes et le développement progressif de leur autonomie dans les apprentissages. Cet objectif se réalise à travers le concept central « d’autorégulation », qui consiste en la capacité de tout individu à maîtriser ses pensées, ses émotions et ses comportements.
Le DAR fonctionne en alternance entre une classe commune à tous les élèves et une salle aménagée dédiée aux élèves en situation de handicap, où ils participent à des ateliers dédiés à l’autorégulation, intégrés dans leur emploi du temps et supervisés par des enseignants et des professionnels du médico-social formés.
 
La supervision de l’équipe de l’établissement scolaire, de l’enseignant non spécialisé en poste dans le DAR est assurée par le psychologue du service de soins. Depuis 2020, environ 70 DAR ont été ouverts en France, 18 ouvertures sont annoncées pour cette année scolaire, et il y a environ 10 élèves dans les DAR.
 

Un motif de satisfaction, mais…

Le SE-Unsa prend acte de cette extension du champ d’intervention des DAR dans le cadre de l’École pour tous, mais des élèves en difficulté à expression comportementale n’ont pas toujours des troubles du neurodéveloppement. Les prises en charges pluridisciplinaires coordonnées par un médecin spécialiste ne doivent pas y être substituées. 
 
Cependant la réalité s’impose : beaucoup d’équipes pédagogiques sont au bord de la rupture, faute de prise en charge rapide en ESMS ou secteur sanitaire et faute de professionnels disponibles pour ces situations. Le ministère a annoncé que 24 000 élèves sont en attente de place en ESMS. Aujourd’hui, l’École se retrouve submergée par une superposition de dispositifs et d’injonctions, or les enseignant·es seul·es ne peuvent pas répondre à toutes les problématiques de ces élèves. Il faut des personnels médico-sociaux (médecins, infirmiers, assistants sociaux) en appui, pour une prise en charge globale de l’élève. Il faut plus de psychologues de l’Éducation nationale, des RASED complets, plus d’enseignants référents pour la scolarisation des élèves en situation de handicap, etc. 
 
Le SE-Unsa demande de manière urgente des ouvertures de places en interne dans les ESMS et les hôpitaux de jour.
 

L’avis du SE-Unsa

Pour une École réellement inclusive et adaptée à tous les élèves, il est urgent de rationaliser les dispositifs, d’en faire le bilan avant d’en ajouter d’autres.
Plutôt que de multiplier les initiatives, pour le SE-Unsa, il convient de les simplifier et de les rendre plus cohérentes, en concertation avec les équipes pédagogiques, afin de garantir qu’elles répondent véritablement aux besoins des élèves et des enseignant·es.
Pour le SE-Unsa, ces réponses doivent être systématiques et immédiates.
 

Partager

Bonjour et bienvenue au SE-UNSA !

Veuillez saisir le code postal de votre lieu d'exercice afin que nous puissions personnaliser votre expérience.